Primal Fear au Divan du monde (Paris), le 10/2/2016

Premier concert de 2016 en ce qui me concerne, mais début d’une longue série, vu ce qui s’annonce par la suite. Alors on commence doucement, on achète la place tranquille à 14h, et on se pointe pour 18h30 devant la salle.

Il n’y a déjà plus personne dans la file d’attente, et pendant que je finis mon sandwich j’entends le 1er groupe qui a déjà commencé à jouer.

 

 

Striker

 

Heureusement il semble que je n’ai pas raté grand-chose, car nos amis canadiens de Striker quitteront la scène à 19h10, ce qui leur aura laissé au minimum 40 minutes de jeu. Le temps d’apprécier leur Power Metal très à propos ce soir, avec de chouettes refrains accrocheurs, entre la voix haut-perchée du chanteur (Power Metal je vous dis!) et les chœurs assurés par le bassiste et l’un des 2 guitaristes.

Le son est excellent et le groupe reçoit un très bon accueil du public. Une bonne entame!

 

Setlist de Striker

 

Lorsque la lumière revient au son de Death Magnetic de Metallica, je retrouve coup sur coup 3 vieilles connaissances de concert, dont 2 qui ne m’ont pas revu depuis avant le 13 novembre, et qui commençaient à s’inquiéter de ne plus me voir dans les salles parisiennes. Tout le monde est rassuré, nous pouvons passer à la suite!

 

 

Brainstorm

 

Le temps de déménager la batterie de Striker et de faire un peu de balance, les lumières s’éteignent sur une chanson un peu… bizarre. Difficile à décrire, mais en observant les fans du 2ème groupe de la soirée en train de chanter et sautiller, j’en déduis que c’est « normal ».

Dès que les musiciens arrivent, on remarque tout de suite, et comme souvent, une hausse du volume général, chose qui ne se fera heureusement pas au détriment de la qualité: la batterie sonne plus « rond », le chanteur est plus audible, et les guitares délivrent un son bien plus gras que précédemment.

Pourtant, les allemands œuvrent plus ou moins dans un registre aussi joyeux que Striker. Entre Speed-Mélo, rythmiques martiales ou morceaux épiques, Brainstorm sait y faire pour distiller équitablement différentes ambiances sur scène.

Le chanteur Andy B. Franck, à l’instar de Tobias Sammett, semble avoir raté sa vocation d’humoriste car c’est un flot inépuisable de blagues qui font office d’entracte entre certaines chansons. Même les gratouillis de cordes de son comparse guitariste ont du mal à le décider à entamer le titre suivant. Hormis son micro en début de show (les aléas du direct), le seul à réussir à lui couper la parole est un fan visiblement hardcore au 2ème rang qui n’en finit pas de vanter les mérites du combo allemand, tant et si bien qu’Andy, qui voulait s’essayer à notre belle langue, en perd complètement le fil de son discours.

Il décide de remettre sa promesse de parler français à la prochaine fois, et repasse en mode english pour nous présenter une magnifique chanson qu’il a lui-même écrite contre le terrorisme, bien avant les attentats français de 2015, mais qui trouve toute sa place ici.

Mais rassurez-vous, ce sera le seul moment un peu triste de la soirée. Brainstorm remplit haut la main sa mission de chauffer la salle pendant l’heure qui leur est accordée, et a donné furieusement envie à ceux qui les découvraient ce soir (dont votre serviteur) de se pencher sur leur discographie!

 

Setlist de Brainstorm

 

 

Primal Fear

 

La musique d’ambiance délaissant Metallica pour Judas Priest, Thin Lizzy ou Dio, c’est finalement « Rock N’ Roll » de Led Zeppelin qui annonce l’arrivée du groupe à 21h pétantes.

Le volume est de nouveau rehaussé, mais la qualité est plus que jamais là, et ce dès le 1er titre. Certains ingé-son de groupes plus importants devraient en prendre de la graine: j’ai tout bonnement l’impression d’écouter un live à la maison (mais en beaucoup plus fort quand même).

Cela dit, la rigueur des musiciens y est probablement pour beaucoup. Marquant le retour du souriant Tom Naumann, mais bizarrement amputé de Magnus Karlsson, le groupe officie à 2 guitares (avec Alex Bayrodt) au lieu de 3. Je ne vais pas m’en plaindre, le son n’en est probablement que moins brouillon. Le petit nouveau Francesco Jovino fait des merveilles derrière ses fûts (et nous le prouve lors d’un solo dès la fin du 3ème morceau), tandis que Matt Sinner et sa basse ronflante joue les chauffeurs de salle entre 2 chœurs.

Mais celui qui brille réellement ce soir, c’est l’incroyable Ralf Scheepers (et non pas Vincent Lagaf’, même si le crâne rasé et la barbe peuvent prêter à confusion). L’ancien chanteur de Gamma Ray au tour de bras gros comme ma cuisse n’a non seulement pas perdu sa voix, mais il a même gagné en technique. Pour quelqu’un qui n’avait jamais vu le groupe en live, c’est tout bonnement époustouflant. Une telle palette vocale, c’est un don du ciel.

 

Bizarrement la soirée ne commence pas par un titre du dernier album, mais avec une « vieillerie » de 2006: « Final Embrace » de l’album Metal Is Forever. Ce 1er morceau se termine comme une fin de concert sur un déluge sonore, avant d’enchainer cette fois sur un nouveau titre, extrait de la nouvelle offrande Rulebreaker de nos amis teutons: « In Metal We Trust », suivi sans temps mort par le plus ancien « Angel In Black ». L’autre « Angel quelque chose », à savoir « […] Of Mercy », lui aussi extrait du dernier album, sera joué plus tard dans la soirée, après le solo de batterie dont je vous parlais plus haut, efficace bien que peu mémorable (ce qui est malheureusement souvent le cas de nos jours). « The Sky Is Burning » et l’éponyme « Rulebreaker » viennent compléter la liste des nouveautés jouées ce soir.

A côté de ça, les classiques ne sont pas oubliés, de « Nuclear Fire » à « Seven Seals », en passant par (dans le désordre) « Chainbreaker », « Rollercoaster » ou « When Death Comes Knocking ». C’est « Metal Is Forever » qui vient nous achever, avec de nouveau une performance vocale incroyable de la part de Ralf, qui passe du grave à l’aigu en un claquement de doigt.

 

Après quelques rappels timides de la part du public (la salle n’est malheureusement pas tout à fait pleine), le groupe revient sur scène sur « Fighting The Darkness ». Et après un dernier échange avec le public (notamment pour dire à un crétin qui a filmé la moitié du concert que ça ne sert à rien, qu’il aura un son pourri et que personne n’ira regarder sa vidéo sur YouTube… ce qui est 100% vrai!), termine la soirée au bout d’une petite heure et demie sur le fédérateur « Running In The Dust ».

Pendant que résonne « Born With A Broken Heart » sur bande, le groupe distribue quelques médiators et salue ses fans qui, malgré le nombre réduit de spectateurs, semblent avoir convaincu Primal Fear que nous sommes toujours le meilleur public européen! Un peu d’autocongratulation, ça ne peut pas faire de mal, non?

 

Setlist de Primal Fear

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