Symphony X à la Machine du Moulin Rouge (Paris), le 23 février 2016

On ne compte plus les évènements prévus originellement au Bataclan et déplacés à cause des attentats. Ce soir c’est Symphony X qui a dû se contenter de la (relativement) petite salle de la Machine du Moulin Rouge.

Le dernier passage du groupe remonte tout de même à février 2011 (à l’Elysée Montmartre, autre salle ayant connu, de façon moins choquante, un triste destin), soit 5 ans presque jour pour jour. Autant dire que les américains savent se faire attendre; mais au moins, eux n’annulent pas leur tournée comme la plupart de leurs compatriotes (cf. Foo Fighters, Lamb Of God… ouais je balance!).

 

Première petite surprise en arrivant, je croise Hubert de Metalliquoi? qui poireaute comme bon nombre d’autres fans. Un serrage de main pour lui dire que j’aime beaucoup sa chaine YouTube, mais je ne m’éternise pas.

Une fois n’est pas coutume, le service de sécurité semble plutôt sympa et nous informe de l’heure d’ouverture des portes, qui intervient finalement à 19h05.

 

 

Melted Space (19h30 – 20h)

 

Si vous suivez mes aventures, ce nom ne vous est pas inconnu. En effet, la dernière venue de ce groupe dans la capitale remonte à peu de temps, en octobre dernier en ouverture de Leaves’ Eyes. Ils ne m’avaient pas fait forte impression à ce moment, mais j’ai un peu révisé mon jugement cette fois. Un peu…

Leur prestation générale m’a semblée meilleure qu’au Glazart. Les chanteurs gèrent mieux leur temps de présence sur scène (il faut dire qu’à 5, ils sont plus nombreux que les musiciens!), et le style de chant est plus varié: dans mon souvenir (peut-être embrouillé?), il n’y avait que du grunt masculin et du chant pop féminin; cette fois je note plus de chant clair d’un côté, et un peu de lyrique de l’autre. La troupe semble avoir gagné en charisme également, mais peut-être est-ce dû à la scène bien plus large qu’au Glazart, qui avait probablement bridée leur prestation.

Malheureusement, ces bons point sont entachés par un son bien trop mauvais: les guitares et le clavier sont quasiment inaudibles sous le déluge de basses et de grosses caisses. Mon t-shirt tremble à cause du volume, ce qui me rappelle une désagréable 1ère partie de Metallica au Stade de France. Quant aux voix, elles sont trop en retrait, et c’est un peu la catastrophe au chant dès qu’ils s’y mettent à plus de deux.

Conclusion: Melted Space en live, ce n’est pas encore ça. A juger sur album, peut-être?

 

Setlist de Melted Space

 

 

Myrath (20h15 – 20h45)

 

Cocorico, c’est un autre groupe (presque) français qui arrive maintenant! Oui presque, car les nationalités sont partagées entre la France et la Tunisie. Le côté tunisien est d’ailleurs marqué lors du premier et du dernier morceau par une « danseuse des 1001 nuits », fort jolie mais également fort dispensable…

Moi qui pensait que Symphony X n’attirait finalement pas tant de monde que ça, je constate, rassuré, que la salle s’est remplie d’un coup. Le public s’est déplacé pour voir Myrath, et pour cause: leur style correspond parfaitement à ce qu’on peut attendre d’un groupe qui ouvre pour Symphony X. Le son est un chouia meilleur, mais pas top. Le groupe reçoit un excellent accueil, le chanteur s’adresse au public en français (ça fait toujours plaisir), mais ne m’aura pas marqué plus que ça (sauf pour la baguette que je rapporte en souvenir).

 

Setlist de Myrath

 

 

Symphony X (21h15 – 22h55)

 

Cette fois la salle, à la configuration un peu étrange, est blindée « ras-la-gueule ». Sans trop de surprise, c’est la piste d’introduction « Overture » du nouvel album Underworld qui annonce le début du concert tandis que les américains font leur entrée les uns après les autres, avec une ovation toute particulière (mais prévisible et méritée) pour Michael Romeo, ainsi que pour Russell Allen lorsque ce dernier s’avance devant nous pour entamer « Nevermore », premier vrai titre et single de l’album, qui voit déjà apparaitre les premiers pogos. Pogos qui se répèteront quasiment à chaque morceau sans durer bien longtemps (tafioles…). Tout le monde semble connaitre les paroles par cœur, signe que le disque est apprécié des fans.

Bénéficiant cette fois d’un son irréprochable bien que très (trop) fort, le titre éponyme à l’album suit, lui-même enchainé par « Kiss Of Fire ». Alors, qu’avons-nous là? Que des chansons d’Underworld pour commencer, que pouvons-nous donc en déduire? Eh oui, nos éventuels doutes s’envolent lorsque Russell prend la parole pour la 1ère fois de la soirée pour nous expliquer, après nous avoir souhaité la bienvenue, qu’ils vont jouer le disque en entier.

En entier, mais pas forcément dans l’ordre, puisque « Without You », qui arrive maintenant, devait se trouver avant « Kiss Of Fire ». Pas de quoi gâcher la soirée ou l’histoire racontée dans l’album (même si Romeo conteste le fait que ce soit un album conceptuel).

Dur labeur que de raconter un concert où l’on sait déjà quels titres seront joués, je vous renvoie donc à la liste des chansons d’Underworld. Difficile également de jauger le talent des musiciens lorsque ce sont tous des génies! Michael Lepond (basse) et Michael Pinnella (clavier) sont plutôt discrets, même pendant les parties où leurs instruments respectifs sont mis à l’honneur. Jason Rullo est toujours aussi impressionnant derrière les fûts, ce mec est né avec des baguettes à la main! Et Romeo, bah c’est Romeo quoi: assez discret lui aussi, mais c’est l’ovation chaque fois qu’il s’avance pour ses démonstrations techniques. J’ai d’ailleurs choisi la bonne place, sur la gauche de la fosse (et accessoirement derrière Hubert!), pour bien apprécier son jeu, les rares fois où je pouvais voir ses doigts bouger en tout cas. Russell, quant à lui, est le membre du groupe le plus mis en avant, et il en profite le bougre! N’hésitant pas à s’avancer à quelques millimètres des premiers rangs, à serrer des mains, à arborer les fameux masques à l’effigie du groupe, ou à repousser (gentiment) les slammers qui arrivent sur scène faute de fosse de sécurité… il joue la star, lunettes de soleil vissées sur la tête; un vrai show-man.

Alors passons directement à la fin, et aux anciens morceaux qui nous sont offerts par le groupe, comme l’avait promis Rusell lors de sa première prise de parole: à la suite de « Swan Song », le petit interlude instrumental « The Death Of Balance/Lacrymosa » (agrémenté d’un extrait de la Marche Impériale au passage), précède « Out Of The Ashes » qui déchaine vraiment le public. C’était prévisible, mais il faut bien avouer que, malgré les productions récentes du groupe, ce sont bien les anciens titres du groupe qui reçoivent tous les suffrages (et c’est – malheureusement? – le cas pour bon nombre de groupes).

C’est « Sea Of Lies » qui conclut la 1ère partie de soirée, avec un traditionnel concours de chant pour tenter de battre Londres au jeu du « qui criera le plus fort », ce qui sera évidemment un succès, tout comme la tentative de slam de Russell, qui verra former une véritable « mer de bras » (et pas de mensonges) afin de le rattraper.

 

Après le rappel, c’est « Set The World On Fire (The Lie Of Lies) » qui, comme vient de me le spoiler mon voisin de derrière, reprend les hostilités. Une très bonne surprise, entachée malgré tout par, disons-le tout de suite, l’absence de titres cultes comme « Of Sins And Shadows », « Inferno (Unleash The Fire) » ou « Smoke And Mirrors » (bien sûr on ne se fait plus d’illusion concernant « The Accolade »).

Par contre, si vous avez suivi l’histoire, vous avez remarqué que le dernier morceau d’Underworld joué tout à l’heure était « Swan Song » et non « Legend », et pour cause: ils le gardaient pour la fin! Superbe morceau avec un superbe refrain, pour la superbe conclusion d’un superbe show.

Mais on espère quand même que Symphony X reviendra pour nous offrir un peu plus de leurs grands classiques, et si possible dans moins de 5 ans!

 

Setlist de Symphony X

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