Sabaton à l’Olympia (Paris), le 16 janvier 2017

A peine revenu d’une semaine éprouvante à la montagne (je vous conseille d’essayer le Snake Gliss en étant à la dernière place, c’est Rock N’ Roll), me voilà en route pour mon 1er concert de l’année, dans la mythique salle de l’Olympia, en cette grise après-midi du mois de janvier.

N’ayant pas forcément envie d’être au plus près de la scène (les pogos, je suis trop vieux pour ces c**neries), je me pointe comme une fleur vers 18h20 devant la salle à l’enseigne rouge que beaucoup de monde prend en photo, le temps de manger mon sandwich.

Du coup, le 1er groupe a déjà commencé lorsque je mets les pieds dans la fosse, mais je n’ai raté que 5 petites minutes.

 

 

Twilight Force (18h30 – 19h)

 

Twilight Force représente tout ce qu’un Blackeux pourrait détester: c’est trop joyeux. Déjà aperçu de loin en 1ère partie de Sonata Arctica il y a quelque mois, rien de différent à signaler: du Power Metal kitchissime à souhait, guitaristes déguisés en elfes avec les oreilles qui vont bien, claviériste en mage avec le sceptre qui va bien et sa grosse voix qui va bien introduisant certains morceaux et chanteur en aventurier avec l’épée qui va bien… tout porte à croire que les suédois arrivent tout droit de la Terre du Milieu, ou plutôt de Narnia! A noter le décor très réussi avec cette énorme toile de fond aux couleurs du groupe, même si on devine l’imposante batterie du groupe suivant sous une bâche.

Le public est moins réceptif qu’en octobre, il faut dire que la population est probablement assez différente compte tenu de ce qui va suivre. Cela dit quelques fans sont présents, et l’accueil est tout de même très bon, malgré le son parfaitement minable: le clavier et la basse couvrent tous les autres instruments, et je me demande si la batterie est amplifiée. Seuls les solos de guitares, exécutés à 100 à l’heure, se détachent un peu même si le chanteur essaye sans succès de distraire son acolyte guitariste.

Une bonne mise en bouche, même si je doute qu’un jour Twilight Force réussisse à se hisser en tête d’affiche.

 

Setlist de Twilight Force

 

 

Accept (19h20 – 20h20)

 

Alors oui, je sais, et je suis de votre avis: Accept qui ouvre pour un autre groupe plus récent? Je suis tout autant outré que vous, mais bon… il faut bien admettre que les allemands n’ont plus la même aura que dans les années 80, malgré un retour fracassant ces 6 dernières années.

Au niveau des différences par rapport à la tournée précédente, on note un chouette décor style usine (plus élaboré et plus original que le bête mur d’amplis), et… c’est tout!

Oui, les concerts d’Accept se suivent et se ressemblent. Hormis la setlist modifiée pour coller au temps de jeu, tout est pareil: l’entrée sur « Stampede », les classiques récents comme « Stalingrad », les classiques moins récents comme « Restless And Wild », « Heidi, Heido, Heida » en intro de « Fast As A Shark », la 1ère fin sur « Metal Heart » et les woh ho ho du public sur « La lettre à Elise », avant le rappel sur « Teutonic Terror » et le final sur « Balls To The Wall »; voilà à quoi se résument les concerts d’Accept depuis plusieurs années.

Mais quand même: c’est toujours aussi bon! A l’instar d’AC/DC, c’est toujours un plaisir de retrouver cette façon de faire, cette rigueur allemande. D’ailleurs le public ne s’y est pas trompé, car beaucoup plus fourni que pour Twilight Force.

La fin du show me donne presqu’envie de partir: le gros son, le décor imposant, les jeux de fumée, l’ambiance… tout porte à croire que nous venons de voir la tête d’affiche, mais que nenni!

 

Setlist d’Accept

 

 

Sabaton (20h45 – 22h25)

 

En effet, on peut vraiment dire que Sabaton, c’est le « petit » groupe qui monte. Quasi-inconnus il y a 10 ans, les suédois sont arrivés à un point tel qu’ils ont même créé leur propre festival. Et bien que le thème récurrent de leurs chansons (la guerre) n’a pas changé, chaque tournée voit arriver son petit lot de nouveautés, même si c’est par petites touches plus ou moins subtiles.

Donc, après une montée en pression du public bataillant (déjà!) pour savoir qui gueule le plus fort entre la fosse et le balcon (la fosse a gagné, évidemment), le rideau noir cachant le fond de scène tombe sur les notes de la reprise de Status Quo « In The Army Now » (en lieu et place de l’habituel « The Final Countdown ») et nous observons que le tank faisant office de piédestal pour la batterie est toujours là (et pour longtemps à mon avis), mais qu’une barge de débarquement a fait son apparition sur la droite. Un écran géant trône également fièrement au-dessus de la scène.

Derrière les instruments, il y a aussi du changement: un nouveau guitariste a fait son apparition, Tommy Johansson en remplacement de Thorbjörn Englund parti courant 2016. Mais est-il besoin de noter ce genre de modification, quand les seuls membres d’origine restants sont Joakim Brodén (chant) et Pär Sundström (basse)?

Malgré un début de soirée convenu, « The March To War » précédant l’indétrônable « Ghost Division » comme depuis de nombreuses années, la suite est largement consacrée au dernier album, The Last Stand: sur les 11 titres que compte l’album, 6 seront joués ce soir! Et chaque titre, nouveau comme ancien, est agrémenté d’une vidéo sur l’écran géant, que ce soient des images en rapport avec le morceau, ou les paroles façon karaoké, ou parfois les 2 en même temps. « Sparta » verra même une « armée » de spartiates arriver sur scène avec boucliers et casques, Joakim arborant le même déguisement (enfin, sans le bouclier).

La fosse doit pourtant avoir parfois du mal à suivre les vidéos, tant l’ambiance est survoltée! Ce n’est pas un mystère, le public de Sabaton est chaud comme une baraque à frite (pas dans le sens sexuel bande de pervers!): pogos et autres murs de la mort s’enchainent, laissant ponctuellement passer les slammers (qui, d’après certains retours, étaient bien maltraités par une sécurité incompétente et parfois violente; bravo les gars, heureusement que toutes les entreprises de sécu de concert ne sont pas aussi crétins que vous). Il faut dire que le groupe est taillé pour la scène; et point d’ennui entre les morceaux, les blagues fusent, notamment le gag à répétition où l’intro de « Swedish Pagans » est entonnée par la foule (aidée de Tommy, ce qui lui vaudra d’être traité de « salaud » en français dans le texte, Jokim lui faisant croire que ça signifie « cheers ») dès que le chanteur demande quel morceau nous voulons avoir. En parlant de gag à répétition, on notera aussi le fait que ce soir, le public de l’Olympia soit le meilleur que Sabaton n’ait jamais eu; allez, on leur pardonne, presque tous les groupes nous la font, celle-là!

Au rayon des autres nouveautés, « The Final Solution » sera interprétée en acoustique, avec une démonstration de Joakim sur « Jump » de Van Halen, avant que l’électricité ne revienne sur « Resist And Bite », Joakim (toujours lui!) s’étant équipé comme toujours d’une guitare, et jouant quelques notes de « Beat It » de Michael Jackson avant de lancer le morceau. A noter l’écran géant qui affiche « Résiste et mords » en fin de morceau: c’est con, mais ça m’a fait rire!

Bref l’ambiance est, comme toujours, bon enfant, et le groupe disparait après « Union (Slopes Of St. Benedict) ». Pour leur retour c’est le désormais, n’ayons pas peur des mots, Grand Classique « Primo Victoria » qui est choisi, et la barge de débarquement trouve enfin son utilité en s’ouvrant et laissant apparaitre Joakim.

Quant au tout dernier morceau de la soirée, c’est « Hell And Back », dernière petite surprise car le groupe n’avait pas pour habitude de le laisser pour la fin; pourtant cela fait son petit effet! Joakim enlève finalement ses lunettes de soleil, tel Shaka ouvrant les yeux pour dévoiler toute sa puissance (hum, pardon), et les donne à une petite fille présente dans les 1ers rangs; ce n’est pas Maître Gims qui ferait ça! Hum, pardon encore, il est vraiment temps que cette chronique se termine…

Toujours désireux de se montrer généreux envers leur public, les membres du groupe n’hésitent pas à distribuer moult médiators et baguettes, sur fond de « Masters Of The World » sur bande.

 

Bref, même si Sabaton doit encore se contenter de salles moyennes en France, le groupe prouve une nouvelle fois que nous devrons compter avec eux dans l’avenir, et qu’ils sont prêts à prendre la relève. N’en déplaise aux grincheux!

 

Setlist de Sabaton

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