Deep Purple au Zénith (Paris), le 11 novembre 2015

Après avoir vu Deep Purple 7 fois sans faire de compte-rendu (excepté pour le Hellfest 2014), je me suis dit qu’il était temps que je chronique un de leurs concerts!

 

Après un voyage fort amusant en compagnie d’autres personnes que les habituellement indécrottables Ivo et/ou Vince (ça change un peu), nous arrivons aux abords du Zénith déjà ouvert. Mais point d’empressement, nous mangeons tranquillement notre sandwich avant de passer les portes.

 

Rival Sons

 

A 19h pétantes, extinction des lumières pour le 1er et seul groupe d’ouverture. En ayant entendu beaucoup d’éloges, je ressentais une certaine hâte à découvrir ce groupe.

A première vue ça ne commence plutôt pas mal, du Rock très empreint des années 70. C’est bien joué, techniquement très propre, les musiciens sont habillés plutôt classe (on a même un sosie de Billy Gibbons aux claviers, bien que sa barbe soit brune et pas blonde)…

Mais très vite des défauts apparaissent à mes yeux; le chanteur, pour commencer, est bien perché. Il semble bourré, voire même drogué; ou si c’est son état « normal » sur scène, son attitude est peu naturelle. Ça n’enlève heureusement rien à la qualité de sa prestation. Il passe la majeure partie des passages instrumentaux avec un tambourin à la main, et finit par laisser tomber ses chaussures, ce qui me rappelle un certain Ian Gillan.

Musicalement, comme je l’ai dit c’est bien exécuté, mais je ne ressens aucun charisme. Je commence sérieusement à m’ennuyer, d’autant que le groupe ne communique que très peu (c’est aussi le cas de la tête d’affiche, mais Deep Purple a selon moi bien plus de présence scénique). Enfin, après les 45 minutes qui leur sont allouées, ils quittent la scène sous de nombreux applaudissements tout de même.

Une 1ère partie décevante pour ma part. Peut-être que l’overdose de « New Rock ’70 » de ces dernières années commence à me peser (Blues Pills, Ghost, ou Christofer Johnsson et son Luciferian Light Orchestra) malgré l’enthousiasme de F. Zégut (en même temps il apprécie aussi Coldplay, alors bon…).

 

Setlist de Rival Sons

 

 

Deep Purple

 

Le concert débute dès 20h15, ce qui laisse augurer un retour à la maison relativement tôt, et ce n’est pas pour me déplaire (je bosse à 11h le lendemain).

Les shows de Deep Purple se suivent, et se ressemblent… selon la période. En effet, tous les 3 ou 4 ans environ, le groupe modifie sa setlist. Mais pendant ce laps de temps les morceaux joués sont quasiment immuables (et de toute façon les changements ne se font pas en profondeur).

Et, Ô joie, sur cette tournée ils ont décidé de réintégrer « Highway Star », pour mon plus grand bonheur car il s’agit de mon morceau préféré du groupe! Cela dit, la chanson qui suit casse un peu la monotonie, car « Bloodsucker » n’est pas la plus représentative des anglais sur scène. Mais on reprend les bonnes vieilles habitudes avec « Hard Lovin’ Man » (sans oublier le gong de Ian Gillan!) et « Strange Kind Of Woman », ces 4 premiers titres étant enchainés sans aucun temps mort! Du coup je ne suis pas sûr que le crétin qui est devant mes amis et moi et qui commence à filmer tout le concert à bout de bras (ce qu’il avait déjà fait avec Rival Sons, mais il était sur le côté à ce moment) a bien tout entendu de la manière dont je l’ai envoyé chier. Heureusement, à la fin de « Strange Kind Of Woman » il a accepté de passer derrière nous (« C’est pour un ami qui est malade et qui ne peut pas venir » – « Je m’en fous, si je veux regarder le show sur un écran, j’achète le DVD!!! »).

Après de telles vieilleries, suivies qu’un discours de Ian Gillan incompréhensible (je gère plutôt bien en anglais, mais là c’était trop rapide et trop décousu), il est temps d’opérer un bond en avant avec « Vincent Price », extrait du dernier album Now What?!, suivi d' »Uncommon Man ». Excellent titre au demeurant, l’intro faisant doucement monter la pression jusqu’au riff qui reste définitivement en tête dès la 1ère écoute, puis le fantastique solo de Steve Morse, court, relativement simple, mais tellement intense!

A ce propos, et c’est une constante chez Deep Purple: rien à reprocher à la partie musicale! Techniquement les papys ont des choses à apprendre à beaucoup de p’tits jeunes; même Steve Morse, affublé d’un gant spécial, apparemment pour soulager un problème récent au poignet, ne se laisse pas démonter par ce petit désagrément (et puis c’est le seul mec à pouvoir porter un t-shirt à tête de loup tout en gardant l’air cool). Ian Gillan, quant à lui, n’a bien sûr plus ses capacités d’antan, mais est bien plus en forme que sur d’autres shows auxquels j’ai assisté; il tient une forme olympique!

Petite pause vocale sur « The Well-Dressed Guitar » avant d’enchainer sur « The Mule ». Celui qui ne fait pas de pause, par contre, c’est Ian Paice: celui-ci nous gratifie d’un toujours agréable solo de batterie impressionnant pour son âge, pendant lequel la salle est plongée dans le noir complet, nous laissant apprécier ses baguettes lumineuses. On se croirait presqu’à Disneyland!

Et jusqu’au rappel, les classiques s’enchainent: « Lazy », un « Demon’s Eye » pas forcément habituel, « Hell To Pay » (eh oui, lui aussi est un classique désormais!)…

Don Airey a bien évidemment son moment de gloire, totalement habité par son solo de clavier complètement barré, alternant des sons « à la Ross Geller » (les connaisseurs comprendront) et des extraits du répertoire d’Edith Piaf. « Perfect Strangers » suit juste derrière, précédant l’inaltérable « Space Truckin' », pour finir en apothéose sur le riff le plus connu de l’histoire de la musique (je parle de « Smoke On The Water », pour ceux du fond qui ne suivent pas).

 

Les anglais ne semblent pas s’amuser du petit jeu du rappel et remontent sur scène à peine une minute après l’avoir quittée. Il y a eu peu (je n’ai pas dit « pas »!) de surprises ce soir, et ce n’est pas maintenant que ça va commencer. On reprend avec « Hush », suivi du traditionnel solo de basse de Roger Glover, accompagné de Ian Paice pour la rythmique et du public pour l’ambiance. J’ai toujours adoré ce moment!

Et, toujours sans surprise, le final sur la mélodie qui vous reste en tête pendant 3 jours… non, ce n’est pas « Libérée, délivrée », mais bien « Black Night », qui clôt chaque concert du Pourpre depuis de nombreuses, très nombreuses années.

 

Le groupe quitte la scène après une distribution très généreuse de goodies, notamment de la part de Roger Glover qui est le dernier à partir. Et comme je le pressentais, il n’est « que déjà » 22h; je vais pouvoir bien faire dodo!

Comme je le disais, bien peu de changements lors de ces 7 concerts auxquels j’ai assisté; et pourtant, chaque fois j’ai envie d’y retourner! Et j’y retournerai, que ce soit pour voir Deep Purple ou n’importe quel autre groupe qui me plait. Car j’écoute qui je veux, je fais ce que je veux, et personne ne pourra jamais m’en empêcher.

Ce compte-rendu a été écrit après le 13 novembre 2015. Et soyez sûr que j’en écrirai beaucoup d’autres!

 

Setlist de Deep Purple

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s