Steve N’ Seagulls au File7 de Magny le Hongre, le 25 novembre 2017

Parmi les groupes faisant le buzz sur internet grâce à des reprises, rares sont ceux qui tiennent sur la durée au point d’enregistrer 2 albums, et encore plus rares sont ceux qui peuvent se permettre d’organiser une tournée européenne!

C’est le cas de Steve N’ Seagulls, qui arrive à Magny le Hongre, près de Disney, pour la dernière de leurs 7 dates françaises.

Il y a déjà pas mal de monde près du File7 lorsque les portes ouvrent à 20h30, et la salle, même si elle n’affichera pas complet, finira remplie de façon fort honorable. A 20€ le billet (15€ pour les employés Disney), on aurait tort de se priver! C’est ainsi que Sylvia, Cécilia, Blazej (qui vous sont tous inconnus si vous suivez mon blog!) et moi-même nous plaçons sans difficulté au pied de la scène.

 

Gliz (21h05 – 22h)

 

C’est un groupe jurassien qui ouvre pour Steve et ses mouettes. Sans posséder l’humour de la tête d’affiche, on sait que nous sommes dans le thème: le seul instrument à cordes utilisé par Gliz est un banjo électrique; son propriétaire, qui officie également au chant, utilise une rangée de pédales d’effets qui rendrait jaloux John Petrucci. Il est appuyé par un batteur/joueur de xylophone au regard un peu fou, et les basses sont assurées par… un bombardon!

Le style est difficilement définissable: le côté Country est bien présent, mélangé à du Jazz. C’est assez original et agréable, et surtout cohérent. Certains fans ont fait le déplacement et le groupe est fort bien accueilli. Le chanteur descendra même dans la fosse sur le dernier morceau.

Malgré tout, une heure pour une 1ère partie ça fait long, et à la fin il nous tarde de passer à ceux pour qui nous sommes venus!

 

Pas de setlist trouvée

 

 

Steve N’ Seagulls (22h30 – 0h03)

 

C’est de façon fort classique que le groupe arrive sur scène, accompagné par une intro sur bande, avant de lancer « Over The Hills And Far Away » de leurs compatriotes finlandais de Nightwish; bon, je sais, à la base c’était Gary Moore, mais leur répertoire comprenant également « Wishmaster », je suppose que c’est la version Metal Sympho qui les a inspirés.

Le groupe n’ayant sorti que 2 albums, peu de surprises dans la setlist, sauf du côté des absents: outre le susnommé « Wishmaster », d’autres morceaux seront oubliés, notamment « Symphony Of Destruction », « Ich Will », « Nothing Else Matters », « Paradise City », « Run To The Hills » et « Holy Diver » pour ceux qui vont me manquer.

Mais il y a de quoi remplir cette heure et demie avec ces versions Country devenues désormais des classiques du groupe: « Self Esteem » de The Offspring réveille un peu le public dès la fin d' »Over The Hills And Far Away » qui n’était peut-être pas assez connue, les 2 morceaux d’Iron Maiden « Aces High » et « The Trooper » font frissonner les connaisseurs, « November Rain » des Guns N’ Roses fait chanter le public en chœur de la même façon que « Sad But True » de Metallica… les plus anciens profitent également des moins récents « Burn » de Deep Purple et « Black Dog » de Led Zeppelin. Quelques pogos verront même le jour lors de « Seek & Destroy » et « You Could Be Mine »! « You Shook Me All Night Long » et « It’s A Long Way To The Top (etc. etc.) » nous rappellent quant à eux avec beaucoup de tristesse la très récente disparition de Malcolm Young.

Pour ceux qui n’étaient pas au courant de leur réorchestration la plus récente, la grosse surprise de la soirée viendra de la reprise de Trust (dois-je vraiment énoncer le titre?), « Antisocial », chantée par Pukki (contrebasse) en français s’il vous plait!

Les musiciens sont impressionnants de virtuosité; mention spéciale à Hiltunen, qui derrière son air un peu benêt (et sous sa coiffe faite en animal mort d’origine inconnue) assure comme une bête que ce soit à la mandoline, à l’accordéon, au clavier et même à la flûte traversière! Seul lui manque le chant, tandis que chacun de ses comparses a son morceau attitré, même si la plupart du temps c’est Remmel (banjo, mandoline et guitare) qui se colle au micro. Pourtant, c’est Herman (banjo et guitare) qui remporte tous les suffrages lors de ses sessions de chant, mais sa voix est peut-être trop sérieuse pour le ton voulu.

Le style Country des versions albums est légèrement atténué par l’amplification des instruments, ce qui est un peu dommage.

L’humour par contre est bien présent, mais il transparait surtout par l’attitude des musiciens, très complices entre eux et amicaux avec le public. Hiltunen est littéralement hilarant, avec ses mimiques et son air ahuri qu’il a malgré tout bien du mal à garder, ne pouvant s’empêcher de pouffer de rire en croisant le regard des 1ers rangs. Mais on regrette un peu le manque de mise en scène: aucun décor particulier, juste les costumes de scène tout droit sortis de La petite maison dans la prairie. Pas non plus de cuillères ou d’enclume sur « Thunderstruck », qui clôt la 1ère partie du concert; ce titre ayant fait découvrir Steve N’ Seagulls au monde, la boucle est bouclée!

 

Le groupe mettra moins d’une minute à revenir pour enchainer sur une version de « Born To Be Wild » de Steppenwolf allongée à l’extrême, peut-être un peu trop.

C’est donc la fin d’une soirée fort agréable, qui fut à même de contenter à la fois les Metalleux et les autres, ces derniers ayant peut-être maintenant envie de découvrir les versions originales des morceaux joués!

Il est temps maintenant de rentrer chez nous dans le froid du mois de novembre; mais 3 minutes à pied pour rejoindre l’appartement, on a vu pire!

 

Setlist de Steve N’ Seagulls

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Helloween au Zénith (Paris), le 15 novembre 2017

Les réconciliations dans le Metal, j’en ai déjà parlé suffisamment souvent. Je ne vais pas en remettre une couche: tous les gens présents ce soir savent très bien que la tournée Pumpkins United voit le retour de Kai Hansen en tant qu’invité pour la 3ème fois chez Helloween, et surtout celui de Michael Kiske, invité lui aussi dans le groupe qu’il a quitté depuis maintenant… pfiou, 24 ans! Bref, cette soirée sera placée sous le signe de la nostalgie et des vieux qu’ont de l’âge.

 

Le Zénith, c’est grand. Mais le Zénith, ça possède 2 configurations. On ne va pas se voiler la face, j’étais très dubitatif quant au choix de cette salle pour accueillir Helloween, plus habitué à l’Elysée Montmartre ou au Trianon. Mais bien que la salle peine à se remplir, les trous finiront tout de même par être bouchés au fur et à mesure que le show avance, même si ce sera dans sa petite configuration, faut pas déconner non plus.

Eh oui, parce que si les gens s’étaient tenus au courant, ils auraient su qu’il s’agissait d’une soirée spéciale, sans 1ère partie, et que ça allait commencer à 20h; ils ne seraient donc pas arrivés plus tard en espérant probablement éviter un groupe d’ouverture insipide! Bref, tant mieux pour nous puisque même en arrivant à 19h alors que les portes sont ouvertes depuis déjà 30 minutes, ça nous a permis de nous rapprocher considérablement de la scène, notamment à gauche de l’avancée dans le public.

Alors c’est parti…

 

Tout d’abord, le rideau… ce fameux rideau qui cache la scène, il est bien présent, comme souvent depuis quelques années, et il arbore fièrement le logo du groupe surplombant le nom de la tournée, tandis que la musique d’ambiance diffuse aussi bien du Ozzy Osbourne que du Billy Idol (Helloween pratique l’éclectisme).

Tellement habitué que je suis à entendre « For Those About To Rock (We Salute You) », quelle est donc ma surprise d’entendre le volume monter sur « Let Me Entertain You » de Robbie Williams (merci d’ailleurs à Cortana de m’avoir donnée cette info, sinon impossible de le deviner). Mais bon, quand on sait que Sascha Gertsner (guitare) écoute Rihanna avant de monter sur scène, on n’est plus à ça près.

Et enfin ça y est, l’éclairage s’estompe et l’intro d' »Halloween » (sur bande) résonne dans la salle parisienne, pendant que les musiciens prennent place devant une foule déchainée. Finalement la bande son laisse rapidement place à du live, et la réalité s’échappe pendant 13 minutes. J’attendais avec appréhension le 1er break, où ils ont l’habitude d’enchainer sur autre chose pour un medley, mais non! Ç’aurait été cruel de ne pas jouer ce morceau en entier, et Helloween ne nous déçoit pas sur ce point, ni sur le reste de la soirée d’ailleurs!

Par contre, point de « Pumpkins United » (la chanson), ni maintenant ni plus tard; bizarre. Pas non plus de fausse mise en scène de l’évènement, tout le monde est là dès le départ, y compris les « pièces rapportées »! L’avancée de scène est rapidement investie, et ceci avec parcimonie pour ne pas non plus laisser les 1ers rangs en reste.

Certains ont dû revivre leur adolescence avec les morceaux suivants: « Dr. Stein » et « I’m Alive » suivent « Halloween », entre lesquels Andi Deris nous présente 2 amis: Seth et Doc. Il s’agit de 2 citrouilles animées, dont l’écran géant nous contera les aventures quasiment entre chaque morceau. Ils passeront la soirée à alimenter une machine infernale composée d’artefacts provenant de tous les albums du groupe, chaque interlude servant d’introduction au morceau suivant…

Et en parlant des morceaux joués… quelle sélection! A partir de « I’m Alive » placé en 3ème position (on aurait préféré « March Of Time », mais ne boudons pas notre plaisir), nos amies cucurbitacées vont alterner avec une rigueur propre à leur pays d’origine les chansons tirées de l’ère Kiske avec celles de l’ère Deris, en prenant bien soin d’explorer toute la discographie du groupe. Si les 2 Keeper Of The 7 Keys sont évidemment mis à l’honneur, presque chaque album aura droit à un extrait. Seuls Chameleon (on ne s’en plaindra pas), Keeper Of The 7 Keys: Legacy, Gambling With The Devil et le petit dernier My God-Given Right seront absents. Deris sera en solo sur la plupart des titres de son époque, comme « If I Could Fly », « Perfect Gentleman », « I Can », « Sole Survivor », « Power », « Are You Metal? » ou « Waiting For The Thunder ». Bizarrement, Kiske a moins de chansons pour lui tout seul, mais la nostalgie fait son effet sur « I’m Alive » précédemment cité, ou sur « A Little Time ».

Chaque musicien a son heure de gloire en bout de scène, bien que Michael Weikath reste souvent en retrait, comme à son habitude. Gerstner quant à lui bénéficie de beaucoup moins de solos qu’habituellement, la gloire étant laissée à son illustre prédécesseur Hansen. Il se rattrape en attirant l’attention avec ses pitreries en duo avec Marcus Grosskopf (basse), et surtout lors de cette magnifique session presqu’acoustique sur « Forever And One (Neverland) ». Ce morceau guitare/2 voix est l’un des nombreux titres que se partagent Deris et Kiske, ce dernier appuyant même son compère sur « Why? »; pas chauvin le gars! On remarque tout de même que, si Kiske semble énormément se concentrer sur sa prestation, Deris est plutôt là pour le spectacle et la déconne: il joue avec le public, fait des grimaces, et mime les paroles de ses chansons, ce qui est assez drôle lorsqu’elles parlent de pets… Et avec tout ce qui se passe sur scène, on n’a pas beaucoup de temps pour regarder l’écran géant: parfois c’est un bout du vidéoclip du morceau joué, parfois des images qui sont là juste pour faire joli; mais ce n’est pas ça le plus important.

Dans la fosse, c’est la folie, mais la folie contenue: lors des refrains j’entends plus souvent le public hurler en chœur avec moi-même que les chanteurs sur scène, ça saute, ça lève le poing… de l’ambiance comme j’aime, mais bizarrement les pogos tardent à venir. C’est surtout mon pote Vincent qui en pâtira, mais pas avant la moitié du show, l’élément déclencheur étant l’arrivée de Hansen derrière le micro: une grosse baffe dans laggle qu’il nous met, avec ce medley « Starlight/Ride The Sky/Judas »! Malgré ses progrès et l’assurance prise depuis Walls Of Jericho (il y a 35 ans tout de même!), sa voix garde cette sonorité nasillarde lorsqu’il part dans ses aigües d’adolescent de l’époque. Tout de même, j’avais espéré qu’ils jouent « Ride The Sky » en entier… mais alors qu’on pensait avoir eu notre dose, il enchaine avec « Heavy Metal (Is The Law) », du début à la fin cette fois! Dani Löble souffre derrière ses fûts, gardant la tête baissée et grimaçant pendant qu’il martyrise littéralement sa caisse claire en pédalant comme un damné sur ses 2 grosses caisses. Ce qui ne l’empêchera pas de nous claquer un solo en duo imagé avec le regretté Ingo Schwichtenberg plus tard dans la soirée, en un très bel hommage au seul membre d’origine à ne malheureusement pas pouvoir être présent.

Ce ne sera qu’à la fin de la 1ère partie du concert que le 1er opus d’Helloween reviendra pour un baroud d’honneur avec « How Many Tears » chanté à 3 pour un final dantesque. Cette chanson est la toute 1ère du groupe que Deris a entendu dans sa vie, alors qu’il n’avait que 3 ans… non en fait il en avait 16, et il ne manquera pas de nous insulter (avec humour bien sûr) lorsque nous lui en faisons la remarque; eh oui, nous prenons tous un coup de vieux lors de cette soirée!

 

Mais bien évidemment, nous ne pouvions pas en rester là: pour une 2ème partie de concert, quoi de mieux que la 2ème partie de Keeper Of The 7 Keys pour commencer? Suivant l’intro « Invitation », c’est (enfin!!!) « Eagle Fly Free » qui déboule à 100 à l’heure, toute la place étant laissée à Kiske pour l’occasion; mais après tout, il faut rendre à César ce qui appartient à César!

Et comment passer du final dantesque de tout à l’heure à un final monumental? Eh bien en jouant le 2ème titre le plus long de leur discographie pardi! Je pense avoir perdu une moitié de tympan lors de l’ovation réservée aux premières notes de « Keeper Of The 7 Keys ». Après ces 13 minutes, on se dit que ça ne pouvait pas être plus parfait.

 

Mais que nenni! Les lumières restant baissées, on ne peut qu’espérer un 2ème retour sur scène de tout ce joli monde; et c’est Hansen qui ouvre les hostilités avec le morceau Classique « Dans l’antre du roi de la montagne », qui est suivi comme tout le monde s’en doute de… bah non, rien du tout en fait! En effet, Hansen foire lamentablement l’intro de « Future World ». Et c’est qu’il tente de refiler la faute à Löble, le filou! Mais personne n’est dupe, Kiske le trollant même en peu en en profitant pour placer son running gag « Blue Suede Shoes ».

Finalement, après s’être mis d’accord, « Future World » est enfin amorcé! Helloween et Gamma Ray se partageant ce morceau, on ne pouvait pas finir autrement que par l’autre titre commun sur scène aux 2 groupes, et c’est « I Want Out » qui provoque un déchainement dans le public, intensifié par la pluie de ballons géants (noirs et oranges, on reste dans le thème) avec lequel nous jouons pour un dernier moment de récréation, avant de conclure cette soirée placée sous le signe de la nostalgie, de la bonne humeur, et du Happy Metal!

 

C’est sans médiator, ni baguette, ni peau de tom (ni « The King For A 1000 Years », mais on ne va pas chipoter) que nous repartons chez nous, mais avec des images plein la tête, et 3 heures de notre vie que nous ne sommes pas prêts d’oublier!

 

Setlist

Delain à l’Alhambra (Paris), le 26 octobre 2017

A l’heure où les nouveaux groupes peinent à vendre leurs albums, certains ont bien compris que pour faire tourner la boutique, il faut faire des concerts. C’est probablement dans cet état d’esprit que Delain rend à la France sa petite visite annuelle, mais pas que!

Fort d’une notoriété grandissante, le Divan du Monde était peut-être trop petit pour nos amis néerlandais. Par contre, l’Elysée Montmartre peinant à se remplir, nous avons cette fois rendez-vous à l’Alhambra, qui semble un bon compromis.

La salle affiche tout de même complet, et la file d’attente est déjà sacrément conséquente lorsque nous arrivons sur place.

 

Cellar Darling (19h? – 19h23)

 

Les portes ouvrent à 18h35, et évidemment, le temps de fouiller tout ce joli monde, le 1er groupe a déjà commencé à jouer. Encore une fois, bravo l’organisation; quelle bande de tâches…

Malgré tout, en supposant que Cellar Darling a commencé à 19h, nous ne ratons que 5 minutes de show (mais il y avait encore bien du monde derrière nous!). Et bon, bien que cette première partie soit loin d’être désagréable, elle ne restera pas dans les annales. Il s’agit de Folk Metal et pour cause: les musiciens sont tout droit sortis d’Eluveitie. Cela dit, le style est beaucoup plus soft dans ce trio dont la chanteuse est également joueuse de flûte traversière et de… vielle à roue!

C’est là qu’on se dit que pour se démarquer, les groupes cherchent tous leur petite touche d’originalité, mais il ne suffit pas que de ça pour conquérir les foules.

Nos amis suisses étrennent leur première tournée, et ça se sent: la chanteuse Anna Murphy est toute timide, ce qui inspire de la sympathie de la part du public qui accueille le groupe avec des applaudissements nourris.

Une mise en bouche fort agréable, mais Cellar Darling aura du mal à se hisser en tête d’affiche.

 

Setlist de Cellar Darling

 

 

Serenity (19h37 – 20h17)

 

Après une intro épique à souhait, on se prend un gros coup de Happy Metal dans la face! Serenity a d’emblée plus de facilité à occuper l’espace scénique, les musiciens ont tous un charisme indéniable, et l’ambiance monte d’un gros cran dans une bonne humeur palpable. C’est malgré tout le chanteur Georg Neuhauser qui attire les regards la plupart du temps, sauf peut-être lorsqu’il est rejoint par Lisa Middelhauve, ce qui rend le show bien plus agréable à regarder! Celui qu’on ne remarque pas, par contre (sauf quand il passera juste devant moi dans le public pendant le show de Delain), c’est le claviériste planqué derrière les décors, bien que son instrument occupe une part non négligeable dans la musique des autrichiens.

Bref, autant dire que le contrat est rempli, l’Alhambra désormais rempli est chaud bouillant!

 

Setlist de Serenity

 

 

Delain (20h45 – 22h35)

 

Ceux qui ont assisté à la tournée précédente ne seront pas dépaysés, c’est « The Monarch » qui est jouée sur bande en intro pendant que le groupe prend place sous les cris et applaudissements du public, avant que le groupe n’entame « Hands Of Gold ». Bien sûr Charlotte Wessels fait l’objet d’un accueil un chouia plus enthousiaste que les autres. Nous remarquons d’emblée qu’elle a beaucoup (trop?) maigri, et sa robe faite de bandes noires lui sied à ravir; un régal pour les yeux. Mais retournons au spectacle… musical j’entends.

Seul le début de soirée est similaire aux concerts de l’année dernière, car le reste de la setlist est totalement chamboulé! Avec « seulement » 4 albums, il est normal de retrouver plus ou moins les mêmes chansons d’une date à l’autre, mais l’ordre est complètement modifié.

Par contre, quelques raretés font leur apparition, mais qui ont toutes un point commun: « Your Body Is A Battleground », « Nothing Left », « Sing To Me » et « Control The Storm ». Alors, vous avez trouvé? Eh oui, elles sont toutes chantées en duo avec Marco Hietala, le fameux bassiste de Nightwish! Sa présence est d’ailleurs le principal argument de cette tournée, comme en témoignent les affiches où il est carrément au centre du groupe. Ses apparitions sont savamment distillées tout au long de la soirée, et il appuiera même Charlotte sur la reprise de Queen présente sur Moonbathers: « Scandal ».

Quel plaisir de le voir sur scène, même s’il semble un peu « nu » sans sa basse. Lui et Charlotte seront les 2 seules voix ce soir, sauf sur « Hands Of Gold » où Otto Schimmelpenninck Van Der Oije (basse) remplacera Alyssa White-Gluz sur les growls, comme d’habitude.

Question ambiance, Delain sait mettre en valeur son spectacle: sans tomber dans l’esbroufe visuelle à la Rammstein ou Alice Cooper (que j’adore aussi, mais dans le cas présent ce serait hors- sujet), le décor est magnifique, avec comme toile de fond un cadre de crânes entourant un rond blanc sur lequel seront projetés tantôt des images en lien avec la chanson, tantôt le vidéoclip du morceau joué. Le fameux pied de micro lumineux et multicolore de Charlotte est désormais reconnu comme sa marque de fabrique, son look et son éclairage s’étant étendus aux autres micros et au clavier. Nous avons également droit à des bulles de savon remplies de fumée qui s’échappe lorsqu’on les éclate; bref on en prend plein les yeux, mais sans jamais tomber dans la démesure.

Que dire d’autre de ce show quasi-parfait, à part que le public est ravi et le montre bien au groupe, ces derniers ayant parfois du mal à en placer une entre les titres, la foule ne s’arrêtant jamais de crier, ou de scander « Delain », « Charlotte » ou même « Marco »… et même si tous les groupes jouant à Paris disent que nous sommes leur meilleur public (crotte de taureau), nos amis hollandais semblent particulièrement émus de notre accueil.

Du coup la soirée passe à une vitesse folle, et « Not Enough » marque le départ des musiciens. Mais comme l’indique ce titre, nous sommes loin d’en avoir assez. « Mother Machine », que l’on croirait écrite exprès pour un rappel arrive rapidement, suivi de « Don’t Let Go »; et malheureusement si, il va falloir partir… mais pas sans un dernier retour de Marco et une remontée dans le temps pour « The Gathering », clôturant en beauté une fantastique soirée!

 

Je ne vous cache pas que l’argument Marco était ma principale raison d’aller voir Delain une 5ème fois; malgré tout, contrairement à d’autres jeunes groupes comme Amaranthe ou Battle Beast avec qui je pense avoir fait le tour, et pour lesquels je vais attendre quelques années avant d’y retourner, la bande à Charlotte arrive toujours à me convaincre que oui, décidément, ça vaut le coup de payer son billet!

 

Setlist de Delain

Metallica au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 8 septembre 2017

Metallica ils font plus du Thrash, Metallica ils sortent des albums tout nazes, Lars Ulrich il sait plus jouer de la batterie, Kirk Hammett il sait plus faire de solo sans sa wah-wah… Metallica est vraiment devenu un groupe de merde.

Mais en attendant, Metallica remplissent tous les stades ou les salles dans lesquelles ils jouent, et la grande majorité des spectateurs en ressort ébahi. Alors, Metallica has-been, info ou intox?

C’est par cette grise journée que je m’en vais vérifier ceci, accompagné d’Ivo avec qui je me suis rabiboché depuis les désastreuses aventures d’Aerosmith en juin au Portugal.

Les fans sont déjà là, même si la foule est moins impressionnante que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. Soit la pluie a convaincu les gens de rester boire une bière à l’abri d’un bar, soit ils se sont dit qu’il était inutile de se presser car la scène centrale permet d’avoir une belle vue sur le groupe quel que soit l’emplacement. Ou alors tout le monde s’en fout, parce que Metallica c’est de la merde?

 

Bref, les portes ouvrent à 17h30. Un gentil mail reçu la veille de la part du Palais Omnisport de Paris Bercy (si si, j’insiste) me prévenait de cet horaire, en me disant que les fouilles allaient prendre du temps, et que les sacs à dos étaient strictement interdits. Dommage pour Dora, pour Yoda (private joke dude), et pour ceux qui ont autre chose à foutre que de faire le pied de grue devant Bercy et qui voulaient profiter de leur journée à Paris pour visiter un peu, en transportant d’éventuelles affaires.

Résultat, la file avance tellement « doucement » que j’ai à peine le temps de finir mon sandwich avant d’arriver devant la sécu qui va me tâter vite fait sous les bras, même pas jeter un œil dans ma sacoche et me laisser entrer avec ma bouteille d’eau et mon bouchon. Bref.

 

Arrivé dans la salle, je fais rapidement le tour de la scène pour me placer au coin du couloir de barrières par lequel les groupes arriveront, au 3ème rang. La salle est en configuration pleine capacité et finira entièrement remplie; pas mal pour un groupe de merde!

Ivo arrive. Un hibou empaillé aux yeux lumineux trône au bout du susdit couloir. Tout va bien. On discute tranquillement avec une dame venue un peu en touriste, car elle n’a pas écouté les derniers albums (de toute façon c’est de la merde), et qu’elle a un peu hésité à débourser 100 balles car les festivals estivaux (essayez de répéter cette phrase plusieurs fois, c’est dur) lui ont déjà coûté 3500€. Elle a perdu une partie de l’attention d’Ivo quand elle a dit que Metallica n’était pas une priorité (elle a raison, c’est de la merde), et la mienne quand elle a dit qu’elle n’avait pas aimé Aerosmith au Hellfest (ça par contre, c’est du blasphème).

 

 

Kvelertak (19h25 – 20h08)

 

C’est un groupe norvégien au nom évoquant un éternuement qui a l’honneur d’ouvrir les festivités. Le hibou empaillé prend place sur la tête du chanteur, mais n’y restera que pour le 1er morceau. Ce sera pour moi le seul élément intéressant du spectacle; pour le reste, il s’agit de Metalcore avec le chant qui va avec, donc insupportable. Petite touche d’originalité, à l’instar de Rammstein, Mägo de Oz ou Indica, Kvelertak chantent dans leur langue: cela dit, si je ne l’avais lu quelque part, je ne m’en serais jamais aperçu, la faute au style de chant déjà évoqué, et au son bien pourri, qui me fait peur quant à la suite des évènements, vu la disposition des enceintes (scène centrale oblige).

Le batteur étant à l’opposé de mon emplacement, je n’entrevois que son flanc gauche, et jusqu’à la fin je m’interroge sur l’utilité des 3 guitares pour ce style de Metal.

L’avantage, c’est que le set des norvégiens passe relativement vite, car quasiment tous les titres sont enchainés sans temps mort, ce qui implique aussi très peu de communication entre le groupe et le public.

Bon, tout n’est pas négatif non plus: quelques riffs sympas sortent du lot, et le groupe occupe bien l’espace. Ils sont plutôt bien accueillis; de toute façon, ça ne pouvait pas être pire que The Kills

 

Setlist de Kvelertak

 

 

Metallica (20h48 – 23h10)

 

La musique d’attente est inaudible. Autant dire que le temps parait bien long, mais un évènement vient chambouler tout ça, et je ne parle pas des ingé-lumière qui vont prendre place tout en haut de la structure de Bercy: le volume augmente d’un coup lorsque retentit le riff de « It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock N’ Roll) ». Le refrain est scandé par tout le public, mais ce n’est rien comparé à « The Ecstasy Of Gold » annonçant définitivement l’arrivée de Metallica sur scène, et dont la mélodie entonnée par les 20000 personnes présentes ferait dresser les poils même sur la tête de Chris Slade.

Comme les membres de Metallica ne savent pas jouer, l’intro de « Hardwired » est lancée sur bande, tandis que 3 américains et 1 danois montent sur scène, traversant le fameux couloir de barrières en passant à 2 mètres de moi. Finalement « Harwired » passe en mode « live » pour un pur moment de Thrash. Mince alors, moi qui croyait qu’ils avaient arrêté! Bon, voyons la suite… « Atlas, Rise! » enchaine, certes moins Thrash mais quand même bien Heavy. Finalement, malgré mes craintes le son est parfaitement limpide. James Hetfield est très en voix; de toute façon, c’est le seul membre du groupe à toujours assurer de nos jours, non? Mais quand même, j’ai un doute… Lars martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait (c’est peut-être pour ça qu’il part changer de baguettes entre chaque morceau?), Kirk lâche parfois sa wah-wah sans toutefois foirer ses solos… en plus on entend la basse, alors que tout le monde sait, ou tout le monde dit (je ne sais plus) que le talent de Robert Trujillo est sous exploité; à moi, ça ne me parait pas si mal! Attendons la suite.

De toute façon, c’est déjà la fin du concert au bout de 3 chansons car « Seek & Destroy » est toujours placé en conclusion, et il n’y a jamais de surprise à un concert de Metallica, ils jouent toujours les mêmes morceaux. C’est ce que je lis partout, alors ça doit être vrai. Bon, il manque quand même les ballons noirs.

Mais attendez… alors que je me prépare à plier les gaules, « Leper Messiah » déboule, alors que je ne m’y attendais pas! Bon, même si un concert de 3 chansons m’aurait paru bizarre, ça doit être mon jour de chance… Je remarque que Lars a un jeu de pieds plus basique que sur album, plus hésitant; mais il me semble qu’au niveau des bras, il tient bien la baraque. Moi qui entend partout qu’il ne sait pas tenir un rythme, il se débrouille très bien, que ce soit sur les tempos rapide, comme les lents. Ceci est d’ailleurs confirmé sur « The Day That Never Comes », le remake honteux de « One ». Enfin, moi je l’aime bien, mais je n’ose pas le dire.

Je commence à croire que les Mets ont décidé ce soir de m’énerver: comme pour me prouver que j’ai tort lorsque je dis que leurs shows sont tous identiques (bon, c’est ce que j’ai toujours entendu dire en tout cas), ils décident de sortir des espèces de tambours sur « Now That We’re Dead », et se mettent tous les 4 à jouer dessus pendant le break!

En bon américains capitalistes, ils enchainent avec « Dream No More » et « Halo On Fire », car il faut bien promouvoir le dernier album. Et entre ces 2 titres s’intercale « For Whom The Bell Tolls », car en bons américains hypocrites, il faut bien faire plaisir aux fans. Quelle bande de vendus!

Pendant que James et Lars partent en coulisses (sûrement boire un peu d’eau au lieu de sniffer de la coke; quelle bande de fiotes!), Kirk et Robert nous font un petit jam. D’ailleurs Kirk se marre bien: il doit probablement se foutre de la gueule de Robert, en jouant le riff de « Eye Of The Beholder » extrait de …And Justice For All, puisqu’on sait bien qu’il n’y a pas de basse sur cet album! Par contre, quelqu’un a dû leur rappeler qu’ils étaient en France, et ces 2 lèches-bottes ont voulu nous faire plaisir en enchainant sur le riff d' »Antisocial »; le pire, c’est que le public s’est fait avoir, car ils se sont tous mis à chanter le refrain! Moi aussi, j’avoue… mais c’était juste pour balancer de bonnes paroles françaises à ces enfoirés d’amerloques!

Il y a un truc de bien quand même, c’est qu’ils savent rendre hommage au seul membre du groupe à avoir jamais été intègre: Cliff Burton. En effet, après tout ça Robert nous lance un petit « (Anesthesia) Pulling Teeth » assez émouvant avant que tout le monde remonte sur scène pour envoyer « Last Caress »; même pas foutu de tenir un concert entier uniquement composé de leurs chansons!

Mais comme ils sont un peu égocentriques, ils continuent avec leur répertoire, c’est-à-dire « Creeping Death ». Ça pousse un peu derrière moi (ça dépend des morceaux), mais c’est gérable; pour ce titre en tout cas, je pense que les gens ont surtout voulu s’approcher de la barrière pour dire au groupe d’aller au diable: ils ont tous crié « Die! Die! », donc je ne vois que ça comme explication.

« Moth Into Flame » arrive, je pensais que ça allait être un peu plus intéressant avec Lady Gaga, mais elle n’est pas là. Ils l’ont remplacé par un ballet de drones. C’était joli, je me demande comment ils ont su que ça existait; à leur âge on est pas trop au courant des nouvelles technologies, mais bon. C’est comme les cubes-écrans suspendus au plafond, qui parfois descendent juste au-dessus de nos têtes et à des hauteurs différentes: ça aussi c’est chouette!

Allez, pour finir on ressort les classiques; « Sad But True » (le Black Album, le disque de la honte sur lequel ils ont vendu leur âme; tous les fans le disent, donc ça doit être vrai), puis « One » alors qu’on a déjà eu « The Day That Never Comes », et que Lars a un peu de mal à faire ses roulements de grosses caisses, puis enfin « Master Of Puppets ». Et toujours dans le même esprit de contradiction, ils nous jouent tout ça comme des petits jeunots de 20 ans, quasiment sans effort! Allez, je suis sûr qu’en vrai ils sont crevés et qu’on n’aura pas de rappel.

Ah bah si pourtant… et en plus ils reviennent avec « Blackened », également fort bien interprétée! Je ne comprends plus rien, on m’aurait menti? « Nothing Else Matters », histoire de contenter les cœurs mous du public, précède « Enter Sandman » qui clôt la soirée en beauté accompagné d’un peu de pyrotechnie, et du riff de « The Frayed Ends Of Sanity » pour conclure.

Avant de repartir comme ils sont venus par le couloir à 2 mètres de moi (et j’ai raté un check de James), les 4 musiciens distribuent généreusement des médiators, ce qui me permet d’en récupérer 3, ainsi que des baguettes (mais là, impossible d’en choper). Et Lars, finalement il est sympa, parce qu’il envoie un peu d’eau dans la bouche des premiers rangs; bon, en fait il leur crache l’eau sur la figure, mais ça a l’air de leur plaire. Ça doit être ça l’esprit « Rock N’ Roll »!

 

Et donc ça y est, c’est fini? Hahaha, mais ils ont joué quoi, 1h30 à tout casser! Pardon? 2h15? Ah… merde, j’ai dû trouver ça pas si mal, parce que je n’ai pas vu le temps passer. Mais c’est vrai que… putain, mais j’ai adoré en fait! Alors oui, Lars s’emmêle parfois un peu les pinceaux avec ses pieds, James a depuis bien longtemps rangé ses « fuck » à chaque fin de phrase pour les remplacer par la « Metallica family »… mais globalement, je dois bien avouer qu’il y a très peu de groupes, même chez les jeunes dont tant de Metalleux vantent les talents et l’énergie, à envoyer une telle patate!

En plus, pour prouver à tout le monde que tous leurs concerts étaient pareil, je suis allé me renseigner sur le show du 10 et du 12 (respectivement Paris de nouveau, puis Lyon), et je me suis fait avoir: « Through The Never », « Fade To Black », « ManUNkind », « Helpless », « Fuel », « Fight Fire With Fire », « Of Wolf And Man », « Welcome Home (Sanitarium) », « Confusion », « Die, Die My Darling », « The Memory Remains » et « Battery »… voilà tout ce qu’ils n’ont pas joué le 8. C’est quasiment la moitié du concert qui change à chaque fois!

Bon, c’est décidé, la prochaine fois j’arrête d’écouter tous ceux qui disent que Metallica c’est de la merde, parce qu’ils nous prouvent le contraire chaque soir!

 

Setlist de Metallica

Guns N’ Roses au Stade de France (Saint-Denis), le 7 juillet 2017

J’ai déjà évoqué dans certaines de mes chroniques des reformations qu’on n’attendait plus, et qui se sont tout de même réalisées. Je ne vais pas y revenir, car en musique, de plus en plus de choses impossibles arrivent; la preuve ce soir avec Axl Rose, débarrassé de certains de ses comparses des années 2000 pour renouer une amitié, sincère ou pas, avec Slash et Duff McKagan.

Pour fêter l’évènement dans nos contrées, le Stade de France s’imposait!

En ce chaud mois de juillet annonçant 30°C, nous nous dirigeons vers l’imposant édifice, ma collègue Lucie et moi. Après avoir retrouvé l’acheteur de la place que j’avais en trop à cause d’une amie qui a préféré partir je-sais-pas-trop-où en vacances (désolé si tu me lis, mais: quelle conne!), nous entrons à 18h15 sans attendre Ivo, à qui j’ai directement envoyé le billet pour pas qu’il me refasse le même coup qu’à Lisbonne. Grand bien m’en a pris, puisqu’il arrivera seulement au milieu du premier morceau des Guns N’ Roses!

 

Tyler Bryant & The Shakedown (18h – 18h45)

 

Le 1er groupe a déjà entamé son set lorsque nous arrivons. En effet, on ne perd pas de temps ce soir car la tête d’affiche a annoncé vouloir avancer son heure de passage pour jouer pendant 3h30!

Nous arrivons donc au rythme d’un Hard-Rock très entrainant, en phase avec ce qui suivra, et bénéficiant d’un excellent son. Malgré tout c’est le genre de groupe qui, hors 1ères parties, restera probablement cantonné aux petites salles. Cela ne remet pas en cause leur talent et nous passons un bon moment. On pourra peut-être reprocher la voix du chanteur un peu lisse, et le fait que ce soit toujours lui qui soit en avant (Tyler Bryant donc), ce qui casse un peu l’effet « groupe ». Les autres musiciens attendront la fin avant « d’oser » avancer vers le public, y compris le batteur avec sa grosse caisse dans les mains!

 

Setlist de Tyler Bryant & The Shakedown

 

 

Biffy Clyro (18h57 – 19h43)

 

La foule commence déjà à générer pas mal de chaleur, heureusement la fosse est à l’ombre. Ce n’est pas le cas du côté droit du Stade, exposé sans pitié au dieu Râ; j’y penserai si je veux un jour me mettre en gradins: il faut bien choisir sa place!

Après une intro un peu étrange à base de chorale d’enfant, Biffy Clyro « from Scotland » (ils vont nous le rabâcher tout le long du show!) fait son entrée. N’y allons pas par 4 chemins: décevant. Il s’agit de Rock expérimental, chose qui m’a rarement plu par le passé. Les compositions ne sont pas faites pour faire bouger les foules ou participer le public. L’ambiance retombe de façon drastique comparé à Tyler Bryant & The Shakedown, d’autant que le son est cette fois trop fort et moins bon (ceci expliquant probablement cela).

Pour ne rien arranger, l’attitude du chanteur semble un peu hautaine et ses discours sont totalement flous (le bassiste prendra la parole en français et semblera plus sympathique). Et même si cela est subjectif, le look des musiciens ne ressemble à rien (je crois que le chanteur porte un pantalon de pyjama).

Bref, au bout d’un moment je décide de me mettre à jour dans mes SMS reçus au lieu de suivre ce désastre. Même l’écran géant en fond de scène affiche le nom de groupe de façon plus sombre que le précédent, comme si c’était moins important.

 

Setlist de Biffy Clyro

 

 

Guns N’ Roses (20h08 – 23h20)

 

Bien que le groupe ne sera pas, ou peu, en retard, il sait tout de même se faire désirer! L’écran affiche le fameux logo « flingues et roses » sur fond jaune, le tout tournoyant dans une version 3D plutôt bien rendue. Entre 2 publicités assourdissantes pour le fan-club, dont l’agression auditive donne surtout envie de ne pas s’y inscrire, le logo devient finalement statique, hormis les 2 revolvers tirant de temps en temps une salve annonciatrice de l’imminence du show. A chaque fois l’on croit que c’est la bonne, mais en fait non… jusqu’au moment où l’image prend vie une dernière fois, les balles tirées perçant un vitrail représentant de nouveau ledit logo. Et avec seulement 8 petites minutes de retard sur l’horaire indiquée, le spectacle commence!

Tout d’abord, c’est le générique des Looney Tunes, suivi de « The Equalizer » de Harry Gregson-Williams qui nous font patienter pendant que Dizzy Reed, Melissa Reese (claviers) et Frank Ferrer prennent place. Mais lorsque cette cérémonie prend fin, tout devient irréel: je me vois revivre le concert de Vincennes en 1992, quand je découvrais le groupe pour la 1ère fois il y a maintenant de nombreuses années sur M6 (époque définitivement révolue, n’est-ce pas), en ayant toujours regretté de ne pas avoir participé à cet évènement. Car en effet, tout y est: le fameux texte hurlé (saurai-je un jour qui se cache derrière cette voix?), suivi de « It’s So Easy » et « Mr. Brownstone »: je revis mes années d’adolescent, la VHS ayant tournée plus que de raison dans le magnétoscope. Ce n’est qu’à partir du 3ème titre, « Chinese Democracy », que le copié-collé s’arrête et pour cause, ce morceau étant sorti sur album 16 ans après le concert de Vincennes!

D’entrée, on voit tout de suite que, contrairement aux groupes précédents, Guns N’ Roses est un groupe de stade: chaque membre sait parfaitement occuper tout l’espace de l’immense scène, courant de gauche à droite et de droite à gauche, prenant la pose au-dessus de la batterie avant de dévaler les escaliers pour venir se placer face au public… on ne sait où donner de la tête, et encore moins si l’on veut profiter des jeux de lumières ou de ce qui se passe sur l’écran géant, ce dernier étant complété par les escaliers, disposant eux aussi d’écrans (jamais compris comment ils pouvaient coordonner toutes ces images, du travail de pro!).

Niveau ambiance, les français sont bien plus réactifs que les portugais (cf. lien dans l’intro)! Parfois même un peu trop, Axl interrompant même « Double Talkin’ Jive » pour demander au public de reculer afin de laisser les 1ers rangs respirer, et d’éviter de trop slammer; il engueule aussi un mec de la sécu, mais on ne sait pas trop pourquoi; c’est Axl quoi! Par contre ce seront là ses seules prises de parole. On passera aussi sur le groupe de quadragénaires devant moi pour qui ce doit être le seul concert de l’année et qui pensent être seuls dans la fosse. A part ça, les quelques averses de bière, ainsi que la bagarre qui éclatera juste derrière nous, font que nous avons vraiment l’impression d’être retournés dans les années 90! Mais pas de quoi gâcher ce fantastique moment.

A partir de là, les titres s’enchainent, et en incluant les solos, nous arriverons à 30 morceaux; autant que System Of A Down au Download Festival, sauf que les chansons durent en général plus de 2 minutes 30 cette fois! Le Stade commence enfin à se remplir, les gradins étant plutôt vides au début du concert; les gars, Axl qui arrive en retard, maintenant c’est fini, il fallait être à l’heure!

Mais à la fin, comment décrire tout ce qui se passe? Entre les « nouveautés » (de 2008) « This I Love » et « Better » (et son refrain chanté live par Duff et Melissa), les classiques sont bien là, « Welcome To The Jungle » qui déchaine la foule, « Rocket Queen », « My Michelle », « You Could Be Mine » bien sûr… impossible de tous les citer; quelques petites surprises pour ceux n’ayant pas consulté la setlist, comme « Yesterdays » ou l’énormissime « Coma » (oh oui!); les instants émotion avec « Civil War », « Sweet Child O’ Mine » et bien sûr « November Rain », Axl prenant place derrière son piano à queue, une expression indéfinissable sur le visage, l’air hagard. Dommage que Slash ne montera pas dessus (le piano, pas Axl) pour le solo final.

Le tout est agrémenté de solos faisant office d’intro ou de conclusion à certains morceaux, comme « Voodoo Chile » pour « Civil War » ou « Layla » pour « November Rain ». Slash nous tape son Parrain comme chaque fois depuis 30 ans, et une part non négligeable de la soirée est consacrée aux reprises: hormis les habituels « Live And Let Die » et « Knockin’ On Heaven’s Door », un hommage à Chris Cornell est rendu avec « Black Hole Sun » (ainsi que « You Know My Name » sur bande à la toute fin du concert pour accompagner le public vers la sortie), et le groupe se fait plaisir avec « Wish You Were Here » en version instrumentale (Slash, Richard Fortus, et le public au chant!), ainsi que « The Seeker » des Who, et « Whole Lotta Rosie » du groupe pour lequel Axl est intérimaire (mais sans le diablotin en short malheureusement, contrairement à d’autres dates) pendant le rappel. Mais comme pour Aerosmith 2 semaines avant, j’aurais aimé moins de reprises, et plus de surprises, comme un petit « Don’t Damn Me », « Pretty Tied Up » ou « Locomotive »… non?

En parlant de voies ferrées, et pour en revenir au rappel, quelques minutes après « Nightrain » ce ne sont pas moins de 6 titres qui sont interprétés. Le démarrage est un peu mou avec « Sorry » et « Patience »; « Don’t Cry » arrive juste après « Whole Lotta Rosie », qui semble placé là pour ne pas endormir tout le monde, même si l’impact émotionnel de ces morceaux empêche toute somnolence!

Et lorsque retentissent les notes de « Paradise City », un « Déjà??? » sort de ma bouche à mon insu, alors que nous sommes à plus de 3h de show! Le final est en apothéose avec confettis et feux d’artifice, et c’est avec un sentiment de bonheur mêlé à l’envie de continuer que nous devons quitter l’enceinte du Stade de France (sur nos pieds, pas comme Slash qui s’en va sur les mains).

 

En résumé, la cuvée 2017 des Guns N’ Roses n’a rien à envier à celles des années 90 (et encore moins aux années 2000). Les américains sont plus en forme que jamais, et même si on ne connait pas les tenants et aboutissants de cette reformation, voir les 3 membres originaux ensemble fait son petit effet, d’autant que la cohésion musicale du groupe est bien là!

Seul Franck Ferrer, de l’avis général, n’est pas au niveau: foirer la descente de toms de « November Rain » à ce point, on ne sait pas s’il veut juste imposer sa patte, ou s’il ne sait tout simplement pas le faire; quoi qu’il en soit, c’est raté. C’est d’autant plus dommage que rares sont les pains à déplorer chez ses collègues; même Axl était en très bonne forme vocale, aidé par un son incroyablement clair, chose assez rare en stade pour le signaler! Je rêve du jour ou Matt Sorum reviendra: considéré comme un « bûcheron » par beaucoup, il était simplement l’équilibre parfait entre le côté punk de Steven Adler et le besoin de technicité de la saga Use Your Illusion. Allez, l’espoir fait vivre!

En tout cas, nous en avons eu pour notre argent, et cet évènement prend place dans mon top 5 des meilleurs concerts de ma vie. C’est dit!

 

Setlist de Guns N’ Roses

Aerosmith à la MEO Arena (Lisbonne, PT), le 26 juin 2017

Bienvenue au Portugal! Ah, Lisbonne, ses rues pittoresques, ses monuments magnifiques, ses ponts impressionnants qui enjambent le Tage… et aussi ses conducteurs abrutis, ses routes mal indiquées, et ce qui nous concerne plus particulièrement ici: son public mou du genou!

 

Le Hellfest, c’est toujours bien. Mais parfois, un peu moins; en effet, cette année, peu de groupes intéressants (remarque tout à fait subjective bien sûr), et la plupart déjà vus. J’aurais bien aimé voir Apocalyptica, Ultra Vomit ou Trust, et revoir Saxon, The New Roses, W.A.S.P. ou Deep Purple, mais rien de tout ça ne justifiait pour moi le combo coût du déplacement + prix du billet.

Non, le seul groupe que je voulais absolument voir, c’est Aerosmith, car il parait que c’est leur tournée d’adieu. Bon, on se doute qu’ils continueront probablement, d’autres nous ont déjà fait le coup (Scorpions, Judas Priest, Johnny Hallyday…). Mais dans le doute, mieux vaut aller voir ça une dernière fois (de toute façon, vu qu’il s’agit de mon groupe préféré de tous les temps, ça m’aurait bien embêté de les rater).

Profitant donc de leur passage par Lisbonne une semaine après le Hellfest, ce fut l’occasion d’aller passer quelques jours dans la capitale poilue (rhô ça va, je blague).

Pour éviter les sujets qui fâchent, on n’évoquera pas le retard d’Ivo, qui nous oblige Cécilia (nouveau personnage dans mes chroniques?) et moi à laisser passer énormément de monde afin de pouvoir lui transmettre son billet. Au final on ne passera pas la soirée ensemble, et encore moins le reste du séjour; c’est Aerosmith bordel! Mais passons.

Heureusement le climat est plutôt clément (on n’excédera pas 28°C pendant nos 4 jours sur place), nous pouvons même apercevoir les limousines arrivant sur site vers 18h30, et l’attente n’est pas trop pénible… du moins avant que les portes ouvrent! Bref, passons j’ai dit…

Toutefois, nous ne sommes pas si loin de la scène, notamment de l’avancée dans le public. Lors de l’achat du ticket, j’avais été surpris de voir que la seule catégorie disponible était le Carré Or; mais il faut dire que 90€, au Portugal, représente une sacrée somme! Pour moi aussi cela dit, mais en France on commence à y être, malheureusement, habitués.

 

RavenEye (20h25 – 21h07)

 

Enfin nous y sommes! Par contre, nous vivons maintenant au rythme portugais, et ce n’est qu’à presque 20h30 que la 1ère partie fait son apparition. En parfaite adéquation avec le groupe pour lequel ils ouvrent, les musiciens de RavenEye nous distillent un Hard Rock d’excellente facture. Leur look et attitude ont même quelque chose de Led Zeppelin.

Musicalement, la monotonie n’a pas le temps de s’installer car le dosage entre Rock N’ Roll entrainant et rythmiques pachydermiques est parfait. La communication et le show ne sont pas en reste, le chanteur/guitariste étant un très bon front-man et n’hésite pas à utiliser l’avancée pour venir au contact, nous faire chanter, et assure également le spectacle en montant sur les épaules de son bassiste, tel Angus Young et Bon Scott/Brian Johnson à la grande époque.

Une 1ère partie très réussie!

 

Setlist de RavenEye

 

 

Aerosmith (21h55 – 23h50)

 

Cette fois, l’attente est interminable; déjà pour moi, du fait de l’impatience que j’éprouve à retrouver mes américains préférés, et aussi de la durée de la mise en place de la scène et de la balance, qui s’éternisent impitoyablement. C’est à bientôt 22h (soit 1 heure plus tard que l’heure habituelle en France) que se fait entendre l’outro d' »Avant Garden », qui sert en fait d’outro à l’album Just Push Play, mais qui sert ici d’intro au concert; vous suivez? Et là où l’on pouvait craindre une setlist basée sur les derniers albums (bon, Just Push Play a déjà 16 ans quand même), Aerosmith surprend tout le monde en balançant direct dans notre face « Let The Music Do The Talking » et « Nine Lives », Steven Tyler et Joe Perry apparaissant comme par magie directement au bout de l’avancée! De quoi me rassurer énormément, et la suite ne sera pas en reste: les classiques sont bien là, « Livin’ On The Edge », « Love In An Elevator », « Sweet Emotion », « Eat The Rich » et « Cryin' », entrecoupés avec des morceaux pas forcément joués tout le temps: « Falling In Love (Is Hard On The Knees) » ou « Rag Doll », et aussi des raretés aussi excellentes qu’inattendues: « Hangman Jury » et le magnifique « Seasons Of Wither » qui rappelle à mon bon souvenir ce fameux 19 juin 2007 à Bercy, soit à peu près 10 ans jour pour jour, où ils avaient aussi interprété ce titre fabuleux.

Entre tout ça s’intercalent 2 morceaux de Fleetwood Mac: « Stop Messin’ Around » et « Oh Well » (tous deux interprétés par Joe), le classique « Come Together » des Beatles, ainsi qu’une petite improvisation véritablement inattendue sur « Boogie Man » pendant que Steven règle son retour.

Maintenant que nous avons fait le tour de la setlist, et que celle-ci met d’accord tout le monde, abordons les sujets qui fâchent (et non, je ne parle pas du retard d’Ivo! Passons…): bien sûr on peut tiquer sur l’absence de « Same Old Song And Dance », « Mama Kin » ou « Back In The Saddle », mais même si les reprises suscitées auraient pu laisser la place à ces morceaux, c’est au niveau de l’ambiance que le concert pêche. Alors certes, Steven est toujours un homme de scène, Joe Perry semble avoir retrouvé un feeling qui lui faisait défaut ces dernières années, mais la pseudo-bonne entente qui règne ce soir semble un brin forcée. Les quelques instants de complicité, comme lorsque Brad Whitford ou Tom Hamilton foulent l’avancée de scène (juste une fois chacun, pas plus!) à l’occasion d’un moment musical qui leur est dédié (l’intro de basse sur « Sweet Emotion » pour Tom, par exemple) est tout aussi improvisée qu’un spectacle de Rammstein.

Par ailleurs, bien qu’il assure le spectacle comme à son habitude, Steven semble de très mauvaise humeur; et ça, je crois que le responsable du ventilateur du bout de scène, qui lui en a mis plein la tronche à lui et à Joe, s’en souviendra! Je ne sais pas quel est le niveau de proximité entre ce p’tit gars et le chanteur, mais j’imagine qu’on doit se sentir tout petit, quand on se fait remonter les bretelles de la sorte par M. Steven Tyler!

Après, peut-être que seuls ceux qui sont au courant des récentes mésententes au sein du groupe auront remarqué ces « détails ». Et gageons que d’après les réactions du public, peu sont ceux qui connaissent le groupe autrement que par « I Don’t Want To Miss A Thing ». Rares sont les moments où je ne suis pas le seul à chanter, ou à m’enthousiasmer à l’intro d’un morceau. C’est moins catastrophique que lors du Hellfest 2014, d’autres personnes semblent bien s’éclater un peu plus loin, mais quand même: la mer de téléphones portables qui apparait pour filmer la chanson extraite de la B.O. d’Armageddon est équivoque. Ceci est donc le 2ème point noir de la soirée: le public est vraiment nul à chier; j’aimerais bien aimé être à la MEO Arena le 4 juillet pour Deep Purple, pour voir si le constat est le même sur « Smoke On The Water »!

L’honneur est tout de même sauf sur le dernier titre, « Dude (Looks Like A Lady) », ou alors est-ce le souvenir de Mrs. Doubtfire qui fait lever la tête aux gens?

 

Non, la plupart connait quand même ses classiques, car après que le piano ait été installé en bout d’avancée pour le rappel et que Steven ait joué quelques notes de « Darkness » (décidément l’album Done With Mirrors est à l’honneur ce soir), tout le monde chante à tue-tête « Dream On »! Rappel de courte durée ceci dit, car « Walk This Way » clôt la soirée dans une version rallongée pour notre plus grand plaisir.

 

En résumé: concert en demi-teinte, notamment à cause du manque de complicité entre les membres d’Aerosmith, ainsi que de l’attitude amorphe du public (et encore, je n’ai pas parlé du son; ceux qui se plaignent de Bercy devraient relativiser, c’est moi qui vous le dit!). Heureusement que la setlist de rêve et le professionnalisme des 5 américains relève le niveau, mais pour le moment le Bercy du 29 juin 2010 reste inégalé en terme de qualité!

 

Setlist d’Aerosmith

Download Festival (journée du samedi), Brétigny sur Orge, le 10 juin 2017

Après une affiche impressionnante pour sa 1ère édition française l’an dernier, le Download Festival est de retour en France avec des groupes tels que Linkin Park et Blink 182 le vendredi, System Of A Down, Alter Bridge et Epica le samedi, et Green Day le dimanche.

Ayant terminé ma puberté il y a maintenant de longues années, je me contente cette année de la journée du samedi (n’ayant fait que le vendredi l’année dernière pour cause de groupes-doublons avec le Hellfest). Petit résumé…

 

Ayant pris la route tardivement à cause d’Ivo, toujours prêt à m’accompagner mais un peu moins fiable aujourd’hui que d’habitude, nous arrivons fort heureusement 15 minutes avant le début du set d’Alter Bridge (16h – 16h50), alors que je n’y croyais plus.

La bande à Myles Kennedy nous offre une fort belle prestation, comme tous les groupes de la journée cela dit, avec leur Metal mélodique « agréable pour faire de la route » selon Ivo et moi. La touche d’originalité: Myle nous fait tous assoir sur « Metalingus », avant de tous nous relever pour terminer en sautant au rythme du morceau.

 

Setlist d’Alter Bridge

 

Petit tour du site pendant Blues Pills (16h50 – 17h40) sur la Mainstage 2. De loin, ambiance bizarre sur un festival Metal, mais peut-être aurait-ce mieux été au cœur de la foule.

Question organisation, beaucoup de stands boissons et nourriture, mais une seule partie toilettes blindée de monde, et aucun point d’eau pour remplir les bouteilles! Il y a encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau de confort du Hellfest (comparaison inévitable même si ça agace certains).

 

Setlist de Blue Pills

 

Mais nous ne tardons pas à revenir vers la Mainstage pour Epica (17h40 – 18h35), le concert que j’attends le plus impatiemment de cette journée. Le son est approximatif comparé aux autres groupes, mais les musiciens sont contents d’être là, et Simone est plus belle que jamais.

Niveau setlist, peu de changements par rapport au Zénith en début d’année, hormis un set raccourci bien sûr. Nous nous retrouvons régulièrement entourés de 2 mosh pits, le dernier morceau « Consign To Oblivion » me voyant même (presque) contraint et forcé de participer au premier Mur de la Mort de ma vie (marrant comme formulation); bon, il était temps, à 35 ans… Il ne me reste plus qu’à tester le slam et je serai à jour. Cela dit, si je n’avais pas eu ma sacoche et ma veste (qui ne m’a servie à rien en plus), j’aurais sûrement tenté de me joindre à la file incessante de Metalleux passant au-dessus de ma tête sur ce titre clôturant le show des néerlandais.

Bref, un concert physique mais ça fait du bien, même par cette chaleur (environ 30° toute la journée) que les nombreux jets de flammes n’auront pas arrangé, surtout à moins de 10 mètres de la scène! Le point culminant de cette journée pour moi.

 

Setlist d’Epica

 

Pause bière (7€ putain!), Nestea (4€ putain!) accompagnés d’une bouteille d’eau (3€ putain!) pendant le set de Paradise Lost (18h40 – 19h30) qui ne nous intéresse absolument pas en MS2 (la setlist si vous la voulez), puis achat d’un hot dog (6€ putain!) pour caler ma dent creuse, que je « déguste » en observant de loin Five Finger Death Punch (19h30 – 20h30). Du coup je note que ce groupe me semble plus intéressant que ce à quoi je m’attendais. Et puis la reprise de « The House Of The Rising Sun » (connue dans nos contrées comme « Le Pénitencier » de Johnny Halliday) sur bande pendant que le groupe quitte la scène m’a fait marrer.

 

Setlist de Five Finger Death Punch

 

Nous restons à notre place, c’est-à-dire pile entre les 2 Mainstages pour observer Slayer (20h35 – 21h50), toujours aussi monotone (pardon aux fans, tout ça tout ça). Malgré tout, les américains issus du Big 4 sont toujours très pros et j’en suis même venu à apprécier certains titres.

 

Setlist de Slayer

 

Peu avant la fin de Slayer, nous quittons notre emplacement pour nous rapprocher de la MS. Mais nous nous y prenons bien trop tard, car impossible de s’approcher réellement de la scène. La foule migrant petit à petit de la MS2 vers la MS aurait pourtant dû nous alerter. Eh oui, en 2017, System Of A Down a toujours autant de succès!

L’impatience commence à se faire sentir car le groupe a du retard, et le show sera finalement décalé de 10 minutes par rapport à l’heure prévue (21h55 – 23h25). Ça bouge beaucoup pendant les 2 ou 3 premiers titres avant de se calmer dans notre coin. Mais les écrans géants montrent peu de pogos ou mosh pits, ces exercices devant être peu évidents dans une foule si compacte.

La fatigue commençant à se faire sentir (« on est trop vieux pour ces conneries! »), je participe relativement calmement au spectacle, pendant qu’Ivo, plus fan que moi, se défoule. Le son, très bon, est moins fort que dans la journée (ceci expliquant peut-être cela), même s’il gagne un peu en volume au fur et à mesure du déroulement du spectacle.

Le groupe est en forme, le public réagit au quart de tour et connait les paroles par cœur. SOAD n’est pas réputé pour ses titres progressifs de 12 minutes, ce qui leur permet de caser pas moins de 30 morceaux! On peut dire sans crainte que nos arméniens préférés ont mérité leur place de tête d’affiche ce soir.

 

Setlist de System Of A Down

 

Pour cette 2ème édition française, le Download Festival gagne en maturité. L’organisation est infiniment plus performante que l’année passée (scan du ticket et pose du bracelet cashless dans la foulée, ça change des 1h30 d’attente en 2016), même s’il reste des points à améliorer (toilettes et points d’eau).

Si ces défauts sont corrigés pour 2018, Live Nation risque de transformer leur projet en un évènement Metal incontournable sur le sol français!

Deep Purple au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 3 juin 2017

Iron Maiden et Deep Purple bataillent sévère pour trôner à la 1ère place des groupes que j’ai le plus vu en concert dans ma vie. Et en ce samedi pluvieux, les seconds égalisent le score avec 8 fois au compteur. Et c’était loin d’être leur pire prestation!

 

 

Monster Truck (19h55 – 20h40)

 

Cette première partie fleure bon le Rock américain (en fait ils sont canadiens) teinté de Blues. Arrivant au son de « For Those About To Rock (We Salute You) » de qui vous savez, ils constituent une bonne mise en bouche, en adéquation avec ce qui suivra. Ils sont par ailleurs très bien accueillis; il faut dire que leur sobriété et leur talent incitent à la sympathie, bien que la rythmique me semble un poil répétitive.

Un début de soirée agréable avec un groupe que je vois en fait pour la 2ème fois, m’apercevant après coup qu’ils jouaient également en première partie de Slash au Zénith en novembre 2014!

 

Setlist de Monster Truck

 

 

Deep Purple (21h10 – 22h58)

 

Après 30 minutes d’entracte et un petit coucou aux potes du forum H2ACDC, la lumière se tamise sur le décor style glacé, l’écran géant affichant déjà depuis plusieurs minutes une image à mi-chemin entre In Rock et Titanic, le visage des 5 membres du groupe sculpté sur un immense iceberg.

Alors, qu’attendre de Deep Purple en 2017? Tout d’abord, un excellent album, Infinite, bien représenté dans la setlist avec « The Surprising », le dansant « Johnny’s Band » (un de mes titres préférés du petit dernier), le fantastique « Birds Of Prey » et son solo final déjà culte, et « Time For Bedlam » qui ouvre donc la soirée.

Dès le début et les 4  premiers titres « Time For Bedlam », « Fireball », « Bloodsucker » et « Strange Kind Of Woman », enchainés sans temps mort, on se rend compte que les anglais sont en forme, et plutôt motivés à faire bouger Bercy, presque complet bien qu’il soit en configuration réduite (certains ont la folie des grandeurs en ce moment, entre Epica au Zénith, Helloween dans cette même salle en novembre, et aujourd’hui Deep Purple à Bercy…). La prestation du Hellfest 2014 est définitivement oubliée, Ian Gillan est déchainé, et prend régulièrement la parole entre les chansons… ce qui n’est peut-être pas au goût des autres, son homonyme Paice lançant régulièrement (mais avec humour) le tempo de la chanson suivante alors que le chanteur n’a pas fini son discours! La fin de « Fireball » est d’ailleurs anthologique, Gillan se lançant dans une séance d’improvisation s’éternisant de longues minutes devant un Steve Morse dubitatif, tandis que Paice attend patiemment la fin, le menton dans la main et le coude posée sur son tom basse; bref, la bonne humeur règne!

Seul ombre au tableau, Steve aura parfois bien du mal à caser ses solos à cause de son problème au poignet qui prend de l’ampleur. Il grimace souvent (au diapason avec Gillan lorsque ce dernier monte dans les aigües) et rate quelques notes en début de concert, le temps de se chauffer. Il a d’autant plus de mérite, en espérant que le futur ne le handicapera pas au point de ne plus pouvoir jouer.

Pour le reste pas de surprise, les classiques « Space Truckin' », « Lazy » et « Perfect Stangers » côtoient quelques titres de Now What?!: « Uncommon Man » et « Hell To Pay » (dont je confonds chaque fois l’intro avec celle de « Highway Star », fausse joie!), le tout saupoudré des solos de Don Airey et de Steve Morse. On regrettera juste que Paice n’aie pas eu droit au sien.

Agréable surprise de voir jouée « Smoke On The Water » sans fioriture, sans solo interminable d’intro ou de conclusion.

 

Le rappel est également des plus classiques: « Hush », le fameux solo de basse de Roger Glover enchainé avec le traditionnel « Black Night », annonçant la fin de la soirée.

 

La tournée s’appelle The Long Goodbye Tour; eh bien si ce devait être le dernier concert de Deep Purple de ma vie, ce serait sans regret que je leur dirais adieu. Mais j’espère quand même avoir droit à une 9ème fois!

 

Setlist de Deep Purple

Dragon Ball Symphonic Adventure au Grand Rex (Paris), le 6 mai 2017

Pour changer un peu du Rock ou du Metal (quoi que…), nous voici Vince et moi au Grand Rex pour assister à un concert symphonique, Dragon Ball Symphonic Adventure, interprété par le Sinfonia Pop Orchestra (que j’ai déjà vu à l’œuvre pour les concerts A tribute to John Williams – Music from the films of Steven Spielberg et A tribute to John Williams strikes back – Music from the films Star Wars & Harry Potter).
Aujourd’hui, c’est donc la première fois au monde (cocorico!) qu’un concert sur le thème de Dragon Ball a lieu. Ayant 2 séances au choix, 16h ou 21h, nous avons pris celle de 16h, car une première mondiale, c’est une première mondiale quoi!
Dès le début de cet article, je sais que mon engouement autour de cet animé japonais va en faire sourire certains. A ceux-là, je conseille donc de ne pas lire la suite: si vous n’avez pas connu l’époque bénie du Club Dorothée, si vous n’avez pas regardé ou lu le manga Dragon Ball, vous ne pouvez tout simplement pas comprendre. De plus, tout ce que je vais évoquer vous sera totalement inconnu. Mais pour les autres, allons-y! Montez avec moi sur le Nuage Magique, et partons à l’aventure!
Car oui, plus qu’un simple concert, c’est une véritable rétrospective du dessin animé qui nous est offerte cet après-midi! Après le générique interprété live par l’orchestre et chanté par Hiroki Takahashi (invité spécial qui reviendra tout au long de l’après-midi), on suit Goku enfant, lors de sa rencontre avec Bulma, Yamcha, Tortue Géniale ou Krilin, à la recherche des 7 boules de cristal capables de faire apparaitre le Dragon Sacré qui peut exaucer n’importe quel vœu (y compris celui d’Oolon de recevoir une petite culotte!). Bien sûr il rencontre des ennemis sur sa route: Mr. Pilaf tout d’abord, puis ça se corse avec l’armée du Ruban Rouge, qui engage le 1er vilain contre qui Goku aura réellement des difficultés: Tao Paï Paï.
Entre 2 championnats mondiaux d’arts martiaux, il affrontera également le démon Piccolo qu’il réussira à vaincre de justesse, avant de partir s’entrainer auprès de Dieu lui-même au-dessus de la Tour Carine. A son retour, devenu adulte, nous assistons à son mariage avec Chichi et c’est la fin de cette première partie.
Si la série Dragon Ball ne manque pas de moments de bravoure, les passages épiques sont bien plus présents dans Dragon Ball Z, dont l’aventure est contée après l’entracte (pendant lequel je jette un œil aux nombreux goodies: figurines, programmes, t-shirts, portefeuilles ou sac à dos, posters, etc.).
Après le nouveau générique (toujours avec Hiroki Takahashi) et avoir appris la naissance de son fils Gohan, nous assistons au combat de Goku contre son frère Raditz, puis contre Nappa et surtout Vegeta! Nous partons ensuite pour la planète Namek, sur laquelle nous rencontrons le méchant qui aura donné le plus de fil à retordre à notre ami de toute la saga: Freezer! Et au moment ou Krilin est tué par le tyran, toute la salle retient son souffle: on sait tous que Freezer a commis là une énorme erreur. Et lorsque Goku se transforme, de colère, en Super Sayan pour la première fois (avec bruitages à l’appui), c’est un tonnerre d’applaudissements qui retentit dans la salle!
Après la défaite de Freezer, suivi de son retour et de son nouvel échec face à Trunks dont la transformation génère la même réaction de la part du public que pour Goku, c’est l’armée du Ruban Rouge qui fait son retour avec le combat contre les cyborgs, puis contre Cell bien sûr. Malheureusement pour lui, ce dernier fait la même erreur que Freezer en poussant Gohan à laisser exploser sa colère: il dépasse donc la puissance des Super Sayans pour arriver au 2ème stade de la transformation. Nouveau silence dans la salle tandis que les poils de bras se dressent en même temps que les cheveux sur la tête du petit Gohan, puis de nouveau des applaudissements qui n’en finissent pas!
La fin est bien sûr consacrée à Boo, arc un peu moins intéressant que les autres, mais néanmoins passionnant, avant que Goku ne parte entrainer Oob, la réincarnation de Boo, afin de vaincre de potentielles nouvelles menaces!
Un rappel a même lieu avec les 2 génériques déjà interprétés, histoire de terminer en beauté; par contre, pas de « We Gotta Power », ce qui nous déçoit grandement Vince et moi!
Vous aussi, vous avez remarqué que je n’ai pas parlé de l’orchestre? Alors, était-ce un concert, ou une séance cinéma? Non, il s’agissait bien d’un concert: hormis 2 ou 3 bruitages à des moments clés, c’est le Sinfonia Pop Orchestra qui pose toute l’ambiance sonore. Mais au bout de quelques minutes, toute la salle s’est prise à suivre les aventures de Goku et ses amis sur l’écran. Il faut dire que les nombreux thèmes de l’animé ont parfaitement été retranscrits en live et dans les moindres détails; j’ai plusieurs fois jeté un œil aux musiciens pour être sûr que ce n’était pas une bande enregistrée, tellement tout était parfait.
D’autre part, il aura fallu assister à ce spectacle pour comprendre que la bande originale de Dragon Ball, même si elle est plus pop et rythmée que celle de Star Wars ou Pirates des Caraïbes, n’a rien à leur envier! La batterie et la guitare électrique sont finalement assez peu présentes au milieu des violons, cuivres et percussions, et les thèmes épiques ne manquent pas!
Cette première mondiale fut donc une réussite. Si l’équipe du Grand Rex a l’idée de faire la même chose pour Les Chevaliers du Zodiaque, j’en suis!

Battle Beast au Petit Bain (Paris), le 25 mars 2017

Après une rude bataille pour obtenir des billets la veille, ce qui me fait penser que j’ai peut-être acheté les 2 dernières places du concert, me voilà arrivant tranquille pépère au Petit Bain pour assister de nouveau à un bon concert en compagnie de la Bête de Combat.

Il y a déjà du monde devant le bateau, et le 1er groupe vient juste d’entrer en scène quand nous embarquons.

 

GYZE (19h15 – 19h45)

 

Tiens, un groupe de filles? Ah non, ce sont bien des mecs, mais avec les cheveux teints. Ah bah tiens, ils sont asiatiques! C’est ainsi que nous découvrons pour la 1ère fois ce groupe japonais au look particulier; mais un japonais qui passe inaperçu n’est pas un vrai japonais, n’est-ce pas?

Bon, passons les blagues sur Sangoku et Broly entre Ivo et moi, et observons nos amis de plus près: tout d’abord, le parti prix de chanter avec une voix Death ne me plait pas trop. Mais si on fait abstraction de ça, wahou! Ces petits gars ont une technique monstrueuse! Ils ne sont que 3 (+ un clavier caché quelque part), mais autant le guitariste (qui est aussi chanteur donc) que le bassiste et le batteur sont de réels virtuoses. Il y a finalement peu de riffs, tout repose sur de savants arpèges. Au final, GYZE est un peu le chainon manquant entre Arch Enemy et Children Of Bodom (ah bah tiens!), surtout que la tenue du chanteur rappelle beaucoup celle d’Alexi Laiho.

Une très bonne mise en bouche malgré la voix (avis perso bien sûr), et le public ne s’y trompe pas: l’accueil est très chaleureux et des pogos se forment déjà, même dans cette fosse minuscule et déjà bondée.

 

Setlist de GYZE

 

 

Majesty (19h54 – 20h40)

 

Après une très rapide pause-pipi sur fond de « Seek N’ Destroy » et « You’ve Got Another Thing Comin' », place maintenant à HammerFall. Heu, non pardon, Majesty! Oui bah c’est pareil en fait.

En effet, nous voici face à un énième clone du groupe suscité. Tout y est: les riffs épiques, les solos épiques, les refrains épiques, accompagnés bien sûr par les chorégraphies à base de « je lève ma guitare sur chaque mesure »; et je ne vous parle même pas du titre des chansons (cf. lien en fin de paragraphe). Rien de bien original, même au niveau du chant la voix rappelle Rob Halford (ça aurait pu être pire me direz-vous!).

Malgré tout, Majesty fait le boulot: l’ambiance est fun et décontractée, le public réagit bien, et Ivo et moi passons un bon moment à se moquer gentiment des mimiques de nos amis allemands qui risquent quand même d’être bien vite oubliés au milieu de tous ces groupes de Trve Metal qui pullulent. Mais en tant que chauffeurs de salle, les p’tits gars de Majesty s’en sortent haut la main.

 

Setlist de Majesty

 

 

Battle Beast (20h57 – 22h34)

 

Après un assez court interlude très dark (tantôt fear, tantôt rainbow), Battle Beast arrive et nous envoie 3 titres du dernier album Bringer Of Pain dans la face, comme ça direct: « Straight To The Heart », suivi du titre éponyme, et enfin « Familiar Hell ». En même temps, puisque 9 morceaux dudit album sur 13 seront joués ce soir, autant prendre un peu d’avance! Heureusement on évitera le (beaucoup) trop pop « Dancing With The Beast » qui, malgré son nom, fait un peu tâche sur un album de Metal.

Du coup, mis à part la ballade « Far From Heaven », le rythme ne retombe jamais avec la Bête de Combat. La recette est déjà vue et revue, mais ça fonctionne! Les refrains font mouche à chaque fois, et il faut dire que la prestation est carrée bien comme il faut. Mais peut-être qu’après les avoir vu 4 fois, je m’aperçois que nos amis finlandais ne cherchent pas vraiment à se renouveler sur scène. J’ai entendu plusieurs fois que Battle Beast était un genre d’Accept à chanteuse, et ça se ressent aussi sur scène: rien ne change d’une année à l’autre. Loin de moi l’idée de critiquer cet état de fait, ça ne me gêne pas chez Accept, ni chez AC/DC, alors certains trouveront probablement leur compte chez Battle Beast. Pour ma part, je vais peut-être espacer mes venues à leurs concerts dans le futur.

De son côté, Noora Louhimo (chant) en fait des tonnes, entre ses grimaces, ses poses fières et ses levés de bras au rythme de la musique; une véritable front-woman, même si ses « hey-hey » pour lancer le public finissent par lasser.

Bref, nous avons droit à tous les classiques, de « Let It Roar » à « Enter The Metal World », en passant par « Black Ninja », « Iron Hand » et le puissant « Out Of Control » qui clôt la 1ère partie de la soirée. A noter « Bastard Son Of Odin » qui risque de devenir incontournable!

Un peu de déconne pour le rappel, Eero Sipilä (basse) nous promettant une reprise de Manowar pour célébrer le Vrai Metal, avant d’entonner « Last Christmas »… oui oui, la fameuse chanson de Wham!! Mais retour à la normale avec 2 morceaux de Bringer Of Pain qui n’avaient pas encore été joués pour finir la soirée: « King For A Day » et « Beyond The Burning Skies ». Et pour terminer sur une petite bizarrerie, le groupe quitte la scène au son du thème de Top Gun. Pourquoi pas?

Une bien belle soirée en soi, même si j’attendais peut-être un peu plus de surprises. Malheureusement, à l’instar de leur musique, Battle Beast n’a rien proposé de très nouveau, jusqu’au discours formaté « Vous êtes le meilleur public de la tournée et bla-bla-bla »; et ce n’est pas un petit jam sur les thèmes de Star Wars qui va nous faire sauter au plafond. Pour celui qui n’a jamais vu le groupe, c’est un très bon moment à passer; pour les autres, une impression de déjà-vu est inévitable.

 

Setlist de Battle Beast