Battle Beast au Petit Bain (Paris), le 25 mars 2017

Après une rude bataille pour obtenir des billets la veille, ce qui me fait penser que j’ai peut-être acheté les 2 dernières places du concert, me voilà arrivant tranquille pépère au Petit Bain pour assister de nouveau à un bon concert en compagnie de la Bête de Combat.

Il y a déjà du monde devant le bateau, et le 1er groupe vient juste d’entrer en scène quand nous embarquons.

 

GYZE (19h15 – 19h45)

 

Tiens, un groupe de filles? Ah non, ce sont bien des mecs, mais avec les cheveux teints. Ah bah tiens, ils sont asiatiques! C’est ainsi que nous découvrons pour la 1ère fois ce groupe japonais au look particulier; mais un japonais qui passe inaperçu n’est pas un vrai japonais, n’est-ce pas?

Bon, passons les blagues sur Sangoku et Broly entre Ivo et moi, et observons nos amis de plus près: tout d’abord, le parti prix de chanter avec une voix Death ne me plait pas trop. Mais si on fait abstraction de ça, wahou! Ces petits gars ont une technique monstrueuse! Ils ne sont que 3 (+ un clavier caché quelque part), mais autant le guitariste (qui est aussi chanteur donc) que le bassiste et le batteur sont de réels virtuoses. Il y a finalement peu de riffs, tout repose sur de savants arpèges. Au final, GYZE est un peu le chainon manquant entre Arch Enemy et Children Of Bodom (ah bah tiens!), surtout que la tenue du chanteur rappelle beaucoup celle d’Alexi Laiho.

Une très bonne mise en bouche malgré la voix (avis perso bien sûr), et le public ne s’y trompe pas: l’accueil est très chaleureux et des pogos se forment déjà, même dans cette fosse minuscule et déjà bondée.

 

Setlist de GYZE

 

 

Majesty (19h54 – 20h40)

 

Après une très rapide pause-pipi sur fond de « Seek N’ Destroy » et « You’ve Got Another Thing Comin' », place maintenant à HammerFall. Heu, non pardon, Majesty! Oui bah c’est pareil en fait.

En effet, nous voici face à un énième clone du groupe suscité. Tout y est: les riffs épiques, les solos épiques, les refrains épiques, accompagnés bien sûr par les chorégraphies à base de « je lève ma guitare sur chaque mesure »; et je ne vous parle même pas du titre des chansons (cf. lien en fin de paragraphe). Rien de bien original, même au niveau du chant la voix rappelle Rob Halford (ça aurait pu être pire me direz-vous!).

Malgré tout, Majesty fait le boulot: l’ambiance est fun et décontractée, le public réagit bien, et Ivo et moi passons un bon moment à se moquer gentiment des mimiques de nos amis allemands qui risquent quand même d’être bien vite oubliés au milieu de tous ces groupes de Trve Metal qui pullulent. Mais en tant que chauffeurs de salle, les p’tits gars de Majesty s’en sortent haut la main.

 

Setlist de Majesty

 

 

Battle Beast (20h57 – 22h34)

 

Après un assez court interlude très dark (tantôt fear, tantôt rainbow), Battle Beast arrive et nous envoie 3 titres du dernier album Bringer Of Pain dans la face, comme ça direct: « Straight To The Heart », suivi du titre éponyme, et enfin « Familiar Hell ». En même temps, puisque 9 morceaux dudit album sur 13 seront joués ce soir, autant prendre un peu d’avance! Heureusement on évitera le (beaucoup) trop pop « Dancing With The Beast » qui, malgré son nom, fait un peu tâche sur un album de Metal.

Du coup, mis à part la ballade « Far From Heaven », le rythme ne retombe jamais avec la Bête de Combat. La recette est déjà vue et revue, mais ça fonctionne! Les refrains font mouche à chaque fois, et il faut dire que la prestation est carrée bien comme il faut. Mais peut-être qu’après les avoir vu 4 fois, je m’aperçois que nos amis finlandais ne cherchent pas vraiment à se renouveler sur scène. J’ai entendu plusieurs fois que Battle Beast était un genre d’Accept à chanteuse, et ça se ressent aussi sur scène: rien ne change d’une année à l’autre. Loin de moi l’idée de critiquer cet état de fait, ça ne me gêne pas chez Accept, ni chez AC/DC, alors certains trouveront probablement leur compte chez Battle Beast. Pour ma part, je vais peut-être espacer mes venues à leurs concerts dans le futur.

De son côté, Noora Louhimo (chant) en fait des tonnes, entre ses grimaces, ses poses fières et ses levés de bras au rythme de la musique; une véritable front-woman, même si ses « hey-hey » pour lancer le public finissent par lasser.

Bref, nous avons droit à tous les classiques, de « Let It Roar » à « Enter The Metal World », en passant par « Black Ninja », « Iron Hand » et le puissant « Out Of Control » qui clôt la 1ère partie de la soirée. A noter « Bastard Son Of Odin » qui risque de devenir incontournable!

Un peu de déconne pour le rappel, Eero Sipilä (basse) nous promettant une reprise de Manowar pour célébrer le Vrai Metal, avant d’entonner « Last Christmas »… oui oui, la fameuse chanson de Wham!! Mais retour à la normale avec 2 morceaux de Bringer Of Pain qui n’avaient pas encore été joués pour finir la soirée: « King For A Day » et « Beyond The Burning Skies ». Et pour terminer sur une petite bizarrerie, le groupe quitte la scène au son du thème de Top Gun. Pourquoi pas?

Une bien belle soirée en soi, même si j’attendais peut-être un peu plus de surprises. Malheureusement, à l’instar de leur musique, Battle Beast n’a rien proposé de très nouveau, jusqu’au discours formaté « Vous êtes le meilleur public de la tournée et bla-bla-bla »; et ce n’est pas un petit jam sur les thèmes de Star Wars qui va nous faire sauter au plafond. Pour celui qui n’a jamais vu le groupe, c’est un très bon moment à passer; pour les autres, une impression de déjà-vu est inévitable.

 

Setlist de Battle Beast

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