Dragon Ball Symphonic Adventure au Grand Rex (Paris), le 6 mai 2017

Pour changer un peu du Rock ou du Metal (quoi que…), nous voici Vince et moi au Grand Rex pour assister à un concert symphonique, Dragon Ball Symphonic Adventure, interprété par le Sinfonia Pop Orchestra (que j’ai déjà vu à l’œuvre pour les concerts A tribute to John Williams – Music from the films of Steven Spielberg et A tribute to John Williams strikes back – Music from the films Star Wars & Harry Potter).
Aujourd’hui, c’est donc la première fois au monde (cocorico!) qu’un concert sur le thème de Dragon Ball a lieu. Ayant 2 séances au choix, 16h ou 21h, nous avons pris celle de 16h, car une première mondiale, c’est une première mondiale quoi!
Dès le début de cet article, je sais que mon engouement autour de cet animé japonais va en faire sourire certains. A ceux-là, je conseille donc de ne pas lire la suite: si vous n’avez pas connu l’époque bénie du Club Dorothée, si vous n’avez pas regardé ou lu le manga Dragon Ball, vous ne pouvez tout simplement pas comprendre. De plus, tout ce que je vais évoquer vous sera totalement inconnu. Mais pour les autres, allons-y! Montez avec moi sur le Nuage Magique, et partons à l’aventure!
Car oui, plus qu’un simple concert, c’est une véritable rétrospective du dessin animé qui nous est offerte cet après-midi! Après le générique interprété live par l’orchestre et chanté par Hiroki Takahashi (invité spécial qui reviendra tout au long de l’après-midi), on suit Goku enfant, lors de sa rencontre avec Bulma, Yamcha, Tortue Géniale ou Krilin, à la recherche des 7 boules de cristal capables de faire apparaitre le Dragon Sacré qui peut exaucer n’importe quel vœu (y compris celui d’Oolon de recevoir une petite culotte!). Bien sûr il rencontre des ennemis sur sa route: Mr. Pilaf tout d’abord, puis ça se corse avec l’armée du Ruban Rouge, qui engage le 1er vilain contre qui Goku aura réellement des difficultés: Tao Paï Paï.
Entre 2 championnats mondiaux d’arts martiaux, il affrontera également le démon Piccolo qu’il réussira à vaincre de justesse, avant de partir s’entrainer auprès de Dieu lui-même au-dessus de la Tour Carine. A son retour, devenu adulte, nous assistons à son mariage avec Chichi et c’est la fin de cette première partie.
Si la série Dragon Ball ne manque pas de moments de bravoure, les passages épiques sont bien plus présents dans Dragon Ball Z, dont l’aventure est contée après l’entracte (pendant lequel je jette un œil aux nombreux goodies: figurines, programmes, t-shirts, portefeuilles ou sac à dos, posters, etc.).
Après le nouveau générique (toujours avec Hiroki Takahashi) et avoir appris la naissance de son fils Gohan, nous assistons au combat de Goku contre son frère Raditz, puis contre Nappa et surtout Vegeta! Nous partons ensuite pour la planète Namek, sur laquelle nous rencontrons le méchant qui aura donné le plus de fil à retordre à notre ami de toute la saga: Freezer! Et au moment ou Krilin est tué par le tyran, toute la salle retient son souffle: on sait tous que Freezer a commis là une énorme erreur. Et lorsque Goku se transforme, de colère, en Super Sayan pour la première fois (avec bruitages à l’appui), c’est un tonnerre d’applaudissements qui retentit dans la salle!
Après la défaite de Freezer, suivi de son retour et de son nouvel échec face à Trunks dont la transformation génère la même réaction de la part du public que pour Goku, c’est l’armée du Ruban Rouge qui fait son retour avec le combat contre les cyborgs, puis contre Cell bien sûr. Malheureusement pour lui, ce dernier fait la même erreur que Freezer en poussant Gohan à laisser exploser sa colère: il dépasse donc la puissance des Super Sayans pour arriver au 2ème stade de la transformation. Nouveau silence dans la salle tandis que les poils de bras se dressent en même temps que les cheveux sur la tête du petit Gohan, puis de nouveau des applaudissements qui n’en finissent pas!
La fin est bien sûr consacrée à Boo, arc un peu moins intéressant que les autres, mais néanmoins passionnant, avant que Goku ne parte entrainer Oob, la réincarnation de Boo, afin de vaincre de potentielles nouvelles menaces!
Un rappel a même lieu avec les 2 génériques déjà interprétés, histoire de terminer en beauté; par contre, pas de « We Gotta Power », ce qui nous déçoit grandement Vince et moi!
Vous aussi, vous avez remarqué que je n’ai pas parlé de l’orchestre? Alors, était-ce un concert, ou une séance cinéma? Non, il s’agissait bien d’un concert: hormis 2 ou 3 bruitages à des moments clés, c’est le Sinfonia Pop Orchestra qui pose toute l’ambiance sonore. Mais au bout de quelques minutes, toute la salle s’est prise à suivre les aventures de Goku et ses amis sur l’écran. Il faut dire que les nombreux thèmes de l’animé ont parfaitement été retranscrits en live et dans les moindres détails; j’ai plusieurs fois jeté un œil aux musiciens pour être sûr que ce n’était pas une bande enregistrée, tellement tout était parfait.
D’autre part, il aura fallu assister à ce spectacle pour comprendre que la bande originale de Dragon Ball, même si elle est plus pop et rythmée que celle de Star Wars ou Pirates des Caraïbes, n’a rien à leur envier! La batterie et la guitare électrique sont finalement assez peu présentes au milieu des violons, cuivres et percussions, et les thèmes épiques ne manquent pas!
Cette première mondiale fut donc une réussite. Si l’équipe du Grand Rex a l’idée de faire la même chose pour Les Chevaliers du Zodiaque, j’en suis!