Le Fes’Tof, part. 3: Kissin’ Dynamite

Un groupe prenant le nom d’une chanson d’AC/DC, c’est déjà la preuve d’un certain bon goût. Découvert sur la Grosse Radio Metal (qui a remplacé 4U-Rock N Metal chez moi lorsque celle-ci a cessé d’émettre) avec le titre « I Will Be King », Kissin’ Dynamite est un groupe allemand ayant 4 albums à son actif et dont la moyenne d’âge doit tourner, grosso-modo, autour des 24-25 ans. Ils œuvrent dans un registre Glam-Metal, se tournant de plus en plus vers le Heavy traditionnel au fur et à mesure de leur progression.

Mais « I Will Be King » fait partie de ces titres qui, une fois entrés en tête, n’en sortent plus. Un coup de cœur en ce qui me concerne, et lorsque je me suis penché sur la discographie du groupe, je me suis aperçu qu’elle regorgeait de chansons faisant cet effet.

Alors pour conclure mon Fes’Tof (voir jour 1 & jour 2), j’ai décidé sans hésiter de faire un dernier saut sur Paris au Grand Casino, pour voir si les allemands assuraient autant sur scène qu’en studio.

Le Nouveau Casino, c’est tout petit. Pas autant que les Covent Garden Studios, mais tout petit quand même; ambiance conviviale assurée.

Ultimate Music Covers

En voyant le nom de la 1ère partie sur le ticket, je me suis dit: « Chouette! Un groupe de reprises… au moins il y aura des chansons connues! »

Et ça, des chansons connues, il y en avait… pour les gamins de 12 ans qui écoutent NRJ! En fait, Ultimate Music Covers, c’est un gros délire entre 2 potes, l’un guitariste, l’autre batteur, qui décident de reprendre en version Metal des… heu, chansons? qui passent à la radio.

J’imagine que ça doit être très amusant, mais ayant décidé il y a 6 ou 7 ans d’arrêter de me faire lobotomiser, je ne connaissais aucun des morceaux joués ce soir. Ah si, le premier me disait quelque chose, et après recherche il s’avère que c’était Pharell Williams (**baille**).

Cela dit, la mise en scène est marrante: le chant étant sur bande, il y a un « 3ème membre » dans le groupe en la personne d’un mannequin affublé de la tête de l’arti… du chante… heu, de la « star » à l’origine du morceau joué.

On ne peut s’empêcher, tout de même, de penser qu’un tel talent pourrait être mieux exploité: en effet, nos 2 énergumènes sont vraiment doués avec leurs instruments! Mais après tout, ils s’amusent, ça se voit à leurs sourires et leurs regards complices… et c’est peut-être ça le plus important?

Kissin’ Dynamite

A peine 15 minutes après la fin du set de nos amateurs de radio mainstream, les lumières s’éteignent et une intro sur bande se fait entendre, composée de quelques extraits de Kissin’ Dynamite avec un son médiocre, comme passant sur une vieille TSF (il est décidément beaucoup question de radio ce soir). Ça m’a un peu fait penser au début de « Occasion Avenue » de leurs compatriotes allemands d’Helloween.

Et le groupe fait donc son entrée sur scène et lance un endiablé « DNA », extrait du dernier album « Megalomania ». Et quand je parlais de refrain qui rentre immédiatement en tête, celui-ci en est un parfait exemple. Hannes Braun semble s’être laissé pousser une paire de c…ordes vocales depuis les premiers albums: sa voix est bien plus grave, mais il s’agit d’un choix délibéré. En effet, il retrouvera son organe haut perché (je parle de sa voix, hein) sans problème sur les anciens titres, une fois passée la triplette de début « DNA », « Running Free » (rien à voir avec Iron Maiden) et « VIP in Hell ».

Car évidemment, il y aura une grande majorité de chansons extraites du dernier album, mais on n’oublie pas pour autant les morceaux ayant fait la renommée du groupe: toujours avec ces refrains imparables, nous aurons du « Love Me, Hate Me », du « Money, Sex & Power », du « Hysteria », du « She’s A Killer » et du « Sex Is War ». De quoi bouger dans tous les sens, même si aucun pogo ne sera lancé ce soir (pour mon plus grand bonheur).

Kissin’ Dynamite joue maintenant dans la cour des grands, et se permet donc un solo de batterie, pas vraiment technique, mais suffisamment rythmé et court pour ne pas endormir le public. Et toujours dans cette optique de faire varier les plaisirs, « Six Feet Under » et « Fireflies » nous serons offertes en version acoustique.

Un set assez éclectique donc, le rappel se faisant sur le désormais culte « I Will Be King » (je l’attendais celle-là!!!) et se terminant sur « Operation Supernova » (refrain qui reste en tête, tout ça tout ça…).

Grosse déception, il manquera « Addicted To Metal », même s’il a été réclamé par une partie du public, et que nous l’avons espéré jusqu’à la fin. Choix étrange…

Malgré ça, l’épreuve de la scène est remporté haut la main. Le groupe possède un vrai charisme, malgré le look quelque peu androgyne de Hannes Braun et de Jim Müller (look qui menaçait de m’agacer lorsque j’ai découvert le groupe, mais finalement ça passe). Les musiciens sont d’ailleurs habillés de façon très classe, bien loin des cuirs et clous habituels (ou leggings et rubans du Glam-Rock). Et ça leur donne une vraie identité.

La soirée n’est pas vraiment terminée, le groupe nous donnant rendez-vous au stand merchandise 20 minutes plus tard pour signer quelques autographes et faire des photos. Ça fait plaisir de voir un groupe n’attrapant pas la grosse tête malgré un succès non négligeable!

Ce 3ème jour de concerts se termine donc sur une note on-ne-peut-plus positive. Dans quelques jours c’est le retour au boulot, au moins je pourrai me reposer de ces vacances mouvementées!

Setlist de Kissin’ Dynamite

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