Point Culture « Introduction à la musique « classique » »

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HellFest 2014, Clisson (20-21-22 juin 2014)

Savez-vous qui sont mes 2 groupes préférés de tous les temps? Aerosmith et Iron Maiden.

Savez-vous qui était en tête d’affiche du HellFest cette année? Aerosmith et Iron Maiden!

La 3ème tête d’affiche étant cette année Black Sabbath, je me suis senti obligé d’alléger mon compte en banque de 190€ afin d’aller faire mon dépucelage HellFestien. Eh oui, le 1er HellFest, ça compte dans la vie d’un Metalleux!

 

Jeudi

 

Rendez-vous à la gare de Chessy/Marne la Vallée avec mes 3 covoitureurs (une fille et 2 allemands qui ne parlent pas français; heureusement nous avons quand même pu discuter en anglais, ça aide de travailler dans une entreprise ou cette langue prédomine), et nous voilà sur la route dans la VW propre et lustrée, aussi belle qu’au premier jour; malheureusement elle ne le restera pas bien longtemps.

Voyage sans anicroche, et enfin nous arrivons aux alentours de Clisson. C’est joli, mais c’est mal indiqué. Après avoir tourné une bonne demi-heure, j’arrive à trouver une place en bord de route, à une centaine de mètres seulement du fameux Yellow Camp, rendez-vous annuel des membres du forum Iron Maiden France.

On se dit à dans 3 jours avec les covoitureurs, et il va falloir maintenant repérer qui sont ces fameux membres du forum. Un coup de fil à l’un d’eux aura vite fait de m’aider à les trouver, et vice-versa. De son côté, rien de plus simple: je lui signale que je suis celui qui lève une bouteille de Sprite en l’air, et il aura tôt fait d’identifier le seul mec du camping qui tient autre chose dans sa main que de la bière!

Sous une déjà très forte mais supportable chaleur, la tente est vite montée, mais moins qu’une Quetchua dont est composé environ 95% du camping; Decathlon, partenaire officieux du HellFest? Sans aucun doute!

 

Il est temps maintenant de partir à la découverte du site. Bien sûr le Fest en lui-même est fermé jusqu’à demain, mais il y a déjà de quoi faire.

Avant même d’arriver à la pose des bracelets, on remarque que la ville de Clisson s’est parée de ses plus beaux atours: un rond-point orné d’une magnifique guitare géante (elle-même surmontée du « H » du HellFest »), et à côté un « Clisson Rock City » écrit en lettre de… métal!

Après m’être équipé du fameux bracelet, j’entre donc au Hell City Square.

 

Le HellFest est beaucoup comparé à Disneyland cette année; le Hell City Square fait donc office de Disney Village. Des stands nourriture, chaussures, vêtements, des boutiques, un tatoueur… même Spotify et Bla Bla Car sont de la partie! Et le tout est construit en dur, avec parterre pavé/goudronné s’il vous plait! Le HellFest a dû signer un contrat sur 6 ans avec la ville pour autoriser tout ceci.

Une passerelle (temporaire, elle) a été montée pour enjamber la route qui passe entre le Hell City Square et le Fest. Du côté du Fest, on trouve encore des stands. Il y a déjà de quoi faire jusqu’au soir!

 

Mais un constat s’impose: le soleil tape vraiment dur et quelques achats s’imposent au désormais mythique Leclerc de Clisson, entièrement décoré aux couleurs du HellFest, y compris le personnel!

L’affluence record de cette année se reflète dans le magasin: d’immenses files d’attentes se forment aux caisses, et il faut même faire la queue pour entrer. Après être arrivé aux portes, j’en ressors donc 40 minutes plus tard, armé entre autres de mon écran total ainsi que de mes lingettes pour bébé: je ne suis pas sûr de pouvoir prendre une douche les 3 prochains jours, mieux vaut prévoir.

 

Retour au camping, puis de nouveau visite du Hell City Square, et plus précisément de l’Extreme Market, sorte de supermarché du Metalleux: t-shirts, patches, accessoires, disques, vêtements pour bébés ou même sex-toys sont à disposition des festivaliers voulant ramener un souvenir. En sortant du Market le soir est tombé, et je découvre le Hell City Square sous un nouveau jour, car il fait… nuit!

 

Retour au Yellow Camp, bières, discussions avec les membres du forum IMF, et dodo vers 3h, ce qui est somme toute raisonnable, non?

 

Vendredi

 

Maintenant, les choses sérieuses vont commencer. Peu de groupes m’intéressent vraiment d’ici au soir (sauf peut-être Nightmare, mais à 11h05 c’est trop tôt, ils se passeront de moi), cette journée sera donc placée sous le signe de la découverte du site du Fest. Je m’avance donc sous l’entrée en forme d’église sur les coups de 13h30 et montre fièrement mon poignet orné du bracelet au mec de la sécurité.

Et là je me rends compte de l’immensité du site: je remarque tout de suite face à moi au loin, de l’autre côté du mythique « arbre HellFest », les 2 immenses Mainstages. A ma droite se trouve la tente abritant la Temple et l’Altar. Je remarquerai bien plus tard la Valley qui se trouve également à ma droite mais derrière, et la War Zone située de l’autre côté de la grande roue, elle-même placée en face des Mainstages.

Car oui, la grande nouveauté de cette année, c’est la grande roue! Idée fortement décriée lors de son annonce, mais qui au final a rencontré un grand succès. Mais j’y reviendrai.

Sur la gauche trône une croix flanquée du logo du Fest, ceci marquant l’endroit où se trouvent tous les stands de restauration.

Au milieu de tout ça se trouvent les bars et le stand du merchandising officiel HellFest.

 

Un petit tour sur la Mainstage 01 pour regarder Satan, groupe dont je n’avais jamais entendu parler, et qui d’entrée de jeu retient mon attention. Pas mal pour commencer.

Je continue ma visite et tombe sur un char d’assaut placé en face des Mainstages derrière la « tour » où je suppose que se trouvent les consoles. De toute évidence l’accent a été mis sur la décoration. Des danseuses viendront régulièrement laisser exprimer leur art sur le char, debout sur la tourelle.

 

Enfin, sur la gauche de la grande roue, un endroit qui sera très prisé par les festivaliers pendant ces 3 jours de canicule: le Kingdom of Muscadet. Il s’agit tout simplement… d’une forêt!

Placée idéalement près du seul (sic) point d’eau du site, il sera très difficile d’y trouver une place pendant la durée du Fest.

 

Après avoir trainassé, puis retourné au camping manger une bricole et prendre une douche trèèèèèès froide (avec 40 minutes d’attente pour bien cuire au soleil) mais gratuite (le Yellow Camp a bénéficié de cet avantage non négligeable par rapport aux autres), je m’en retourne jeter un œil à Rob Zombie. Un peu trop loin, je n’étais pas assez dans l’ambiance pour apprécier réellement le show. Je ne me prononcerai donc pas dessus.

 

Ce sera un peu plus le cas avec Sepultura en Mainstage 02, dont je n’apprécie pas vraiment la musique habituellement, mais qui dégage quelque chose de puissant en concert. J’ai été surpris par le chanteur, un Black ressemblant plus à un rappeur qu’à un Metalleux, et par le bassiste qu’on imaginerait facilement en bon père de famille avec ses cheveux grisonnants. En tout cas, la puissance de leur Thrash/Death trouve facilement sa place dans un festival tel que le HellFest.

 

Mais le show des brésiliens touchant à sa fin, il est temps de se frayer un chemin pour tenter de s’approcher de la MS01, car le prochain groupe à y jouer est la tête d’affiche probablement la plus attendue de ces 3 jours (pas tout à fait par moi car ils ne sont « que » 2ème): Iron Maiden.

De m’approcher je ne fais que tenter, car entre temps la foule s’est amassée devant la scène et il est impossible de circuler dans cette marée humaine. Je profiterai donc du concert au pied de la tour des consoles. Pas si loin que ça, mais j’aurais aimé mieux.

Le concert est dantesque, les musiciens sont en forme, Bruce harangue le public de ses « Scream for me HellFest », et nous tient informé au fur et à mesure du score du match France/Suisse se déroulant au même moment.

Malgré la distance, je retrouve l’ambiance du concert de 2005 au Parc des Princes. Les 4 autres concerts des anglais auxquels j’ai assisté dans ma vie (celui-ci étant le 6ème) ayant eu lieu à Bercy, les voir en plein air avec la nuit tombant progressivement me font réaliser à quel point ce groupe est taillé pour l’immensité d’un stade (quoi qu’on pense de ce type d’endroit pour un concert).

Tout y est, les solos millimétrés de Dave et Adrian, les grimaces de Nicko sur les écrans, la bataille entre Janick et Eddie venu rendre visite à la bande… il y a même un orgue sur lequel joue la Mort en personne pendant « 7th Son of a 7th Son ». Pour son 1er HellFest, la Vierge de Fer a sorti l’artillerie lourde, et d’avis général c’est un show exceptionnel auquel nous avons droit ici à Clisson!

 

Mais toute bonne chose ayant une fin, le groupe doit partir à 23h pour laisser la place à une autre légende du Metal en MS02: Slayer. J’assiste au show de loin, pour 2 raisons: d’abord je ne suis pas vraiment fan, et ensuite je préfère me rapprocher des barrières de la MS01 pour Sabaton.

 

Sabaton, qui donne là un très bon show, malgré le manque de puissance dans la voix; mais je pense que ceci est dû à un mauvais mixage. En tout cas, Joakim Brodén nous fait bien rire entre les chansons, nous révélant le secret du siècle: les membres de Sabaton sont en fait les Village People déguisés!

Il sera d’ailleurs obligé de chanter « YMCA », ayant parié avec ses collègues qu’il devrait le faire si, à l’annonce du « secret », le public applaudissait au lieu de le conspuer. C’était mal connaître les HellFestivaliers!

Cette plaisanterie se termine en running joke, le chanteur nous arrêtant dès que l’on commence à scander le nom du groupe pour nous faire crier « Village People, Village People »!

Le reste du concert sera placé sous le signe de la blague (notamment sur les abdominaux de Joakim), et des remerciements, le groupe étant très étonné qu’il reste tant de monde à cette heure tardive pour les soutenir.

Les suédois ont le potentiel pour devenir un grand groupe: les compositions aux refrains fédérateurs, le charisme, le talent, l’art de communiquer avec le public… j’espère sincèrement qu’ils sauront assurer la relève des « anciens ».

 

Plus rien ne m’intéresse aujourd’hui, il est l’heure de rentrer, me dis-je… mais c’est sans compter la beauté du site la nuit! Je prends donc quelques photos, notamment des bars et du stand merch, illuminés par les feux de l’Enfer! L’effet DisneyLand est là, renforcé par la présence d’un jongleur/cracheur de feu qui me retiendra encore quelques minutes sur place.

 

Samedi

 

Le réveil sera douloureux pendant ces 4 nuits passées au camping. Il faut choisir: la lumière du soleil en pleine tronche dès 7h du matin, ou la couette sur le visage pour cacher ladite lumière, au risque de voir sa température corporelle grimper de plusieurs degrés. Bref, impossible d’aller au-delà de 9h du mat’, même si l’envie de se rendormir est bien là.

Après un petit déjeuner composé de 2 pains au chocolat achetés près des douches et une petite bouteille d’Oasis à température ambiante, je me remets en route vers le Fest.

 

Niveau groupes à voir, c’est la journée la plus remplie pour moi qui s’annonce, et ça commence avec Lez Zeppelin en MS01, cover band de vous-devinez-qui composé exclusivement de femmes lesbiennes (quel joli jeu de mot dans le nom choisi, n’est-ce pas?). Si les yeux se régalent, les oreilles un peu moins, la faute à une chanteuse pas toujours dans le ton (« Dazed & Confused »), un solo de guitare à l’archet bien trop long (le solo, pas l’archet) et un tempo très, trop lent sur « Immigrant Song ».

 

Et après un agréable repas pris au Kingdom of Muscadet, je me rapproche une nouvelle fois de la MS01 pour voir la légende Skid Row. Malheureusement, l’esprit n’y est pas: trop chaud, trop fatigué, trop mal aux jambes… je suis peu réceptif au show délivré par les américains.

 

Je décide donc d’aller sous la tente de la Temple pour voir ce que vaut Trollfest en live, mais même constat: le coup de barre du début d’après-midi me fait quitter le concert au bout de 20 minutes pour retourner au camping prendre une douche. Pourtant, dans d’autres conditions, je sais que j’aurais beaucoup aimé: c’est énergique, communicatif, festif… La prochaine fois, promis, je reste!

Peine perdue pour la douche: le bouche à oreille a fait son œuvre et ce sont des dizaines de personnes qui attendent leur tour devant les 5 ou 6 cabines (construites en dur, elles aussi) gratuites du Yellow Camp. Je renonce sans même tenter de faire la queue pour retourner prendre des forces dans ma tente.

Du coup je rate également Walking Papers: si j’étais resté, j’aurais vu que Duff McKagan, ex-Guns N’ Roses, officiait dans ce groupe! Mais ça, je ne l’ai appris qu’après le Fest. Tant pis!

 

Je retourne sans conviction sur le site voir la fin d’Extreme en MS01, dont le style musical est en totale contradiction avec le nom. Encore fatigué (ce sera pour moi la journée la plus éprouvante physiquement), je vais m’allonger dans la forêt blindée de monde du Kingdom of Muscadet.

J’aurais bien été voir Clutch sous la Valley, mais la foule débordait en dehors de la tente. Ce sera pour une autre fois!

 

Cette petite heure aura enfin réussi à me requinquer pour entamer la soirée que j’attendais le plus de ce festival! Ça commence en MS01 avec Status Quo: je me demandais quel accueil allait être réservé aux anciens pour leur Rock N’ Roll vintage, eh bien je dois dire que le public du HellFest a été très réceptif!

Le groupe, quant à lui, semble content de l’accueil, content d’être là. Ils s’amusent comme des petits fous, à parcourir la scène et haranguer le public. L’ambiance grimpe d’un cran avec les 2 classiques que sont « In The Army Now » et « Whatever You Want ».

 

Petit break « hydratation », mais rapide, car je décide de retourner très vite devant la MS01. Non pas que Soulfly, qui va bientôt arriver, me passionne énormément, mais je ne veux pas être trop loin de la tête d’affiche de ce soir.

Cela dit, Cavalera et sa bande (dans laquelle figure son fils, impressionnant à la batterie!) délivrent un Thrash/Death, à l’instar de Sepultura la veille, très énergique et hypnotisant en live.

Malheureusement, les années pèsent sur Max, cela se ressent physiquement et dans sa voix, surtout si on la compare à celle du chanteur actuel de Sepultura. En tout cas, voir les 2 shows m’aura permis d’entendre 2 fois « Roots Bloody Roots » en 2 jours!

 

Le mouvement de foule à la fin du concert me permet de me rapprocher encore, mais pas trop car je veux garder un œil sur ce qui se passe en MS02: c’est maintenant Deep Purple qui fait son entrée, sous mes yeux pour la 6ème fois!

Ici pas de concert best of, ça commence avec « Apres Vous », tiré du dernier album « Now What!? », et la fin du show ne se fera pas sur « Smoke On The Water ». La plupart des classiques seront tout de même joués, de « Strange Kind Of Woman » à « Black Night » (c’est celle-là pour la fin!) en passant par « Space Truckin' ».

Deux petites déceptions: les solos un peu longs pour un set d’une heure, et l’impression que le public est en mode veille en attendant « Smoke On The Water » qui réveille tout le monde. Cela dit, entendre cet hymne à cet instant en cet endroit, c’était magique et je n’ai pu réprimer un frisson!

On sent également que le groupe est en roue libre; les musiciens font leur job, point. Ian Gillan a aussi beaucoup de mal dans les aigües; comme à son habitude me direz-vous, mais là c’est flagrant. Il disparaît souvent pendant les solos, probablement pour s’hydrater (avec quel liquide? personne ne le saura). Un show en demi-teinte, donc.

 

Entre temps la nuit est tombée, et les 10 minutes qui séparent Deep Purple de la tête d’affiche me paraissent une éternité. Car c’est maintenant le Meilleur Groupe du Monde à mes yeux qui va faire son entrée sur la Mainstage 01, celui qui m’a fait découvrir le Hard-Rock, le 1er album du genre que j’ai acheté… Aerosmith, qui débarque tout en paillettes et lumières, un vrai show à l’américaine!

La frappe lourde de Joey Kramer retentit et annonce d’entrée de jeu un « Back In The Saddle » ou Steven Tyler laissera exploser sa voix, qui se bonifie avec le temps!

Le reste est imparable: s’enchainent « Train Kept A Rollin' », « Eat The Rich » et « Love In An Elevator ». Voilà, ça c’est fait!

Steven passe le plus clair de son temps au bout de l’avancée de scène, souvent rejoint par Joe, communique beaucoup avec les premiers rangs; le son est bon, les lumières sont magnifiques, le groupe se donne à fond… je suis aux anges, mais quelque chose ne va pas: le public. Autour de moi, personne ne bouge! Les gens sont amorphes, ne reconnaissant même pas les intros de classiques tels « Livin’ On The Edge » ou « Same Old Song And Dance »! Et quand bien même ils ne connaissent pas les titres, ils pourraient au moins bouger la tête, vivre le moment… eh bien non. Je décide de faire abstraction de ces crétins et de profiter de l’instant présent.

L’effet « Smoke On The Water » se produit tout de même sur « Cryin' » et Walk This Way » (autre hymne à vivre au moins une fois au HellFest) qui semblent réveiller les zombies autour de moi. Le reste du set sera composé de classiques (« Last Child », « Dude (Looks Like A Lady) » et l’inégalable « Mama Kin » juste avant le rappel, avec un solo rallongé) et de raretés (« No More No More », ou la reprise des Beatles « Come Together » très peu jouée en live et qui va également réveiller le public (sic)). Le spectacle sera interrompu un court instant pour souhaiter un joyeux anniversaire à Joey, qui fête aujourd’hui ses 64 ans!

Pendant le rappel, impossible de douter que le groupe va revenir puisque les roadies se chargent de monter un piano à queue en bout d’avancée, sur lequel Steven viendra se poser pour entamer le cultissime « Dream On »: merveilleux moment, le chanteur terminant debout sur l’instrument avec Joe, son jumeau toxique!

C’est maintenant Tom Hamilton qui s’avance vers nous avec sa basse pour entamer l’intro de « Sweet Emotion » qui clôturera le spectacle, et quel spectacle!

 

Bien qu’ayant eu l’impression, de l’endroit où j’étais, que les américains n’ont pas reçu l’accueil qu’ils méritent, il semble que beaucoup s’accordent à dire qu’Aerosmith a délivré le show le plus fantastique de ces 3 jours. En tant que fan, ça me fait plaisir, mais j’aurais bien aimé vivre le concert avec ceux qui ont écrit ça plutôt qu’avec des statues incapables de bouger ne serait-ce que la tête!

J’espère que ces parties « froides » de l’audience ne vont pas dégouter le groupe de la France, et qu’ils reviendront bientôt nous voir, si possible sur Paris…

 

Je suis crevé, mais il me reste suffisamment de forces pour aller assister en MS02 à un autre concert américain: Avenged Sevenfold, qui clôturera donc ce samedi très éprouvant.

Connaissant très peu les compositions, je profite surtout du jeu de scène de ce groupe pressenti pour succéder aux vieilles légendes actuelles (on verra ce que l’avenir nous/leur réserve). Comme souvent à cette heure tardive, M. Shadows nous fait part de sa joie de voir tant de monde rester pour les voir.

Cette journée se termine sur un set impeccable d’A7X, bien que trop marqué par les basses de là où je suis (aux barrières! Mais trop sur la droite, et gêné par la grue tenant la caméra mobile).

 

Je rentre donc au camping vers les 2h30, entre les « Apéroooo! » et autres « Merci Jackie et Michel! », les odeurs de divers fluides corporels à côté des buissons… et après une rapide toilette aux lingettes pour bébé, je m’écroule sur mon matelas.

 

Dimanche

 

Je me réveille 10 minutes après, et il est déjà 9h30. Pas d’inquiétude à avoir, la journée ne commence pour moi qu’à 14h20 avec Powerwolf. Je consacre donc ma matinée à l’achat de souvenirs à l’Extreme Market et au merch officiel HellFest… mais en vain pour ce dernier, car il ne reste absolument plus rien! Heureusement j’avais déjà acheté un t-shirt le vendredi, sinon je rentrais à la maison sans aucun souvenir officiel. L’année prochaine, je m’organiserai mieux que ça!

 

Powerwolf, donc, en MS02… je ne connais absolument pas les compos, mais un collègue de travail très fan m’en parle quasiment tous les jours, alors je me suis dit que j’allais aller voir à quoi ressemblait ce concert de chasseurs de loups-garous. C’est tout en maquillage et costumes gothiques que les musiciens arrivent sur scène, tandis que je suis à seulement 5 ou 6 mètres des barrières: accueil formidable du public, et le set démarre pour 45 minutes de Power allemand (de toute façon les allemands ne font que du Power, non?) efficace et fédérateur.

Tout le long du show, Attila le chanteur n’aura de cesse de nous faire part de son étonnement et de sa joie à recevoir un accueil si chaleureux. Le public scande le nom du groupe littéralement entre chaque chanson, et d’où je suis-je peux voir les yeux de l’un des guitaristes briller d’enthousiasme!

Ça fait plaisir à voir, et musicalement je comprends pourquoi mon collègue en est fan! Sans aucun doute la plus belle découverte de ces 3 jours pour moi.

 

Je reste en place tandis qu’une grande majorité du public se déplace en MS01 pour voir Seether (inconnu au bataillon), car le prochain groupe de MS02 fait partie de mes chouchous: il s’agit d’Angra, avec en plus le Grand Fabio Lione au chant!

Du coup j’observe Seether sur l’écran géant: sympa, mais sans plus; en même temps, je ne suis pas fan de Grunge (eh oui, pour moi Nirvana est tout juste moyen).

 

Enfin retentissent les premières notes d' »Angels Cry », alors que j’ai pu m’approcher au 2ème rang! Malheureusement des problèmes de son viennent entacher les 2 premiers morceaux, ce qui est bien dommage, vu que le 2ème est le culte « Nothing To Say »!

Le reste du show se passera sans anicroche, mais le son me parait trop brouillon. Peut-être est-ce du fait de la proximité de la scène, puisque jamais je n’aurai été aussi près d’un concert pendant tout le Fest.

En tout cas le groupe est en forme, les twin-guitars sont au diapason, la prestation du batteur meilleure que sur le dernier DVD « Angels Cry 20th Anniversary », et Fabio, dont j’ai déjà pu apprécier la prestation au Trabendo avec Rhapsody of Fire en avril (1ère partie de Gamma Ray), est toujours aussi communicatif avec le public. Un vrai show-man!

 

Je décide ensuite de rentrer tenter de prendre une douche au camping, mais je me surprends à m’arrêter devant Alter Bridge en MS01… et reste finalement jusqu’à la fin! Dommage tout de même que j’étais trop loin pour recevoir l’eau que les pompiers envoyaient sur le public grâce aux lances à incendie!

Mais il n’y a pas à dire, Myles Kennedy possède un vrai charisme, et les compos (que je ne connaissais absolument pas) ont quelque chose d’envoutant. Encore un groupe à noter dans la liste de découvertes à approfondir.

 

La file d’attente à la douche est raisonnable, j’en profite donc pour me rafraichir (et ça fait du bien!!!), et je commence déjà à ranger mes affaires pour demain, à contrecœur.

Et là, horreur: je m’aperçois que j’ai oublié la grande roue!!! Je retourne donc prestement au Fest et entame la file d’attente bien remplie. Du coup je rate Soundgarden, mais ils ne faisaient pas partie de mes priorités. Et voir le festival de haut, toute cette foule, toutes ces installations… on peut dire ce qu’on veut de cette idée de mettre une grande roue, mais ça valait vraiment le coup.

 

Retour en MS01 pour préparer l’arrivée de Black Sabbath, et ce sera l’occasion d’une belle mais trop courte rencontre avec des membres du forum Highway 2 AC/DC. Je reste finalement en retrait pour parler, et là nouvelle bonne surprise: Emperor (qui passe en MS02). Moi qui ai horreur des styles extrêmes de Metal, ce groupe m’a bluffé par ses compositions! C’est propre, net, accompli à la perfection… j’adore! Encore une belle découverte!

Je fais la comparaison avec Opeth qui est le seul groupe de Death que j’aime (à l’époque où ils faisaient du Death en tout cas): désormais Emperor sera le seul groupe de Black que j’aime!

 

Et finalement la dernière tête d’affiche fait son entrée sur scène; et quelle tête d’affiche! Il s’agit ni plus ni moins du tout 1er groupe de Metal au monde!

J’observe tout de même le show de loin, mais nul besoin d’être au plus proche: Black Sabbath c’est très atmosphérique, très lent et lourd… seuls « Children Of The Grave » et « Paranoid » (qui sera jouée à la fin comme d’habitude) incitent à sauter sur place.

Le groupe est en forme, seul Ozzy semble être en mode minimal: pas de seau d’eau sur la tête ou de tuyau d’arrosage pour le public, c’est tout juste s’il arpente la scène de gauche à droite pour aller voir le public… et repartir à peine une seconde plus tard. La prestation est loin d’être à la hauteur du Bercy en décembre dernier. Mais quand même… j’ai vu Black Sabbath au HellFest!

 

Petite appréhension au moment d’approcher de la tente de l’Altar: Opeth y joue en clôture de ces 3 jours éprouvants; mais un groupe d’une telle envergure a-t-il sa place sur une scène si étroite?

Il semble que la fatigue ait eu raison des festivaliers car effectivement, nous ne sommes pas trop serrés.

Le groupe arrive enfin et termine donc le Fest par une heure partagée entre les chansons récentes donc calmes, et les plus anciennes donc Death.

A ce moment j’ai vraiment beaucoup de mal à tenir sur mes jambes, et le blabla incessant de Mikael Åkerfeldt entre chaque chanson, en plus d’être inintéressant, me fait presque dormir debout.

Je ne crois pas avoir apprécié ce dernier show à sa juste valeur, et c’est littéralement sur les genoux (j’ai failli perdre l’équilibre 2 fois) que je rentre au camping pour la toute dernière nuit.

 

Lundi

 

Debout à 8h pour être prêt à partir à 9h30 maximum… mes covoitureurs très, trop ponctuels seront là dès 8h30… tant pis, vous attendrez que je replie la tente! Le camping est déjà bien plus clairsemé que la veille; un rapide au revoir aux membres du forum IMF, et c’est parti: direction vers l’est dans la VW qui aura récolté toute la poussière de la région et qui est bien moins reluisante qu’à l’arrivée, à l’image de nous tous!

 

Nous sommes fatigués, crasseux, poussiéreux, mais heureux: heureux d’avoir assisté à un HellFest mémorable, avec 3 têtes d’affiche incroyables, des moments intenses (dont le point d’orgue est l »hymne « Smoke on the Water » repris en cœur par tout le parterre des Mainstages), une ambiance toujours aussi folle et une organisation aux petits oignons!

Maintenant, le challenge: faire aussi bien, voire mieux, l’année prochaine!