Faux Raccord n°139

Les gaffes de Captain America.

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Leaves’ Eyes au Glazart (Paris), le 24 octobre 2015

Ayant acheté mon billet la veille à 22h, c’est encore une fois en mode « touriste » que je me rends au Glazart ce samedi, dont la nuit sera synonyme de passage à l’heure d’hiver (on dort une heure de plus, chouette!).

Le Glazart, toute petite salle parisienne située porte de la Villette, est un endroit parfait pour une soirée ambiancée par 3 groupes fort peu connus du grand public, ainsi que du public Metal habituel.

Melted Space

Le 1er groupe a déjà commencé à jouer lorsque j’arrive. Vu qu’il est 19h03 au moment où je passe les portes, je pense qu’ils viennent juste de commencer.

Melted Space, comme son nom ne l’indique pas, est un groupe français. La scène semble bien petite pour caser tous les musiciens de cette formation qui semble avoir été créée pour battre le record détenu par Amaranthe (ou Therion fut un temps): 4 chanteurs! Ce qui porte le nombre de personnes sur scène à 8, les empêchant littéralement de se déplacer.

On peut se demander quel intérêt il y a à avoir autant de chanteurs, puisque les 2 filles ont des voix assez semblables (pas de chant lyrique vs. chant pop par exemple), et les 2 mecs se contentent de grawler (de la même façon, un chant clair vs. chant Death aurait été plus intéressant). C’est là que l’on se rend compte qu’Amaranthe a eu une bien bonne idée, chaque chanteur apportant sa pierre à l’édifice (de la même façon que Therion à l’époque des 4 chanteurs). Ici, c’est juste inutile.

Musicalement, on alterne entre le Pop-Metal (Amaranthe, toujours Amaranthe…) à tendance Sympho et le Black bien crade lorsque les 2 filles s’éclipsent en coulisse, laissant plus de place aux 2 mecs (l’une d’elles avait probablement envie de faire pipi, et comme la Loi féminine les oblige à y aller par deux, ceci explique cela).

Je me rends compte que j’ai écrit un bon petit pavé pour un groupe qui, malgré la sympathie évidente de ses membres (on les retrouvera plus tard au stand merchandise pour faire des photos) et le soutien de Liv Kristine (front-woman de Leaves’ Eyes) sur leurs albums, n’aura pas marqué mon esprit malgré le bien qu’on en dit sur Internet. Passons à la suite.

Setlist de Melted Space

Diabulus in Musica

Le 2ème groupe de la soirée a déjà un peu plus de bouteille. Dès que les enceintes arrêtent de cracher du Volbeat en guise de musique d’attente (il n’y aura que ça de toute la soirée), les musiciens font leur entrée en toute simplicité, certains ayant même installé leur matériel eux-mêmes.

Dès le début on sent une plus grande maitrise des compositions, quelque chose d’un peu plus taillé pour le live que le groupe précédent. Peut-être s’agit-il aussi de charisme, quoi qu’il en soit les espagnols semblent plus à l’aise que les français, bien qu’ils avouent jouer pour la première fois dans nos contrées!

A propos, la chanteuse Zuberoa Aznárez s’exprime dans un français tout à fait correct malgré quelques hésitations, tout comme son compère Gorka Elso qui s’occupe du clavier et du chant grawlé (on se « limite » à 2 chanteurs et c’est très bien comme ça!). Les habitants du Pays Basque auront deviné à ces noms que Diabulus in Musica vient de cette région!

Malgré l’ambiance posée par les morceaux, le son est très mauvais. On distingue à peine la guitare, à peine plus le clavier (penché vers nous, à la façon de Jens Johansson de Stratovarius), le tout étant noyé sous la session rythmique basse/batterie. Ceci est d’autant plus étonnant que la basse est jouée en coulisses! Même la voix de Zuberoa (arborant un petit ventre rond, aurait-elle un polichinelle dans le tiroir? Je l’espère, sinon mon commentaire manque de classe!) peine à être audible, un comble pour un groupe de Metal Sympho. Avant le dernier morceau, Gorka nous avouera que le groupe a rencontré quelques problèmes de guitare, et qu’ils ont été dépannés par les membres de Melted Space.

Ces désagréments sont malgré tout compensés par la bonne humeur et les petites blagues des 2 « front man & woman », toujours en français (des espagnols qui parlent autre chose qu’espagnol, je n’y croyais plus!).

Un groupe à suivre, même si la tête d’affiche place la barre si haut qu’elle sera bien difficile à atteindre!

Setlist de Diabulus in Musica

Leaves’ Eyes

Bien que Liv Kristine soit restée invisible toute la soirée, le reste des musiciens est loin de se la jouer star, ayant également installé leur matériel eux-mêmes, à l’instar du groupe précédent.

Pendant l’intro qui débute dès 20h55, ils font quand même genre « on apparait les uns après les autres », mais l’effet est essoufflé, ça fait 15 minutes qu’on vous observe les gars! Ils sont quand même fort aimablement applaudis, juste avant l’ovation accueillant Liv, celle-ci ayant à peine le temps de nous faire un petit signe avant d’entamer « Halvdan The Black », extrait du dernier album King Of Kings. Ce premier titre nous annonce la couleur: la soirée va être particulièrement marquée au niveau des refrains! Dommage que les 2 guerriers en armure placés de chaque côté de la (petite) scène ne restent pas à la fin du morceau, l’idée était plutôt sympa! Mais de toute façon tous les regards sont rivés sur la très belle Liv et sa tenue sexy-gothique violette.

Le chant est partagé entre sa sublime voix et les grawls de son mari Alexander Krull. Les 2 guitaristes et le bassiste (respectivement Thorsten Bauer, Sander van der Meer et J.B. Van der Wal) passeront le set à headbanger quasiment sans discontinuer, marquant un contraste saisissant avec Félix Born, impassible derrière ses fûts.

Le choix des chansons jouées ce soir réussit à caser un peu tous les styles et toutes les périodes du groupe de façon à ce que l’auditoire ne s’ennuie jamais: les morceaux mid-tempo « Farewell Proud Men », « Into Your Light », « Edge Of Steel » ou « My Destiny » sont judicieusement placés entre les titres plus nerveux « The Waking Eye », « Galswintha », le fédérateur « Hell To The Heavens » ou « Symphony Of The Night », pendant laquelle Liv monte si haut qu’elle pourrait presque briser du cristal. Impressionnant! Je me prends à penser que Nightwish aurait pu l’embaucher à la place de Floor Jansen (je ne digère toujours pas le fait que cette dernière se refuse à utiliser sa voix de tête, surtout sur les titres de « l’ère Tarja »).

Nous avons également droit à « Swords In Rock », une bonne chanson à boire (de l’aveu même de Liv) qui aurait pu lancer un pogo si la salle était un peu plus remplie.

En effet, Leaves’ Eyes est loin d’attirer les foules, et même si on est loin du fiasco de Threshold en novembre 2014, le fond de salle est vide, et le milieu plutôt clairsemé. Ça n’empêchera pas l’ambiance d’être à son comble, grâce comme j’ai déjà dit aux refrains taillés pour le live, et au charisme des musiciens dont les incitations à taper des mains sont parfois inutiles, tant cela nous parait logique à l’écoute des chansons!

Après seulement un peu plus d’une heure et « King Of Kings », titre éponyme à l’album promu sur la tournée (on commence avec, on termine avec!), le groupe revient pour nous interpréter « Elegy », peut-être pas assez épique pour conclure un concert.

Et de fait, après un 2nd rappel, Leaves’ Eyes est de retour, affublé des 2 guerriers en armure du début, avec un « Blazing Waters », encore une fois extrait de King Of Kings, qui mettra tout le monde d’accord une bonne fois pour toutes! Même si le concert n’aura duré au final qu’1h20…

Setlist de Leaves’ Eyes

Sur les rotules après une telle conclusion, je me dis que j’aimerais bien supporter ce groupe qui a dépassé mes espérances de la soirée en achetant le t-shirt de la tournée. Bien m’en a pris, car en me retournant après avoir cassé ma tirelire (quoique 20€ pour un t-shirt, ça reste raisonnable), je me retrouve nez à nez avec Liv venue discuter avec les fans et prendre quelques photos!

Du coup, après un cliché et quelques mots échangés avec la jolie blonde (et ses 2 guerriers en armure), puis une autre photo en compagnie des 2 membres fondateurs de Diabulus in Musica, je quitte finalement le Glazart, ravi de cette soirée à laquelle j’ai failli ne pas assister par fainéantise!

La prochaine fois, je ne me poserai pas de question: Leaves’ Eyes en concert? Je fonce!

Retour vers le Grand Rex, Paris (21/10/2015)

2015 est une année formidable, technologiquement parlant. Voyez plutôt: des voitures transformables en aéroglisseurs et circulant dans le ciel sur le « stratosphérique », des hoverboards, dignes remplaçants de nos anciens skateboards, des publicités holographiques et interactives en 3D, des vêtements auto-séchant et ajustables à la taille, des baskets auto-laçantes, etc., etc..

C’est en tout cas ainsi que Marty, venant de 1955, découvre notre époque lorsqu’il débarque le 21 octobre 2015 à 16h29, dans un film dont je ne vous ferai pas l’affront d’énoncer le titre car vous l’avez tous reconnu. Nul doute qu’il serait quelque peu déçu de voir ce qu’il en est en réalité.

Cela dit, parfois on fait les choses bien, même en 2015. C’est le cas pour cette soirée exceptionnelle au Grand Rex à Paris, en l’honneur de la trilogie la plus appréciée, la plus culte, bref la plus géniale de tous les temps (et que celui qui dira le contraire soit condamné à regarder l’intégrale des films d’Uwe Boll en boucle jusqu’à la fin des temps!).

Que la fête commence!

Nous voici de retour en cette bonne vieille année 1955…

Premier constat, pour ceux qui en auraient douté: il y a du monde. Cette soirée, particulière car il s’agit de la date avec un grand D, affiche complet depuis de nombreux mois (ainsi que toutes les autres, puisque 4 séances supplémentaires ont été ouvertes par la suite).

Le long de la file d’attente remontant sur une bonne partie de la rue Poissonnière, nous croisons de nombreux Marty, la plupart arborant fièrement le fameux « gilet de sauvetage » (la doudoune orange) et la casquette irisée du futur, de nombreux Docs (version far-west, version Breaking Bad pour recharger la machine en plutonium ou version « Doc du futur »), et même quelques quêteuses pour la sauvegarde de l’horloge de l’hôtel de ville!

Mais la star la plus photographiée et la plus authentique que nous croisons dans cette même rue, c’est celle sans qui le film n’aurait jamais eu la même saveur: la DeLorean! Car quitte à voyager dans le temps dans une voiture, autant en choisir une qui a de la gueule!

Les attroupements photographiques ont donc déjà lieu alors que les portes ne sont même pas ouvertes. Elles ouvriront d’ailleurs légèrement en retard, heureusement Pizza Hut est là pour nous offrir quelques parts de leur spécialité… oui, offrir! Très beau geste de leur part, bien que ce soient des pizzas normales, et pas déshydratées.

Il est temps maintenant d’entrer dans cet éphémère lieu de pèlerinage pour des milliers de fans (12011 acheteurs de tickets sur les 5 soirs), et que voit-on à peine passées les portes? Une autre machine à voyager dans le temps, de la fumée sortant même des « excroissances » à l’arrière de la voiture.

Après avoir récupéré un badge, puis s’être fait poser un bracelet permettant d’entrer ou sortir comme bon nous semble (ainsi que de gagner des cadeaux si on a la chance de tomber sur un pictogramme dessiné dessus, ce qui ne sera pas mon cas), nous montons au 1er étage.

Et nous réalisons alors que l’appareil photo ne va pas beaucoup voir le fond de notre poche! En effet, tout l’étage est consacré à une exposition: des portraits réalisés par un fan, mais aussi un nombre faramineux d’objets du film, que ce soit les vêtements (la doudoune, la veste auto-séchante, le blouson en cuir « discret »), les Nike normales et celles auto-laçantes, l’hoverboard (ainsi que le skateboard normal), la guitare de Marty, les plaques d’immatriculation de la DeLorean… et même les lunettes, le radio-réveil, la montre et la casquette de Marty, les lunettes en aluminium de Doc, le faux livre censé avoir été écrit par George McFly, les talkie-walkie, les magazines (Oh làlà!), la photo de Marty avec ses frère et sœur qui disparaissent, la photo de la tombe de Doc, la photo de Doc & Marty devant l’horloge de l’hôtel de ville, le plat à tarte « Frisbie’s », la télécommande de la DeLorean, l’almanach des sports, la pizza déshydratée, les allumettes Biff’s, la caméra de Doc, la cassette audio de Van Halen… et bien sûr le convecteur temporel, dessiné par Doc après qu’il soit tombé en changeant une ampoule dans ses toilettes! Voilà, je crois que j’ai fait le tour…

C’est donc un véritable musée, et à titre de comparaison il y a autant de matière que pour les différentes expositions Star Wars, Harry Potter ou Game Of Thrones ayant eu lieu récemment à Paris, alors que ce n’est pas le but premier de cet évènement (surtout que les autres étaient payantes, hormis celle de GoT)!

Le 2ème étage sera moins enthousiasmant: un stand merchandising proposant entre autres des affiches à 10€ pièce ou une photo sur fond vert avec l’horloge de l’hôtel de ville pour le même prix… nous passons notre chemin et allons nous installer dans la salle.

2,21 gigowatts???

Peu après 19h, la soirée est lancée par un invité prestigieux, qui a participé au succès des films en France alors qu’on ne voit même pas sa tête dans la trilogie: Luq Hamet, doubleur officiel de Michael J. Fox. C’est tout d’abord sa voix, ainsi que celle de Céline Monsarrat (Lorraine, la mère de Marty) qui entame les festivités, dans un remake de la scène lors de laquelle Marty se réveille en 1955 avec sa mère jeune à son chevet: « Nous sommes de retour à Paris dans cette bonne vieille année 2015 ».

Après un petit speech de Luq depuis le balcon de gauche, permettant de présenter la soirée et de chauffer la salle de façon très efficace, l’orchestre du COGE nous interprète un medley des meilleurs morceaux de la B.O. de la Trilogie; autrement dit, 15 minutes de poils au garde-à-vous sur les bras!

Très grosse déception malgré tout de les voir remballer leurs instruments à la fin de leur session, moi qui pensait que les films étaient joués en ciné-concert; en tout cas c’est comme ça que je l’avais compris sur le site de l’évènement.

Et enfin, après un second discours de Luq (depuis le balcon de droite cette fois), le grand moment tant attendu arrive enfin: les lumières s’éteignent, et l’écran (le petit, pas le grand: 2nde et dernière déception de la soirée) affiche le tableau de bord de la DeLorean, tandis que les voix off de Doc & Marty nous expliquent que dorénavant, le système de recharge du convecteur temporel est relié à un sonomètre. La réaction dans la salle ne se fait pas attendre et un tonnerre d’applaudissements et de cris va vite faire monter le niveau dans le rouge! Mission accomplie… et finalement le logo d’Universal apparait, marquant le départ du marathon Retour vers le futur!

L’ambiance est dantesque dans la salle, et chaque inscription portant le nom des scénaristes Robert Zemeckis & Bog Gale, du producteur Steven Spielberg, ou du compositeur Alan Silvestri est ponctuée d’une véritable ovation de la part du public.

Et comment décrire l’accueil réservé à Marty lorsqu’il entre chez Doc, prêt à en découdre avec la petite guitare jaune qui va faire exploser l’ampli géant de ce dernier!

Il en est de même à chaque apparition des personnages principaux: George & Lorraine McFly, le principal Strickland, bien sûr Doc Brown, et même Biff, bien qu’on discerne quelques huées au milieu des applaudissements; il faut dire que son personnage est plutôt détestable, non?

Je ne vous ferai pas l’affront de raconter le film, que vous connaissez tous par cœur. Chaque scène culte (autrement dit tout le film) est également ponctuée d’applaudissements, chaque réplique culte (autrement dit tout le… bon vous avez compris) est récitée par cœur par toute la salle, chaque chanson est battue en rythme par le public (« Johnny B. Goode » et l’inégalable « Power Of Love »), et quelques effets spéciaux viennent rendre au film un très agréable effet 4D, comme en témoignent les « ooooh » admiratifs lorsque la boule à facettes se met en route pendant le bal de la Féérie dansante des Sirènes avant que George embrasse Lorraine pour la 1ère fois, ou que les stroboscopes illuminent la salle quand la DeLorean repart en 1985 après maint péripéties, et manquant faire mourir Doc électrocuté!

La route? Là où on va on n’a pas besoin… de route

La fin du film est accueillie comme le début. C’est l’heure maintenant de la pause-pipi, du ravitaillement en nourriture (hormis les pizzas, autant dire que nous faisons un repas de bonbons Haribo) et d’aller faire quelques photos supplémentaires de l’expo.

Retour dans la salle, afin que Luq (cette fois sur scène) introduise PV Nova & the Starlighters, venus nous interpréter quelques titres de la saga: on commence par un « bon vieux Rock bien rétro » (faut-il vraiment que je vous dise de quelle chanson il s’agit?), suivi entre autres de « Power Of Love » et « Back In Time » de Huey Lewis & the News, le concert se terminant sur les notes du thème principal du film.

La guitare sur laquelle PV Nova joue est la réplique exacte de celle de Marty (pas la jaune, mais la Gibson rouge, celle du bal!) et est donnée en cadeau à un internaute ayant mis en scène « Johnny B. Goode » de façon originale (il a gagné en jouant dans une rivière), ce qui était le concept d’un jeu-concours organisé pour la soirée. Chanceux!!!

Pendant le concert de PV Nova & the Starlighters, des techniciens installaient 2 rampes parallèles sur le sol. Après la présentation du 2ème film par Luq, nous proposant au passage de venir faire des photos avec lui près de la voiture à l’issue de la projection, les voix de Marty & Doc (Luq Hamet & Richard Darbois) nous proposent un voyage dans le futur, et c’est alors que les rampes s’enflamment, à la manière des traces laissées par la DeLorean lorsqu’elle quitte l’espace-temps dans lequel elle se trouve, tandis que quelqu’un (du public, à moins que ce soit un chauffeur de salle?) entonne un « Joyeux anniversaire » bienvenu en cette année marquant les 30 ans du 1er épisode.

Puis le 2ème film commence enfin, toujours agrémenté des réactions du public pendant les différentes scènes cultes.

Question effets spéciaux, seuls quelques pétards exploseront en même temps que la DeLorean est touchée par la foudre à la fin du film, projetant par accident Doc à l’époque du… mais vous savez déjà de quoi je parle! Effet un peu cheap, comparé à ce qui nous avait été proposé pendant la première projection.

Je m’appelle Eastwood, Clint Eastwood

Je me lève dès la fin du film, avant le générique et pendant la bande-annonce du 3ème épisode (toujours proposée à la fin du 2) pour foncer au rez-de-chaussée du Grand Rex, afin d’éviter la foule voulant se faire prendre en photo avec Luq Hamet.

Peine perdue, tout le monde a eu la même idée. A force de patience j’obtiens malgré tout un cliché et une poignée de main. De retour dans mon siège, je me félicite d’avoir été l’un des derniers à me faire photographier, car à peine 5 minutes s’écoulent que déjà, il est de retour sur scène.

Mais il n’est pas seul! En effet, ses compagnons vocaux l’accompagnent, à commencer par la légende Richard Darbois (Biff), rejoint peu après par Céline Monsarrat (Lorraine)… mais la soirée n’aurait pas été complète sans la présence de la fabuleuse voix de Doc Brown: Pierre Hatet, accueilli par une standing ovation! C’est un évènement d’autant plus exceptionnel qu’il nous apparait fort diminué physiquement, une canne à la main, Céline et Richard étant obligé de le soutenir pour l’accompagner jusqu’à sa chaise.

De se retrouver ainsi entouré de ses 3 compagnons avec lesquels il n’a pas travaillé depuis bientôt 30 ans a réussi à tirer une petite larme à notre ami Luq. Et l’instant émotion n’est pas fini, puisqu’il nous annonce que le Grand Rex a décidé de reverser 1€ par place vendue à la fondation Michael J. Fox qui lutte contre la maladie de Parkinson. Sachant que 12011 places ont trouvé preneur, le calcul est facile à faire.

Mais c’est maintenant l’heure des adieux, Luq nous remerciant et nous souhaitant une bonne fin de soirée en compagnie de Marty, Doc, Clara et « Molosse » Tannen, protagonistes principaux du 3ème et dernier épisode de la Trilogie culte de Robert Zemeckis.

Point d’effets spéciaux lors de la projection cette fois, mais toujours une ambiance d’enfer dans la salle, ceci renforçant le caractère exceptionnel de cette soirée, et arrivant même à créer une certaine émotion lorsque la Star du film vient à disparaitre, broyée par un train (si vous ne voyez pas de qui je parle, honte à vous!).

Nom de Zeus!

La soirée se termine donc, vers 3h du matin. Le temps de sortir du Grand Rex, attrapant au passage une photo avec Marcus (un animateur que je regarde faire le clown sur Game One depuis mes années lycée, et reconnu par toute une génération de geeks), et il est temps de rentrer à la maison, à une vitesse bien inférieure à 88 miles/h.

Si vous ne l’aviez pas encore compris, Retour vers le futur et ses suites sont à jamais mes films préférés, devant Star Wars, devant Jurassic Park, devant tous les autres. Cette soirée au Grand Rex était pour moi un évènement à ne rater sous aucun prétexte. Aucun! D’autant plus en cette date du 21 octobre 2015, une journée qui aura fait rêver 3 générations de cinéphiles, et qui continuera encore, j’en suis sûr… dans le futur!

Et je félicite les organisateurs de l’évènement car tout était absolument parfait. Je garderai à jamais un souvenir formidable de cette soirée. Merci Michael, merci Christopher, merci Robert & Bob, merci Luq, et merci à tous les autres.

C’était le pied!!!