Sum 41 au Zénith (Paris), le 22 février 2017

Après un début de mois de février un peu symphonique en compagnie d’Epica au Zénith, puis très symphonique avec le Tribute to John Williams au Grand Rex, retour à un style plus brut de décoffrage avec une soirée Punk-à-roulettes orchestrée par les p’tits jeunes qui ne sont plus si jeunes de Sum 41.

Arrivés à une heure plutôt raisonnable devant un Zénith qui ouvrira à 18h30 au lieu des 18h annoncées, on se les pèle grave malgré une petite partie de rigolade aux dépens d’un mec en train d’accrocher de la pub’ pour le Download 2017. En effet, celui-ci nous préviens avec véhémence (nous = toute la file d’attente) que la pancarte qu’il met en place, « celui qui y touche, j’le couche! » Bref, un accueil digne de racaille-land, mais on s’est bien marré; et puis je ne m’étais pas fait appeler « hardos » ou « keupon » depuis… bah ça ne m’était jamais arrivé en fait! Mais derrière un abord peu sympathique, il finira par taper la discut’ avec plusieurs « keupons » dans une ambiance plutôt amicale.

 

Hollerado (20h – 20h20)

 

C’est dans un Zénith déjà presque bondé que le 1er groupe arrive, même s’il est bien tard. La soirée commence plutôt mal: j’ai vraiment du mal à être réceptif envers ces groupes qui savent à peine tenir une guitare, jouant les mêmes accords et basant leurs mélodies sur le même schéma. Le look « Oasis » mélangé à un style musical me rappelant ce que les Clash ont pu faire de moins bon nous laisse indifférents, Ivo & moi.

Le groupe est assez statique, avec mention au claviériste qui est assis, même si en général ce poste n’est pas destiné à beaucoup bouger (mais Coen Janssen pourra me contredire). Pourtant, autour de nous les têtes remuent, et ça applaudit bien entre les chansons; les discours du chanteur entre les morceaux y font aussi beaucoup. Je dois dire que malgré la médiocrité du spectacle, ces canadiens sont très sympathiques, et n’hésiteront pas à distribuer des t-shirts à la fin du show!

 

Setlist de Hollerado

 

 

Pærish (20h32 – 21h05)

 

Dès l’intro et malgré le jeune âge apparent des membres du groupe, on sent que ça va être musicalement un poil moins monotone: le riff de guitare envoie bien, on sent une plus grande maitrise dans l’intro du 1er morceau… mais dès que le chanteur s’approche du micro, le soufflé retombe! Que vient faire cette petite voix fluette au milieu de cette avalanche de riffs saturés? Ivo et moi nous regardons avec interrogation, et subissons cette 2ème partie en ayant hâte qu’elle se termine.

Certes les compositions sont plus agressives que Hollerado, mais l’ambiance ne décolle pas. La faute à des basses littéralement assommantes (un défaut perdurant sur toute la soirée), un son beaucoup trop fort malgré les bouchons enfoncés au maximum et à un groupe qui, bien que sympathique, n’arrive pas à se mettre le public dans la poche, malgré quelques petites blagues et anecdotes (le 1er concert de la vie du 2nd guitariste s’est passé ici-même au Zénith, il y a 14 ans, et c’était Sum 41!). Pourtant, étant parisiens, les musiciens ont plus de facilité à communiquer, mais rien n’y fait.

Par contre l’idée de distribution des t-shirts est reprise au groupe précédent, ça fait toujours plaisir.

 

Setlist de Pærish

 

 

Sum 41 (21h35 – 22h32)

 

Un bon point pour commencer, la musique d’attente est enfin en adéquation avec l’affiche de ce soir: après dubstep et autres loucheries étranges, un peu de Greenday, Nirvana ou System Of A Down vient enfin chauffer le public qui n’en a pourtant pas besoin! Les bouchons sont déjà en place tellement le volume est fort, on s’attend donc à un véritable enfer!

Et pourtant, après une « Introduction To Destruction » modifiée et rallongée, le show commence doucement avec un « A Murder Of Crows » plutôt surprenant. Du coup, pas de mouvement de foule à déplorer, ça reste calme… jusqu’à « Fake My Own Death » »; et là c’est vraiment l’Enfer! Un Enfer qui durera 2 heures quasiment sans interruption. Bon, Ivo et moi arrivons à tenir environ 10 minutes dans les pogos, mais nous finissons par nous avouer vaincu, étant tous deux « trop vieux pour ces conneries » (une phrase qui revient de plus en plus souvent entre nous deux…).

Ça bouge pas mal vers le fond du Zénith aussi, mais nous arrivons mieux à tenir notre place et à profiter du concert. Et il se trouve que, à notre grande surprise, Sum 41 ne fait pas partie de ces groupes Punks qui ne servent qu’à sauter partout en faisant n’importe quoi: leurs morceaux comportent une grande part de Metal plus traditionnel, avec solos et changements de tempo, double pédale et tout le tralala.

C’est donc un réel plaisir à regarder autant qu’à vivre, et tout ceci est mis en valeur avec l’éclairage très bien géré, et tous les à-côté: les ballons, les confettis, la mer de flashes des portables… des choses déjà vues et revues, mais que peut-on inventer de plus maintenant?

Il y a aussi les aléas d’un public jeune: les averses de bière, les gens qui fument… les premiers ne me dérangent pas (je suis tout de même bien content d’avoir laissé mon sac dans la voiture), mais les 2èmes manquent vraiment de respect, c’est dommage.

Sur scène, malgré un son toujours aussi naze, ça ne chôme pas: chaque musicien se montre vraiment impliqué (même si l’on s’interroge sur l’intérêt des 3 guitares) et ne lésine pas sur les moyens: solo de batterie, interlude démonstratif sur « The Trooper », et Deryck Whibley viendra même chanter « With Me » avec les rebuts du fond de la fosse (dont Ivo & moi faisons partie). Un vrai show à l’américaine (pour un groupe canadien, cela dit).

Pour cette 1ère fin de soirée, le décor s’étoffe d’un nouvel accessoire, un buste de squelette aux yeux rouges écarlate: l’hommage à Iron Maiden est évident mais ça fait toujours son petit effet, surtout pour accompagner les 2 classiques du groupe, « Still Waiting » et « In Too Deep ».

 

Pensant avoir droit à un concert d’à peine 1h30, je suis surpris de voir nos amis revenir au rappel, et encore plus surpris de le voir s’allonger sur 4 titres!  Mais à bien y repenser, il manquait effectivement le dernier classique « Fat Lip ».

Et comme pour casser nos derniers préjugés, un second rappel nous est offert, tout en déguisements de cuir (ou de poils de torse!) et perruque en hommage au Heavy Metal des années 80, sur l’aussi court qu’intense « Pain For Pleasure ».

 

Le public ayant rempli le Zénith (en configuration complète s’il vous plait!) ne s’y est pas trompé: Sum 41, c’est plus que du Punk-à-roulettes tout bête. Il y a du show, de la technique malgré des compositions à priori simples, une présence sur scène digne des plus grands, et 2 vraies heures de show. A faire au moins une fois, en prévoyant un t-shirt de rechange!

 

Setlist de Sum 41

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