Metallica au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 8 septembre 2017

Metallica ils font plus du Thrash, Metallica ils sortent des albums tout nazes, Lars Ulrich il sait plus jouer de la batterie, Kirk Hammett il sait plus faire de solo sans sa wah-wah… Metallica est vraiment devenu un groupe de merde.

Mais en attendant, Metallica remplissent tous les stades ou les salles dans lesquelles ils jouent, et la grande majorité des spectateurs en ressort ébahi. Alors, Metallica has-been, info ou intox?

C’est par cette grise journée que je m’en vais vérifier ceci, accompagné d’Ivo avec qui je me suis rabiboché depuis les désastreuses aventures d’Aerosmith en juin au Portugal.

Les fans sont déjà là, même si la foule est moins impressionnante que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. Soit la pluie a convaincu les gens de rester boire une bière à l’abri d’un bar, soit ils se sont dit qu’il était inutile de se presser car la scène centrale permet d’avoir une belle vue sur le groupe quel que soit l’emplacement. Ou alors tout le monde s’en fout, parce que Metallica c’est de la merde?

 

Bref, les portes ouvrent à 17h30. Un gentil mail reçu la veille de la part du Palais Omnisport de Paris Bercy (si si, j’insiste) me prévenait de cet horaire, en me disant que les fouilles allaient prendre du temps, et que les sacs à dos étaient strictement interdits. Dommage pour Dora, pour Yoda (private joke dude), et pour ceux qui ont autre chose à foutre que de faire le pied de grue devant Bercy et qui voulaient profiter de leur journée à Paris pour visiter un peu, en transportant d’éventuelles affaires.

Résultat, la file avance tellement « doucement » que j’ai à peine le temps de finir mon sandwich avant d’arriver devant la sécu qui va me tâter vite fait sous les bras, même pas jeter un œil dans ma sacoche et me laisser entrer avec ma bouteille d’eau et mon bouchon. Bref.

 

Arrivé dans la salle, je fais rapidement le tour de la scène pour me placer au coin du couloir de barrières par lequel les groupes arriveront, au 3ème rang. La salle est en configuration pleine capacité et finira entièrement remplie; pas mal pour un groupe de merde!

Ivo arrive. Un hibou empaillé aux yeux lumineux trône au bout du susdit couloir. Tout va bien. On discute tranquillement avec une dame venue un peu en touriste, car elle n’a pas écouté les derniers albums (de toute façon c’est de la merde), et qu’elle a un peu hésité à débourser 100 balles car les festivals estivaux (essayez de répéter cette phrase plusieurs fois, c’est dur) lui ont déjà coûté 3500€. Elle a perdu une partie de l’attention d’Ivo quand elle a dit que Metallica n’était pas une priorité (elle a raison, c’est de la merde), et la mienne quand elle a dit qu’elle n’avait pas aimé Aerosmith au Hellfest (ça par contre, c’est du blasphème).

 

 

Kvelertak (19h25 – 20h08)

 

C’est un groupe norvégien au nom évoquant un éternuement qui a l’honneur d’ouvrir les festivités. Le hibou empaillé prend place sur la tête du chanteur, mais n’y restera que pour le 1er morceau. Ce sera pour moi le seul élément intéressant du spectacle; pour le reste, il s’agit de Metalcore avec le chant qui va avec, donc insupportable. Petite touche d’originalité, à l’instar de Rammstein, Mägo de Oz ou Indica, Kvelertak chantent dans leur langue: cela dit, si je ne l’avais lu quelque part, je ne m’en serais jamais aperçu, la faute au style de chant déjà évoqué, et au son bien pourri, qui me fait peur quant à la suite des évènements, vu la disposition des enceintes (scène centrale oblige).

Le batteur étant à l’opposé de mon emplacement, je n’entrevois que son flanc gauche, et jusqu’à la fin je m’interroge sur l’utilité des 3 guitares pour ce style de Metal.

L’avantage, c’est que le set des norvégiens passe relativement vite, car quasiment tous les titres sont enchainés sans temps mort, ce qui implique aussi très peu de communication entre le groupe et le public.

Bon, tout n’est pas négatif non plus: quelques riffs sympas sortent du lot, et le groupe occupe bien l’espace. Ils sont plutôt bien accueillis; de toute façon, ça ne pouvait pas être pire que The Kills

 

Setlist de Kvelertak

 

 

Metallica (20h48 – 23h10)

 

La musique d’attente est inaudible. Autant dire que le temps parait bien long, mais un évènement vient chambouler tout ça, et je ne parle pas des ingé-lumière qui vont prendre place tout en haut de la structure de Bercy: le volume augmente d’un coup lorsque retentit le riff de « It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock N’ Roll) ». Le refrain est scandé par tout le public, mais ce n’est rien comparé à « The Ecstasy Of Gold » annonçant définitivement l’arrivée de Metallica sur scène, et dont la mélodie entonnée par les 20000 personnes présentes ferait dresser les poils même sur la tête de Chris Slade.

Comme les membres de Metallica ne savent pas jouer, l’intro de « Hardwired » est lancée sur bande, tandis que 3 américains et 1 danois montent sur scène, traversant le fameux couloir de barrières en passant à 2 mètres de moi. Finalement « Harwired » passe en mode « live » pour un pur moment de Thrash. Mince alors, moi qui croyait qu’ils avaient arrêté! Bon, voyons la suite… « Atlas, Rise! » enchaine, certes moins Thrash mais quand même bien Heavy. Finalement, malgré mes craintes le son est parfaitement limpide. James Hetfield est très en voix; de toute façon, c’est le seul membre du groupe à toujours assurer de nos jours, non? Mais quand même, j’ai un doute… Lars martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait (c’est peut-être pour ça qu’il part changer de baguettes entre chaque morceau?), Kirk lâche parfois sa wah-wah sans toutefois foirer ses solos… en plus on entend la basse, alors que tout le monde sait, ou tout le monde dit (je ne sais plus) que le talent de Robert Trujillo est sous exploité; à moi, ça ne me parait pas si mal! Attendons la suite.

De toute façon, c’est déjà la fin du concert au bout de 3 chansons car « Seek & Destroy » est toujours placé en conclusion, et il n’y a jamais de surprise à un concert de Metallica, ils jouent toujours les mêmes morceaux. C’est ce que je lis partout, alors ça doit être vrai. Bon, il manque quand même les ballons noirs.

Mais attendez… alors que je me prépare à plier les gaules, « Leper Messiah » déboule, alors que je ne m’y attendais pas! Bon, même si un concert de 3 chansons m’aurait paru bizarre, ça doit être mon jour de chance… Je remarque que Lars a un jeu de pieds plus basique que sur album, plus hésitant; mais il me semble qu’au niveau des bras, il tient bien la baraque. Moi qui entend partout qu’il ne sait pas tenir un rythme, il se débrouille très bien, que ce soit sur les tempos rapide, comme les lents. Ceci est d’ailleurs confirmé sur « The Day That Never Comes », le remake honteux de « One ». Enfin, moi je l’aime bien, mais je n’ose pas le dire.

Je commence à croire que les Mets ont décidé ce soir de m’énerver: comme pour me prouver que j’ai tort lorsque je dis que leurs shows sont tous identiques (bon, c’est ce que j’ai toujours entendu dire en tout cas), ils décident de sortir des espèces de tambours sur « Now That We’re Dead », et se mettent tous les 4 à jouer dessus pendant le break!

En bon américains capitalistes, ils enchainent avec « Dream No More » et « Halo On Fire », car il faut bien promouvoir le dernier album. Et entre ces 2 titres s’intercale « For Whom The Bell Tolls », car en bons américains hypocrites, il faut bien faire plaisir aux fans. Quelle bande de vendus!

Pendant que James et Lars partent en coulisses (sûrement boire un peu d’eau au lieu de sniffer de la coke; quelle bande de fiotes!), Kirk et Robert nous font un petit jam. D’ailleurs Kirk se marre bien: il doit probablement se foutre de la gueule de Robert, en jouant le riff de « Eye Of The Beholder » extrait de …And Justice For All, puisqu’on sait bien qu’il n’y a pas de basse sur cet album! Par contre, quelqu’un a dû leur rappeler qu’ils étaient en France, et ces 2 lèches-bottes ont voulu nous faire plaisir en enchainant sur le riff d' »Antisocial »; le pire, c’est que le public s’est fait avoir, car ils se sont tous mis à chanter le refrain! Moi aussi, j’avoue… mais c’était juste pour balancer de bonnes paroles françaises à ces enfoirés d’amerloques!

Il y a un truc de bien quand même, c’est qu’ils savent rendre hommage au seul membre du groupe à avoir jamais été intègre: Cliff Burton. En effet, après tout ça Robert nous lance un petit « (Anesthesia) Pulling Teeth » assez émouvant avant que tout le monde remonte sur scène pour envoyer « Last Caress »; même pas foutu de tenir un concert entier uniquement composé de leurs chansons!

Mais comme ils sont un peu égocentriques, ils continuent avec leur répertoire, c’est-à-dire « Creeping Death ». Ça pousse un peu derrière moi (ça dépend des morceaux), mais c’est gérable; pour ce titre en tout cas, je pense que les gens ont surtout voulu s’approcher de la barrière pour dire au groupe d’aller au diable: ils ont tous crié « Die! Die! », donc je ne vois que ça comme explication.

« Moth Into Flame » arrive, je pensais que ça allait être un peu plus intéressant avec Lady Gaga, mais elle n’est pas là. Ils l’ont remplacé par un ballet de drones. C’était joli, je me demande comment ils ont su que ça existait; à leur âge on est pas trop au courant des nouvelles technologies, mais bon. C’est comme les cubes-écrans suspendus au plafond, qui parfois descendent juste au-dessus de nos têtes et à des hauteurs différentes: ça aussi c’est chouette!

Allez, pour finir on ressort les classiques; « Sad But True » (le Black Album, le disque de la honte sur lequel ils ont vendu leur âme; tous les fans le disent, donc ça doit être vrai), puis « One » alors qu’on a déjà eu « The Day That Never Comes », et que Lars a un peu de mal à faire ses roulements de grosses caisses, puis enfin « Master Of Puppets ». Et toujours dans le même esprit de contradiction, ils nous jouent tout ça comme des petits jeunots de 20 ans, quasiment sans effort! Allez, je suis sûr qu’en vrai ils sont crevés et qu’on n’aura pas de rappel.

Ah bah si pourtant… et en plus ils reviennent avec « Blackened », également fort bien interprétée! Je ne comprends plus rien, on m’aurait menti? « Nothing Else Matters », histoire de contenter les cœurs mous du public, précède « Enter Sandman » qui clôt la soirée en beauté accompagné d’un peu de pyrotechnie, et du riff de « The Frayed Ends Of Sanity » pour conclure.

Avant de repartir comme ils sont venus par le couloir à 2 mètres de moi (et j’ai raté un check de James), les 4 musiciens distribuent généreusement des médiators, ce qui me permet d’en récupérer 3, ainsi que des baguettes (mais là, impossible d’en choper). Et Lars, finalement il est sympa, parce qu’il envoie un peu d’eau dans la bouche des premiers rangs; bon, en fait il leur crache l’eau sur la figure, mais ça a l’air de leur plaire. Ça doit être ça l’esprit « Rock N’ Roll »!

 

Et donc ça y est, c’est fini? Hahaha, mais ils ont joué quoi, 1h30 à tout casser! Pardon? 2h15? Ah… merde, j’ai dû trouver ça pas si mal, parce que je n’ai pas vu le temps passer. Mais c’est vrai que… putain, mais j’ai adoré en fait! Alors oui, Lars s’emmêle parfois un peu les pinceaux avec ses pieds, James a depuis bien longtemps rangé ses « fuck » à chaque fin de phrase pour les remplacer par la « Metallica family »… mais globalement, je dois bien avouer qu’il y a très peu de groupes, même chez les jeunes dont tant de Metalleux vantent les talents et l’énergie, à envoyer une telle patate!

En plus, pour prouver à tout le monde que tous leurs concerts étaient pareil, je suis allé me renseigner sur le show du 10 et du 12 (respectivement Paris de nouveau, puis Lyon), et je me suis fait avoir: « Through The Never », « Fade To Black », « ManUNkind », « Helpless », « Fuel », « Fight Fire With Fire », « Of Wolf And Man », « Welcome Home (Sanitarium) », « Confusion », « Die, Die My Darling », « The Memory Remains » et « Battery »… voilà tout ce qu’ils n’ont pas joué le 8. C’est quasiment la moitié du concert qui change à chaque fois!

Bon, c’est décidé, la prochaine fois j’arrête d’écouter tous ceux qui disent que Metallica c’est de la merde, parce qu’ils nous prouvent le contraire chaque soir!

 

Setlist de Metallica

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Deep Purple au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 3 juin 2017

Iron Maiden et Deep Purple bataillent sévère pour trôner à la 1ère place des groupes que j’ai le plus vu en concert dans ma vie. Et en ce samedi pluvieux, les seconds égalisent le score avec 8 fois au compteur. Et c’était loin d’être leur pire prestation!

 

 

Monster Truck (19h55 – 20h40)

 

Cette première partie fleure bon le Rock américain (en fait ils sont canadiens) teinté de Blues. Arrivant au son de « For Those About To Rock (We Salute You) » de qui vous savez, ils constituent une bonne mise en bouche, en adéquation avec ce qui suivra. Ils sont par ailleurs très bien accueillis; il faut dire que leur sobriété et leur talent incitent à la sympathie, bien que la rythmique me semble un poil répétitive.

Un début de soirée agréable avec un groupe que je vois en fait pour la 2ème fois, m’apercevant après coup qu’ils jouaient également en première partie de Slash au Zénith en novembre 2014!

 

Setlist de Monster Truck

 

 

Deep Purple (21h10 – 22h58)

 

Après 30 minutes d’entracte et un petit coucou aux potes du forum H2ACDC, la lumière se tamise sur le décor style glacé, l’écran géant affichant déjà depuis plusieurs minutes une image à mi-chemin entre In Rock et Titanic, le visage des 5 membres du groupe sculpté sur un immense iceberg.

Alors, qu’attendre de Deep Purple en 2017? Tout d’abord, un excellent album, Infinite, bien représenté dans la setlist avec « The Surprising », le dansant « Johnny’s Band » (un de mes titres préférés du petit dernier), le fantastique « Birds Of Prey » et son solo final déjà culte, et « Time For Bedlam » qui ouvre donc la soirée.

Dès le début et les 4  premiers titres « Time For Bedlam », « Fireball », « Bloodsucker » et « Strange Kind Of Woman », enchainés sans temps mort, on se rend compte que les anglais sont en forme, et plutôt motivés à faire bouger Bercy, presque complet bien qu’il soit en configuration réduite (certains ont la folie des grandeurs en ce moment, entre Epica au Zénith, Helloween dans cette même salle en novembre, et aujourd’hui Deep Purple à Bercy…). La prestation du Hellfest 2014 est définitivement oubliée, Ian Gillan est déchainé, et prend régulièrement la parole entre les chansons… ce qui n’est peut-être pas au goût des autres, son homonyme Paice lançant régulièrement (mais avec humour) le tempo de la chanson suivante alors que le chanteur n’a pas fini son discours! La fin de « Fireball » est d’ailleurs anthologique, Gillan se lançant dans une séance d’improvisation s’éternisant de longues minutes devant un Steve Morse dubitatif, tandis que Paice attend patiemment la fin, le menton dans la main et le coude posée sur son tom basse; bref, la bonne humeur règne!

Seul ombre au tableau, Steve aura parfois bien du mal à caser ses solos à cause de son problème au poignet qui prend de l’ampleur. Il grimace souvent (au diapason avec Gillan lorsque ce dernier monte dans les aigües) et rate quelques notes en début de concert, le temps de se chauffer. Il a d’autant plus de mérite, en espérant que le futur ne le handicapera pas au point de ne plus pouvoir jouer.

Pour le reste pas de surprise, les classiques « Space Truckin' », « Lazy » et « Perfect Stangers » côtoient quelques titres de Now What?!: « Uncommon Man » et « Hell To Pay » (dont je confonds chaque fois l’intro avec celle de « Highway Star », fausse joie!), le tout saupoudré des solos de Don Airey et de Steve Morse. On regrettera juste que Paice n’aie pas eu droit au sien.

Agréable surprise de voir jouée « Smoke On The Water » sans fioriture, sans solo interminable d’intro ou de conclusion.

 

Le rappel est également des plus classiques: « Hush », le fameux solo de basse de Roger Glover enchainé avec le traditionnel « Black Night », annonçant la fin de la soirée.

 

La tournée s’appelle The Long Goodbye Tour; eh bien si ce devait être le dernier concert de Deep Purple de ma vie, ce serait sans regret que je leur dirais adieu. Mais j’espère quand même avoir droit à une 9ème fois!

 

Setlist de Deep Purple

Avenged Sevenfold au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 2 mars 2017

En pleine période « concerts de d’jeun’s », après Sum 41 nous voilà arrivés à Bercy pour une soirée 100% américaine. Bon, il est déjà 19h, le temps de passer la sécurité, Chevelle a déjà commencé son set.

 

Chevelle (19h? – 19h40)

 

Nous nous faufilons tranquillement jusqu’à la moitié de la salle pour observer les 4 derniers titres du trio. Peut-être que le fait d’arriver alors que la fête a déjà commencé y joue, mais j’ai du mal à me mettre dans l’ambiance. Il faut dire que le Nü Metal de Chevelle est assez lent, les riffs sont intéressants mais un peu monotones, et le groupe reste statique et ne communique quasiment pas.

Bref, sans être une 1ère partie désagréable, on a connu mieux.

 

Setlist de Chevelle

 

 

Disturbed (19h55 – 21h)

 

Heureusement les choses vont vite s’arranger: en effet, pour sa tournée Avenged Sevenfold (abrégé A7X, ce sera plus court) s’est offert un invité de luxe! La mise en scène ne trompe pas, l’intro étant lancée par Dan « le concierge de Scrubs » Donegan (guitare) tout seul sur scène dans un magnifique halo de lumière, avant d’entamer le 1er titre du dernier album Immortalized « The Eye Of The Storm »; très bon choix, les différents changements de tempo faisant leur petit effet pour un titre d’ouverture.

Contrairement à Chevelle, les musiciens ont clairement la bougeotte et ne tiennent pas en place sur scène et utilisent même l’avancée dans le public. Ceci compense le fait que Disturbed n’est pas non plus très communicatif: il faudra attendre le dernier quart d’heure pour que David « Vincent Lagaf' » Draiman nous adresse la parole entre les morceaux. Mais probablement que cette discrétion est justifiée par la mise en scène incroyable: outre les effets pyrotechniques atteignant parfois le plafond de Bercy, nous avons droit également à la fameuse reprise de « The Sound Of Silence » (Simon & Garfunkel) jouée en instruments traditionnels, Dan au piano, Mike Wengren (batterie) aux timbales, John Moyer utilisant quant à lui une basse acoustique. Le tout est complété par 2 musiciens additionnels au violon et violoncelle. Plutôt sympa!

En tout cas, David sait emmener son public et domine littéralement la salle de sa voix puissante et modulable à souhaits, aidé par les compositions taillées pour le live de Disturbed. Les pogos sont bien lancés mais dans la bonne humeur, tandis que le reste de l’audience ne se fait pas prier pour taper des mains ou sauter en rythme! Le show ratisse large dans la discographie des américains avec une large part pour Immortalized quand même, et 2 petites incartades avec « The Sound Of Silence » déjà évoqué, qui suivait « Land Of Confusion » (Genesis) histoire de varier les plaisirs.

Une excellente mise en bouche, avec encore une fois une impression d’avoir assisté au concert de la tête d’affiche!

 

Setlist de Disturbed

 

 

Avenged Sevenfold (21h42 – 23h25)

 

Qui dit concert de d’jeun’s dit également début de soirée tardif: après plus de 40 minutes d’attente accompagnée de David Bowie (ainsi que d’un œil de squelette scrutant la scène sur les 2 écrans géants de chaque côté de la scène), l’éclairage change et nous dévoile le décor qui, bien qu’aucun rideau n’entravait notre vision, était dissimulé par la pénombre. En plus des 2 écrans sur le côté, le fond de celle-ci en dispose de 6 autres, ainsi que d’un… cube au centre, sur lequel seront également projetés des animations. On aperçoit également des parterres de part et d’autre du fond de scène où se trouvent des spectateurs; probablement une sorte de carré VIP.

Mais place à la musique! C’est logiquement « The Stage », titre d’ouverture du dernier album éponyme, qui ouvre le bal. Et qui pourrait l’ouvrir pendant un moment, tant son intro est taillée pour un début de concert, avant ce déferlement d’énergie, ces changements de tempo alternant rythmes binaires propices au headbanging et passages plus calmes, ces refrains facilement mémorisables, sans oublier les solos et duels de guitare bien connus des fans du groupe; bref, ce titre est un condensé du style A7X et trouve parfaitement sa place en 1ère position, avec en prime l’outro acoustique exécutée live par Synyster Gates.

Ce dernier est d’ailleurs parfait de bout en bout, complété par Zacky Vengeance à la rythmique; les 2 gratteux n’hésitent d’ailleurs pas à régulièrement se placer côte à côte en effet « mirroir », Zacky étant gaucher et Syn droitier. Cette attitude que l’on pourrait appeler de « poseur », ainsi que le look des musiciens a valu et vaut encore à A7X de nombreuses critiques; M. Shadows (chant) évoque d’ailleurs l’attitude du public en 2006 & 2008 lorsqu’ils ont fait l’ouverture de respectivement Guns N’ Roses et Iron Maiden, qui au mieux était indifférent, au pire levait le majeur en l’air! Etant présent ces 2 soirs-là, je me souviens effectivement du mauvais accueil accordé aux américains, tout en me demandant pourquoi l’on huait ce groupe plutôt bon. Quoi qu’il en soit, M. Shadows est plutôt satisfait de sa « famille » présente aujourd’hui; une belle revanche, même si Bercy est loin d’être complet ce soir (gradins hauts bâchés, et beaucoup de places encore vacantes).

Entre les seulement 4 morceaux de The Stage, les classiques sont de sortie: « Hail To The King », « Planets » qui me déchire les cordes vocales (placé en fin de concert heureusement), ma petite préférée « Buried Alive » et un fantastique « Nightmare » qui est suivi d’un solo de batterie très soft mais néanmoins technique de la part de Brooks Wackerman. En effet, au lieu de bourriner comme la plupart des batteurs de Metal, son style est tout de finesse et lors de ce solo je me demande s’il n’est pas issu du monde du Jazz, ce qui m’est confirmé par Wikipédia le lendemain! Difficile d’ailleurs lorsqu’on le voit d’imaginer qu’il fait partie d’un groupe comme A7X, avec son look plutôt propret et passe-partout. Du coup je trouve le choix de cette recrue très judicieux.

Pendant tout ce temps, au-dessus des musiciens, il s’en passe des choses! Entre le cosmonaute gonflable, les nombreuses projections sur les différents écrans très bien synchronisées et le cube qui avance régulièrement pour se placer en bout de l’avancée de scène avant de se pencher en arrière (difficile d’expliquer l’effet obtenu, mais ça rend bien!), on ne sait pas trop que regarder entre le groupe et tout ce spectacle… Heureusement ça ne bouge pas trop dans notre coin et nous pouvons profiter de tout ça dans une excellente ambiance, pendant que le reste de la fosse se déchaine plus loin.

Un rappel généreux de 3 titres nous est offert, à commencer par le dernier Grand Classique du groupe à ne pas avoir encore été joué ce soir, « Bat Country ». La soirée se termine sur une « vieillerie » (2003, il y a 14 ans déjà!) de l’album Waking The Fallen, « Unholy Confessions ». Et c’est maintenant l’heure de partir sur fond de « A Day In The Life » des Beatles, non sans avoir passé un coucou aux membres de H2ACDC qui se reconnaitront!

Alors on se dit à bientôt, peut-être au Stade de France? En effet, M. Shadows nous a donné rendez-vous l’été prochain; et comme A7X ouvre pour Metallica sur la tournée américaine, on se dit que… qui sait?

 

Setlist d’Avenged Sevenfold

Les Insus? à Paris Bercy, le 22 octobre 2016

J’ai plusieurs fois évoqué les reformations improbables, mais qui avaient pourtant déjà eu lieu. Il y a eu Led Zeppelin en 2007 pour un concert exceptionnel, Kai Hansen et son groupe Gamma Ray qui ouvrait pour Helloween, avant de monter sur scène avec ses anciens comparses pour finir la soirée tous ensemble (c’est même arrivé sur 2 tournées!), et actuellement le monde est en ébullition depuis que Duff McKagan et Slash sont retournés auprès d’Axl Rose chez vous-savez-qui (le mec au fond qui a répondu « AC/DC », tu sors).

Mais en France, l’évènement de la fin d’année 2015, c’est la reformation de Téléphone. Enfin, pas exactement, puisque Corine Marienneau (basse) est la grande absente de ces retrouvailles, pour des raisons floues puisque chaque partie rejette les raisons de la colère sur l’autre; ce n’est pas comme ça qu’on va avancer.

Cette absence a donc provoqué un changement de nom: Téléphone a raccroché, on parle maintenant des Insus? (oui, le point d’interrogation fait partie intégrante du nom). Et au moment où j’écris ces lignes, au lendemain du 2ème concert consécutif au Palais Omnisport de Paris Bercy (si si, j’insiste, cette salle s’appelle comme ça), je viens tout juste de comprendre le choix de ce nom. Ben oui, en 2016 la majorité des téléphones sont portables; donc les Insus-Portables. Haha lol mdr. Un an pour comprendre ça, je me sidère moi-même.

 

Bref nous voilà, un couple d’amis et moi, devant Bercy; la file d’attente est bien remplie, mais j’ai déjà vu pire. A 18h et des bananes les portes s’ouvrent, nous subissons une petite fouille pour la forme (les bouchons de rechange pour la bouteille d’eau et les yaourts à boire sont passés au travers des mailles du filet), et après l’attente de rigueur, mon fidèle Ivo arrive pile pour…

 

Bachar Mar-Khalife (19h57 – 20h25)

 

…Et autant dire qu’il aurait pu arriver plus tard sans regrets. C’était… étrange. Et déplacé. Après réflexion, nous supposons que la musique est d’origine turque, sans trop de certitude (après renseignement, le chanteur est libanais). Je n’ai pas reconnu la langue chantée, mais c’est proche de l’arabe. Bachar chante et joue du piano, accompagné d’un batteur sans aucun feeling, ainsi que d’un bassite/synthé et d’un guitariste qui n’ont pas trop à se fatiguer pour les accords.

C’est long, répétitif, le rythme accélère parfois mais ce n’est que pour mieux retomber 30 secondes après. Le reste est plutôt planant, mou, les fans diront probablement atmosphérique. Aucune émotion ne ressort, et les quelques messages religieux du chanteur entre les morceaux achèvent de m’agacer.

Pourtant, la voix off annonçant Bachar Mar-Khalife comme « une fantastique découverte » semblait appartenir à Jean-Louis Aubert, mais on se demande ce que ça venait faire en ouverture d’un groupe de Rock.

 

Setlist de Bachar Mar-Khalife

 

 

Les Insus? (20h49 – 22h25)

 

Cette fois ça y est, l’une des plus grandes formations de Rock français s’apprête à faire son entrée dans un Bercy blindé ras-la-gueule (mais pas autant que pour Rammstein en 2012). Les 3 groupes de projecteurs disposés en rond au plafond dessinent des points d’interrogation, et le groupe arrive sous les acclamations d’un public qui attendait ça depuis 30 ans!

Les premières notes de « Crache ton venin » résonnent, et je me dis que c’est un choix parfait pour un début de concert: le titre n’est pas très connu du grand public, mais très apprécié des fans du groupe. L’entame est excellente, alors on enchaine dans la même veine avec « Hygiaphone », « Dans ton lit », et « Fait divers ». Autrement dit ça bouge, même si vous vous doutez bien qu’aucun pogo ne verra le jour!

Après ces morceaux relativement confidentiels au regard des tubes de Téléphone, on se dit qu’il est temps de satisfaire les touristes avec « Argent trop cher », pour lequel Jean-Louis ne se donne même pas la peine de chanter le refrain puisque 17000 personnes s’en chargent à sa place, et « La bombe humaine », avec une petite référence au Bataclan en intro, qui va de circonstance avec le titre (dans tous les sens du terme).

Le reste sera du même acabit, entre les titres relativement peu connus (« Métro, c’est trop », « Au cœur de la nuit », « Flipper »…), d’autres inédits et improvisés selon Louis Bertignac (« Le temps »), et les grands classiques. Ces derniers ont souvent droit à un traitement spécial, tel « Cendrillon » rallongé de plusieurs minutes.

« Le silence » et « Oublie ça » sont quant à eux joués en acoustique, avant que Jean-Louis ne se mette au piano pour « Le jour s’est levé » tandis que le public offre aux Insus? un magnifique tapis étoilé (pour une fois que les téléphones sont utilisés pour quelque chose d’utile en concert).

Chaque musicien est parfaitement mis en valeur, Jean-Louis forcément un peu plus que les autres, mais le micro est aussi parfois cédé à Louis entre 2 solos de guitare. Richard Kolinka bénéficie d’un kit de batterie aéré et surélevé, ce qui nous permet d’admirer son impressionnant et permanent jonglage de baguettes et son jeu tout en groove. Seul Aleksander Angelov, la pièce rapportée à la basse, est logiquement un peu plus discret, mais il a tout de même droit à son « Joyeux anniversaire » chanté par tout Bercy. L’absence de fumée nous offre un visuel très net, très propre, d’autant que les lumières et les écrans géants sont parfaitement mis en scène dans un équilibre parfait, entre accompagnement de la musique et ambiance discrète.

Les derniers tubes sont gardés pour la fin, « New York avec toi » précédant le plus connu des titres de Téléphone: « Un autre monde » et son ballon géant en forme de globe terrestre que la fosse fera rebondir jusqu’à la fin du morceau, qui clôt avec maestria cette partie de la soirée, le groupe quittant la scène sur un « Bercy beaucoup » amusé de Louis.

 

Bercy reste dans le noir tandis que le public réclame une autre chanson, et le groupe finit bien sûr par réapparaitre pour non pas un, mais deux morceau, le premier étant « Le vaudou (est toujours debout) ». Et si vous avez fait le compte, vous aurez remarqué qu’il manque l’un des titres les plus remuant du répertoire téléphonique; « Ça (c’est vraiment toi) » termine d’achever un public aux anges, les Insus? se permettant même de faire durer le morceau encore et encore, d’y inclure quelques mesures de « Satisfaction » des Rolling Stones, de ralentir le rythme jusqu’à le transformer en Blues sur lequel Jean-Louis et Louis jouent dos à dos sur la guitare de l’autre, avant d’exploser de nouveau pour un final d’anthologie!

 

Eh bien après ça, que ce soit prévu ou pas, les lumières tardent à se rallumer, ce qui excite d’autant plus la foule. Et enfin, nos 4 compagnons réapparaissent pour une dernière offrande: « Tu vas me manquer », certes de circonstance pour conclure cette magnifique soirée, mais peut-être trop intimiste (j’ai pas dit mou!) à notre goût.

 

Mais cette fois, le jour se lève bel et bien à l’intérieur du Palais et il est temps d’en sortir, tandis que les caméras de M6 recueillent les impressions de quelques spectateurs. Les traiteront-ils de zombies satanistes cette fois-ci, comme ils l’ont déjà fait à propos d’un certain festival breton? Je ne le saurai jamais, cette chaîne ne mérite pas plus d’attention de ma part et je passe mon chemin.

 

En conclusion, après quelques concerts où les surprises manquaient, il aura fallu que ce soit un groupe français qui me comble de par la diversité de ses morceaux, la complicité de ses membres, ses ambiances différentes et la sympathie qu’il exprime envers son public. Cocorico!

 

Setlist des Insus?

 

 

Bof: Bachar Mar-Khalife;

Cool: les Insus?!

Nightwish au Palais Omnisport de Paris Bercy (25 novembre 2015)

Pour cette 2ème soirée consécutive à Bercy, nous arrivons un peu plus tôt, et ce n’est pas forcément une bonne chose: presqu’une heure à attendre dans le froid et sous la pluie. Habillés léger pour ne pas être encombrés pendant le concert, nous sommes bien contents d’arriver à l’intérieur (après la boue et une fouille bien plus sommaire que la veille) dans une fosse dont les premiers rangs sont déjà bien remplis.

 

 

Amorphis

 

La soirée commence plus tôt qu’hier, car il y a 2 groupes de 1ère partie. Ça commence avec les compatriote finlandais de Nightwish: Amorphis. Comme pour Europe le son est excellent. Je me passe de mes bouchons d’oreilles dont je n’ai pas réussi à démêler le fil au début, mais le volume augmentant au fil du show, je décide de vite les remettre (et je finirai de démêler ce foutu fil après le concert).

Sur scène, le Death Progressif torturé du groupe passe bien mieux que je ne l’aurais pensé. Les membres sont loin d’en faire des tonnes, le chant est impeccable et l’alternance chant clair/grawl est parfaitement bien gérée. A noter le micro original de Tomi Joutsen (il me semble que c’est un micro de radio, sauf qu’il le tient à la main).

Preuve que les compositions sont bonnes, le public tape des mains sans même l’injonction des musiciens; il faut dire que les morceaux s’y prêtent parfaitement.

Ces premières 40 minutes passent donc drôlement vite.

 

Setlist d’Amorphis

 

 

Arch Enemy

 

Après un message général prévenant le public que le show de ce soir à l’Accorhotels Arena (ponctué de « Bercy, bordel!!! » venant de moi-même et de quelques voisins dans la fosse) contiendra de la pyrotechnie susceptible d’effrayer les plus jeunes, et après un SMS d’un collègue nous disant de vite allumer TMC (« Pourquoi, il se passe quoi encore? – Un reportage sur Disney. – T’es con, on pensait qu’il y avait encore des attentats! »), arrive le groupe que redoutent tous mes collègues présents en gradins.

Effectivement, le changement d’ambiance se fait vite ressentir: malgré le nouvel album War Eternal sorti l’année dernière, le show commence à 20h15 avec l’intro sur bande de Khaos Legion, suivi du premier titre de cet album: « Yesterday Is Dead And Gone ».

Mais dès le 2ème titre, tout rentre dans l’ordre avec le titre éponyme à War Eternal. Les pogos ont commencé depuis longtemps, mais restent bon enfant (plus que dans certains autres concerts qui ne s’y prêtent pas vraiment). Le set est constitué en majorité des titres des 2 derniers albums du combo suédois, notamment « As The Pages Burn », « Under Black Flags We March » ou « Avalanche ».

Dommage que le son soit moins bon que pour Amorphis, peut-être est-ce le style plus « gras » des suédois qui veut ça. Visuellement peu de fantaisies, mais nous avons quand même droit à une très belle batterie transparente (c’est à la mode, avec Europe la veille) et éclairées de leds, et notre schtroumpfette canadienne Alissa White-Gluz est en mode « chevalier du zodiaque », avec ses double épaulettes qu’elle finira par quitter en milieu de set. Au passage, celle-ci n’hésite pas à haranguer le public en français, avec son délicieux accent québécois qui fait un peu sourire dans l’hexagone malgré le style « gros méchants » que veut se donner le groupe.

Plusieurs walls of death se formeront, spécialement sur ma petite préférée du dernier album, « You Will Know My Name ». Au rayon des bons moments, grosse ambiance également sur « As The Pages Burn », et surtout, surtout! sur « No Gods, No Masters » taillée pour le live.

Le groupe quitte la scène au bout de 45 minutes, après « Nemesis » qui verra le dernier wall of death se former, et les derniers « woh ho ho » retentir au rythme de la mélodie du titre.

 

Setlist d’Arch Enemy

 

Pas fan de Death Metal habituellement, je dois dire que cette mise en bouche était tout de même bien plaisante. Nous profitons du break avant Nightwish (et son rideau qui cache (encore!) la scène) pour avancer jusqu’à environ 4 ou 5 mètres de la scène. Bientôt rejoints par Ivo toujours fidèle au poste, nous commençons à nous arranger par SMS avec les peureux restés en gradins pour savoir où nous retrouver après le concert.

Et justement, un gars du premier rang nous offre la réponse écrite en gros sur son téléphone: « After chez Jawad »… initiative ponctuée de rires et d’applaudissements. Ou comment se retrouver célèbre dans toute la France en étant le plus grand idiot du pays.

 

 

Nightwish

 

Mais trêve de plaisanterie, il est 21h et l’intro parlée de « Shudder Before The Beautiful » se fait entendre, suivie du tombé de rideau dès le démarrage dudit morceau. Comme pour Scorpions hier, point de montée en pression, on démarre sur les chapeaux de roues, avec une explosion sur le premier riff qui fera sursauter tout le monde!

A l’instar d’Iron Maiden, lorsque Nightwish fait la promotion d’un nouvel album (en l’occurrence Endless Forms Most Beautiful), pas question de se reposer sur les anciens titres, on enchaine avec « Yours Is An Empty Hope ». A ce propos, ils auront la décence de ne pas jouer « Dark Chest Of Wonders »: ça l’aurait foutu mal de jouer deux fois le même riff en une soirée, non?

Mais même s’ils ne seront pas majoritaires, les anciens classiques sont quand même présents, et pas des moindres: « Ever Dream » et sa magnifique intro en piano-voix, suivie de l’inattendu « Wishmaster » qui fait apparaitre un rictus sur nos visages au souvenir de la parodie « Fishmaster » (si vous ne connaissez pas, foncez sur YouTube!).

Mon impression sur la qualité du son depuis hier se confirme et le visuel est magnifique, à grand renfort de feux d’artifice. J’étais un peu déçu du fond de scène qui n’était composé que de spotlights, mais c’était avant que les écrans géants que je n’avais pas remarqués s’allument sur « Wishmaster », pour ne plus s’éteindre jusqu’à la fin, nous dispensant de magnifiques animations.

Troy Donockley fait son apparition sur « My Walden », avant que Marco Hietala ne prenne la parole pour la 1ère fois ce soir, afin évoquer les attentats (impossible d’éviter un petit discours pendant chaque concert à Paris sur cette période) et de conclure qu’il faut embrasser chaque être aimé « While Your Lips Are Still Red ». Grosse surprise pour l’ensemble du public, ce titre n’apparaissant sur aucun album officiel du groupe et étant joué en live ce soir pour la première fois depuis 2007! Joli hommage pendant que Floor est partie se reposer.

Puis on continue avec les titres post-Tarja Turunen: « Élan », le très bon single du dernier album, « Weak Fantasy », suivi d’une très belle et également inattendue surprise sur « 7 Days To The Wolves » et son final d’anthologie, puis « Alpenglow » qui met une nouvelle fois Troy à l’honneur.

Peu convaincu par l’album Endless Forms Most Beautiful, je dois dire que les morceaux passent tout de même le cap du live avec brio. Floor Jansen, chante toujours aussi bien mais, comme à chaque fois, je regrette qu’elle n’utilise pas plus sa voix de tête. C’est tout juste si on l’a entendu pousser plus haut que d’habitude sur « Ever Dream » précédemment, mais heureusement elle nous rassure sur ses capacités vocales sur le break du désormais incontournable « Storytime », et aussi lorsqu’elle nous demande si on a aimé Amorphis et ARCH ENEMYYYYYY de sa voix grawl pour laquelle elle dit s’entrainer régulièrement. Concernant Storytime, petite pensée pour un ex-collègue récemment décédé, à qui j’avais fait découvrir Nightwish par l’intermédiaire de cette chanson et de son vidéoclip.

A croire que Tuomas Holopainen n’aime pas mélanger les morceaux de l’ère Tarja avec les autres, nous délaissons maintenant les nouveaux titres pour enchainer « Nemo » ponctué d’un magnifique solo d’Emppu Vuorinen, une nouvelle surprise avec une vraie vieillerie sympho-speed « Stargazers » sur laquelle Floor pousse encore un peu (ça fait plaisir, et avec mes compagnons nous nous faisons la réflexion que, quand même, « c’était mieux avant »), suivis d’un moment de calme émouvant avec « Sleeping Sun », le tout nous amenant à la meilleure chanson jamais composée par Tuomas, le titre que tous les fans attendent impatiemment à chaque concert des finlandais, j’ai nommé le monumental « Ghost Love Score ». La première partie du morceau est ponctuée elle aussi par le magnifique solo d’Emppu, repris en chœur par le public, avant que les musiciens quittent la scène pendant le break (et la fameuse bougie sur les écrans, me rappelant le live End Of An Era).

 

Il est tout de même dommage que ledit break serve en quelque sorte de rappel; car après le retour sur scène et le final magistral de « Ghost Love Score » sur lequel Floor montre toute l’étendue de ses capacités vocales (plus que sur les autres titres), arrive déjà « Last Ride Of The Day », désormais propulsé titre de clôture malgré son jeune âge, et décoré des magnifiques animations de montagnes russes.

Mais non! Le show ayant été garni de surprises tout au long de la soirée, « Last Ride Of The Day » ne sera pas le morceau final: Tuomas et Troy restent sur scène et entament « The Greatest Show On Earth »… depuis le début! Je vous avoue que l’intro et la fin de ce morceau de 24 minutes me facilitent le transit intestinal. Mais dès que la partie « chanson » démarre, ce n’est que du bonheur: ah, ce couplet agressif sur lequel Floor semble vouloir nous bouffer tout cru, ce refrain qui reste en tête dès la première écoute, et Marco qui a de nouveau droit à sa partie de chant en solo! Le tout agrémenté de magnifiques images écologiques (c’est le thème du morceau) et conclu par les « WEEEE WEEEEERE HEEEEEEERE » hurlés à tue-tête par le public… de quoi mettre tous les poils de bras au garde-à-vous!

Heureusement (pour moi) la dernière partie de la chanson, sur bande, servira au groupe à nous faire ses adieux. Ou plutôt ses au revoir j’espère!

 

Setlist de Nightwish

 

Il est l’heure de sortir de Bercy, de retrouver les « gradineux » devant l’enseigne Accorhotels Arena que je remarque pour la première fois depuis 2 jours (que c’est moche… et écrit bien gros, à croire qu’ils en sont fiers), et de prendre le chemin du retour avec des étoiles plein les yeux, au son d’Imaginaerum dans la voiture.

Même si Jukka Nevalainen (et son bandana) n’était pas derrière ses fûts à cause de ses problèmes d’insomnie chronique (remplacé par Kai Hahto), et même si nous n’avons pas eu droit à « I Want My Tears Back » ou « Planet Hell » (ou d’autres morceaux sur lesquels Marco a ses parties de chant bien à lui), il faut bien avouer qu’un concert de Nightwish est différent de celui d’un autre groupe; l’univers créé par Tuomas est vraiment magique. Vivement le prochain!

Scorpions au Palais Omnisport de Paris Bercy (24 novembre 2015)

Lorsqu’un groupe annonce sa tournée d’adieu, on se dit qu’il faut absolument aller le voir avant qu’il ne soit trop tard. Mais quand ce même groupe revient sur sa décision car, selon ses membres, « c’est trop dur de prendre sa retraite », on se dit… qu’il faut quand même aller les voir! Parce qu’on parle de Scorpions tout de même…

 

Alors oui, la salle porte un nouveau nom très moche (que je n’évoquerai pas ici, car je continuerai de l’appeler « Bercy »), oui le prix du billet flirtant avec les 80€ en fosse nous fait penser qu’on paye de notre poche la rénovation de ladite salle au prix fort; mais avec une affiche annonçant Europe pour accompagner nos arachnides teutons, on se dit que, finalement, on ne va pas rater ça!

 

J’avais au départ décidé d’arriver tôt et de me faire rejoindre par mes amis une fois sur place, mais vu le temps pourri, je me suis dit que je n’étais pas bien pressé. Nous arrivons donc sur les lieux ensemble vers 18h45. C’est donc la première fois que je remets les pieds à Bercy depuis les travaux, et surtout depuis Black Sabbath en décembre 2013: une éternité!

A l’extérieur peu de changements (à part l’enseigne, mais je ne le remarquerai que le lendemain). Suite aux attentats du 13 novembre, la sécurité est très renforcée: dès l’entrée du « labyrinthe d’Alice » (on aurait dit la file d’attente des attractions à Disney mais en plus long, et plus boueux aussi), ouverture de la veste, fouille de haut en bas, on se retourne et on recommence. Puis, au bout de ladite file, rebelote! Cela dit, c’est tout à fait compréhensible et tout le monde s’y plie de bonne grâce.

Concernant la file d’attente, justement: elle était vide. Donc sitôt arrivés, sitôt entrés! Les différentes anecdotes lues au fil du web indiquent des problèmes pour ceux qui arrivaient un peu plus tard, et qui n’ont pas pu assister à la 1ère partie. Etrange, vu la rapidité avec laquelle nous passons les portes alors qu’il est déjà relativement tard.

A l’intérieur, les sièges rouges et un peu démodés ont laissé place à des rangées de fauteuils à assise rabattable (plus facile pour circuler) d’un noir très sobre, mais qui risque moins de devenir kitsch avec le temps. Une sorte de balcon surplombe la 1ère partie des gradins afin d’augmenter la capacité. Mais assez parlé des gradins, puisque nous sommes en fosse. Fosse qui ne semble pas avoir été agrandie, mais peut-être me trompe-je. Nous nous plaçons à 2 ou 3 mètres de l’avancée de scène, et patientons…

 

 

Europe

 

Les suédois font leur entrée à 20h10. N’ayant plus trop l’habitude des concerts commençant aussi tard, l’attente à l’intérieur fut un peu longuette, mais au moins nous étions au chaud!

Cette tournée étant destinée à promouvoir leur nouvel album War Of Kings, il est peu étonnant de voir le morceau éponyme joué en premier, suivi par « Hole In My Pocket ». Mais non, l’album ne sera pas joué en intégralité: la discographie est survolée de manière assez équitable tout au long des 40 minutes allouées au set.

Premier constat: le son est très bon. Cela se vérifiera également le lendemain, ce qui prouve que les travaux d’amélioration acoustique ont été bénéfiques. Le groupe est assez peu communicatif, même entre eux, mais très pro. Visuellement, hormis la jolie batterie transparente et Joey Tempest faisant tourner son pied de micro, peu de fantaisies sont au programme.

Musicalement, Europe est souvent considéré comme le groupe d’une seule chanson, et c’est malheureusement vrai pour le grand public. Il y a pourtant plusieurs perles dans leur carrière, notamment l’émouvant « Carrie », ou l’enjoué « Rock The Night » qui permettront au public de donner de la voix sur d’autres morceaux que celui qui sera joué en dernier.

Car en effet, après « Days Of Rock N’ Roll », autre extrait de War Of Kings et peut-être l’un des meilleurs morceaux du groupe toute période confondue, le show se termine évidemment par le cultissime « The Final Countdown »; l’hymne de toute une génération. Ou de plusieurs générations, en fait.

 

Setlist d’Europe

 

Je m’attends presque à voir arriver Sabaton sur scène comme à l’Alcatraz Metal Fest (ils passent toujours « The Final Countdown » avant chaque concert), mais ce sont d’autres connaissances du festival belge que je retrouve là totalement par hasard: un couple de d’jeuns avec qui j’avais sympathisé là-bas. C’est dingue, à chaque fois que je vais à Bercy, je tombe sur des gens que je connais… alors que dans des salles minuscules, je ne vois jamais personne. Bref, nous passons le reste de la soirée ensemble au rythme d’Aerosmith et de Led Zep en guise d’attente. Et on se revoit pour Gamma Ray, n’est-ce pas?

 

 

Scorpions

 

A 21h27 précises, la lumière s’éteint. On aurait pu penser que le rideau qui nous cachait la scène allait dévoiler un décor fantastique mais non, il tombe simplement dès que le groupe entame les 1ères notes de « Going Out With A Bang ». Parce que oui, même si les Scorp’s fêtent cette année leurs 50 ans de carrière, ils doivent quand même promouvoir leur dernier album Return To Forever, faut pas déconner!

Point de surprise au niveau scénique disais-je, il n’y a que le mur d’écrans géants habituel (et déjà présent avant le tombé de rideau, bien qu’éteint), mais néanmoins toujours impressionnant.

Dès le 2ème titre les classiques vont s’enchainer, à commencer par « Make It Real », suivi de « The Zoo » et « Coast To Coast ». Pas de surprise à priori, cet enchainement étant immuable depuis de nombreuses années, Klaus Meine faisant toujours la distribution de baguettes aux 1ers rangs pendant que Matthias Jabs s’amuse avec son micro modifié relié à sa guitare (rhââ je ne retrouve plus le nom de cet appareil, ça m’énerve!) sur « The Zoo ».

Nous remarquons avec une certaine émotion que Klaus porte un brassard bleu-blanc-rouge, et que les animations sur « Make It Real » sont également aux couleurs de notre patrie.

Le changement par rapport aux autres tournées arrive avec un medley ’70 bienvenu: « Top Of The Bill/Steamrock Fever/Speedy’s Coming/Catch Your Train », même si personnellement j’aurais bien aimé que les 2 du milieu soient jouées en intégralité.

Et jusqu’à la fin du show, je suis heureux de constater que la setlist n’est pas un bête copié-collé des autres concerts auxquels j’ai assisté: « Delicate Dance », « In The Line Of Fire », « Dynamite » (et non, elle n’est pas forcément jouée à chaque fois!) font partie des titres plus rares se glissant entre « We Built This House » et « Rock N’ Roll Band », tirées elles du dernier album.

Même la triplette acoustique voit « Holiday » remplacée par « Eye Of The Storm ». Par contre « Always Somewhere » et « Send Me An Angel » restent en place, cette dernière étant agrémentée de nouvelles animations en l’honneur de la France sur les écrans.

Le solo de batterie « Kottak Attack » se voit également modifié exceptionnellement, et d’une très belle façon: après en avoir joué les premières mesures sur ses toms, James (visiblement sobre – quand je vous dis que la soirée est pleine de surprises!!!) entonne la Marseillaise, papier à la main et prononciation difficile à cause de son accent. Mais c’est l’intention qui compte, d’autant que dès la fin de la 1ère ligne il nous laisse finir le boulot avec un regard ému… ou surpris et impressionné lorsque 20000 personnes hurlent « AUX AAAARMES CITOYEEEENS!!!« . Et de fait, Bercy qui chante l’hymne français, ça a vraiment de la gueule. « You kick ass » qu’il nous dit, et il a bien raison!

Mais revenons-en au répertoire des allemands, et cette fois nous reprenons les bonnes vieilles habitudes: « Blackout » arrive dès la fin de « Kottak Attack ». Comme à son habitude, Rudolf Schenker nous a fait un défilé de guitares aux couleurs de marques automobiles tout au long de la soirée (Mercedes, Volkswagen et Ferrari), mais je suis déçu de la voir arriver sur ce morceau sans le fameux masque aux fourchettes, mais avec sa guitare « pot d’échappement » malgré tout!

Et avant le rappel, d’autres classiques habituels finissent de nous achever: « No One Like You » (parce qu’il n’y a No one like you Paris!!!) et « Big City Nights ».

 

Seuls 2 morceaux seront joués en rappel, « Wind Of Change » ayant été placé en plein milieu de soirée (encore un fait inhabituel, tiens!). Mais du coup, les habitués l’auront deviné, ceux qui restent sont bien évidemment « Still Loving You » (qui m’agace chaque fois qu’elle passe en radio, mais qu’est-ce que c’est bon en live!) et le monumental « Rock You Like A Hurricane ».

 

Setlist de Scorpions

 

Jusqu’au dernier moment je me demandais si, après avoir vu Scorpions déjà 3 fois, les 78,50€ étaient bien investis, et il se trouve que oui.

Au lieu de jouer encore et encore les mêmes morceaux année après année en changeant juste 2 ou 3 morceaux, comme un certain groupe électrique, ou un autre à dominance violette (je ne vais pas me faire des potes là!), les allemands ont réussi à me surprendre. Quelquefois en mal (pas de masque pour Rudolf, l’absence de « Loving You Sunday Morning » ou même, soyons fou, de « He’s A Woman, She’s A Man », et pas de pyramide Matthias/Rudolf/Klaus), mais surtout en bien (cf. la setlist variée, et les petites attentions pour le public français, prévisibles mais appréciées).

Une excellente redécouverte de Bercy donc!

Nightwish à Paris Bercy, 17 avril 2012

Une sorte d’évènement avait lieu ce mardi 17 avril 2012 au Palais Omnisport de Paris Bercy. Objectivement, on ne peut pas le qualifier d’“évènement de l’année”, comparativement aux 2 shows filmés de Rammstein en mars, ou au futur concert de Metallica au Stade de France (le 12 mai pour ceux qui ne suivent pas).
Mais d’un autre côté, Nightwish jouait ce soir dans la plus grande salle de leur carrière (en excluant les festivals). Un fait assez important pour considérer ce spectacle comme immanquable! Et puis, un concert de Nightwish, ça ne se manque pas de toute façon. Na!
C’était quand même un évènement suffisamment important pour attirer le Petit Journal. Peut-être même qu’on y verra ma tête dans les prochains jours! Et croyez-moi, ce sera plus agréable que le cul qu’ils ont réussi à filmer (tradition du “Petit Journal sur un concert de Metal” oblige): pas très ragoutant. Malade

Eklipse

Et donc après une interminable attente de 1h30 sous la pluie (une pensée pour la bande de malades qui ont dormi sur place, ils se reconnaitront!), suivie d’une autre interminable attente dans Bercy (à ce propos, autant je suis ultra-fan d’AC/DC, autant avoir Black Ice en boucle pendant 2 heures, c’est vite lassant), les lumières s’éteignent.
Un premier groupe de filles très surprenant en ouverture: 3 violonistes et une violoncelliste pour un concert de musique classique(!). Je pense que tous ceux qui n’étaient pas au courant (dont moi) se sont demandé s’ils ne s’étaient pas trompé de date…
Malgré un très bon accueil de la part du public et 2 reprise de groupes connus (“In The End” de Linkin Park *beurk* et une autre, dont j’ai oublié le titre, de Coldplay *parti vomir*), ce fut un peu long. Un genre d’”Apocalyptica du pauvre”, comme je les ai nommées.
Oui bon, j’avoue: on s’est moqué. Mais c’est loin d’être la pire ouverture à laquelle j’ai assisté. Et en plus elles étaient très mignonnes.

Battle Beast

Là ça y est, on découvre la batterie à double grosse caisse, la déco avec des têtes de mort… c’est bon, on se dit que ça va commencer à envoyer du lourd.
Et effectivement, moins de 10 minutes après qu’Eklipse se soit éclipsé (mouahaha), Battle Beast arrive et nous assène ses riffs puissants, sa rythmique tranchante et son chant à la fois varié et maitrisé. Bref ça dépote.
Pendant 45 minutes, ce ne fut que du bonheur pour ce “groupe de Metal à chanteuse” que je ne connaissais pas. Dommage qu’on pense inévitablement à Nightwish ou, dans une autre mesure, à After Forever en les voyant: Heavy-Metal, chanteuse, clavier, second chanteur (à la voix typée Black Metal)… beaucoup de déjà vu. Mais vu leur présence sur scène et leur charisme, on peut espérer une percée sur le devant de la scène un de ces jours.

AC/DC

Bah ouais, pendant la balance, on a encore eu droit à Black Ice
Et, comme c’est la mode en ce moment (Aerosmith, Scorpions, The Offspring, System Of A Down, et même Accept), la scène nous est cachée pendant les préparatifs. Cette fois nous pûmes patienter devant un magnifique… “rideau de PQ”.

Nightwish

Préambule: j’ai pu me baser sur le site Setlist.fm pour retrouver la liste des morceaux joués. Vous pouvez les écouter sur cette page pour revivre le concert pendant la lecture de cet article! Clignement d'œil

Et enfin, à 21h20, les lumières s’éteignent (sur “Spoilin’ For A Fight” – oui, je fais une fixette sur AC/DC). Les premières notes de la boite à musique de “Taikatalvi” se font entendre, tandis que la silhouette de Marco se balançant sur un rocking-chair se dessine en ombre chinoise sur le rideau de PQ, et qu’il entonne sa berceuse.
Après qu’il ait balancé son rocking chair et que cette intro se soit terminée, le début de “Storytime” arrive, en toute logique. Et si vous pensiez que le rideau allait tomber au moment ou explose le riff du morceau, et bien vous vous trompiez! En effet, les 1ers couplets et refrains sont interprétés à l’abri de notre regard, pendant que les morceaux de PQ bandes de papier se déchirent peu à peu (mais vraiment très peu). C’est sur le 2ème couplet que tombe enfin le masque et dévoile le groupe sous les cris et applaudissements du public complètement déchainé (il y a même eu un pit près de moi, ils pensaient probablement assister à un concert de Slayer).

Le décor était principalement fait de bleu (couleur dominante d’Imaginaerum, leur dernier album en date pour les retardataires), avec quelques artworks tirés du disque de chaque côté de la batterie, des tuyaux d’orgue cachant les claviers de Tuomas, et un magnifique écran géant au-dessus de la scène sur lequel défilera pendant quasiment tout le concert des images de manèges et autres montagnes russes (toujours dans le thème du dernier album donc).

Sans temps mort, on enchaine sur “Wish I Had An Angel”; ah bon, en 2ème morceau? Et bien, avec mon esprit analytique infaillible, j’en déduis qu’on ne l’aura pas en final comme c’est la tradition depuis quelques années!
Ca devient presque intenable dans la fosse, et je me retrouve rapidement bien loin de l’endroit où j’étais au début du spectacle! Mais toujours à une distance raisonnable de la scène.

S’en suit “Amaranth” qui, si elle est loin de faire l’unanimité, se voit magnifiée par un break différent de la version studio, et un final prolongé qui la rendent plutôt intéressante à écouter en live.

Vient maintenant la pièce maitresse d’Imaginaerum: “Scaretale”. Formidable sur l’album, elle devient magnifique en live, notamment pendant le “break Maison Hantée de Disney” ou Marco donne de la voix dans un registre encore inconnu pour ceux qui n’ont pas écouté le dernier disque du groupe, et où tout le public participe à grands renforts de “lalala” et de “hou, ha!”.
En parlant du chant, Anette prouve, si besoin en était, qu’elle sait maintenant tirer pleinement parti de ses capacités vocales sur les compositions de Tuomas. Ca ressort d’autant plus sur ce morceau ou elle prend des intonations plutôt inquiétantes, qui étaient totalement absentes sur Dark Passion Play.

Comme vous l’aurez remarqué, ce début de concert ne regroupe que des chansons des 2 derniers albums. En effet, sur les 13 morceaux d’Imaginaerum, 10 seront jouées ce soir!!! Une initiative que je salue, car même si on aurait aimé plus de vieilles chansons (comme “Ghost Love Score” ou “Come Cover Me” qui, je vous le dis tout de suite, n’ont pas été jouées), beaucoup de groupes se contentent d’interpréter uniquement les classiques (hein, on parle encore d’AC/DC?). Nightwish (comme Iron Maiden sur leurs tournées promotionnelles), nous présentent réellement leur nouvelle création ce soir.

Mais quelques anciens tubes s’insèrent tout de même dans le set, comme “The Siren”. Nul besoin de s’étendre, c’est la version qu’Anette s’est appropriée depuis son arrivée au sein du groupe, qui est jouée ce soir.

Un moment de douceur dans ce monde de brut sur “Slow, Love, Slow” (avec Jukka et ses brosses), dont on aurait pu se passer (selon mon avis, que je partage tout de même avec quelques membres du forum Nightwish France).

Le morceau suivant introduit le 6ème membre officieux de Nightwish, Troy Donockley, qui restera un moment sur scène, donnant même de la voix sur certaines chansons.
Petit souci, de mon avis également partagé d’après les retours: hormis “I Want My Tears Back” qui met tout le monde d’accord, la sélection de titres joués avec Troy fut un peu… molle. Jugez plutôt:
– “The Crow, The Owl And The Dove”,
– “Nemo” en version acoustique, donc au tempo trèèès ralenti (à noter une multitude de personnes, dans les 1ers rangs de la fosse, tenant une feuille sur laquelle était dessinée un cœur noir; ça a beaucoup plus à Anette),
– “The Islander” (avec sa désormais traditionnelle mer d’écrans de téléphones, organisée par Marco).
Ca fait beaucoup de morceaux calmes (trop calmes), surtout en ayant eu “Slow, Love, Slow” peu de temps avant.

Heureusement le rythme reprend finalement sur “Last Of The Wilds” qui sera le dernier titre avec Troy pour le moment. Apparemment la farandole organisée n’aura pas eu le succès escompté, dommage.
Justement, concernant l’ambiance, entre 2 chansons Marco nous félicitera car malgré toute la puissance de leur matériel, malgré leurs effets pyrotechniques, malgré la fougue qui les anime pour jouer devant nous ce soir… rien de tout cela n’égale ce que nous leur faisons ressentir, tout ce monde venu rien que pour eux, tout cet amour envers le groupe. Voir Bercy, même rempli à seulement 2/3, a vraiment eu l’air de les étonner et de leur faire plaisir; Marco ne sera pas le seul à nous le faire savoir, Anette nous a aussi fait part de sa joie de voir tant de spectateurs. Sourire

Cela ne fut pas démenti lorsque “Planet Hell” déferla sur le Palais, titre qui marque encore plus que les autres la complémentarité entre Anette et Marco.
A noter, sur quasiment chaque morceau, le déluge d’effets pyrotechniques en rythme avec la musique. On n’est pas au même niveau que Rammstein, mais ça pète bien tout de même!

Les 2 morceaux précédents “Over The Hills And Far Away” (qui verra le retour de Troy et qui clôturera cette partie du show) ne feront pas baisser le rythme; entre “Ghost River” et sa magnifique chorale d’enfant (enfin, c’est une bande enregistrée, hein… ils doivent aller à l’école, les petits!) et l’inattendu “Dead To The World”, on retrouve le Nightwish nerveux qui nous a un peu manqué en milieu de show.
En fait, nous avons failli avoir 3 chansons avant “Over The Hills…”: c’est-à-dire qu’Anette a voulu nous faire chanter une chanson typiquement française… mais que personne ne connaissait; quelque chose qui donnait: “Chanson d’amour, (…?)”. Après coup, il semble que ce soit un titre de Manhattan Transfer. Quoi qu’il en soit, je pense qu’elle a vécu le plus grand moment de solitude de sa carrière! Elle aurait dû se contenter de “Frère Jacques”, comme sur la précédente tournée. Rire à gorge déployée

Et donc, après le dernier titre, le groupe s’enfuit en coulisses, après un “Make some louuuud!!!” de Marco. [Mode ironique ON:] Du bruit? Mais pourquoi donc faire du bruit?

Oui bon, “Nightwish Nightwish”, “woh ho hooo”, “clap clap clap”… bref le groupe remonte sur scène pour un autre moment de douceur (argh!) sur l’instrumental de Jean Sibelius “Finlandia” (considéré comme “le 2ème hymne finlandais”).

Finalement nous n’aurons que 2 vrais morceaux en rappel, qui sont l’autre incontournable d’Imaginaerum “Song Of Myself” (sans la 4ème partie heureusement!) et, en conclusion “Last Ride Of The Day”; quel titre bien choisi pour clôturer un concert, n’est-ce pas?

C’est, cette fois, malheureusement vraiment la fin: le groupe vient nous saluer (et puisque je ne les ai pas tous cité pendant cette review: je vous présente Tuomas, Anette, Marco, Emppu, Jukka, et Troy) et balancer quelques goodies, pendant qu’est diffusé le 10ème morceau d’Imaginaerum joué ce soir, qui n’est rien d’autre que la chanson titre concluant l’album lui-même.

Et… c’est fini! Jusqu’à la prochaine fois… Étoile

 

Setlist

Taikatalvi
Storytime
Wish I Had An Angel
Amaranth
Scaretale
The Siren
Slow, Love, Slow
I Want My Tear Back
The Crow, The Owl And The Dove
The Islander
Nemo
Last Of The Wilds
Planet Hell
Ghost River
Dead To The World
Over The Hills And Far Away

Finlandia
Song Of Myself
Last Ride Of The Day
Imaginaerum

Iron Maiden à Paris Bercy (28-6-2011)

Poursuivant leur tournée The Final Frontier World Tour, Iron Maiden est passé par Paris les 27 & 28 juin 2011 pour 2 concerts complets depuis plusieurs mois!
Une tournée exceptionnelle (comme d’habitude j’ai envie de dire), mais qui à plus forte raison se doit d’être à la hauteur de l’évènement constituant la sortie de leur dernier album The Final Frontier: en effet, rappelons que celui-ci fut n° 1 des ventes dans 22 pays dont la France, et qu’il a même battu le record du monde de vente d’un album lors de la 1ère semaine de sa sortie.

Rise to Remain

La première partie ne restera pas dans les mémoires. Du Metalcore pas très intéressant, hormis 2 ou 3 titres bien construits. Comme tout bon groupe de Metalcore, ça gueule plus que ça ne chante.
On en attendait d’ailleurs plus du chanteur, Austin Dickinson, qui n’est autre que le fils de vous-savez-qui! Et oui, après avoir eu Lauren Harris (la fille de Steve) sur une précédente tournée, nous avons droit au fils de Bruce. Quel rejeton de la Vierge de Fer aurons-nous la prochaine fois? Clignement d'œil

L’ultime frontière…

Le pré-show enfin terminé, la mise en place de la scène du plus grand groupe de Heavy-Metal du monde (si, si! Tire la langue ) commence… derrière un grand rideau noir. Décidément, System Of A Down, Judas Priest, maintenant Iron Maiden… c’est à la mode de cacher la scène avant le début des festivités!

Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce qui concerne la musique d’attente: un peu de Led Zep, “Rock N Roll Train” d’AC/DC, “Eat The Rich” d’Aerosmith… Heureusement, quelques personnes sympas avec qui discuter, dont un avec qui je garderai contact (Georges si tu me lis… mais non, pas le yéti!).
Nous n’avons pas été gênés par la balance pour parler: en effet il y en a eu très peu; j’imagine que c’était plus pour la forme qu’autre chose, tout étant déjà en place depuis le concert d’hier.

L’attente fut de courte durée puisqu’à 20h30 déjà retentissent les premières notes du célèbre morceau d’U.F.O. que tout le monde attend à chaque concert de Maiden: “Doctor, Doctor”, repris en chœur par tout le public!

…vers l’El Dorado!

Enfin les lumières s’éteignent et débute, comme tout le monde s’en doutait un peu même sans regarder la set-list, l’intro pré-enregistrée “Satellite 15”. Intro bien longue, mais qui a le mérite de faire monter la sauce en douceur avant l’explosion “The Final Frontier”, titre d’ouverture de l’album éponyme marquant l’apparition au “grand jour” (des projecteurs) du groupe (déjà ovationné auparavant par les nyctalopes les ayant vu arriver sur scène).
Ce premier titre, que ce soit en live ou sur l’album, est vraiment une bonne introduction, avec son riff tranchant et son refrain accrocheur.

“El Dorado” suit (logiquement) de très près puisque celui-ci est enchainé sans temps mort. Encore un refrain taillé pour le live, et un bon premier single. Tout l’album n’est malheureusement pas comme ça, nous le verrons par la suite.

Ceux qui, comme moi, pensaient avoir droit à une rétrospective uniquement post-2000 de la carrière du groupe seront surpris de voir arriver en 3ème titre “2 Minutes To Midnight” qui accuse l’âge vénérable de 27 ans!

La suite du show nous voit revenir dans le XXI° siècle avec 2 nouveaux titres du dernier album (il en joueront 5 au total, sur les 10 que compte le disque): “The Talisman” et “Coming Home”.
Comme dit plus haut, “Coming Home” ne bénéficie pas d’un refrain réellement accrocheur, tout comme le reste de la chanson, un peu “mou-du-genou” et même pas très émouvante. Cela-dit, elle fut très bien introduite par Bruce qui nous fit partager (en français!) ses impressions sur le fait d’être en déplacement permanent, la difficulté d’être loin de son pays… d’où le titre du morceau.
Un mot désormais sur “The Talisman”: le titre de The Final Frontier à ne pas rater! Pourtant, sans écouter le morceau, on pourrait être inquiété quant à la structure de la chanson: en effet, ici pas de couplet, pas de refrain, pas même de réel solo de guitare; juste une histoire racontée du début à la fin. Mais quelle histoire! Ce pourrait presque être la suite logique de “Rime Of The Ancient Mariner” (également 27 ans au compteur, mais ils ne l’ont pas jouée!). Et sans être structurée comme un morceau typique de Heavy-Metal, c’est pourtant à mon sens le meilleur titre du disque: c’est après une intro acoustique terriblement longue et inquiétante qu’explose le morceau, allant d’envolées lyriques en envolées lyriques, mariant excellemment ses magnifiques lignes de chant entre elles. Bref, c’était la chanson que j’attendais en live, et ce fut un grand moment.

Hormis un retour à l’an de grâce 1983 (!) avec “The Trooper” (toujours formidable en live avec son mur de guitares au sens propre comme au figuré), le reste du show sera suivi uniquement de titres sortis après l’an 2000: “Dance Of Death” (précédant “The Trooper”), puis “The Wicker Man”, “Blood Brothers” (magnifiquement introduit par Bruce lors d’un discours disant que peu importent les religions (catholiques, juifs ou… Jedi Pour rire ), peu importe la couleur de peau, nous sommes tous des Blood Brothers) et l’ultime morceau de The Final Frontier: “When The Wild Wind Blows”.
Dommage que Brave New World n’aie pas mieux été représenté: “Ghost Of The Navigator” et/ou “Dream Of Mirrors” auraient, je pense, été mieux à leur place que “The Wicker Man” et “Blood Brothers” (belle chanson mais trop soft!).
Quant à “When The Wild Wind Blows”, considéré par beaucoup comme le meilleur titre de The Final Frontier (ce sera le 2ème pour moi Clignement d'œil ), elle fut par ailleurs très bien accueilli.

Pour le final, un grand retour aux années ‘80-‘90 sera fait avec le trio “The Evil That Men Do” (avec la traditionnelle apparition d’Eddie qui tentera vainement, comme à son habitude, d’attraper Janick sans y parvenir, avant de revenir sur scène avec une guitare, symbolisant le fait d’être le 7ème membre officiel du groupe!), “Fear Of The Dark” (toujours un grand moment que cette chanson en live) et l’incontournable “Iron Maiden” clôturant le spectacle, avant le rappel. Cette dernière marquant bien évidemment le retour d’Eddie; mais cette fois ce ne sera que sa tête (à l’image de la pochette de The Final Frontier), immense, surplombant la batterie et nous scrutant de son regard ardent!

Le rappel sera composé sans grande surprise de “The Number Of The Beast” suivi d’un “Hallowed Be Thy Name” qui mettra tout le monde d’accord.

La vraie surprise (pour ceux n’ayant pas regardé la set-list) viendra du tout dernier titre. Habitué depuis de nombreuses années à terminer leurs concerts par “Run To The Hills”, ce sera en fait une autre histoire de course qui clôturera cette soirée: “Running Free”!
Prouvant, si besoin en était, qu’un bon titre de Hard-Rock est intemporel (rappelons que “Running Free” est apparu sur le 1er album du groupe, c’est-à-dire en 1980 – il y a 31 ans!), ce sera l’occasion de présenter les membres du groupe un à un, puis de terminer définitivement avec le traditionnel lancé de goodies: médiators, baguettes, peaux de toms et bracelets en éponge (et le “chapeau”!!!) sont généreusement distribués aux chanceux réussissant à les attraper.

La lumière restera éteinte un bon moment, nous faisant espérer un second rappel (pour terminer sur “Run To The Hills” peut-être?), mais nos espoirs furent réduits à néant lorsque retentirent les 1ères notes de “Always Look On The Bright Side Of Life” des Monty Python, ainsi que par la “levée du jour” sur le public de Bercy.
Il est donc temps de quitter… jusqu’à la prochaine fois!

Coming Home

Un show bien huilé (trop, peut-être?), une ambiance de feu, le bilan de cette soirée fut positif. Malgré tout, on pourra regretter un son parfois brouillon (habituel à Bercy me direz-vous), quelques problèmes avec le micro de Bruce (pas toujours rebranché à temps) et, encore et toujours, les pitreries de Janick!
En effet, malgré le fait que ce soit un excellent musicien, compositeur (“The Talisman”, c’est lui!) et soliste, il est plus souvent occupé à faire tourner sa guitare dans tous les sens que réellement jouer, laissant tout le boulot rythmique à Adrian et Dave. Cela est flagrant sur le titre “Iron Maiden” où l’on peut acquérir la certitude que, la plupart du temps, il est débranché. Vraiment dommage, d’autant qu’il assure vraiment les soli.
Mais cela fait désormais, et depuis plus de 10 ans maintenant qu’il y a 3 guitares dans le groupe, partie du spectacle, et quoi qu’il en soit Iron Maiden est une machine à concerts (malgré l’embonpoint pris par certains membres, n’est-ce-pas Nicko? Tire la langue ), un spectacle qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie pour ne pas mourir musicalement idiot!

Set-list dans l’ordre

  1. Satellite 15… The Final Frontier
  2. El Dorado
  3. 2 Minutes To Midnight
  4. The Talisman
  5. Coming Home
  6. Dance Of Death
  7. The Trooper
  8. The Wicker Man
  9. Blood Brothers
  10. When The Wild Wind Blows
  11. The Evil That Men Do
  12. Fear Of The Dark
  13. Iron Maiden 
  14. The Number Of The Beast
  15. Hallowed Be Thy Name
  16. Running Free