Iced Earth « Black Flag »

Le vidéoclip officiel, extrait de l’album Incorruptible sorti le 16 juin 2017.

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Steve N’ Seagulls au File7 de Magny le Hongre, le 25 novembre 2017

Parmi les groupes faisant le buzz sur internet grâce à des reprises, rares sont ceux qui tiennent sur la durée au point d’enregistrer 2 albums, et encore plus rares sont ceux qui peuvent se permettre d’organiser une tournée européenne!

C’est le cas de Steve N’ Seagulls, qui arrive à Magny le Hongre, près de Disney, pour la dernière de leurs 7 dates françaises.

Il y a déjà pas mal de monde près du File7 lorsque les portes ouvrent à 20h30, et la salle, même si elle n’affichera pas complet, finira remplie de façon fort honorable. A 20€ le billet (15€ pour les employés Disney), on aurait tort de se priver! C’est ainsi que Sylvia, Cécilia, Blazej (qui vous sont tous inconnus si vous suivez mon blog!) et moi-même nous plaçons sans difficulté au pied de la scène.

 

Gliz (21h05 – 22h)

 

C’est un groupe jurassien qui ouvre pour Steve et ses mouettes. Sans posséder l’humour de la tête d’affiche, on sait que nous sommes dans le thème: le seul instrument à cordes utilisé par Gliz est un banjo électrique; son propriétaire, qui officie également au chant, utilise une rangée de pédales d’effets qui rendrait jaloux John Petrucci. Il est appuyé par un batteur/joueur de xylophone au regard un peu fou, et les basses sont assurées par… un bombardon!

Le style est difficilement définissable: le côté Country est bien présent, mélangé à du Jazz. C’est assez original et agréable, et surtout cohérent. Certains fans ont fait le déplacement et le groupe est fort bien accueilli. Le chanteur descendra même dans la fosse sur le dernier morceau.

Malgré tout, une heure pour une 1ère partie ça fait long, et à la fin il nous tarde de passer à ceux pour qui nous sommes venus!

 

Pas de setlist trouvée

 

 

Steve N’ Seagulls (22h30 – 0h03)

 

C’est de façon fort classique que le groupe arrive sur scène, accompagné par une intro sur bande, avant de lancer « Over The Hills And Far Away » de leurs compatriotes finlandais de Nightwish; bon, je sais, à la base c’était Gary Moore, mais leur répertoire comprenant également « Wishmaster », je suppose que c’est la version Metal Sympho qui les a inspirés.

Le groupe n’ayant sorti que 2 albums, peu de surprises dans la setlist, sauf du côté des absents: outre le susnommé « Wishmaster », d’autres morceaux seront oubliés, notamment « Symphony Of Destruction », « Ich Will », « Nothing Else Matters », « Paradise City », « Run To The Hills » et « Holy Diver » pour ceux qui vont me manquer.

Mais il y a de quoi remplir cette heure et demie avec ces versions Country devenues désormais des classiques du groupe: « Self Esteem » de The Offspring réveille un peu le public dès la fin d' »Over The Hills And Far Away » qui n’était peut-être pas assez connue, les 2 morceaux d’Iron Maiden « Aces High » et « The Trooper » font frissonner les connaisseurs, « November Rain » des Guns N’ Roses fait chanter le public en chœur de la même façon que « Sad But True » de Metallica… les plus anciens profitent également des moins récents « Burn » de Deep Purple et « Black Dog » de Led Zeppelin. Quelques pogos verront même le jour lors de « Seek & Destroy » et « You Could Be Mine »! « You Shook Me All Night Long » et « It’s A Long Way To The Top (etc. etc.) » nous rappellent quant à eux avec beaucoup de tristesse la très récente disparition de Malcolm Young.

Pour ceux qui n’étaient pas au courant de leur réorchestration la plus récente, la grosse surprise de la soirée viendra de la reprise de Trust (dois-je vraiment énoncer le titre?), « Antisocial », chantée par Pukki (contrebasse) en français s’il vous plait!

Les musiciens sont impressionnants de virtuosité; mention spéciale à Hiltunen, qui derrière son air un peu benêt (et sous sa coiffe faite en animal mort d’origine inconnue) assure comme une bête que ce soit à la mandoline, à l’accordéon, au clavier et même à la flûte traversière! Seul lui manque le chant, tandis que chacun de ses comparses a son morceau attitré, même si la plupart du temps c’est Remmel (banjo, mandoline et guitare) qui se colle au micro. Pourtant, c’est Herman (banjo et guitare) qui remporte tous les suffrages lors de ses sessions de chant, mais sa voix est peut-être trop sérieuse pour le ton voulu.

Le style Country des versions albums est légèrement atténué par l’amplification des instruments, ce qui est un peu dommage.

L’humour par contre est bien présent, mais il transparait surtout par l’attitude des musiciens, très complices entre eux et amicaux avec le public. Hiltunen est littéralement hilarant, avec ses mimiques et son air ahuri qu’il a malgré tout bien du mal à garder, ne pouvant s’empêcher de pouffer de rire en croisant le regard des 1ers rangs. Mais on regrette un peu le manque de mise en scène: aucun décor particulier, juste les costumes de scène tout droit sortis de La petite maison dans la prairie. Pas non plus de cuillères ou d’enclume sur « Thunderstruck », qui clôt la 1ère partie du concert; ce titre ayant fait découvrir Steve N’ Seagulls au monde, la boucle est bouclée!

 

Le groupe mettra moins d’une minute à revenir pour enchainer sur une version de « Born To Be Wild » de Steppenwolf allongée à l’extrême, peut-être un peu trop.

C’est donc la fin d’une soirée fort agréable, qui fut à même de contenter à la fois les Metalleux et les autres, ces derniers ayant peut-être maintenant envie de découvrir les versions originales des morceaux joués!

Il est temps maintenant de rentrer chez nous dans le froid du mois de novembre; mais 3 minutes à pied pour rejoindre l’appartement, on a vu pire!

 

Setlist de Steve N’ Seagulls