Battle Beast au Glazart (Paris), 1er décembre 2015

Après une expérience avec Leave’s Eyes plutôt convaincante, j’ai décidé de retourner au Glazart pour accueillir Battle Beast, que j’avais découvert en 1ère partie de Nightwish et de Sabaton, et qui m’avait fait forte impression!

Arrivé plus tôt que la dernière fois, les portes ne sont pas encore ouvertes mais on peut déjà accéder à l’espace extérieur, où se trouvent un bar et des tables, façon camping. Un chouette endroit pour patienter, éclairé par des lumières agréables. Je sors même un bouquin, histoire de me détendre par cette douce soirée d’automne. Le calme avant la tempête!

Les portes ouvrent à 19h, mais il n’y a pas foule ce soir: sans me presser, je me retrouve au 2ème rang, à discuter avec mes voisins sur fond de « Seek & Destroy », « Painkiller » et « Highway Star ».

 

 

The Order Of Chaos

 

A 19h20, à la surprise générale, le premier groupe à faire son entrée n’est pas Alpha Tiger, annoncé comme seul groupe d’ouverture, mais une formation canadienne de Hard-Rock plutôt énergique, emmené par un p’tit bout de femme dotée d’une voix impressionnante!

Malheureusement de là où je suis le son est très mauvais: la basse recouvre tous les instruments sauf la batterie, dont j’entends directement l’acoustique. Ceci est probablement dû au fait que les enceintes sont placées derrière moi, mais de toute façon le Glazart n’a pas l’air d’avoir été vraiment conçu pour les concerts, car déjà pour Leaves’ Eyes ce n’était pas la joie.

J’arrive tout de même à discerner un peu la voix de la jolie chanteuse au milieu de tout ce brouhaha, et malgré son physique menu et sa vraisemblable jeunesse, elle possède un timbre éraillé finalement assez proche de celui de Noora Louhimo, chanteuse de la tête d’affiche de ce soir, et pousse même parfois vers le Death. Ce qui fait que, musicalement, on a presqu’un copié-collé, mais sans les refrains accrocheurs. Dommage.

Question attitude, par contre, ça se donne à fond: l’un des 2 guitaristes (sosie de Bruce Willis, ou Wolf Hoffmann, c’est selon) évacue littéralement des litres de sueur, le batteur semble habité par un esprit supérieur et pose une regard hagard sur le public, et on a l’impression en fin de show que ce sont même les instruments qui transpirent, tant ils sont recouverts de ce liquide si peu ragoutant qui sort des pores de notre peau.

Une très bonne surprise donc, malgré le manque d’originalité musical.

 

Setlist de The Order Of Chaos

 

 

Alpha Tiger

 

Il est 20h15 lorsque The Order Of Chaos quitte la scène, et à peine 10 minutes après les allemands d’Alpha Tiger font déjà leur entrée, avec guitare et basse décorée à l’image du nom de leur groupe!

D’emblée le son est meilleur, même si pas fantastique: au moins j’entends mieux la voix haut-perchée du chanteur, ce dernier paraissant très jeune (il est plus petit que la chanteuse du groupe précédent!). Cela dit, c’est le cas de tous les membres du groupe, mais l’important n’est pas là: les refrains sont plus travaillés, et certaines mimiques sont faites pour jouer avec le public, notamment des woh ho ho judicieusement placés. Du Power Metal à l’allemande quoi! Mais le Power, c’est ce que nos amis d’outre-Rhin savent faire le mieux!

Malheureusement, la qualité sonore n’a pas évolué au point de pouvoir retenir les chansons, hormis une au refrain facile: « We Won’t Take It Anymore », précédée d’un discours du chanteur à propos des attentats, ce morceau étant de circonstance pour prouver que nous ne laisserons pas faire contre les terroristes.

 

Setlist d’Alpha Tiger

 

 

Battle Beast

 

Il aura fallu cette fois 15 minutes pour modifier la scène, et à 21h30 le volume de « Fear Of The Dark » diminue pour laisser place à l’intro sur bande pendant laquelle les membres de Battle Beast montent sur scène, sous de nombreux applaudissements. Mais ce n’est rien à côté de l’ovation accordée à Noora, dont il sera difficile de détacher son regard tout au long de la soirée. Il y a des gens qui sont vraiment faits pour être sur scène, c’est dingue!

Le concert débute bien évidemment par un titre du dernier album, Unholy Savior: « Far Far Away », suivi sans interruption par « I Want The World… And Everything In It ». Noora laisse bien vite tomber son long manteau style « Highlander » qui doit lui tenir chaud, pour se mettre plus à l’aise. Ou pas. Car cette combinaison « Catwoman », à défaut d’être plus aérée, n’est peut-être pas forcément très confortable. En tout cas elle met ses atouts très en valeur, et à défaut d’avoir un son optimal, on en prend plein les yeux!

A propos d’yeux, et pour finir sur le look de Noora, ses faux-cils de 5 cm de long lui font un regard très coch… heu, aguicheur! Bref, c’est bien la chanteuse qui est mise en avant, tandis que les autres musiciens sont habillés de façon tout à fait banale. D’ailleurs, notre petite blonde sera la seule à prendre la parole avec Eero Sipilä (basse).

Pour en revenir à la musique (on est là pour ça, non?), je ne vais pas faire la liste de tous les morceaux dont le refrain est repris en chœur par le public, mais si vous voulez quand même savoir: cliquez sur le lien en fin d’article! En effet, la grande force des finlandais, à défaut d’être originaux, est que toutes leurs chansons sont facilement assimilables, un peu à la manière de Powerwolf: sur album on en a vite fait le tour, mais en live c’est toujours un grand moment!

L’ambiance monte tout de même d’un cran sur « Let It Roar » qui voit le début des pogos malgré la salle peu remplie (200 personnes à tout casser), « Black Ninja » qui vient à bout de mes cordes vocales, « Madness » et « Iron Hand » qui ruinent une nouvelle fois ma voix alors que je venais de la retrouver, et « Enter The Metal World » qui fait sauter tout le monde sur place.

En cette période, impossible de passer outre l’hommage à la France, et Noora dédie la chanson la plus douce de leur répertoire à tous les parisiens: « Sea Of Madness ».

Mais nous ne sommes pas ici pour être tristes, la rigolade est également de la partie avec un concours de « qui a la plus grosse », ou plutôt de « qui a le plus gros son » entre Pyry Vikki (batterie), Janne Björkroth (clavier) et Juuso Soinio (guitare). Concours qui sera vite stoppé par Noora, qui engueule les garçon car « Il suffit que je m’absente 5 minutes, et vous faites un concours de solos? Vous êtes sérieux? »

Une dégustation de bière est également organisée, mais beurk! C’est de la Heineken et Juuso ne la finit pas. A la place, il la fait boire à mon voisin de devant, qui ne se fait pas prier pour vider la bouteille!

Bref l’ambiance est à la fête, malgré Noora qui se déclare « touched » (ce qui provoque l’hilarité d’Eero) plusieurs fois pendant la soirée.

Petit bémol, il n’y aura pas de rappel ce soir, le show se terminant sur un « Out Of Control » qui déchaine une nouvelle fois les pogos. Je me retrouve au 1er rang sans trop savoir comment; de quoi encore mieux apprécier la voix de la petite blonde en direct, car le chant est toujours difficilement audible par les haut-parleurs, comme avec les groupes précédents.

Malgré mon emplacement final, point de récolte de goodies, je repars les mains vides (bien qu’ayant serré celles des musiciens), mais la tête pleine de bons souvenirs!

 

Setlist de Battle Beast

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