Le Fes’Tof II, part. 3: Kissin’ Dynamite au O’Sullivans by the Mill (Paris), le 5 novembre 2016

Aujourd’hui, dernière journée du Fes’Tof II, cette édition ayant été consacrée aux p’tits jeunes qui n’en veulent. En effet, la moyenne d’âge des musiciens croisés lors de ces 3 jours (cf. le 3/11 et le 4/11) ne doit pas dépasser 26 ou 27 ans.

Je finis donc mon concert-trip dans le Backstage du O’Sullivans, un pub parisien situé juste à côté du Moulin Rouge.

 

Maxxwell (19h30? – 20h)

 

Et il s’agit de l’une des plus petites salles dans laquelle j’ai pu assister à un concert, la palme étant toujours détenue par les Covent Garden Studios (que j’ai visité lors du 1er Fes’Tof, la boucle est bouclée).

Ayant pris beaucoup de retard à cause des bouchons parisiens/torcéens/val d’européens (mais pourquoi tous ces gens ont-ils décidé de sortir en voiture aujourd’hui???), nous arrivons Ivo et moi avec un bon quart d’heure de retard (décidément) et nous prenons le train en route, ce qui nous fait rater la moitié du concert de Maxxwell. Première impression, ça tabasse dur, et ça growl un peu… mais il ne faut jamais juger à la première écoute et nous nous apercevons finalement que ces suisses nous offrent un Hard-Rock moderne d’excellente facture, avec de très chouettes refrains et des riffs qui font mouche.

Le chanteur parle français tant bien que mal (mais plutôt bien), les musiciens sourient et le public, nous inclut, applaudit, bref tout le monde est content. Je retrouve un peu la même sensation qu’en découvrant The New Rose l’année dernière.

 

Setlist de Maxxwell

 

 

Kissin’ Dynamite (20h30 – 22h30)

 

Et puisqu’il est presque toujours de coutume de commencer un concert par un titre du dernier album, c’est « Generation Goodbye », 2ème single de l’album éponyme, qui ouvre le bal, non sans avoir joué sur bande un « Since You’ve Been Gone » de Rainbow de bon aloi! Un mid-tempo en ouverture laisse toujours une impression étrange; on s’attend généralement à un titre plus rentre-dedans, tel « Money, Sex & Power » qui arrive du coup en 2nde place, et qui est décidément bien plus accrocheur que le précédent. On alterne les rythmes de cette façon tout au long de la soirée, entre « Running Free » et « Operation Supernova », « DNA » et « Deadly », « Sex Is War » & « Supersonic Killer », « Love Me, Hate Me » et « She’s A Killer »…

Mais quoi qu’il arrive, la touche Kissin’ Dynamite est là, à savoir un refrain facilement assimilable en live, quel que soit le morceau. Et cela se vérifie de nouveau avec les nombreux extraits du dernier album: « Highlight Zone », « She Came She Saw », « Somebody To Hate », « Hastag Your Life » ne dérogent pas à la règle, malgré des touches électro de plus en plus prononcées au fur et à mesure que les allemands sortent leurs albums.

Entre 2 chansons, assez peu de communication si l’on compare à Maiden uniteD, mais Hannes Braun s’essaye tout de même quelques fois à la langue de Molière, avec plus ou moins de réussite. Quant au reste du groupe, il ne se laisse pas démonter par la toute petite centaine de personnes présentes et se donne à fond. Et la centaine susnommée répond en conséquence, se massant au plus près de la scène (on passe sur la fille complètement défoncée qui em**rde tout le monde, et a probablement failli se rompre le coup en tombant sur un retour) et scandant les refrains à tue-tête. Seul Andreas Schnitzer reste statique derrière ses fûts et parait complètement transparent, au contraire de son jeu parfaitement adapté au style de ses compagnons d’arme.

Un peu de douceur dans ce monde de brute, c’est « If Clocks Were Running Backwards » qui ralentit un peu le rythme, suivi plus tard dans la soirée d’un medley acoustique « Only The Good Die Young/Out In The Rain » du plus bel effet, Hannes se mettant pour l’occasion au piano.

Puisque nous avons commencé par un mid-tempo, nous terminons de la même manière sur « Ticket To Paradise », suivi d’une timide demande de rappel de la part du public; on ne nous en voudra pas, difficile de faire du bruit avec moins de 100 personnes, même si l’enthousiasme est là!

Du coup, après le set acoustique précédent, Andreas Braun ressort une nouvelle fois la guitare sèche pour entamer « Six Feet Under », avant de repartir dans le 100% électrique sur le titre qui justifie à lui seul un concert de Kissin’ Dynamite, c’est-à-dire « I Will Be King » avec la totale: Hannes déguisé en roi avec cape et sceptre, et le refrain hurlé par le public plus fort que jamais! On aurait pu s’arrêter là, mais c’est « Flying Colors » qui clôture définitivement la soirée. Un peu dommage que les 2 derniers titres ne soient pas inversés.

 

En conclusion, comme c’est souvent arrivé dernièrement, peu de choses notables dans ce show, et pourtant l’ennui ne s’est aucunement fait sentir tout au long de ces 2 heures (le concert le plus long auquel j’ai assisté depuis le début de l’automne, et pourtant c’était le moins cher!). Comme quoi, avec de bonnes compositions, nul besoin de spectacle pyrotechnique ou d’ajouts esthétiques: la musique se suffit à elle seule, et c’est ça qui compte, non?

 

Setlist de Kissin’ Dynamite

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