Hellfest, Clisson (17-18-19 juin 2016)

Jour J-1: jeudi 16 juin 2016

 

Après des retrouvailles chaotiques sous la pluie parisienne, nous nous mettons Ivo et moi en route pour Clisson. Le temps ne nous rassure pas quant à la suite des évènements. La liaison BlueTooth fonctionne bien avec l’autoradio pendant quelques heures avant de nous lâcher à une heure de l’arrivée. Heureusement, le câble jack était prévu et sauvera l’ambiance.

 

Nous arrivons sous un ciel clément peu après 19h, après quelques bouchons aux abords du site. Les tentes sont assez rapidement montées au Camp Jaune, il en sera autrement pour le gonflage des matelas (l’un deux devra être « rechargé » chaque jour, les joies du camping). Nous nous joignons à 3 petits jeunes et nous créons une petite « place du village » en disposant nos 5 tentes en cercle.

Nous repérons les lieux, en profitant pour nous faire poser les bracelets, visiter le Hell City Square ou je pense apercevoir Hubert, et prendre un morceau à manger. L’ambiance est déjà là. Nous apprenons au Point Info que seuls les stands officiels Hellfest prennent le Cashless; du coup nous en faisons l’impasse, et nous comprendront plus tard que nous avons eu bien raison (points de recharge blindés, pas de réelle utilité hormis pour la consommation de bière… mais on peut très bien s’en passer, oui oui!!!).

 

 

Jour 1: vendredi 17 juin 2016

 

Après un réveil tranquille, nous partons vers 10h30 pour entrer en Terre Sainte et voir Delain, prévu à 11h05. Grave erreur: l’accès au site est saturé, la fouille prend énormément de temps. Ce sera le cas pendant les 3 jours, et nous ratons tout bonnement le show des néerlandais (encore plus rageant lorsqu’on aperçoit les écrans géants de là où nous sommes).

Quant à la fouille, c’est stupide, et pour plusieurs raisons: déjà, la palpation n’a de palpation que le nom, le contrôle des sacs est sommaire… mais surtout, qui veut-on protéger? Les festivaliers, ou les décors? Car si quelqu’un arrive dans la file d’attente avec un AK-47, il peut faire des dégâts sans avoir besoin d’entrer sur le site. Dans un ordre logique des choses, la fouille devrait avoir lieu avant même l’entrée du Hell City Square; ou même ne pas avoir lieu du tout, car ce n’est pas le peu de moyens mis en place qui empêcheront un attentat, et tout ceci est plus agaçant que sécurisant.

 

Bref, nous entrons pour assister à la fin d’Audrey Horne, puis nous ressortons aussi sec car nous avions prévu quelques courses chez Leclerc, avec comme bonus d’assister au concert d’Elyose sur le parking du centre commercial dans le cadre du « Hellfest Off ». Malheureusement les groupes présents ont pris du retard et c’est un nouvel échec. En lot de consolation, je repars avec une photo de Justine (la chanteuse d’Elyose) et moi; elle ne sait pas à quelle heure son groupe pourra jouer, et après les courses nous quittons à regret l’hypermarché pour rentrer manger avant de retourner sur le festival.

Nos repas seront sponsorisés par Sodebo (barquette le midi, sandwich le soir), Skøll, les brioches Pitch et des bananes.

 

Pour voir Halestorm, cette fois nous partons à l’avance. Lzzy est en forme, ça joue bien, bonne ambiance. Notre 1er concert complet de la journée.

 

Direction le merch pour acheter un t-shirt du Fest en attendant Anthrax. Malheureusement, comme le fera remarquer un voisin de file d’attente, c’est le « Festival de la Queue » et je rate le début des américains, en plus de perdre Ivo. Mais nul besoin d’être proche de la scène pour profiter de la musique des thrashers, car ils jouent tout aussi fort qu’une semaine avant.

 

Après avoir retrouvé mon acolyte (le point d’eau devient le futur point de rencontre en cas de perte de vue), nous approchons de la Mainstage I pour Bullet For My Valentine, en en profitant pour regarder Turbonegro sur la scène voisine (la Mainstage II pour ceux du fond qui ne suivent pas). Très bonne surprise, nous passons un agréable moment.

Quand à Bullet For My Valentine (qui gagnerait beaucoup à avoir un nom plus court), ils assurent un show tout aussi excellent malgré mes préjugés de « groupe pour midinettes ». La journée se déroule donc bien mieux qu’au début!

 

Courte balade sur le site pour découvrir la fameuse Warzone réaménagée, ainsi que la gigantesque statue de Lemmy. Dans les 2 cas c’est beau, c’est bien fait, et ça fait plaisir.

Nous ne tardons pas à revenir sur la MS-I pour Volbeat, qui nous offrent un concert Metal teinté de Johnny Cash, avec une voix vraiment particulière et agréable.

Nous restons en place pour Rammstein, sans oublier de regarder Dropkick Murphys sur le côté, avec une ambiance de folie dans le public.

 

Puis Rammstein arrive après un compte à rebours d’une minute, de façon grandiloquente comme à leur habitude: Richard et Paul descendant de plateformes arrivées du ciel. Le show est millimétré, orné de feux d’artifice et d’effets pyrotechniques impressionnant, et d’une setlist faisant la part belle aux surprises.

Spectacle oblige, aucune communication envers le public, sauf les remerciements de Till à la fin. Sans doute le meilleur concert de ces 3 jours, bien qu’après Bercy 2012 on ne peut s’empêcher de rester sur sa faim.

 

Direction « l’entre 2 Mainstages » pour regarder The Offspring sans subir les pogos (on a eu notre dose avec Rammstein). Le son est un peu étouffé, les chansons sonnent froid, mais les californiens ne s’en laissent pas compter avec une setlist bourrée de classiques. Un grand moment pour moi qui apprécie particulièrement ce groupe, moins pour Ivo crevé de fatigue.

 

Retour au camping pour un repos bien mérité.

 

 

Jour 2: samedi 18 juin 2016

 

La météo s’annonce pluvieuse. Heureusement, voyager avec moi assure toujours de passer entre les gouttes: lors des grosses averses, nous nous arrangeons chaque fois pour être encore au camping.

 

Les concerts nous intéressant commençant assez tard, nous glandons à l’abri, puis mangeons en décidant de faire l’impasse sur Glenn Hughes et Sixx: A.M.. Le programme est composé de courses (encore), de douche et de recharge des téléphones à la voiture.

 

Nous arrivons vers 16h et faisons un tour de grande roue (le site n’est pas rempli à ce moment de la journée, dommage) avant de rejoindre la MS-I pour Foreigner, que semblent bien apprécier les festivaliers. Si jamais il fallait encore prouver que les Metalleux ne renient pas les légendes qui ont fait naître le Rock…

 

Nous ne décollons pas de la MS-I de la soirée: il est inconcevable de rater Joe Satriani, Within Temptation et Twisted Sister.

Mais avant le guitariste virtuose, Sick Of It All occupe la MS-II pendant que nous faisons une petite sieste; ce groupe ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Joe Satriani nous démontre une nouvelle fois s’il en était besoin qu’il est né avec une guitare à la main, et le concert se révèle excellent malgré le manque de communication inhérent au « tout instrumental ».

 

L’envie est forte d’approcher de la MS-II pour regarder Disturbed, d’autant que les américains offrent un show tout bonnement excellent. Aucune fausse note, David Draiman module sa voix comme il veut, et le groupe nous offre 3 belles surprises: tout d’abord la participation de Nikki Sixx, DJ Ashba et Glenn Hughes sur, respectivement, « Shout At The Devil » de Mötley Crüe et « Baba O’Riley » des Who (ce qui nous permet de voir les 2 stars que nous avions précédemment raté), puis la reprise du célèbre « Killing In The Name Of » de Rage Against The Machine. Exercice facile (Limp Bizkit l’avait déjà fait l’année précédente), mais qui fait toujours son effet.

 

Enfin arrive Within Temptation pour un concert sans trop de surprise au niveau de la setlist, mais avec un autre évènement (presque) inattendu: le morceau « Paradise (What About Us) » est interprété en duo avec Tarja, présente pour l’occasion (car elle est à l’affiche demain)!!! Je m’en doutais un peu, ou plutôt je l’espérais, et mon vœu a été exaucé. En toute subjectivité, ce moment me fait décerner au concert de Within Temptation le prix du meilleur moment de la journée; et ce même si Sharon s’est lamentablement plantée sur « Faster » en balançant le refrain trop tôt, sans terminer le 1er couplet: gênant pour elle, mais marrant pour nous!

 

On passe sur les petits jeunes de Bring Me To Horizon et son chanteur qui perd sa voix en milieu de set. De toute façon, je suis trop vieux pour ces conneries…

 

Twisted Sister arrive et le leader Dee Snider, du haut de ses 61 ans, en parait 20 de moins. En forme olympique, le groupe déroule les tubes, en passant bien évidemment par « We’re Not Gonna Take It » dédicacé aux terroristes et que les new-yorkais font durer encore et encore, et l’inaltérable « I Wanna Rock », classique mais tellement, tellement efficace!!! Phil Campbell apparait même en invité de luxe sur 2 titres, tandis que Mike Portnoy, que je n’avais pas reconnu, remplace le regretté A.J. Pero.

Il s’agit de la dernière tournée de Twisted Sister et d’après Dee non, contrairement à Scorpions ou Ozzy Osbourne, il n’y en aura pas d’autre!

 

Le gros trou de 45 minutes entre Twisted Sister et Korn est comblé de la plus belle des façons: un magnifique et émouvant feu d’artifice sur fond de Motörhead est lancé en hommage à Lemmy. Le « RIP LEMMY » apparaissant en lettres de feu sur fond de ciel noir m’arrache presqu’une larme.

Ceci est suivi d’un discours de Phil Campbell et de quelques morceaux du groupe légendaire lors du Hellfest 2015 diffusés sur les écrans.

 

A cause de l’affluence, nous observons de (très) loin le show de Korn, avec des morceaux de « One » (Metallica) dedans. Pas ma tasse de thé, mais j’avoue que le batteur a un feeling de dingue.

 

 

Jour 3: dimanche 19 juin 2016

 

Tout comme la veille, notre running order commence assez tard en cette journée ensoleillée (avec au final de superbes coups de soleil). Donc courses le matin, déjeuner au camping, et nous arrivons tout juste pour la fin de Vintage Trouble sur la MS-I.

Mais c’est plutôt la MS-II qui nous intéresse aujourd’hui, à commencer par DragonForce.

 

Les anglais (avec un bassiste français toujours sympa quand il prend le micro) sont au taquet, mais je ne profite pas vraiment de la scène: pour la 1ère fois de ma vie, je me lance dans le circle pit; mieux vaut tard que jamais! Je ressors en nage, mais heureux. Prochaine étape: le slam; j’en fais le serment!

 

Pendant que No One Is Innocent insulte les mamans des membres de daech sur la MS-I (et je ne vais pas blâmer le groupe pour ça), nous arrivons au 4ème rang de la MS-II pour (re)voir Tarja. Celle-ci est ravie de l’accueil qui lui est réservé, les anciens titres s’enchainent avec ceux du nouvel album, le tout sans renier son passé avec « Ever Dream » raccourci pour laisser la place au final de « Slaying The Dreamer ». Enfin, presque sans le renier, car contrairement à ton discours, Tarja, tu n’as pas quitté le groupe: tu t’es fait virer ma grande!

 

Petit tour vers la Warzone pour voir à quoi ressemble le groupe Ratos de Porão (à la demande d’Ivo, attiré par ses racines portugaises) avant de retourner sur la MS-II pour s’approcher de Blind Guardian, pendant que Gojira termine son set à côté de là.

Malheureusement les allemands sont en roue libre, très statiques (à part Hansi Kürsch) et repartent comme ils sont venus…

 

Nous restons à notre place pour observer Slayer loin des pogos, puis bougeons enfin vers la MS-I pour Megadeth, sans toutefois faire l’impasse sur les vikings d’Amon Amarth et leur scène impressionnante (« Tu as vu quoi au concert d’Amon Amarth? – Bah, des serpents. »).

Pour une 1ère fois, je suis très agréablement surpris par Megadeth: Dave Mustaine, bien qu’ayant pris un coup de vieux, semble plus sympa et communicatif que l’idée que je m’en faisais. Bon, ce n’est pas non plus Joakim Brodén, mais j’imaginais pire.

Musicalement ça joue bien, et c’est moins monotone que Slayer (avis personnel). Kiko Loureiro, transfuge d’Angra, apporte une touche très agréable au Thrash des américains.

 

Ghost prend place sur l’autre Mainstage pour un show très attendu: chorale d’enfants, défilé de bonnes sœurs, les suédois ont mis les petits plats dans les grands. Papa Emeritus III se lance entre chaque morceau dans des discours sympathiques contrastant fortement avec son look austère. A propos de ça, ma joie de le voir arriver en habits sacerdotaux se transforme en déception de constater qu’il les ôte dès le 3ème titre.

Avant « Monstrance Clock », notre Pape nous ressert le même discours sur l’orgasme féminin qu’au Download Festival, avant de descendre devant la fosse pour distribuer des préservatifs, aidé par les nonnes susnommées. On n’en attendait pas moins de la part de Ghost!

Le concert se termine sur un autre feu d’artifice, moins impressionnant que celui de la veille.

 

La dernière tête d’affiche, tout comme la veille, débarque à Clisson pour sa tournée d’adieux. Black Sabbath ne jouera plus, qu’on se le dise. Et pour un dernier concert sur les terres françaises, j’attendais mieux: choix douteux des morceaux (même pas « God Is Dead? »?), Tommy dans son coin très statique (ça peut se comprendre) tout comme son compère Geezer (ça se comprend moins), il s’agit vraiment d’un groupe de petits vieux.

Ozzy, plus en forme que les autres, tente de mettre de l’ambiance, mais je me lasse très vite de ses « I can’t hear you », « Show me your hands » et autres « Jump », qui interviennent littéralement toutes les 30 secondes.

Les classiques « War Pigs », « Iron Man », « Children Of The Grave » et le final sur « Paranoid » me réveillent un peu; mais sans atteindre la catastrophe du Hellfest 2014, ce dernier show me laisse un goût amer.

 

Nous quittons le site épuisés, sans attendre King Diamond, pour une dernière nuit avant le départ.

Bilan: le Hellfest est évidemment incontournable pour tout Metalleux qui se respecte. Malheureusement le site commence à devenir trop petit (très difficile de circuler pendant que les gros groupes jouent), les mesures de sécurité sont inadaptées, et le prix, bien que justifié, augmente régulièrement, mais jusqu’à quelle limite?

Ben Barbaud a écouté les plaintes concernant la Warzone, les points d’eau et les toilettes, et a réagi en conséquence. Bravo à lui, mais espérons qu’il tiendra compte des nouvelles remarques pour l’année prochaine!

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