Nightwish au Palais Omnisport de Paris Bercy (25 novembre 2015)

Pour cette 2ème soirée consécutive à Bercy, nous arrivons un peu plus tôt, et ce n’est pas forcément une bonne chose: presqu’une heure à attendre dans le froid et sous la pluie. Habillés léger pour ne pas être encombrés pendant le concert, nous sommes bien contents d’arriver à l’intérieur (après la boue et une fouille bien plus sommaire que la veille) dans une fosse dont les premiers rangs sont déjà bien remplis.

 

 

Amorphis

 

La soirée commence plus tôt qu’hier, car il y a 2 groupes de 1ère partie. Ça commence avec les compatriote finlandais de Nightwish: Amorphis. Comme pour Europe le son est excellent. Je me passe de mes bouchons d’oreilles dont je n’ai pas réussi à démêler le fil au début, mais le volume augmentant au fil du show, je décide de vite les remettre (et je finirai de démêler ce foutu fil après le concert).

Sur scène, le Death Progressif torturé du groupe passe bien mieux que je ne l’aurais pensé. Les membres sont loin d’en faire des tonnes, le chant est impeccable et l’alternance chant clair/grawl est parfaitement bien gérée. A noter le micro original de Tomi Joutsen (il me semble que c’est un micro de radio, sauf qu’il le tient à la main).

Preuve que les compositions sont bonnes, le public tape des mains sans même l’injonction des musiciens; il faut dire que les morceaux s’y prêtent parfaitement.

Ces premières 40 minutes passent donc drôlement vite.

 

Setlist d’Amorphis

 

 

Arch Enemy

 

Après un message général prévenant le public que le show de ce soir à l’Accorhotels Arena (ponctué de « Bercy, bordel!!! » venant de moi-même et de quelques voisins dans la fosse) contiendra de la pyrotechnie susceptible d’effrayer les plus jeunes, et après un SMS d’un collègue nous disant de vite allumer TMC (« Pourquoi, il se passe quoi encore? – Un reportage sur Disney. – T’es con, on pensait qu’il y avait encore des attentats! »), arrive le groupe que redoutent tous mes collègues présents en gradins.

Effectivement, le changement d’ambiance se fait vite ressentir: malgré le nouvel album War Eternal sorti l’année dernière, le show commence à 20h15 avec l’intro sur bande de Khaos Legion, suivi du premier titre de cet album: « Yesterday Is Dead And Gone ».

Mais dès le 2ème titre, tout rentre dans l’ordre avec le titre éponyme à War Eternal. Les pogos ont commencé depuis longtemps, mais restent bon enfant (plus que dans certains autres concerts qui ne s’y prêtent pas vraiment). Le set est constitué en majorité des titres des 2 derniers albums du combo suédois, notamment « As The Pages Burn », « Under Black Flags We March » ou « Avalanche ».

Dommage que le son soit moins bon que pour Amorphis, peut-être est-ce le style plus « gras » des suédois qui veut ça. Visuellement peu de fantaisies, mais nous avons quand même droit à une très belle batterie transparente (c’est à la mode, avec Europe la veille) et éclairées de leds, et notre schtroumpfette canadienne Alissa White-Gluz est en mode « chevalier du zodiaque », avec ses double épaulettes qu’elle finira par quitter en milieu de set. Au passage, celle-ci n’hésite pas à haranguer le public en français, avec son délicieux accent québécois qui fait un peu sourire dans l’hexagone malgré le style « gros méchants » que veut se donner le groupe.

Plusieurs walls of death se formeront, spécialement sur ma petite préférée du dernier album, « You Will Know My Name ». Au rayon des bons moments, grosse ambiance également sur « As The Pages Burn », et surtout, surtout! sur « No Gods, No Masters » taillée pour le live.

Le groupe quitte la scène au bout de 45 minutes, après « Nemesis » qui verra le dernier wall of death se former, et les derniers « woh ho ho » retentir au rythme de la mélodie du titre.

 

Setlist d’Arch Enemy

 

Pas fan de Death Metal habituellement, je dois dire que cette mise en bouche était tout de même bien plaisante. Nous profitons du break avant Nightwish (et son rideau qui cache (encore!) la scène) pour avancer jusqu’à environ 4 ou 5 mètres de la scène. Bientôt rejoints par Ivo toujours fidèle au poste, nous commençons à nous arranger par SMS avec les peureux restés en gradins pour savoir où nous retrouver après le concert.

Et justement, un gars du premier rang nous offre la réponse écrite en gros sur son téléphone: « After chez Jawad »… initiative ponctuée de rires et d’applaudissements. Ou comment se retrouver célèbre dans toute la France en étant le plus grand idiot du pays.

 

 

Nightwish

 

Mais trêve de plaisanterie, il est 21h et l’intro parlée de « Shudder Before The Beautiful » se fait entendre, suivie du tombé de rideau dès le démarrage dudit morceau. Comme pour Scorpions hier, point de montée en pression, on démarre sur les chapeaux de roues, avec une explosion sur le premier riff qui fera sursauter tout le monde!

A l’instar d’Iron Maiden, lorsque Nightwish fait la promotion d’un nouvel album (en l’occurrence Endless Forms Most Beautiful), pas question de se reposer sur les anciens titres, on enchaine avec « Yours Is An Empty Hope ». A ce propos, ils auront la décence de ne pas jouer « Dark Chest Of Wonders »: ça l’aurait foutu mal de jouer deux fois le même riff en une soirée, non?

Mais même s’ils ne seront pas majoritaires, les anciens classiques sont quand même présents, et pas des moindres: « Ever Dream » et sa magnifique intro en piano-voix, suivie de l’inattendu « Wishmaster » qui fait apparaitre un rictus sur nos visages au souvenir de la parodie « Fishmaster » (si vous ne connaissez pas, foncez sur YouTube!).

Mon impression sur la qualité du son depuis hier se confirme et le visuel est magnifique, à grand renfort de feux d’artifice. J’étais un peu déçu du fond de scène qui n’était composé que de spotlights, mais c’était avant que les écrans géants que je n’avais pas remarqués s’allument sur « Wishmaster », pour ne plus s’éteindre jusqu’à la fin, nous dispensant de magnifiques animations.

Troy Donockley fait son apparition sur « My Walden », avant que Marco Hietala ne prenne la parole pour la 1ère fois ce soir, afin évoquer les attentats (impossible d’éviter un petit discours pendant chaque concert à Paris sur cette période) et de conclure qu’il faut embrasser chaque être aimé « While Your Lips Are Still Red ». Grosse surprise pour l’ensemble du public, ce titre n’apparaissant sur aucun album officiel du groupe et étant joué en live ce soir pour la première fois depuis 2007! Joli hommage pendant que Floor est partie se reposer.

Puis on continue avec les titres post-Tarja Turunen: « Élan », le très bon single du dernier album, « Weak Fantasy », suivi d’une très belle et également inattendue surprise sur « 7 Days To The Wolves » et son final d’anthologie, puis « Alpenglow » qui met une nouvelle fois Troy à l’honneur.

Peu convaincu par l’album Endless Forms Most Beautiful, je dois dire que les morceaux passent tout de même le cap du live avec brio. Floor Jansen, chante toujours aussi bien mais, comme à chaque fois, je regrette qu’elle n’utilise pas plus sa voix de tête. C’est tout juste si on l’a entendu pousser plus haut que d’habitude sur « Ever Dream » précédemment, mais heureusement elle nous rassure sur ses capacités vocales sur le break du désormais incontournable « Storytime », et aussi lorsqu’elle nous demande si on a aimé Amorphis et ARCH ENEMYYYYYY de sa voix grawl pour laquelle elle dit s’entrainer régulièrement. Concernant Storytime, petite pensée pour un ex-collègue récemment décédé, à qui j’avais fait découvrir Nightwish par l’intermédiaire de cette chanson et de son vidéoclip.

A croire que Tuomas Holopainen n’aime pas mélanger les morceaux de l’ère Tarja avec les autres, nous délaissons maintenant les nouveaux titres pour enchainer « Nemo » ponctué d’un magnifique solo d’Emppu Vuorinen, une nouvelle surprise avec une vraie vieillerie sympho-speed « Stargazers » sur laquelle Floor pousse encore un peu (ça fait plaisir, et avec mes compagnons nous nous faisons la réflexion que, quand même, « c’était mieux avant »), suivis d’un moment de calme émouvant avec « Sleeping Sun », le tout nous amenant à la meilleure chanson jamais composée par Tuomas, le titre que tous les fans attendent impatiemment à chaque concert des finlandais, j’ai nommé le monumental « Ghost Love Score ». La première partie du morceau est ponctuée elle aussi par le magnifique solo d’Emppu, repris en chœur par le public, avant que les musiciens quittent la scène pendant le break (et la fameuse bougie sur les écrans, me rappelant le live End Of An Era).

 

Il est tout de même dommage que ledit break serve en quelque sorte de rappel; car après le retour sur scène et le final magistral de « Ghost Love Score » sur lequel Floor montre toute l’étendue de ses capacités vocales (plus que sur les autres titres), arrive déjà « Last Ride Of The Day », désormais propulsé titre de clôture malgré son jeune âge, et décoré des magnifiques animations de montagnes russes.

Mais non! Le show ayant été garni de surprises tout au long de la soirée, « Last Ride Of The Day » ne sera pas le morceau final: Tuomas et Troy restent sur scène et entament « The Greatest Show On Earth »… depuis le début! Je vous avoue que l’intro et la fin de ce morceau de 24 minutes me facilitent le transit intestinal. Mais dès que la partie « chanson » démarre, ce n’est que du bonheur: ah, ce couplet agressif sur lequel Floor semble vouloir nous bouffer tout cru, ce refrain qui reste en tête dès la première écoute, et Marco qui a de nouveau droit à sa partie de chant en solo! Le tout agrémenté de magnifiques images écologiques (c’est le thème du morceau) et conclu par les « WEEEE WEEEEERE HEEEEEEERE » hurlés à tue-tête par le public… de quoi mettre tous les poils de bras au garde-à-vous!

Heureusement (pour moi) la dernière partie de la chanson, sur bande, servira au groupe à nous faire ses adieux. Ou plutôt ses au revoir j’espère!

 

Setlist de Nightwish

 

Il est l’heure de sortir de Bercy, de retrouver les « gradineux » devant l’enseigne Accorhotels Arena que je remarque pour la première fois depuis 2 jours (que c’est moche… et écrit bien gros, à croire qu’ils en sont fiers), et de prendre le chemin du retour avec des étoiles plein les yeux, au son d’Imaginaerum dans la voiture.

Même si Jukka Nevalainen (et son bandana) n’était pas derrière ses fûts à cause de ses problèmes d’insomnie chronique (remplacé par Kai Hahto), et même si nous n’avons pas eu droit à « I Want My Tears Back » ou « Planet Hell » (ou d’autres morceaux sur lesquels Marco a ses parties de chant bien à lui), il faut bien avouer qu’un concert de Nightwish est différent de celui d’un autre groupe; l’univers créé par Tuomas est vraiment magique. Vivement le prochain!

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