Avenged Sevenfold au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 2 mars 2017

En pleine période « concerts de d’jeun’s », après Sum 41 nous voilà arrivés à Bercy pour une soirée 100% américaine. Bon, il est déjà 19h, le temps de passer la sécurité, Chevelle a déjà commencé son set.

 

Chevelle (19h? – 19h40)

 

Nous nous faufilons tranquillement jusqu’à la moitié de la salle pour observer les 4 derniers titres du trio. Peut-être que le fait d’arriver alors que la fête a déjà commencé y joue, mais j’ai du mal à me mettre dans l’ambiance. Il faut dire que le Nü Metal de Chevelle est assez lent, les riffs sont intéressants mais un peu monotones, et le groupe reste statique et ne communique quasiment pas.

Bref, sans être une 1ère partie désagréable, on a connu mieux.

 

Setlist de Chevelle

 

 

Disturbed (19h55 – 21h)

 

Heureusement les choses vont vite s’arranger: en effet, pour sa tournée Avenged Sevenfold (abrégé A7X, ce sera plus court) s’est offert un invité de luxe! La mise en scène ne trompe pas, l’intro étant lancée par Dan « le concierge de Scrubs » Donegan (guitare) tout seul sur scène dans un magnifique halo de lumière, avant d’entamer le 1er titre du dernier album Immortalized « The Eye Of The Storm »; très bon choix, les différents changements de tempo faisant leur petit effet pour un titre d’ouverture.

Contrairement à Chevelle, les musiciens ont clairement la bougeotte et ne tiennent pas en place sur scène et utilisent même l’avancée dans le public. Ceci compense le fait que Disturbed n’est pas non plus très communicatif: il faudra attendre le dernier quart d’heure pour que David « Vincent Lagaf' » Draiman nous adresse la parole entre les morceaux. Mais probablement que cette discrétion est justifiée par la mise en scène incroyable: outre les effets pyrotechniques atteignant parfois le plafond de Bercy, nous avons droit également à la fameuse reprise de « The Sound Of Silence » (Simon & Garfunkel) jouée en instruments traditionnels, Dan au piano, Mike Wengren (batterie) aux timbales, John Moyer utilisant quant à lui une basse acoustique. Le tout est complété par 2 musiciens additionnels au violon et violoncelle. Plutôt sympa!

En tout cas, David sait emmener son public et domine littéralement la salle de sa voix puissante et modulable à souhaits, aidé par les compositions taillées pour le live de Disturbed. Les pogos sont bien lancés mais dans la bonne humeur, tandis que le reste de l’audience ne se fait pas prier pour taper des mains ou sauter en rythme! Le show ratisse large dans la discographie des américains avec une large part pour Immortalized quand même, et 2 petites incartades avec « The Sound Of Silence » déjà évoqué, qui suivait « Land Of Confusion » (Genesis) histoire de varier les plaisirs.

Une excellente mise en bouche, avec encore une fois une impression d’avoir assisté au concert de la tête d’affiche!

 

Setlist de Disturbed

 

 

Avenged Sevenfold (21h42 – 23h25)

 

Qui dit concert de d’jeun’s dit également début de soirée tardif: après plus de 40 minutes d’attente accompagnée de David Bowie (ainsi que d’un œil de squelette scrutant la scène sur les 2 écrans géants de chaque côté de la scène), l’éclairage change et nous dévoile le décor qui, bien qu’aucun rideau n’entravait notre vision, était dissimulé par la pénombre. En plus des 2 écrans sur le côté, le fond de celle-ci en dispose de 6 autres, ainsi que d’un… cube au centre, sur lequel seront également projetés des animations. On aperçoit également des parterres de part et d’autre du fond de scène où se trouvent des spectateurs; probablement une sorte de carré VIP.

Mais place à la musique! C’est logiquement « The Stage », titre d’ouverture du dernier album éponyme, qui ouvre le bal. Et qui pourrait l’ouvrir pendant un moment, tant son intro est taillée pour un début de concert, avant ce déferlement d’énergie, ces changements de tempo alternant rythmes binaires propices au headbanging et passages plus calmes, ces refrains facilement mémorisables, sans oublier les solos et duels de guitare bien connus des fans du groupe; bref, ce titre est un condensé du style A7X et trouve parfaitement sa place en 1ère position, avec en prime l’outro acoustique exécutée live par Synyster Gates.

Ce dernier est d’ailleurs parfait de bout en bout, complété par Zacky Vengeance à la rythmique; les 2 gratteux n’hésitent d’ailleurs pas à régulièrement se placer côte à côte en effet « mirroir », Zacky étant gaucher et Syn droitier. Cette attitude que l’on pourrait appeler de « poseur », ainsi que le look des musiciens a valu et vaut encore à A7X de nombreuses critiques; M. Shadows (chant) évoque d’ailleurs l’attitude du public en 2006 & 2008 lorsqu’ils ont fait l’ouverture de respectivement Guns N’ Roses et Iron Maiden, qui au mieux était indifférent, au pire levait le majeur en l’air! Etant présent ces 2 soirs-là, je me souviens effectivement du mauvais accueil accordé aux américains, tout en me demandant pourquoi l’on huait ce groupe plutôt bon. Quoi qu’il en soit, M. Shadows est plutôt satisfait de sa « famille » présente aujourd’hui; une belle revanche, même si Bercy est loin d’être complet ce soir (gradins hauts bâchés, et beaucoup de places encore vacantes).

Entre les seulement 4 morceaux de The Stage, les classiques sont de sortie: « Hail To The King », « Planets » qui me déchire les cordes vocales (placé en fin de concert heureusement), ma petite préférée « Buried Alive » et un fantastique « Nightmare » qui est suivi d’un solo de batterie très soft mais néanmoins technique de la part de Brooks Wackerman. En effet, au lieu de bourriner comme la plupart des batteurs de Metal, son style est tout de finesse et lors de ce solo je me demande s’il n’est pas issu du monde du Jazz, ce qui m’est confirmé par Wikipédia le lendemain! Difficile d’ailleurs lorsqu’on le voit d’imaginer qu’il fait partie d’un groupe comme A7X, avec son look plutôt propret et passe-partout. Du coup je trouve le choix de cette recrue très judicieux.

Pendant tout ce temps, au-dessus des musiciens, il s’en passe des choses! Entre le cosmonaute gonflable, les nombreuses projections sur les différents écrans très bien synchronisées et le cube qui avance régulièrement pour se placer en bout de l’avancée de scène avant de se pencher en arrière (difficile d’expliquer l’effet obtenu, mais ça rend bien!), on ne sait pas trop que regarder entre le groupe et tout ce spectacle… Heureusement ça ne bouge pas trop dans notre coin et nous pouvons profiter de tout ça dans une excellente ambiance, pendant que le reste de la fosse se déchaine plus loin.

Un rappel généreux de 3 titres nous est offert, à commencer par le dernier Grand Classique du groupe à ne pas avoir encore été joué ce soir, « Bat Country ». La soirée se termine sur une « vieillerie » (2003, il y a 14 ans déjà!) de l’album Waking The Fallen, « Unholy Confessions ». Et c’est maintenant l’heure de partir sur fond de « A Day In The Life » des Beatles, non sans avoir passé un coucou aux membres de H2ACDC qui se reconnaitront!

Alors on se dit à bientôt, peut-être au Stade de France? En effet, M. Shadows nous a donné rendez-vous l’été prochain; et comme A7X ouvre pour Metallica sur la tournée américaine, on se dit que… qui sait?

 

Setlist d’Avenged Sevenfold

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