Iron Maiden à Paris Bercy (28-6-2011)

Poursuivant leur tournée The Final Frontier World Tour, Iron Maiden est passé par Paris les 27 & 28 juin 2011 pour 2 concerts complets depuis plusieurs mois!
Une tournée exceptionnelle (comme d’habitude j’ai envie de dire), mais qui à plus forte raison se doit d’être à la hauteur de l’évènement constituant la sortie de leur dernier album The Final Frontier: en effet, rappelons que celui-ci fut n° 1 des ventes dans 22 pays dont la France, et qu’il a même battu le record du monde de vente d’un album lors de la 1ère semaine de sa sortie.

Rise to Remain

La première partie ne restera pas dans les mémoires. Du Metalcore pas très intéressant, hormis 2 ou 3 titres bien construits. Comme tout bon groupe de Metalcore, ça gueule plus que ça ne chante.
On en attendait d’ailleurs plus du chanteur, Austin Dickinson, qui n’est autre que le fils de vous-savez-qui! Et oui, après avoir eu Lauren Harris (la fille de Steve) sur une précédente tournée, nous avons droit au fils de Bruce. Quel rejeton de la Vierge de Fer aurons-nous la prochaine fois? Clignement d'œil

L’ultime frontière…

Le pré-show enfin terminé, la mise en place de la scène du plus grand groupe de Heavy-Metal du monde (si, si! Tire la langue ) commence… derrière un grand rideau noir. Décidément, System Of A Down, Judas Priest, maintenant Iron Maiden… c’est à la mode de cacher la scène avant le début des festivités!

Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce qui concerne la musique d’attente: un peu de Led Zep, “Rock N Roll Train” d’AC/DC, “Eat The Rich” d’Aerosmith… Heureusement, quelques personnes sympas avec qui discuter, dont un avec qui je garderai contact (Georges si tu me lis… mais non, pas le yéti!).
Nous n’avons pas été gênés par la balance pour parler: en effet il y en a eu très peu; j’imagine que c’était plus pour la forme qu’autre chose, tout étant déjà en place depuis le concert d’hier.

L’attente fut de courte durée puisqu’à 20h30 déjà retentissent les premières notes du célèbre morceau d’U.F.O. que tout le monde attend à chaque concert de Maiden: “Doctor, Doctor”, repris en chœur par tout le public!

…vers l’El Dorado!

Enfin les lumières s’éteignent et débute, comme tout le monde s’en doutait un peu même sans regarder la set-list, l’intro pré-enregistrée “Satellite 15”. Intro bien longue, mais qui a le mérite de faire monter la sauce en douceur avant l’explosion “The Final Frontier”, titre d’ouverture de l’album éponyme marquant l’apparition au “grand jour” (des projecteurs) du groupe (déjà ovationné auparavant par les nyctalopes les ayant vu arriver sur scène).
Ce premier titre, que ce soit en live ou sur l’album, est vraiment une bonne introduction, avec son riff tranchant et son refrain accrocheur.

“El Dorado” suit (logiquement) de très près puisque celui-ci est enchainé sans temps mort. Encore un refrain taillé pour le live, et un bon premier single. Tout l’album n’est malheureusement pas comme ça, nous le verrons par la suite.

Ceux qui, comme moi, pensaient avoir droit à une rétrospective uniquement post-2000 de la carrière du groupe seront surpris de voir arriver en 3ème titre “2 Minutes To Midnight” qui accuse l’âge vénérable de 27 ans!

La suite du show nous voit revenir dans le XXI° siècle avec 2 nouveaux titres du dernier album (il en joueront 5 au total, sur les 10 que compte le disque): “The Talisman” et “Coming Home”.
Comme dit plus haut, “Coming Home” ne bénéficie pas d’un refrain réellement accrocheur, tout comme le reste de la chanson, un peu “mou-du-genou” et même pas très émouvante. Cela-dit, elle fut très bien introduite par Bruce qui nous fit partager (en français!) ses impressions sur le fait d’être en déplacement permanent, la difficulté d’être loin de son pays… d’où le titre du morceau.
Un mot désormais sur “The Talisman”: le titre de The Final Frontier à ne pas rater! Pourtant, sans écouter le morceau, on pourrait être inquiété quant à la structure de la chanson: en effet, ici pas de couplet, pas de refrain, pas même de réel solo de guitare; juste une histoire racontée du début à la fin. Mais quelle histoire! Ce pourrait presque être la suite logique de “Rime Of The Ancient Mariner” (également 27 ans au compteur, mais ils ne l’ont pas jouée!). Et sans être structurée comme un morceau typique de Heavy-Metal, c’est pourtant à mon sens le meilleur titre du disque: c’est après une intro acoustique terriblement longue et inquiétante qu’explose le morceau, allant d’envolées lyriques en envolées lyriques, mariant excellemment ses magnifiques lignes de chant entre elles. Bref, c’était la chanson que j’attendais en live, et ce fut un grand moment.

Hormis un retour à l’an de grâce 1983 (!) avec “The Trooper” (toujours formidable en live avec son mur de guitares au sens propre comme au figuré), le reste du show sera suivi uniquement de titres sortis après l’an 2000: “Dance Of Death” (précédant “The Trooper”), puis “The Wicker Man”, “Blood Brothers” (magnifiquement introduit par Bruce lors d’un discours disant que peu importent les religions (catholiques, juifs ou… Jedi Pour rire ), peu importe la couleur de peau, nous sommes tous des Blood Brothers) et l’ultime morceau de The Final Frontier: “When The Wild Wind Blows”.
Dommage que Brave New World n’aie pas mieux été représenté: “Ghost Of The Navigator” et/ou “Dream Of Mirrors” auraient, je pense, été mieux à leur place que “The Wicker Man” et “Blood Brothers” (belle chanson mais trop soft!).
Quant à “When The Wild Wind Blows”, considéré par beaucoup comme le meilleur titre de The Final Frontier (ce sera le 2ème pour moi Clignement d'œil ), elle fut par ailleurs très bien accueilli.

Pour le final, un grand retour aux années ‘80-‘90 sera fait avec le trio “The Evil That Men Do” (avec la traditionnelle apparition d’Eddie qui tentera vainement, comme à son habitude, d’attraper Janick sans y parvenir, avant de revenir sur scène avec une guitare, symbolisant le fait d’être le 7ème membre officiel du groupe!), “Fear Of The Dark” (toujours un grand moment que cette chanson en live) et l’incontournable “Iron Maiden” clôturant le spectacle, avant le rappel. Cette dernière marquant bien évidemment le retour d’Eddie; mais cette fois ce ne sera que sa tête (à l’image de la pochette de The Final Frontier), immense, surplombant la batterie et nous scrutant de son regard ardent!

Le rappel sera composé sans grande surprise de “The Number Of The Beast” suivi d’un “Hallowed Be Thy Name” qui mettra tout le monde d’accord.

La vraie surprise (pour ceux n’ayant pas regardé la set-list) viendra du tout dernier titre. Habitué depuis de nombreuses années à terminer leurs concerts par “Run To The Hills”, ce sera en fait une autre histoire de course qui clôturera cette soirée: “Running Free”!
Prouvant, si besoin en était, qu’un bon titre de Hard-Rock est intemporel (rappelons que “Running Free” est apparu sur le 1er album du groupe, c’est-à-dire en 1980 – il y a 31 ans!), ce sera l’occasion de présenter les membres du groupe un à un, puis de terminer définitivement avec le traditionnel lancé de goodies: médiators, baguettes, peaux de toms et bracelets en éponge (et le “chapeau”!!!) sont généreusement distribués aux chanceux réussissant à les attraper.

La lumière restera éteinte un bon moment, nous faisant espérer un second rappel (pour terminer sur “Run To The Hills” peut-être?), mais nos espoirs furent réduits à néant lorsque retentirent les 1ères notes de “Always Look On The Bright Side Of Life” des Monty Python, ainsi que par la “levée du jour” sur le public de Bercy.
Il est donc temps de quitter… jusqu’à la prochaine fois!

Coming Home

Un show bien huilé (trop, peut-être?), une ambiance de feu, le bilan de cette soirée fut positif. Malgré tout, on pourra regretter un son parfois brouillon (habituel à Bercy me direz-vous), quelques problèmes avec le micro de Bruce (pas toujours rebranché à temps) et, encore et toujours, les pitreries de Janick!
En effet, malgré le fait que ce soit un excellent musicien, compositeur (“The Talisman”, c’est lui!) et soliste, il est plus souvent occupé à faire tourner sa guitare dans tous les sens que réellement jouer, laissant tout le boulot rythmique à Adrian et Dave. Cela est flagrant sur le titre “Iron Maiden” où l’on peut acquérir la certitude que, la plupart du temps, il est débranché. Vraiment dommage, d’autant qu’il assure vraiment les soli.
Mais cela fait désormais, et depuis plus de 10 ans maintenant qu’il y a 3 guitares dans le groupe, partie du spectacle, et quoi qu’il en soit Iron Maiden est une machine à concerts (malgré l’embonpoint pris par certains membres, n’est-ce-pas Nicko? Tire la langue ), un spectacle qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie pour ne pas mourir musicalement idiot!

Set-list dans l’ordre

  1. Satellite 15… The Final Frontier
  2. El Dorado
  3. 2 Minutes To Midnight
  4. The Talisman
  5. Coming Home
  6. Dance Of Death
  7. The Trooper
  8. The Wicker Man
  9. Blood Brothers
  10. When The Wild Wind Blows
  11. The Evil That Men Do
  12. Fear Of The Dark
  13. Iron Maiden 
  14. The Number Of The Beast
  15. Hallowed Be Thy Name
  16. Running Free
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