Download Festival à Paris, le 10 juin 2016…

…et il n’y aura pas d’autre journée, car je n’ai assisté qu’à celle-ci! Pour une première en France, le Download Festival (anciennement Monsters Of Rock à Castle Donington en Angleterre) fait fort question programmation avec notamment Iron Maiden aujourd’hui (on y reviendra) ou Rammstein dimanche.

Par contre, question organisation, comme beaucoup de monde le redoutait suite au plan dévoilant la disposition des scènes, c’est la cata. Trop peu d’indications aux abords du site (même en arrivant par la navette, qui aurait dû logiquement avoir un chemin balisé), et même une fois les repères pris on ne sait pas où se diriger: d’abord le stand marqué Cashless pour prendre le bracelet de paiement? Mais elle est où l’entrée? Ah, c’est entre ces 2 petites grilles? Et une fois qu’on l’a, on ressort où, et on va où?

Bref, l’organisation est déplorable, même les vigiles ne semblent pas savoir où ils sont… mais finalement, après avoir récupéré le fameux bracelet Cashless, je trouve l’entrée, bientôt rejoint par Ivo, toujours fidèle au poste!

 

Pendant que nous patientons avant la fouille, j’observe Gojira qui a déjà commencé à jouer, assis sur la barrière pour me surélever et regarder par-dessus les « murs ». Et à la fouille, surprise: on me demande d’enlever le bouchon de ma bouteille d’eau.

Alors les gars, je vais vous donner des cours de comm’: quand on dit sur le site officiel que les bouteilles d’eau sont autorisées, on est censés comprendre « la bouteille d’eau en entier ». Quand Carrefour me vend cette p*tain de bouteille, je n’achète pas le bouchon à part, que je sache; alors les crétineries de ce genre, on s’en passerait bien!

 

Bref, nous voilà enfin sur place! Pas de surprise sur le site, le plan a suffisamment été critiqué avec ses 2 scènes principales complètement opposées, sauf que la distance entre les deux est bien plus importante que je me l’imaginais.

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Niveau décor c’est… moche. Ou plutôt sans âme. C’est sûr qu’en étant habitué au Hellfest, le niveau d’exigence est revu à la hausse mais là, à part le chien gonflable, logo du festival, au milieu du site, il n’y a que des tentes blanches pour les stands, et le décor des 2 scènes est minimaliste. Mais là n’est pas l’important.

 

Nous approchons pour regarder la fin de Gojira. Je confirme mon impression en 1ère partie de Metallica: ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Techniquement c’est très bon, mais on a du mal à comprendre la structure des morceaux. Il faudrait approfondir l’écoute certes, mais la voix est un 2ème obstacle qui, même si je respecte le groupe, m’empêche de vouloir aller plus loin.

 

Setlist de Gojira

 

Nous profitons de la pause d’une heure avant Deftones pour faire un tour, faire coucou au couple rencontrés à l’Alcatraz Metal Fest et qui sont devenus des amis, et jeter un œil à The Raven Age sur la Stage 3, qui est vraiment toute petite, pendant qu’on prend le goûter (ou le kébab pour certains, car le gras c’est la vie).

 

Setlist de The Raven Age

 

Nous revoilà donc devant la Stage 1 pour Deftones, que je ne connais que de nom. Eh bien ça restera comme ça! Pas du tout convaincu par le groupe, que ce soit dans les compositions (on s’endort) ou dans l’interprétation. Le chant, lorsqu’il est modéré, fait penser à James LaBrie (et c’est un compliment!), mais dès qu’on monte dans les aigües, c’est très désagréable, sans parler des cris de gorets; n’est pas Steven Tyler qui veut. On se moque aussi gentiment du chanteur avec sa coupe de cheveux en mode Trunks, puisque précédemment nous avons aperçu Bulma dans le public (mais à part des couleurs de cheveux peu naturelles, aucun déguisement à l’horizon, c’est triste).

Bref, nous partons un peu avant la fin pour aller voir le début d’Anthrax sur la Stage 2 pendant que nous prenons notre vrai diner et une bière à 8€.

 

Setlist de Deftones

 

Et là, tout de suite ça va mieux! Le groupe semble en forme, mais nous ne restons que 20 minutes: je dois aller prendre une photo de Blackrain sur la Stage 3 pour une collègue (« Est-ce que vous avez vot’ gun??? » Private joke, laissez tomber), et nous voulons être bien placés pour la tête d’affiche: Iron Maiden!

Par contre, Anthrax joue très fort, comme lors de la Foire aux Vins de Colmar en 2013, et même en approchant de la Stage 3, nous les entendons plus que Blackrain! Ceci dit, et c’est une constante sur tout la journée, le son de chaque concert est formidablement bon!

 

Setlist d’Anthrax

 

Setlist de Blackrain

 

Nous nous plaçons finalement à une distance raisonnable de la Stage 1, sur la droite, ce qui me permet d’observer la fin du show de Blackrain.

L’heure avance, et toujours pas de « Doctor, Doctor » d’U.F.O., qui annonce traditionnellement le début des concerts de la Vierge de Fer. Mais tout finit toujours par arriver, et à 20h45 (au lieu de 20h30) la fameuse chanson se fait enfin entendre!

Tout de suite après une vidéo d’introduction un peu cheap, montrant Ed Force One s’extirpant de la jungle amazonienne à l’aide d’Eddie, le groupe arrive sur l’intro à capella d' »If Eternity Should Fail », titre d’ouverture de The Book Of Souls. Il est suivi par « Speed Of Light », le 2ème titre de l’album, et 1er single à avoir été dévoilé à l’époque de sa sortie.

Comme souvent avec un nouveau disque des anglais, le dernier opus est fort bien représenté dans la setlist, avec notamment « Tears Of The Clown » (dédié à Robin Williams) ou le titre éponyme qui voit apparaitre Eddie « en vrai » sur scène, se faisant arracher le cœur par Bruce, avant que celui-ci ne le presse entre ses mains pour asperger Janick de sang! Mention spéciale à « Death Or Glory », l’un de mes morceaux préférés de l’album, et « The Red And The Black », dont les « woh ho ho » peuvent lasser en version studio, mais prennent toute leur ampleur en live; et aussi, quelle partie instrumentale! Sans doute l’un des moments clés du spectacle.

Le décor est au diapason, avec des pierres recouvertes de mousse façon temple Maya, et des backdrops toujours plus inventifs tournée après tournée.

Les classiques s’insèrent de façon fort convaincante entre les nouveautés: « Children Of The Damned », « The Trooper », « Hallowed Be Thy Name », et le traditionnel couplé « Fear Of The Dark » (avec un public déchainé) / « Iron Maiden » (et sa grosse tête d’Eddie au fond) avant le rappel. Au rayon des surprises, il n’y en a plus ou moins qu’une seule, mais de taille: « Powerslave »!!! Personnellement, rien que ça justifie d’assister au concert, même si le masque de catcheur de Bruce ne semblait pas vraiment approprié.

Ce dernier se montre très bavard, toujours en français (même si on ne comprend pas toujours où il veut en venir), souvent drôle (« Nous ne sommes pas vieux, nous sommes legacy« ), mais aussi émouvant, comme juste avant « Blood Brothers » (en rappel, précédé de « The Number Of The Beast ») que le groupe dédicace aux victimes des attentats du Bataclan. On notera quand même une petite boulette, avec un « Scream for me Sonisphere » un peu à côté de la plaque, n’est-ce pas…

Une 2ème surprise nous est gardée pour la fin, car ce n’est plus « Run To The Hills » qui clôt le spectacle, mais l’inattendu (surtout à ce moment du concert) « Wasted Years », qui offre un final tout aussi adéquat!

Un excellent show des anglais au final, malgré quelques petits problèmes d’équilibre du son, la voix de Bruce allant et revenant de façon aléatoire; ce qui n’enlève rien à sa performance, compte-tenu de ce qu’il a enduré ces 2 dernières années.

 

Setlist d’Iron Maiden

 

Pour la fin de soirée, nous retournons vers la Stage 2 pour regarder Ghost, et nous arrivons tout juste pour le début sur « From The Pinnacle To The Pit ». Le style est plus « Metal » que sur album, ce qui est bien agréable, même si l’ambiance ’70 en pâtit. Le groupe occupe bien la scène, le chanteur, bien que malade, se montre très, parfois trop, bavard, mais on ne peut s’empêcher de penser que leur show est plus adapté aux salles intimistes. Et puis quel dommage que Papa Emeritus ne soit plus habillé… en Pape!

Les suédois n’ont malheureusement pas pu jouer leur set complet à cause du retard d’Iron Maiden, mais on se rattrapera au Hellfest!

 

Setlist de Ghost

 

La journée se termine donc sur une note positive, d’autant plus que, comme chaque fois que je vais voir Iron Maiden, je n’ai rencontré personne portant le même t-shirt que moi; on a la classe ou on ne l’a pas. Nous nous passerons des journées de samedi et dimanche car nous retrouverons la plupart des groupes au Hellfest (dommage tout de même pour Apocalyptica, Sabaton et Saxon qui n’y seront pas; et puis j’aurais bien regardé Babymetal par curiosité, tiens!).

En conclusion, heureusement que les groupes ont bien assuré, car si l’organisation continue à suivre le même schéma de communication et d’agencement, ils ne pourront compter que sur leur affiche pour attirer les foules!

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