Gamma Ray au Trabendo (Paris) le 5 décembre 2015

C’est une impression étrange que de se mettre en route pour aller voir Gamma Ray aujourd’hui: pas d’album à promouvoir, pas de série de concerts de « raretés » annoncée, juste une tournée comme ça, pour le fun. Et un show au Trabendo quasiment passé inaperçu sur les sites spécialisés.

Ça aurait pourtant été dommage de rater ça, et me voilà donc aux portes de la petite sœur du Zénith avec mes habituels potes de concert Ivo et Vince, tous deux en mode wesh avec sweat à capuche sur le dos pour se protéger du froid.

 

 

Neonfly

 

Dès 19h, après l’OST de Ghost In The Shell sur bande, le premier groupe de la soirée pose l’ambiance: ce soir, chez Boris, c’est Power Metal!

Bon, je m’explique: Boris, c’est le nom du batteur, seul membre français de ce combo anglais (dont j’ignorais le nom avant de faire des recherches pour cet article), et qui prendra la parole après le 2ème morceau pour l’incontournable discours sur les attentats du 13 novembre. Discours au terme duquel il incitera les personnes présentes dans la salle à se faire un câlin, lui-même venant étreindre les gens du 1er rang. Finalement une personne du public entonnera la Marseillaise, évidemment reprise en chœur par toute la salle.

Mais maintenant, parlons musique: j’ai rarement été autant marqué par un groupe d’ouverture inconnu (de moi). Du Power Metal classique certes, mais diablement efficace! Et ceci malgré les problèmes de guitare du musicien de gauche, qui semblait un peu à part de ses collègues (énervé par ses soucis techniques, ou problème d’égo?).

Le son était plus qu’excellent, le groupe très en forme et heureux d’être là malgré le manque de place sur scène; bref, avec leurs costumes à plumes ils ont assuré de fort belle manière les 35 minutes qui leur étaient allouées, et il se pourrait que j’approfondisse ma découverte, chose que je fais rarement avec des groupes de première partie.

Bonne pioche!

 

Setlist de Neonfly

 

 

Serious Black

 

10 minutes plus tard, pendant que nous écoutons l’album The Book Of Souls d’Iron Maiden, arrive un groupe déjà découvert en début d’année avec HammerFall: Serious Black. Peu de choses à ajouter à l’article déjà écrit, mon avis est le même: du très bon Power Metal, encore 35 minutes très vite passées!

Malgré tout le son était moins bon (trop fort?), et l’ambiance moins folle que pour Neonfly. Peut-être que la présence d’un français chez ces derniers a joué dans la balance.

Bon moment tout de même sur l’intro de « Setting Fire To The Earth », pendant laquelle seront chantés les refrains de « I Was Made For Loving You » de Kiss et « Rock You Like A Hurricane » de Scorpions.

La soirée continue donc de manière fort agréable!

 

Setlist de Serious Black

 

 

Gamma Ray

 

Que dire d’un concert des Ray’s, lorsqu’on a déjà chroniqué leurs shows 4 fois, surtout lorsqu’il s’agit d’une tournée « best-of »?

Eh bien une nouvelle fois c’est le morceau « Bad Reputation » de Joan Jett & the Blackhearts qui annonce le début du concert, suivi de l’inaltérable « Welcome ». Puis, 2 choix s’offrent à nous pour débuter un concert classique de Gamma Ray: « Garden Of The Sinners » ou « Heaven Can Wait »; c’est la 2ème solution qui est choisie ce soir.

Je ne vais pas m’éterniser, on a du vieux et du moins vieux. Quelques surprises en début de soirée avec « One With The World » et « Last Before The Storm », la traditionnelle reprise d’Helloween avec « I Want Out » placée étonnamment tôt dans la setlist et entrecoupée par le passage « Bob Marley » que Kai Hansen se plait tant à jouer depuis quelques années, et des rescapées des tournées précédentes avec « The Silence », « Dethrone Tyranny » (qui fait suite à l’interlude « Induction »), et « Fight », placée en 3ème position et qui sert à introduire le nouveau chanteur Frank Beck.

Un peu désarçonné de l’annonce d’un nouvelle voix chez Gamma Ray à l’époque, je constate avec plaisir 2 choses:

  • il assure, c’est un vrai show man qui sait malgré tout rester à sa place, ne pas en faire des tonnes et surtout ne pas voler la vedette aux autres;
  • il n’interprète pas toutes les lignes de chant, il est là en soutien à Kai: ils forment un vrai duo.

C’est donc un vrai plus pour le groupe, et un soutien de choix pour Kai qui avouera que Frank lui a sauvé la mise plusieurs fois ces derniers temps.

Niveau ambiance, ça pogote assez loin sur la droite, venant parfois déborder chez nous (3ème rang vers la gauche), mais sans trop de casse. Bon, il y a toujours un relou à chaque concert, là il y en avait 2 (un mec qui a essayé en vain de nous passer devant et qui s’est vite fait rembarrer par tout le monde, y compris la sécurité, et un vieux statique qui ne se remettait pas à sa place après avoir été bousculé par les pogoteurs), mais globalement on a pu apprécier le concert de façon plutôt confortable.

Le traditionnel solo de batterie de Michael Ehré est là aussi, suivi dans la foulée d’un solo de Dirk Schlächter à la basse, et les 2 sont… assez chiants. Heureusement le solo de batterie est sauvé de la monotonie par le thème de Superman, revisité par Michael.

Les Grands Classiques seront aussi de la partie: « Valley Of The Kings », « Empathy », « Master Of Confusion » (nouveau classique, mais classique quand même) et « Rebellion In Dreamland ». Par contre, sacrilège, cette dernière a été amputée de son solo de fin pour laisser place à un magnifique medley oldies « Heavy Metal Universe/Ride The Sky » (ah tiens, encore un peu d’Helloween), lui-même enchainé avec « Somewhere Out In Space » qui sera, elle, jouée en entier et même fort rallongée sur la fin, Kai n’en terminant plus de gratter sa fameuse guitare rose pour nous pondre un solo à tomber par terre!

 

Le rappel se fait sur « Land Of The Free », suivi de la présentation des membres du groupe, et enfin « Send Me A Sign » vient conclure cette magnifique soirée.

 

Car oui, bien que mon enthousiasme ne paraisse pas forcément évident à cette lecture, ce concert était vraiment bon, comme à chaque fois avec les allemands. Certes ils ont coupé la fin de « Rebellion In Dreamland », certes ils n’ont pas joué « Man On A Mission » (je suis tristesse!), certes Henjo Richter n’a une fois de plus pas quitté son côté de scène pour venir nous voir, et certes je n’ai récupéré aucun goodie (tandis que Vince et Ivo, oui! C’est le monde à l’envers…), mais Gamma Ray reste un groupe à voir absolument sur scène, à l’instar de leurs collègues d’Helloween (qui sont d’ailleurs prévus le 2 février, le même jour que le concert reporté de Motörhead, mais des rumeurs au Trabendo font état d’un report de 2 mois?!?).

 

Setlist de Gamma Ray

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