Graspop Metal Meeting, du 21 au 24 juin 2018 à Dessel (BE)

Après 2 Hellfest (2014 & 2016), l’envie m’est venue de comparer avec un autre gros festival européen. Mais le Wacken, qui est mon objectif à moyen terme, ce n’est pas pour tout de suite. Je me suis donc rabattu sur le Graspop Metal Meeting, près de Dessel en Belgique.

Les gros noms sur l’affiche étaient plus ou moins similaires à ceux du Hellfest. Mais j’avoue avoir choisi le Graspop à cause des Guns N’ Roses qui ne font pas de concert en salle/stade français(e) cette année (juste le Download Festival, qui est déjà terminé au moment du Graspop de toute façon) contrairement à Nightwish, présents uniquement au Hellfest, mais qui passeront par Bercy en novembre. Voilà pour le pourquoi du comment.

 

Et donc, après une étape chez la belle famille à Bruxelles, une fois, me voilà parti pour le nord de la Belgique avec mes 3 covoitureurs BlaBlaCar, avec qui je resterai finalement tout le week-end (sauf une, qui ne fait que la 1ère journée).

 

 

Jeudi 21 juin 2018

 

Avant d’aborder les concerts, quelques mots sur l’organisation: en arrivant à 12h30 au parking (après 20 minutes de bouchons seulement), c’est la déconfiture. Nous nous heurtons à une gigantesque file d’attente pour l’obtention du bracelet et l’accès au site. La foule étant alignée sur la gauche, nous tentons notre chance sur la droite, remontons toute la queue quasiment jusqu’à l’entrée, et accédons finalement assez rapidement au camping. Appelez ça du resquillage, nous dirons que c’est de l’optimisation de flux.

Bref, récupération du fameux bracelet (avec le bon vieux poinçonnage, bien plus confortable que l’auto-serrant), fouille – très – sommaire des bagages, et on plante la tente près des amis de mes covoitureurs qui nous ont gardé de la place. Retour à la voiture chercher la bouffe: 20 minutes de marche (je ne vais pas le faire tous les jours). Par contre, en revenant au camping: 1 heure! Eh oui, cette fois la file d’attente prend toute la place, et j’ai du mal à me faufiler, bien que j’en ai le droit cette fois.

Gonflage de matelas, repas, et cette fois ça y est! Je me dirige vers le festival à 16h20, en achetant un t-shirt au passage avant qu’il n’en reste plus.

 

Le site est très sommairement décoré; ça fait un peu cheap si on compare au Hellfest. Il y a également peu d’activités annexes, hormis la grande roue et les auto-tamponneuses. Donc, place à la musique!

 

Ayant fait l’impasse sur Purpendicular (Classic Rock Café, 14h30 – 15h10) – pas grave, Ian Paice n’est pas présent de toute façon – je me dirige vers les scènes principales en fond de site pour le 1er concert du week-end: Doro (Mainstage 2, 16h50 – 17h35) qui nous joue un best-of de Warlock; ça ne nous rajeunit pas! Il fait très froid, mais notre mamie rockeuse sait mettre l’ambiance, et semble posséder une fan-base très fidèle. C’est un très bon commencement, malgré l’un des guitaristes un peu trop poseur à mon goût (et c’est un fan d’Aerosmith qui vous le dit, imaginez).

 

Je retourne vers l’entrée, au Classic Rock Café pour Hats Off Led Zeppelin (18h10 – 18h50). Ils jouaient déjà plus tôt dans la journée, mais je les avais ratés (l’arrivée au camping, la file, tout ça tout ça…). Le son est extrêmement mauvais, j’ai du mal à savoir si ce sont de vraies reprises, ou des morceaux inspirés.

Visiblement la 1ère option est la bonne, mais je m’en vais à la fin de « Stairway To Heaven » pour aller voir Iced Earth (Mainstage 2, 18h40 – 19h30). Sur scène c’est carré, ça joue bien, ça chante encore mieux, mais le son trop « métallique » (paradoxe) ruine toute l’expérience. J’attendais beaucoup de ce groupe, mais la technique a eu raison de mon jugement. A revoir une autre fois – en salle.

 

Repas du soir: je me tape un paquet de chips acheté sur un stand au camping, en monnaie sonnante et trébuchante. J’ai réussi à tenir tout le week-end sans acheter un seul jeton: ma façon à moi de me rebeller contre ce système archaïque, tandis que tous les autres festivals sont passés au cashless – quitte à ne faire qu’un vrai repas par jour, et à me passer de bière (oui oui, c’est possible, même en festival!).

 

De retour au site, il y a du monde, mais la fouille est rapide (en fait, tout dépendra de qui nous tâte les fesses). Par contre il est aisé de passer une petite bouteille d’eau, si on sait où la cacher (aucun rapport avec l’endroit évoqué dans la parenthèse précédente).

 

Je m’approche de la Mainstage 1, où il y a déjà énormément de monde, pour me préparer pour la tête d’affiche. J’observe donc Ghost (Mainstage 2, 20h50 – 21h50) de loin: ils ont un chouette décor à dominance de blanc. Après les avoir vus 3 fois, je me dis que je les préfère sur album. Aucune fausse note dans leur show, mais ça manque bizarrement d’ambition sur scène.

 

Vient maintenant le spectacle le plus long du week-end: Guns N’ Roses (Mainstage 1, 22h – 1h30). Même si c’est toujours agréable de voir les presque vrais GN’R d’origine, le show me semble moins magique qu’au Stade de France l’année dernière, probablement car le facteur « nouveauté » a disparu. Ajouté à ça qu’Axl est en petite forme vocale, que Slash nous enchaine quelques pains, et la fatigue de la journée, ces 3h30 de concert semblent un peu longues pour un festival. Pas déçu, ça reste un groupe de scène formidable, mais moyennement emballé tout de même.

 

 

Vendredi 22 juin 2018

 

Ça n’est jamais très agréable de se faire réveiller par le froid et le vent. Malgré ça, la levée du corps se fait assez tard, et la journée commence après midi avec Avatar (Mainstage 1, 12h40 – 13h20). Le décor de la tête d’affiche de la journée est déjà en place, ce qui n’empêche pas les suédois de se donner à fond. Nous les voyons réellement contents d’être là, et leur show burlesque et original sur fond de différents styles Metal me fait passer un très bon moment.

 

Je décide de rater Arkona (Marquee, 14h45 – 15h35) pour aller me sustenter, et reviens pour Powerwolf (Mainstage 1, 16h20 – 17h10). Sans surprise, c’est toujours la même chose, mais bon dieu ça marche!!! Jusqu’à maintenant, c’est la meilleure ambiance que j’ai vu depuis le début du week-end. Mais le meilleur reste à venir…

 

Pour l’instant, direction le Metal Dome pour le spectacle kitsch de The Darkness (19h20 – 20h10). C’est drôle, Justin Hawkins fait le show, mais le son est beaucoup trop fort!

Je reste quand même jusqu’à la fin, et rate volontairement le début d’Avenged Sevenfold (Mainstage 2, 19h20 – 20h50) que j’ai déjà vu 4 fois (contre 0 fois pour The Darkness, ceci explique cela). M’étant de nouveau placé en Mainstage 1, j’ai du mal à entrer dans l’ambiance. Cela dit, ce « jeune » groupe a décidément quelque chose, même si c’est forcément moins bien qu’à Bercy l’année dernière puisqu’il y a moins de moyens. Félicitations tout de même aux américains, qui stoppent tout en plein milieu de « Bat Country » pour laisser les secouristes venir en aide à une personne du public qui s’est à priori gravement blessée; la grande classe!

 

Voici venir maintenant le point culminant du festival: Iron Maiden (Mainstage 1, 21h – 23h). Nouveau décor avec un Spitfire grandeur nature et un magnifique Icare, nouvelle setlist avec de jolies surprises telles que « The Sign Of The Cross », « Where Eagles Dare », « For The Greater Good Of God », et surtout « The Clansman », un Bruce Dickinson déchainé et costumé quasiment à chaque morceau, ambiance du tonnerre même si je suis un peu trop loin (en même temps, l’affluence était prévisible)… En plus du concert le plus mémorable du week-end, on peut dire sans trop de crainte que c’est le meilleur spectacle que les anglais nous ont offert depuis plus de 10 ans!

 

J’aurais pu m’arrêter là pour aujourd’hui, mais je ne veux pas rater Ayreon (Marquee, 23h05 – 0h20), surtout que le timide et ochlophobe Arjen Lucassen est présent – même s’il ne donne pas le sentiment d’être impressionné par la foule, bien au contraire! Effectivement il interprétera les 3 derniers titres avec son bébé (je parle du groupe, hein), mais la vraie surprise pour moi vient des autres invités: en effet, je découvre avec joie, selon les morceaux, la présence sur scène de Tommy Karevik, Anneke Van Giesbergen, Mark Jansen et Simone Simons, et aussi Damian Wilson! Le concert finit avec 25 minutes de retard, mais on ne leur en voudra pas… et surtout pas à Damian qui reste après le final, réunissant tous les chanteurs et musiciens sur scène (plus de 20 personnes!), pour se faire porter en slam jusqu’à la sortie de la tente, et n’hésite pas à rester discuter et prendre des photos avec les fans. Je ne le répèterai jamais assez, ce mec est génial! Comme je lui ai dit au moment de lui serrer la main: ça fait 3 fois que je le vois, et 3 fois qu’il fait un truc de ce genre.

Malgré la fatigue, le mal dans les jambes et dans le dos, ça en valait vraiment la peine. La meilleure journée du week-end, à n’en pas douter.

 

 

Samedi 23 juin 2018

 

Les 2 derniers jours sont plus tranquilles (j’ai fait l’impasse sur AC/DC UK qui passait au Metal Dome de 3h à 4h (!)). Après un aller-retour à la voiture ranger 2-3 trucs et regarder une série sur le PC (chose que je ne referai pas dimanche, car le parking est vraiment très loin!), la journée du samedi commence avec Amaranthe (Marquee, 16h15 – 17h05). L’équipe belge ayant joué son match en début d’après-midi, il y a quasiment plus de t-shirts de foot que de Metal!

Bien que le Pop-Electro-Metal des suédois me plait beaucoup, je ne reste pas jusqu’à la fin car j’ai rendez-vous avec mes vieux potes d’Accept (Mainstage 2, 16h50 – 17h40). Et c’est une véritable cure de jouvence que m’offrent les allemands: mes douleurs de la veille, me laissant présager une journée très difficile, disparaissent complètement pendant le concert. Un miracle, ni plus ni moins. Sur scène, même constant que Powerwolf: on ne change pas une recette quand elle est bonne!

 

Du coup, pour rester dans les A, j’enchaine sans problème avec Arch Enemy (Mainstage 1, 17h50 – 18h40) pour qui j’arrive pile-poil au début. Concert excellent, emmené par le charisme exceptionnel d’Alyssa White-Gluz. Si un seul groupe doit vous faire aimer le Death Metal, c’est celui-là!

 

Je me déplace en Mainstage 2 par curiosité pour voir Kreator (18h50 – 19h50). N’ayant pas trop accroché sur album, avec le visuel ça me semble meilleur. Mais décidément, je n’arrive pas à entrer dans l’univers de ce groupe. Tant pis pour moi!

 

Après un dernier retour au camping, je vais finir la soirée avec quelques potes rencontrés sur place – ce seront les 3 seuls concerts que je ferai accompagné.

Ça commence mal avec Megadeth (Mainstage 2, 21h15 – 22h25): le son est bon même de loin, mais Dave Mustaine marmonne plus qu’il ne chante. Le jeu des musiciens est propre, carré, mais manque de vie. Nous nous disons qu’avec un autre chanteur, ça passerait peut-être mieux (demandez à Axl, il a sûrement un créneau de… non, pas taper pas taper!!!).

 

Je continue mon ping-pong entre les 2 Mainstage pour aller voir Volbeat (Mainstage 1, 22h35 – 0h05). Pour ceux qui se demandent encore comment ce groupe a été propulsé tête d’affiche, je n’ai qu’une chose à dire: allez les voir! Ils savent mettre une ambiance d’enfer, Michael Poulsen a une voix vraiment hors du commun, et leur style musical se démarque des autres types de Metal (même si après 6 albums, ça devient redondant). On apprécie également l’hommage à Vinnie Paul dont nous avons appris le décès dans la matinée…

 

Pour finir, et vraiment par curiosité, retour à la Mainstage 2 pour observer Marilyn Manson (0h15 – 1h30). Je n’aime toujours pas, je pense que je n’aimerai jamais, mais j’avoue qu’après ce que j’en avais entendu dire, il a cette fois donné un très bon concert, même s’il a terminé 15 minutes avant la fin prévue.

 

 

Dimanche 24 juin 2018

 

Après une (enfin!) bonne nuit de sommeil – merci à l’inventeur des chaussettes – je décide sur les conseils de mon pote covoitureur Boris, d’aller voir Týr (Marquee, 14h15 – 15h) qui n’était pas prévu à mon tableau de chasse. Bonne pioche, il s’agit de Power Metal de bonne facture, avec une bonne ambiance, et des rameurs dans le public (!).

 

Retour au camping pour un petit dodo; nous sommes tous très fatigués, et d’accord sur un point: 4 jours, c’est trop long pour un festival. Je rate volontairement Body Count (Mainstage 2, 16h30 – 17h20), qui ont apparemment donné un très bon concert.

 

Tant pis, j’ai quand même ma dose de Rap Metal avec Limp Bizkit (Mainstage 1, 17h30 – 18h30). Les américains donnent une vraie leçon d’ambiance à tous les groupes du week-end, avec seulement 6 morceaux à eux. Le reste est partagé entre les reprises, du traditionnel « Killing In The Name Of » de Rage Against The Machine au plus surprenant « Faith » de George Michael.

En 1 heure il se passe plein de choses, entre Wes Borland, maquillé de noir et blanc (trouvez des photos, c’est à la fois classe et indescriptible), se retrouvant littéralement en plein milieu du public (entouré de la sécurité débordée), les discours désabusés de Fred Durst en bob et pantalon de pyjama à fleurs, et surtout la fille slammant en fauteuil roulant, que Fred appellera sur scène pour finir le concert à ses côtés! Contre toute attente, un grand moment du festival.

 

Changement d’ambiance radical à la Marquee pour Lacuna Coil (18h40 – 19h30) et leur Metal planant et atmosphérique, leur maquillage rappelant leur dernier album Delirium, et l’éclairage donnant une ambiance plutôt gothique. Dans le genre, c’est un concert réussi, malgré un souci technique ne réussissant pas à déstabiliser Cristina Scabbia, qui meublera en nous faisant chanter « Highway To Hell » à cappella.

 

Retour à la Mainstage 1 (je marche beaucoup pendant ce Graspop) pour une curiosité dans le monde du Rock: l’association d’Alice Cooper, de Joe Perry et de Johnny Depp, sous le nom d’Hollywood Vampires (19h40 – 20h55). Et en fait, ça fonctionne bien! Entre les quelques compositions originales, le groupe nous offre une reprise de « The Jack » d’AC/DC (en hommage à Malcolm Young), et interprète « I’m Eighteen » d’Alice Cooper, ainsi que « Sweet Emotion » et « Train Kept A Rollin' » d’Aerosmith (oui je sais, l’original n’est pas d’eux!). Dans le public, l’ambiance n’est pas top: je me retrouve seul avec une autre personne à scander les morceaux sus-cités; les gens ne seraient-ils venus que pour apercevoir Johnny?

Pourtant ce dernier, attendu au tournant, est loin de se la péter; il reste humble, mais aura quand même droit au micro sur « Heroes » de David Bowie.

Le final sur « School’s Out » est dantesque, assaisonné d’une pincée d' »Another Brick In The Wall ». Bon boulot!

 

Je reste en Mainstage 1, et observe donc de loin Judas Priest (Mainstage 2, 21h05 – 22h20). Je ne vois donc Scott Travis que sur les écrans. Difficile d’admettre qu’il s’agit du Priest sans Glenn Tipton (nous avons désormais fait le « deuil » de K.K. Downing); Andy Sneap et Richie Faulkner n’interagissent quasiment pas entre eux, ce dernier se tapant en plus presque tous les solos.

Malgré tout le concert est bon, Rob Halford est dans une forme vocale olympique, et Glenn nous fera l’immense honneur de sa présence sur les 3 derniers titres! De quoi faire verser ses ultimes larmes au barbu filmé à la barrière, qui n’a pas arrêté de pleurer d’émotion depuis le début du show. Emouvant!

 

Vient maintenant le dernier concert du Graspop pour moi: Ozzy Osbourne (Mainstage 1, 22h30 – 0h00). Papy est très en forme, arpente la scène à petites foulées, et nous incite toujours bienveillamment à taper des mains ou chanter pour l’accompagner. Mais ce soir, mes yeux suivront plutôt Zakk Wylde: pas très fan de Black Label Society, je reconnais malgré tout ses talents de guitariste; il n’a pas la rigueur de Tony Iommi sur les riffs sabbathiens, mais sa « branlette de manche » produit son effet sur les solos qu’il effectue tandis qu’Ozzy part se reposer.

Etant dans les 10 premiers rangs, j’accueille par conséquent une marée de slammers, et je retrouve sans trop savoir comment une jeune fille sur mes épaules (avec l’approbation de son copain, probablement pas assez balaise pour la porter lui-même, mouahaha!). Elle me remerciera chaleureusement pour cet instant de domination sur la foule! Ça, c’est l’esprit Metal.

 

Après le traditionnel « Paranoid » suivant le non moins traditionnel « one more song » scandé par Ozzy lui-même au rappel, je rentre une dernière fois au camping pour une dernière nuit avant de partir. Je rate donc le feu d’artifice final, mais au moins je suis en forme le lendemain pour affronter la route et les bouchons bruxellois, accompagné de mes blablacareurs que je ne reverrai peut-être jamais, malgré les excellents moments passés avec eux. Si vous me lisez, vous ou ceux du camping, un grand merci pour votre accueil!

 

 

Le bilan

 

Le comparatif avec le Hellfest est inévitable. Là où le Graspop est supérieur, c’est l’organisation au niveau des toilettes et des douches, bien plus nombreuses qu’à Clisson; car oui, il n’y a pas que la musique en festival, et ces 2 points comptent!

Par contre, le Hellfest est bien au-dessus en terme de décors, d’ambiance, d’activités annexes, et est plus souple concernant la gestion du camping et des parkings: c’est un joyeux bordel organisé, mais c’est moins contraignant pour les festivaliers. D’autre part, l’interdiction de faire entrer un casse-croute ou même une simple bouteille d’eau au Graspop est totalement absurde (le synonyme politiquement correct de débile). Et pour un prix équivalent, le nombre de groupe est quand même bien plus conséquent.

Nous avons donc affaire à un bon, très bon festival, mais qui souffre de la concurrence française de Ben Barbaud. Pour qui a connu les deux, le Hellfest reste incontournable. Ce n’est que mon avis bien sûr, mais à Clisson on se sent… comme à la maison!

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The Chris Slade Time Line à la Spirale de Fismes, le 12 mai 2018

Me revoilà! Eh non, je ne vous avais pas oublié: j’ai vraiment passé 5 longs mois sans concert. Il n’y avait certes pas grand-chose à me mettre sous la dent en ce début d’année, mais j’ai aussi fait mon boulet en ratant lamentablement Rhapsody Reunion en mars, qui était déjà complet au moment où j’ai voulu acheter ma place.

Par contre, quand une amie m’a parlé du « batteur d’AC/DC » dans son village, j’ai sauté sur l’occasion: voir une telle légende à 4 mètres de moi pour 20 balles, ça ne se refuse pas. A propos du village: Fismes, vous connaissez? Non? Normal, petite bourgade de 5500 habitants perdue dans la Marne, on ne s’attend pas à y voir un membre d’un groupe qui remplit des stades.

Bref, après une soirée bière/pizza/Danette à la pistache, nous voilà en route… enfin vite fait, 10 minutes à pied environ (sous la pluie, ça parait plus long). On prend à peine le temps à l’arrivée de voir que les stands merchandise ne proposent rien de bien intéressant et que la salle a adopté un système de jetons pour les boissons – ils se sont crus en festival ou quoi? – avant d’entrer dans la salle…

 

 

Gang (20h – 20h25)

 

…pour assister au show de Gang, groupe local actif depuis les années 90 quand même! L’intro genre « musique Disney » nous assure d’une ambiance décontractée, même si par la suite le style se veut Hard-Rock traditionnel tout ce qu’il y a de plus sérieux. Malheureusement, comme c’est souvent le cas pour les 1ères parties (surtout dans les petites salles), le son est lamentable: les guitares sont brouillonnes, il y a un écho insupportable sur la voix… Mais la bonne humeur des musiciens est appréciée par le public, le chanteur n’hésite pas à faire quelques blagues malgré les 25 petites minutes qui leur sont allouées, ne leur permettant de caser que 5 morceaux (tous issus du dernier album).

Le concert se termine comme il a commencé, sur une touche d’humour avec une musique de cirque, petite chorégraphie « remuage de popotin » incluse.

 

Pas de setlist, désolé!

 

 

Purple Legend (20h40 – 21h25)

 

Avant que le grand chauve n’arrive, quoi de mieux qu’un petit tribute à Deep Purple pour patienter? C’est ce que je me disais, mais hormis le fait d’entendre des morceaux sympas du groupe anglais, c’est plutôt catastrophique. On passera sur le chanteur et le bassiste qui portent des perruques, mais même si le son s’est grandement amélioré, des problèmes techniques au niveau de la batterie viennent gâcher le spectacle.

Tout d’abord, il n’y a pas de retour guitare/chant pour le batteur, qui a donc joué les 2 premiers morceaux « à l’aveugle »; du coup, un grand bravo à lui car il a quand même vachement assuré!!! Puis, vers la fin du show, le charley qui se dévisse, impossible à remettre en place: obligé de jouer en position fermée. Mais encore une fois, maintenir le concert avec ces problèmes relève de l’exploit, donc re-bravo!

Après, même s’il est agréable de réentendre « Highway Star » en live (mais pas « Child In Time », dommage), dont l’intro est pompée à la note près sur le Made In Japan, la mollesse du public qui ne connait pas ses classiques plombe la soirée: c’est à peine si les gens entonnent le refrain de « Smoke On The Water » (oui, le refrain, c’est juste cette phrase, ne cherchez pas plus loin!); heureusement il y en aura quand même pas mal dans le fond pour scander le riff de « Black Night ».

Si on veut chipoter, le jeu est, quant à lui, assez approximatif, mais il faut dire que seul Deep Purple sait jouer du Deep Purple.

 

Pas de setlist non plus…

 

 

The Chris Slade Time Line (21h45 – 22h45)

 

Juste avant que les lumières s’éteignent, nous voyons avec horreur les organisateurs refermer les portes de la salle donnant dehors: la fournaise à la fin de Purple Legend se réinvite à la soirée, et durera jusqu’à la fin.

C’est l’ovation lorsque le rideau s’ouvre, Chris est déjà en place et on ne perd pas de temps: « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » dans ta face, tiens!!! Dès cet instant, le groupe alternera avec une rigueur métronomique les titres d’AC/DC avec ceux issus des différents chanteurs ou groupes auxquels a participé notre ami batteur. A ce propos, 2 chanteurs partagent le micro, celui officiant sur les titres AC/DCiens ayant un timbre proche de celui de Brian Johnson; impressionnant!

Bien que les titres « hors AC/DC » sont très bien interprétés – avec un chanteur « clair » très talentueux et appliqué -, ce sont ceux « dans AC/DC » qui remportent tous les suffrages. Alors oui, « July Morning » (Uriah Heep), « Blinded By The Light » (Bruce Springsteen) et « Delilah » (Tom Jones) sont de magnifiques morceaux; mais dans tout ça, seul « Parisienne Walkways » (Gary Moore) va véritablement conquérir le public, avec une série de solos parfaite de la part du jeune guitariste présent. Le bassiste et l’autre guitariste/claviériste sont quant à eux assez discrets. Après tout, la vraie star ici est Chris, qui s’octroie même un petit solo bien sympa, chose impossible avec son « autre » groupe!

Par contre, dès que l’intro de « Back In Black », « High Voltage » ou la cloche de « Hells Bells » retentissent, l’ambiance monte d’un cran! Chris Slade n’hésite pas à prendre le micro entre chaque morceau (même si un nouveau problème technique l’obligera à emprunter ceux des chanteurs pour se faire entendre) pour nous expliquer à quelle période de sa vie se réfère le prochain titre, et également à lancer quelques blagues; bref, on est comme à la maison, avec nos potes qui jouent sur scène.

Quelques chansons inattendues sont de la partie, comme « Sin City » ou « You Shook Me All Night Long »: un peu surprenant de les entendre ici alors que j’attendais plutôt « T.N.T. » ou surtout l’énorme « Big Gun » qui aurait plus que mérité sa place!

La fin du spectacle est entièrement squattée par AC/DC: « Thunderstruck » et un autre inattendu, « The Razors Edge » annoncent la fin, l’occasion de remarquer que même si les petits ajouts improvisés du batteur ne dénaturent pas les morceaux, le jeu relativement simple imaginé par les frères Young se suffit à lui-même; pas besoin d’en rajouter!

Au rappel, un dernier titre inattendu fait son apparition: « Riff Raff », qui précède l’immanquable de la soirée, « Highway To Hell ». Je repars malgré tout un peu déçu qu’ils n’aient pas joué « For those About To Rock (We Salute You) », histoire de conclure en beauté.

Au final, petite soirée bien sympa, comme entre potes, à écouter de la bonne musique. Mais il se fait tard, j’ai de la route, alors nous ne nous attardons pas après le concert pour voir si Chris pointe le bout de son crâne pour des dédicaces – de toute façon j’ai oublié mon album de « The Razors Edge » à la maison.

 

Setlist de The Chris Slade Time Line

Dirkschneider à la Machine du Moulin Rouge (Paris), le 13 décembre 2017

Accept, c’est Udo. En tout cas, c’est ce que me rabâchait sans cesse Nicolas, mon night manager pendant cette année 2009 que j’ai passée à travailler de nuit dans l’Hôtel New York, situé dans un célèbre parc d’attraction avec des grandes oreilles. Un an après sortait Blood Of The Nations avec Mark Tornillo au chant, l’album chef d’œuvre (oui, je l’affirme haut et fort!) de la renaissance, suivi par 3 autres disques un peu moins percutants mais tout de même bourrés de qualité.

Mais non, pas moyen de trainer Nico à un concert d’Accept, lui il veut Udo, et rien qu’Udo! Et finalement, 8 ans après, le compromis: désireux de laisser derrière lui sa carrière avec ses comparses Wolf Hoffmann et Peter Baltes, Udo Dirkschneider fait une tournée pendant laquelle il ne jouera que les morceaux d’Accept de son époque (qui s’étale sur 18 ans tout de même). Après ça, promis juré craché, il ne les jouera plus du tout sur scène, comme il le faisait régulièrement avec U.D.O., son « groupe solo » (oui je sais, ce terme est paradoxal).

Cette tournée, baptisée sobrement et en toute modestie « Dirkschneider », a tout d’abord boudé la France; mais après avoir sorti coup sur coup 2 albums live aux setlists jouissives (bien que fort similaires), notre militaire teuton vient finalement nous rendre visite à la Machine du Moulin Rouge.

Une file d’attente déjà conséquente nous attend lorsque nous arrivons à 18h20, soit 10 minutes avant l’ouverture des portes. La salle sera-t-elle remplie?

 

Raven (19h15 – 20h)

 

Pour l’instant, ce n’est pas le cas lorsque le groupe d’ouverture arrive, de la façon la plus directe qui soit: un coup de guitare depuis les backstages – ok c’est bien branché – on peut débarquer sur scène, et on envoie la sauce directe.

Groupe totalement inconnu pour moi, j’observe avec un peu d’étonnement ces vieux briscards à l’attitude de jeunes fougueux. Aux côtés de la mine ahurie du guitariste et de l’air hagard du bassiste-chanteur (équipé d’un micro-casque pour être libre de ses mouvements), c’est paradoxalement le jeune batteur qui semble le plus sérieux et concentré. Tout s’enchaine très vite, on ne s’ennuie pas, d’autant que les fans sont présents dans la salle. Le son est très bon, les 2 cordistes n’arrêtent pas de bouger, sauter, se déhancher dans tous les sens, et la communication est là… Décidément cette 1ère partie est de très bonne facture.

On pourra tout juste reprocher une certaine répétitivité dans la musique (mais c’est peut-être l’effet live), et quelques lignes de chants qui me semblent fort inspirées du Walls Of Jericho d’Helloween (à moins que ce ne soit l’inverse, Raven étant un chouia plus vieux).

Avant le dernier morceau, le clou du spectacle sera pour moi l’hommage à Malcolm Young sur « It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock N’ Roll).

 

Setlist de Raven

 

 

Dirkschneider (20h28 – 22h33)

 

Le temps de passer le bonjour à mes potes quinquagénaires dont je ne connais toujours pas le nom, et dont notre dernière rencontre remonte à Avantasia il y a presque deux ans, l’attente est de courte durée; mais il faut savoir être patient pour approcher une légende! Cela en vaudra-t-il la peine?

Pour le moment, après une chanson indéterminée sur bande (la flemme de demander à Cortana), c’est « The Beast Inside » qui démarre sur bande elle aussi, avant que les musiciens prennent le relais les uns après les autres pour du vrai live, chacun d’un statisme à toute épreuve (sauf le batteur évidemment), la voix d’Udo nous parvenant depuis les coulisses. Il apparait finalement au bout de quelques instants devant nos yeux, et sous une très belle ovation, avant que les chaines invisibles retenant les autres musiciens se libèrent afin qu’ils puissent rejoindre leurs places respectives.

L’on pourrait penser que « The Beast Inside », au tempo assez lourd et lent, soit une mise en bouche avant d’entamer les choses sérieuses. Mais non, et c’est là que les ennuis commencent.  Préparez-vous, ça va faire mal.

Quand on a sorti les 3 chefs d’œuvre que sont Restless And Wild, Balls To The Wall et Metal Heart, ainsi que 2 autres disques qui n’ont pas à rougir face aux 3 autres, à savoir Russian Roulette et Breaker, il y a suffisamment matière à proposer une setlist déjà bien fournie. Mais non, Udo a décidé de jouer les titres les moins emblématiques de sa carrière au sein d’Accept: « Bulletproof », « Slaves To The Metal », « Protectors Of Terror », « Stone Evil »… même les décevants Eat The Heat et Predator sont au rendez-vous, avec « X-T-C » et « Hard Attack ».

Bref, on s’ennuie ferme, et ce ne sont pas les pourtant légendaires « Midnight Mover », « London Leatherboys », « Breaker » ou « Love Child », disséminés avec parcimonie au long de la soirée, qui rehaussent l’ambiance; parfois un léger pogo se met en place, puis retombe comme un soufflé. De plus, hormis les titres précités, lorsque les albums cultes sont représentés, ce ne sont pas par leurs meilleurs ambassadeurs: « Aiming High », « Another Second To Be », « Fight It Back », oui elles sont sympas… mais aucune trace de « Head Over Heels », « Turn Me On », « Too High To Get It Right », « Up To The Limit », « Flash Rockin’ Man », « Screamin’ For A Love-Bite », « Losers And Winners », « Dogs On Leads »… bon je m’arrête là, mais vous avez compris: il y avait vraiment moyen d’envoyer du lourd, non? Et même pas un petit « Restless And Wild », le comble!

Et pour continuer avec les déceptions, pour la série de slows (terme emprunté à mes souvenirs de boums), à la place des anecdotiques « Can’t Stand The Night » et « Amamos La Vida », pourquoi pas un « Neon Nights »?

Mais bon, je ne vous ai pas dit le pire dans tout ça… ça fait peur hein? Non, le pire, c’est l’interprétation. Alors non, je ne parle pas de la famille Dirkschneider; car oui, à la batterie, ce n’est rien moins que le rejeton d’Udo, Sven, qui se démène comme un damné derrière ses fûts: c’est carré, propre, respectueux du matériau d’origine, il chante au diapason de son paternel, joue avec ses baguettes, enfin il s’amuse quoi, il est motivé le ‘tiot!

Udo quant à lui, on le sent un peu vieilli et fatigué, il ne bouge pas trop sur scène. Mais derrière ses gestes et ses expressions faciales m’évoquant quelque peu Joe Cocker, sa voix n’a absolument rien perdu de son grain, et il excelle dans les graves comme dans les aigües; oui, la Légende est bien là.

Malheureusement, la Légende, elle est éclipsée par ses musiciens… qui font pourtant partie d’U.D.O.! Le bassiste Fitty Wienhold est celui qui s’en sort le mieux. Tout aussi appliqué que Sven dans son jeu et le respect de ses partitions, il se montre bien plus discret, peut-être trop. Ou alors est-ce la comparaison avec Peter Baltes qui montre une nuance trop prononcée?

En tout cas, comparé à ses 2 compères guitaristes, il n’a pas grand-chose à se reprocher. Commençons par Andrey Smirnov: il serait bien cruel de lui reprocher de ne pas être à la hauteur de Wolf. Mais un petit effort sur les solos aurait été le bienvenu, et surtout, même si techniquement il reste très correct, son attitude de beau gosse poseur aurait plus sa place dans un groupe de Glam que chez… presqu’Accept! On applaudit volontiers ses interventions, mais un manque de charisme évident empêche la sauce de prendre totalement. A la décharge des guitaristes, leur son manque cruellement de mordant: comparé à la caisse claire qui nous claque agréablement dans les oreilles, les guitares sont plates, ça manque de puissance et de mordant. Je répète, on s’ennuie, le temps parait long et la fatigue commence à se faire sentir.

Mais pour en finir avec les six-cordistes, je vais conclure par le pire: le petit nouveau Bill Hudson, qui à mon sens n’a carrément pas sa place aux côté d’Udo. C’est probablement grâce à lui que je pardonne les petits ratés et les poses d’Andrey. Malgré son regard bovin que n’aurait pas renié Loana (oui, celle de Loft Story) et son look émo-qui-ne-ressemble-à-rien, c’est lorsqu’il retirera le haut que son attitude finira de m’agacer; et c’est un fan de Kissin’ Dynamite qui le dit, alors imaginez donc!

 

Revenons à la musique: après « Russian Roulette », le rappel manque un peu d’enthousiasme, la faute à cette salle qui, décidément, ne s’est pas remplie; certains ont dû avoir le nez creux et ne pas avoir voulu assister au massacre.

Pourtant, lorsque le groupe est de retour, on imagine qu’Udo gardait le meilleur pour la fin… et c’est inespérément le cas! Mais encore une fois, l’exécution gâche tout. « Princess Of The Dawn » réveille enfin la salle, et n’a pas grand-chose à se reprocher. Le 1er petit couac sera l’enchainement avec « Metal Heart », sans l’intro caractéristique qui fait monter la pression. Dommage. Et pour couronner le tout, le break d’Andrey entre les 2 parties de « La lettre à Elise » dure beaucoup, beaucoup, beaucoup trop longtemps!

« Fast As A Shark » met enfin tout le monde d’accord, Udo nous sort le hurlement du fin fond de ses entrailles que nous attendons tous, et nous observons le 1er pogo de la soirée qui dure pendant tout un morceau, mais… car il y a un mais: pas de « Ein Heller Und Ein Batzen » (« Heidi Heido Heida » pour les 3 du fond qui ne suivent pas) en intro! Sacrilège!!!

Et, je n’aurais jamais cru dire ça un jour, « Balls To The Wall » est vécu pour moi comme une libération. Heureusement rien de notable à déplorer, les chœurs sont bien repris par le public, et j’ai même l’impression que dans une ultime prise de conscience, les musiciens se montrent enfin impliqués dans leur travail. Allez, on va dire que le final valait toute la souffrance endurée?

 

Bon j’exagère cette dernière remarque, tout n’était pas à jeter. Mais rares sont les fois où j’ai été déçu d’un concert, et en ressortant de l’ex-Loco je me suis senti un peu bête d’avoir dépensé 30€ pour ça.

On aurait pu croire que la présence seule d’Udo nous garantirait une soirée mémorable. Mais un chanteur, aussi emblématique et charismatique soit-il, ne peut rien sans un bon accompagnement musical. Et l’Accept actuel, même après le récent changement de line-up (guitare rythmique + batterie), est bien meilleur que l’ersatz aussi triste que la pluie qui tombait sur Paris auquel nous avons assisté ce soir. Accept avec Udo était génial. Accept avec Mark Tornillo est excellent. Mais Udo sans Accept n’a malheureusement que peu d’intérêt.

Moi qui avait renoncé à aller voir la bande aux pères Wolf et Peter en février, j’en viens à me demander si je ne vais finalement pas y aller afin d’atténuer ma déception. En tout cas c’est bien plus probable que d’aller voir U.D.O. une fois que la page Dirkschneider sera tournée…

 

Setlist de Dirkschneider

Steve N’ Seagulls au File7 de Magny le Hongre, le 25 novembre 2017

Parmi les groupes faisant le buzz sur internet grâce à des reprises, rares sont ceux qui tiennent sur la durée au point d’enregistrer 2 albums, et encore plus rares sont ceux qui peuvent se permettre d’organiser une tournée européenne!

C’est le cas de Steve N’ Seagulls, qui arrive à Magny le Hongre, près de Disney, pour la dernière de leurs 7 dates françaises.

Il y a déjà pas mal de monde près du File7 lorsque les portes ouvrent à 20h30, et la salle, même si elle n’affichera pas complet, finira remplie de façon fort honorable. A 20€ le billet (15€ pour les employés Disney), on aurait tort de se priver! C’est ainsi que Sylvia, Cécilia, Blazej (qui vous sont tous inconnus si vous suivez mon blog!) et moi-même nous plaçons sans difficulté au pied de la scène.

 

Gliz (21h05 – 22h)

 

C’est un groupe jurassien qui ouvre pour Steve et ses mouettes. Sans posséder l’humour de la tête d’affiche, on sait que nous sommes dans le thème: le seul instrument à cordes utilisé par Gliz est un banjo électrique; son propriétaire, qui officie également au chant, utilise une rangée de pédales d’effets qui rendrait jaloux John Petrucci. Il est appuyé par un batteur/joueur de xylophone au regard un peu fou, et les basses sont assurées par… un bombardon!

Le style est difficilement définissable: le côté Country est bien présent, mélangé à du Jazz. C’est assez original et agréable, et surtout cohérent. Certains fans ont fait le déplacement et le groupe est fort bien accueilli. Le chanteur descendra même dans la fosse sur le dernier morceau.

Malgré tout, une heure pour une 1ère partie ça fait long, et à la fin il nous tarde de passer à ceux pour qui nous sommes venus!

 

Pas de setlist trouvée

 

 

Steve N’ Seagulls (22h30 – 0h03)

 

C’est de façon fort classique que le groupe arrive sur scène, accompagné par une intro sur bande, avant de lancer « Over The Hills And Far Away » de leurs compatriotes finlandais de Nightwish; bon, je sais, à la base c’était Gary Moore, mais leur répertoire comprenant également « Wishmaster », je suppose que c’est la version Metal Sympho qui les a inspirés.

Le groupe n’ayant sorti que 2 albums, peu de surprises dans la setlist, sauf du côté des absents: outre le susnommé « Wishmaster », d’autres morceaux seront oubliés, notamment « Symphony Of Destruction », « Ich Will », « Nothing Else Matters », « Paradise City », « Run To The Hills » et « Holy Diver » pour ceux qui vont me manquer.

Mais il y a de quoi remplir cette heure et demie avec ces versions Country devenues désormais des classiques du groupe: « Self Esteem » de The Offspring réveille un peu le public dès la fin d' »Over The Hills And Far Away » qui n’était peut-être pas assez connue, les 2 morceaux d’Iron Maiden « Aces High » et « The Trooper » font frissonner les connaisseurs, « November Rain » des Guns N’ Roses fait chanter le public en chœur de la même façon que « Sad But True » de Metallica… les plus anciens profitent également des moins récents « Burn » de Deep Purple et « Black Dog » de Led Zeppelin. Quelques pogos verront même le jour lors de « Seek & Destroy » et « You Could Be Mine »! « You Shook Me All Night Long » et « It’s A Long Way To The Top (etc. etc.) » nous rappellent quant à eux avec beaucoup de tristesse la très récente disparition de Malcolm Young.

Pour ceux qui n’étaient pas au courant de leur réorchestration la plus récente, la grosse surprise de la soirée viendra de la reprise de Trust (dois-je vraiment énoncer le titre?), « Antisocial », chantée par Pukki (contrebasse) en français s’il vous plait!

Les musiciens sont impressionnants de virtuosité; mention spéciale à Hiltunen, qui derrière son air un peu benêt (et sous sa coiffe faite en animal mort d’origine inconnue) assure comme une bête que ce soit à la mandoline, à l’accordéon, au clavier et même à la flûte traversière! Seul lui manque le chant, tandis que chacun de ses comparses a son morceau attitré, même si la plupart du temps c’est Remmel (banjo, mandoline et guitare) qui se colle au micro. Pourtant, c’est Herman (banjo et guitare) qui remporte tous les suffrages lors de ses sessions de chant, mais sa voix est peut-être trop sérieuse pour le ton voulu.

Le style Country des versions albums est légèrement atténué par l’amplification des instruments, ce qui est un peu dommage.

L’humour par contre est bien présent, mais il transparait surtout par l’attitude des musiciens, très complices entre eux et amicaux avec le public. Hiltunen est littéralement hilarant, avec ses mimiques et son air ahuri qu’il a malgré tout bien du mal à garder, ne pouvant s’empêcher de pouffer de rire en croisant le regard des 1ers rangs. Mais on regrette un peu le manque de mise en scène: aucun décor particulier, juste les costumes de scène tout droit sortis de La petite maison dans la prairie. Pas non plus de cuillères ou d’enclume sur « Thunderstruck », qui clôt la 1ère partie du concert; ce titre ayant fait découvrir Steve N’ Seagulls au monde, la boucle est bouclée!

 

Le groupe mettra moins d’une minute à revenir pour enchainer sur une version de « Born To Be Wild » de Steppenwolf allongée à l’extrême, peut-être un peu trop.

C’est donc la fin d’une soirée fort agréable, qui fut à même de contenter à la fois les Metalleux et les autres, ces derniers ayant peut-être maintenant envie de découvrir les versions originales des morceaux joués!

Il est temps maintenant de rentrer chez nous dans le froid du mois de novembre; mais 3 minutes à pied pour rejoindre l’appartement, on a vu pire!

 

Setlist de Steve N’ Seagulls

Helloween au Zénith (Paris), le 15 novembre 2017

Les réconciliations dans le Metal, j’en ai déjà parlé suffisamment souvent. Je ne vais pas en remettre une couche: tous les gens présents ce soir savent très bien que la tournée Pumpkins United voit le retour de Kai Hansen en tant qu’invité pour la 3ème fois chez Helloween, et surtout celui de Michael Kiske, invité lui aussi dans le groupe qu’il a quitté depuis maintenant… pfiou, 24 ans! Bref, cette soirée sera placée sous le signe de la nostalgie et des vieux qu’ont de l’âge.

 

Le Zénith, c’est grand. Mais le Zénith, ça possède 2 configurations. On ne va pas se voiler la face, j’étais très dubitatif quant au choix de cette salle pour accueillir Helloween, plus habitué à l’Elysée Montmartre ou au Trianon. Mais bien que la salle peine à se remplir, les trous finiront tout de même par être bouchés au fur et à mesure que le show avance, même si ce sera dans sa petite configuration, faut pas déconner non plus.

Eh oui, parce que si les gens s’étaient tenus au courant, ils auraient su qu’il s’agissait d’une soirée spéciale, sans 1ère partie, et que ça allait commencer à 20h; ils ne seraient donc pas arrivés plus tard en espérant probablement éviter un groupe d’ouverture insipide! Bref, tant mieux pour nous puisque même en arrivant à 19h alors que les portes sont ouvertes depuis déjà 30 minutes, ça nous a permis de nous rapprocher considérablement de la scène, notamment à gauche de l’avancée dans le public.

Alors c’est parti…

 

Tout d’abord, le rideau… ce fameux rideau qui cache la scène, il est bien présent, comme souvent depuis quelques années, et il arbore fièrement le logo du groupe surplombant le nom de la tournée, tandis que la musique d’ambiance diffuse aussi bien du Ozzy Osbourne que du Billy Idol (Helloween pratique l’éclectisme).

Tellement habitué que je suis à entendre « For Those About To Rock (We Salute You) », quelle est donc ma surprise d’entendre le volume monter sur « Let Me Entertain You » de Robbie Williams (merci d’ailleurs à Cortana de m’avoir donnée cette info, sinon impossible de le deviner). Mais bon, quand on sait que Sascha Gertsner (guitare) écoute Rihanna avant de monter sur scène, on n’est plus à ça près.

Et enfin ça y est, l’éclairage s’estompe et l’intro d' »Halloween » (sur bande) résonne dans la salle parisienne, pendant que les musiciens prennent place devant une foule déchainée. Finalement la bande son laisse rapidement place à du live, et la réalité s’échappe pendant 13 minutes. J’attendais avec appréhension le 1er break, où ils ont l’habitude d’enchainer sur autre chose pour un medley, mais non! Ç’aurait été cruel de ne pas jouer ce morceau en entier, et Helloween ne nous déçoit pas sur ce point, ni sur le reste de la soirée d’ailleurs!

Par contre, point de « Pumpkins United » (la chanson), ni maintenant ni plus tard; bizarre. Pas non plus de fausse mise en scène de l’évènement, tout le monde est là dès le départ, y compris les « pièces rapportées »! L’avancée de scène est rapidement investie, et ceci avec parcimonie pour ne pas non plus laisser les 1ers rangs en reste.

Certains ont dû revivre leur adolescence avec les morceaux suivants: « Dr. Stein » et « I’m Alive » suivent « Halloween », entre lesquels Andi Deris nous présente 2 amis: Seth et Doc. Il s’agit de 2 citrouilles animées, dont l’écran géant nous contera les aventures quasiment entre chaque morceau. Ils passeront la soirée à alimenter une machine infernale composée d’artefacts provenant de tous les albums du groupe, chaque interlude servant d’introduction au morceau suivant…

Et en parlant des morceaux joués… quelle sélection! A partir de « I’m Alive » placé en 3ème position (on aurait préféré « March Of Time », mais ne boudons pas notre plaisir), nos amies cucurbitacées vont alterner avec une rigueur propre à leur pays d’origine les chansons tirées de l’ère Kiske avec celles de l’ère Deris, en prenant bien soin d’explorer toute la discographie du groupe. Si les 2 Keeper Of The 7 Keys sont évidemment mis à l’honneur, presque chaque album aura droit à un extrait. Seuls Chameleon (on ne s’en plaindra pas), Keeper Of The 7 Keys: Legacy, Gambling With The Devil et le petit dernier My God-Given Right seront absents. Deris sera en solo sur la plupart des titres de son époque, comme « If I Could Fly », « Perfect Gentleman », « I Can », « Sole Survivor », « Power », « Are You Metal? » ou « Waiting For The Thunder ». Bizarrement, Kiske a moins de chansons pour lui tout seul, mais la nostalgie fait son effet sur « I’m Alive » précédemment cité, ou sur « A Little Time ».

Chaque musicien a son heure de gloire en bout de scène, bien que Michael Weikath reste souvent en retrait, comme à son habitude. Gerstner quant à lui bénéficie de beaucoup moins de solos qu’habituellement, la gloire étant laissée à son illustre prédécesseur Hansen. Il se rattrape en attirant l’attention avec ses pitreries en duo avec Marcus Grosskopf (basse), et surtout lors de cette magnifique session presqu’acoustique sur « Forever And One (Neverland) ». Ce morceau guitare/2 voix est l’un des nombreux titres que se partagent Deris et Kiske, ce dernier appuyant même son compère sur « Why? »; pas chauvin le gars! On remarque tout de même que, si Kiske semble énormément se concentrer sur sa prestation, Deris est plutôt là pour le spectacle et la déconne: il joue avec le public, fait des grimaces, et mime les paroles de ses chansons, ce qui est assez drôle lorsqu’elles parlent de pets… Et avec tout ce qui se passe sur scène, on n’a pas beaucoup de temps pour regarder l’écran géant: parfois c’est un bout du vidéoclip du morceau joué, parfois des images qui sont là juste pour faire joli; mais ce n’est pas ça le plus important.

Dans la fosse, c’est la folie, mais la folie contenue: lors des refrains j’entends plus souvent le public hurler en chœur avec moi-même que les chanteurs sur scène, ça saute, ça lève le poing… de l’ambiance comme j’aime, mais bizarrement les pogos tardent à venir. C’est surtout mon pote Vincent qui en pâtira, mais pas avant la moitié du show, l’élément déclencheur étant l’arrivée de Hansen derrière le micro: une grosse baffe dans laggle qu’il nous met, avec ce medley « Starlight/Ride The Sky/Judas »! Malgré ses progrès et l’assurance prise depuis Walls Of Jericho (il y a 35 ans tout de même!), sa voix garde cette sonorité nasillarde lorsqu’il part dans ses aigües d’adolescent de l’époque. Tout de même, j’avais espéré qu’ils jouent « Ride The Sky » en entier… mais alors qu’on pensait avoir eu notre dose, il enchaine avec « Heavy Metal (Is The Law) », du début à la fin cette fois! Dani Löble souffre derrière ses fûts, gardant la tête baissée et grimaçant pendant qu’il martyrise littéralement sa caisse claire en pédalant comme un damné sur ses 2 grosses caisses. Ce qui ne l’empêchera pas de nous claquer un solo en duo imagé avec le regretté Ingo Schwichtenberg plus tard dans la soirée, en un très bel hommage au seul membre d’origine à ne malheureusement pas pouvoir être présent.

Ce ne sera qu’à la fin de la 1ère partie du concert que le 1er opus d’Helloween reviendra pour un baroud d’honneur avec « How Many Tears » chanté à 3 pour un final dantesque. Cette chanson est la toute 1ère du groupe que Deris a entendu dans sa vie, alors qu’il n’avait que 3 ans… non en fait il en avait 16, et il ne manquera pas de nous insulter (avec humour bien sûr) lorsque nous lui en faisons la remarque; eh oui, nous prenons tous un coup de vieux lors de cette soirée!

 

Mais bien évidemment, nous ne pouvions pas en rester là: pour une 2ème partie de concert, quoi de mieux que la 2ème partie de Keeper Of The 7 Keys pour commencer? Suivant l’intro « Invitation », c’est (enfin!!!) « Eagle Fly Free » qui déboule à 100 à l’heure, toute la place étant laissée à Kiske pour l’occasion; mais après tout, il faut rendre à César ce qui appartient à César!

Et comment passer du final dantesque de tout à l’heure à un final monumental? Eh bien en jouant le 2ème titre le plus long de leur discographie pardi! Je pense avoir perdu une moitié de tympan lors de l’ovation réservée aux premières notes de « Keeper Of The 7 Keys ». Après ces 13 minutes, on se dit que ça ne pouvait pas être plus parfait.

 

Mais que nenni! Les lumières restant baissées, on ne peut qu’espérer un 2ème retour sur scène de tout ce joli monde; et c’est Hansen qui ouvre les hostilités avec le morceau Classique « Dans l’antre du roi de la montagne », qui est suivi comme tout le monde s’en doute de… bah non, rien du tout en fait! En effet, Hansen foire lamentablement l’intro de « Future World ». Et c’est qu’il tente de refiler la faute à Löble, le filou! Mais personne n’est dupe, Kiske le trollant même en peu en en profitant pour placer son running gag « Blue Suede Shoes ».

Finalement, après s’être mis d’accord, « Future World » est enfin amorcé! Helloween et Gamma Ray se partageant ce morceau, on ne pouvait pas finir autrement que par l’autre titre commun sur scène aux 2 groupes, et c’est « I Want Out » qui provoque un déchainement dans le public, intensifié par la pluie de ballons géants (noirs et oranges, on reste dans le thème) avec lequel nous jouons pour un dernier moment de récréation, avant de conclure cette soirée placée sous le signe de la nostalgie, de la bonne humeur, et du Happy Metal!

 

C’est sans médiator, ni baguette, ni peau de tom (ni « The King For A 1000 Years », mais on ne va pas chipoter) que nous repartons chez nous, mais avec des images plein la tête, et 3 heures de notre vie que nous ne sommes pas prêts d’oublier!

 

Setlist

Delain à l’Alhambra (Paris), le 26 octobre 2017

A l’heure où les nouveaux groupes peinent à vendre leurs albums, certains ont bien compris que pour faire tourner la boutique, il faut faire des concerts. C’est probablement dans cet état d’esprit que Delain rend à la France sa petite visite annuelle, mais pas que!

Fort d’une notoriété grandissante, le Divan du Monde était peut-être trop petit pour nos amis néerlandais. Par contre, l’Elysée Montmartre peinant à se remplir, nous avons cette fois rendez-vous à l’Alhambra, qui semble un bon compromis.

La salle affiche tout de même complet, et la file d’attente est déjà sacrément conséquente lorsque nous arrivons sur place.

 

Cellar Darling (19h? – 19h23)

 

Les portes ouvrent à 18h35, et évidemment, le temps de fouiller tout ce joli monde, le 1er groupe a déjà commencé à jouer. Encore une fois, bravo l’organisation; quelle bande de tâches…

Malgré tout, en supposant que Cellar Darling a commencé à 19h, nous ne ratons que 5 minutes de show (mais il y avait encore bien du monde derrière nous!). Et bon, bien que cette première partie soit loin d’être désagréable, elle ne restera pas dans les annales. Il s’agit de Folk Metal et pour cause: les musiciens sont tout droit sortis d’Eluveitie. Cela dit, le style est beaucoup plus soft dans ce trio dont la chanteuse est également joueuse de flûte traversière et de… vielle à roue!

C’est là qu’on se dit que pour se démarquer, les groupes cherchent tous leur petite touche d’originalité, mais il ne suffit pas que de ça pour conquérir les foules.

Nos amis suisses étrennent leur première tournée, et ça se sent: la chanteuse Anna Murphy est toute timide, ce qui inspire de la sympathie de la part du public qui accueille le groupe avec des applaudissements nourris.

Une mise en bouche fort agréable, mais Cellar Darling aura du mal à se hisser en tête d’affiche.

 

Setlist de Cellar Darling

 

 

Serenity (19h37 – 20h17)

 

Après une intro épique à souhait, on se prend un gros coup de Happy Metal dans la face! Serenity a d’emblée plus de facilité à occuper l’espace scénique, les musiciens ont tous un charisme indéniable, et l’ambiance monte d’un gros cran dans une bonne humeur palpable. C’est malgré tout le chanteur Georg Neuhauser qui attire les regards la plupart du temps, sauf peut-être lorsqu’il est rejoint par Lisa Middelhauve, ce qui rend le show bien plus agréable à regarder! Celui qu’on ne remarque pas, par contre (sauf quand il passera juste devant moi dans le public pendant le show de Delain), c’est le claviériste planqué derrière les décors, bien que son instrument occupe une part non négligeable dans la musique des autrichiens.

Bref, autant dire que le contrat est rempli, l’Alhambra désormais rempli est chaud bouillant!

 

Setlist de Serenity

 

 

Delain (20h45 – 22h35)

 

Ceux qui ont assisté à la tournée précédente ne seront pas dépaysés, c’est « The Monarch » qui est jouée sur bande en intro pendant que le groupe prend place sous les cris et applaudissements du public, avant que le groupe n’entame « Hands Of Gold ». Bien sûr Charlotte Wessels fait l’objet d’un accueil un chouia plus enthousiaste que les autres. Nous remarquons d’emblée qu’elle a beaucoup (trop?) maigri, et sa robe faite de bandes noires lui sied à ravir; un régal pour les yeux. Mais retournons au spectacle… musical j’entends.

Seul le début de soirée est similaire aux concerts de l’année dernière, car le reste de la setlist est totalement chamboulé! Avec « seulement » 4 albums, il est normal de retrouver plus ou moins les mêmes chansons d’une date à l’autre, mais l’ordre est complètement modifié.

Par contre, quelques raretés font leur apparition, mais qui ont toutes un point commun: « Your Body Is A Battleground », « Nothing Left », « Sing To Me » et « Control The Storm ». Alors, vous avez trouvé? Eh oui, elles sont toutes chantées en duo avec Marco Hietala, le fameux bassiste de Nightwish! Sa présence est d’ailleurs le principal argument de cette tournée, comme en témoignent les affiches où il est carrément au centre du groupe. Ses apparitions sont savamment distillées tout au long de la soirée, et il appuiera même Charlotte sur la reprise de Queen présente sur Moonbathers: « Scandal ».

Quel plaisir de le voir sur scène, même s’il semble un peu « nu » sans sa basse. Lui et Charlotte seront les 2 seules voix ce soir, sauf sur « Hands Of Gold » où Otto Schimmelpenninck Van Der Oije (basse) remplacera Alyssa White-Gluz sur les growls, comme d’habitude.

Question ambiance, Delain sait mettre en valeur son spectacle: sans tomber dans l’esbroufe visuelle à la Rammstein ou Alice Cooper (que j’adore aussi, mais dans le cas présent ce serait hors- sujet), le décor est magnifique, avec comme toile de fond un cadre de crânes entourant un rond blanc sur lequel seront projetés tantôt des images en lien avec la chanson, tantôt le vidéoclip du morceau joué. Le fameux pied de micro lumineux et multicolore de Charlotte est désormais reconnu comme sa marque de fabrique, son look et son éclairage s’étant étendus aux autres micros et au clavier. Nous avons également droit à des bulles de savon remplies de fumée qui s’échappe lorsqu’on les éclate; bref on en prend plein les yeux, mais sans jamais tomber dans la démesure.

Que dire d’autre de ce show quasi-parfait, à part que le public est ravi et le montre bien au groupe, ces derniers ayant parfois du mal à en placer une entre les titres, la foule ne s’arrêtant jamais de crier, ou de scander « Delain », « Charlotte » ou même « Marco »… et même si tous les groupes jouant à Paris disent que nous sommes leur meilleur public (crotte de taureau), nos amis hollandais semblent particulièrement émus de notre accueil.

Du coup la soirée passe à une vitesse folle, et « Not Enough » marque le départ des musiciens. Mais comme l’indique ce titre, nous sommes loin d’en avoir assez. « Mother Machine », que l’on croirait écrite exprès pour un rappel arrive rapidement, suivi de « Don’t Let Go »; et malheureusement si, il va falloir partir… mais pas sans un dernier retour de Marco et une remontée dans le temps pour « The Gathering », clôturant en beauté une fantastique soirée!

 

Je ne vous cache pas que l’argument Marco était ma principale raison d’aller voir Delain une 5ème fois; malgré tout, contrairement à d’autres jeunes groupes comme Amaranthe ou Battle Beast avec qui je pense avoir fait le tour, et pour lesquels je vais attendre quelques années avant d’y retourner, la bande à Charlotte arrive toujours à me convaincre que oui, décidément, ça vaut le coup de payer son billet!

 

Setlist de Delain

Metallica au Palais Omnisport de Paris Bercy, le 8 septembre 2017

Metallica ils font plus du Thrash, Metallica ils sortent des albums tout nazes, Lars Ulrich il sait plus jouer de la batterie, Kirk Hammett il sait plus faire de solo sans sa wah-wah… Metallica est vraiment devenu un groupe de merde.

Mais en attendant, Metallica remplissent tous les stades ou les salles dans lesquelles ils jouent, et la grande majorité des spectateurs en ressort ébahi. Alors, Metallica has-been, info ou intox?

C’est par cette grise journée que je m’en vais vérifier ceci, accompagné d’Ivo avec qui je me suis rabiboché depuis les désastreuses aventures d’Aerosmith en juin au Portugal.

Les fans sont déjà là, même si la foule est moins impressionnante que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. Soit la pluie a convaincu les gens de rester boire une bière à l’abri d’un bar, soit ils se sont dit qu’il était inutile de se presser car la scène centrale permet d’avoir une belle vue sur le groupe quel que soit l’emplacement. Ou alors tout le monde s’en fout, parce que Metallica c’est de la merde?

 

Bref, les portes ouvrent à 17h30. Un gentil mail reçu la veille de la part du Palais Omnisport de Paris Bercy (si si, j’insiste) me prévenait de cet horaire, en me disant que les fouilles allaient prendre du temps, et que les sacs à dos étaient strictement interdits. Dommage pour Dora, pour Yoda (private joke dude), et pour ceux qui ont autre chose à foutre que de faire le pied de grue devant Bercy et qui voulaient profiter de leur journée à Paris pour visiter un peu, en transportant d’éventuelles affaires.

Résultat, la file avance tellement « doucement » que j’ai à peine le temps de finir mon sandwich avant d’arriver devant la sécu qui va me tâter vite fait sous les bras, même pas jeter un œil dans ma sacoche et me laisser entrer avec ma bouteille d’eau et mon bouchon. Bref.

 

Arrivé dans la salle, je fais rapidement le tour de la scène pour me placer au coin du couloir de barrières par lequel les groupes arriveront, au 3ème rang. La salle est en configuration pleine capacité et finira entièrement remplie; pas mal pour un groupe de merde!

Ivo arrive. Un hibou empaillé aux yeux lumineux trône au bout du susdit couloir. Tout va bien. On discute tranquillement avec une dame venue un peu en touriste, car elle n’a pas écouté les derniers albums (de toute façon c’est de la merde), et qu’elle a un peu hésité à débourser 100 balles car les festivals estivaux (essayez de répéter cette phrase plusieurs fois, c’est dur) lui ont déjà coûté 3500€. Elle a perdu une partie de l’attention d’Ivo quand elle a dit que Metallica n’était pas une priorité (elle a raison, c’est de la merde), et la mienne quand elle a dit qu’elle n’avait pas aimé Aerosmith au Hellfest (ça par contre, c’est du blasphème).

 

 

Kvelertak (19h25 – 20h08)

 

C’est un groupe norvégien au nom évoquant un éternuement qui a l’honneur d’ouvrir les festivités. Le hibou empaillé prend place sur la tête du chanteur, mais n’y restera que pour le 1er morceau. Ce sera pour moi le seul élément intéressant du spectacle; pour le reste, il s’agit de Metalcore avec le chant qui va avec, donc insupportable. Petite touche d’originalité, à l’instar de Rammstein, Mägo de Oz ou Indica, Kvelertak chantent dans leur langue: cela dit, si je ne l’avais lu quelque part, je ne m’en serais jamais aperçu, la faute au style de chant déjà évoqué, et au son bien pourri, qui me fait peur quant à la suite des évènements, vu la disposition des enceintes (scène centrale oblige).

Le batteur étant à l’opposé de mon emplacement, je n’entrevois que son flanc gauche, et jusqu’à la fin je m’interroge sur l’utilité des 3 guitares pour ce style de Metal.

L’avantage, c’est que le set des norvégiens passe relativement vite, car quasiment tous les titres sont enchainés sans temps mort, ce qui implique aussi très peu de communication entre le groupe et le public.

Bon, tout n’est pas négatif non plus: quelques riffs sympas sortent du lot, et le groupe occupe bien l’espace. Ils sont plutôt bien accueillis; de toute façon, ça ne pouvait pas être pire que The Kills

 

Setlist de Kvelertak

 

 

Metallica (20h48 – 23h10)

 

La musique d’attente est inaudible. Autant dire que le temps parait bien long, mais un évènement vient chambouler tout ça, et je ne parle pas des ingé-lumière qui vont prendre place tout en haut de la structure de Bercy: le volume augmente d’un coup lorsque retentit le riff de « It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock N’ Roll) ». Le refrain est scandé par tout le public, mais ce n’est rien comparé à « The Ecstasy Of Gold » annonçant définitivement l’arrivée de Metallica sur scène, et dont la mélodie entonnée par les 20000 personnes présentes ferait dresser les poils même sur la tête de Chris Slade.

Comme les membres de Metallica ne savent pas jouer, l’intro de « Hardwired » est lancée sur bande, tandis que 3 américains et 1 danois montent sur scène, traversant le fameux couloir de barrières en passant à 2 mètres de moi. Finalement « Harwired » passe en mode « live » pour un pur moment de Thrash. Mince alors, moi qui croyait qu’ils avaient arrêté! Bon, voyons la suite… « Atlas, Rise! » enchaine, certes moins Thrash mais quand même bien Heavy. Finalement, malgré mes craintes le son est parfaitement limpide. James Hetfield est très en voix; de toute façon, c’est le seul membre du groupe à toujours assurer de nos jours, non? Mais quand même, j’ai un doute… Lars martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait (c’est peut-être pour ça qu’il part changer de baguettes entre chaque morceau?), Kirk lâche parfois sa wah-wah sans toutefois foirer ses solos… en plus on entend la basse, alors que tout le monde sait, ou tout le monde dit (je ne sais plus) que le talent de Robert Trujillo est sous exploité; à moi, ça ne me parait pas si mal! Attendons la suite.

De toute façon, c’est déjà la fin du concert au bout de 3 chansons car « Seek & Destroy » est toujours placé en conclusion, et il n’y a jamais de surprise à un concert de Metallica, ils jouent toujours les mêmes morceaux. C’est ce que je lis partout, alors ça doit être vrai. Bon, il manque quand même les ballons noirs.

Mais attendez… alors que je me prépare à plier les gaules, « Leper Messiah » déboule, alors que je ne m’y attendais pas! Bon, même si un concert de 3 chansons m’aurait paru bizarre, ça doit être mon jour de chance… Je remarque que Lars a un jeu de pieds plus basique que sur album, plus hésitant; mais il me semble qu’au niveau des bras, il tient bien la baraque. Moi qui entend partout qu’il ne sait pas tenir un rythme, il se débrouille très bien, que ce soit sur les tempos rapide, comme les lents. Ceci est d’ailleurs confirmé sur « The Day That Never Comes », le remake honteux de « One ». Enfin, moi je l’aime bien, mais je n’ose pas le dire.

Je commence à croire que les Mets ont décidé ce soir de m’énerver: comme pour me prouver que j’ai tort lorsque je dis que leurs shows sont tous identiques (bon, c’est ce que j’ai toujours entendu dire en tout cas), ils décident de sortir des espèces de tambours sur « Now That We’re Dead », et se mettent tous les 4 à jouer dessus pendant le break!

En bon américains capitalistes, ils enchainent avec « Dream No More » et « Halo On Fire », car il faut bien promouvoir le dernier album. Et entre ces 2 titres s’intercale « For Whom The Bell Tolls », car en bons américains hypocrites, il faut bien faire plaisir aux fans. Quelle bande de vendus!

Pendant que James et Lars partent en coulisses (sûrement boire un peu d’eau au lieu de sniffer de la coke; quelle bande de fiotes!), Kirk et Robert nous font un petit jam. D’ailleurs Kirk se marre bien: il doit probablement se foutre de la gueule de Robert, en jouant le riff de « Eye Of The Beholder » extrait de …And Justice For All, puisqu’on sait bien qu’il n’y a pas de basse sur cet album! Par contre, quelqu’un a dû leur rappeler qu’ils étaient en France, et ces 2 lèches-bottes ont voulu nous faire plaisir en enchainant sur le riff d' »Antisocial »; le pire, c’est que le public s’est fait avoir, car ils se sont tous mis à chanter le refrain! Moi aussi, j’avoue… mais c’était juste pour balancer de bonnes paroles françaises à ces enfoirés d’amerloques!

Il y a un truc de bien quand même, c’est qu’ils savent rendre hommage au seul membre du groupe à avoir jamais été intègre: Cliff Burton. En effet, après tout ça Robert nous lance un petit « (Anesthesia) Pulling Teeth » assez émouvant avant que tout le monde remonte sur scène pour envoyer « Last Caress »; même pas foutu de tenir un concert entier uniquement composé de leurs chansons!

Mais comme ils sont un peu égocentriques, ils continuent avec leur répertoire, c’est-à-dire « Creeping Death ». Ça pousse un peu derrière moi (ça dépend des morceaux), mais c’est gérable; pour ce titre en tout cas, je pense que les gens ont surtout voulu s’approcher de la barrière pour dire au groupe d’aller au diable: ils ont tous crié « Die! Die! », donc je ne vois que ça comme explication.

« Moth Into Flame » arrive, je pensais que ça allait être un peu plus intéressant avec Lady Gaga, mais elle n’est pas là. Ils l’ont remplacé par un ballet de drones. C’était joli, je me demande comment ils ont su que ça existait; à leur âge on est pas trop au courant des nouvelles technologies, mais bon. C’est comme les cubes-écrans suspendus au plafond, qui parfois descendent juste au-dessus de nos têtes et à des hauteurs différentes: ça aussi c’est chouette!

Allez, pour finir on ressort les classiques; « Sad But True » (le Black Album, le disque de la honte sur lequel ils ont vendu leur âme; tous les fans le disent, donc ça doit être vrai), puis « One » alors qu’on a déjà eu « The Day That Never Comes », et que Lars a un peu de mal à faire ses roulements de grosses caisses, puis enfin « Master Of Puppets ». Et toujours dans le même esprit de contradiction, ils nous jouent tout ça comme des petits jeunots de 20 ans, quasiment sans effort! Allez, je suis sûr qu’en vrai ils sont crevés et qu’on n’aura pas de rappel.

Ah bah si pourtant… et en plus ils reviennent avec « Blackened », également fort bien interprétée! Je ne comprends plus rien, on m’aurait menti? « Nothing Else Matters », histoire de contenter les cœurs mous du public, précède « Enter Sandman » qui clôt la soirée en beauté accompagné d’un peu de pyrotechnie, et du riff de « The Frayed Ends Of Sanity » pour conclure.

Avant de repartir comme ils sont venus par le couloir à 2 mètres de moi (et j’ai raté un check de James), les 4 musiciens distribuent généreusement des médiators, ce qui me permet d’en récupérer 3, ainsi que des baguettes (mais là, impossible d’en choper). Et Lars, finalement il est sympa, parce qu’il envoie un peu d’eau dans la bouche des premiers rangs; bon, en fait il leur crache l’eau sur la figure, mais ça a l’air de leur plaire. Ça doit être ça l’esprit « Rock N’ Roll »!

 

Et donc ça y est, c’est fini? Hahaha, mais ils ont joué quoi, 1h30 à tout casser! Pardon? 2h15? Ah… merde, j’ai dû trouver ça pas si mal, parce que je n’ai pas vu le temps passer. Mais c’est vrai que… putain, mais j’ai adoré en fait! Alors oui, Lars s’emmêle parfois un peu les pinceaux avec ses pieds, James a depuis bien longtemps rangé ses « fuck » à chaque fin de phrase pour les remplacer par la « Metallica family »… mais globalement, je dois bien avouer qu’il y a très peu de groupes, même chez les jeunes dont tant de Metalleux vantent les talents et l’énergie, à envoyer une telle patate!

En plus, pour prouver à tout le monde que tous leurs concerts étaient pareil, je suis allé me renseigner sur le show du 10 et du 12 (respectivement Paris de nouveau, puis Lyon), et je me suis fait avoir: « Through The Never », « Fade To Black », « ManUNkind », « Helpless », « Fuel », « Fight Fire With Fire », « Of Wolf And Man », « Welcome Home (Sanitarium) », « Confusion », « Die, Die My Darling », « The Memory Remains » et « Battery »… voilà tout ce qu’ils n’ont pas joué le 8. C’est quasiment la moitié du concert qui change à chaque fois!

Bon, c’est décidé, la prochaine fois j’arrête d’écouter tous ceux qui disent que Metallica c’est de la merde, parce qu’ils nous prouvent le contraire chaque soir!

 

Setlist de Metallica

Guns N’ Roses au Stade de France (Saint-Denis), le 7 juillet 2017

J’ai déjà évoqué dans certaines de mes chroniques des reformations qu’on n’attendait plus, et qui se sont tout de même réalisées. Je ne vais pas y revenir, car en musique, de plus en plus de choses impossibles arrivent; la preuve ce soir avec Axl Rose, débarrassé de certains de ses comparses des années 2000 pour renouer une amitié, sincère ou pas, avec Slash et Duff McKagan.

Pour fêter l’évènement dans nos contrées, le Stade de France s’imposait!

En ce chaud mois de juillet annonçant 30°C, nous nous dirigeons vers l’imposant édifice, ma collègue Lucie et moi. Après avoir retrouvé l’acheteur de la place que j’avais en trop à cause d’une amie qui a préféré partir je-sais-pas-trop-où en vacances (désolé si tu me lis, mais: quelle conne!), nous entrons à 18h15 sans attendre Ivo, à qui j’ai directement envoyé le billet pour pas qu’il me refasse le même coup qu’à Lisbonne. Grand bien m’en a pris, puisqu’il arrivera seulement au milieu du premier morceau des Guns N’ Roses!

 

Tyler Bryant & The Shakedown (18h – 18h45)

 

Le 1er groupe a déjà entamé son set lorsque nous arrivons. En effet, on ne perd pas de temps ce soir car la tête d’affiche a annoncé vouloir avancer son heure de passage pour jouer pendant 3h30!

Nous arrivons donc au rythme d’un Hard-Rock très entrainant, en phase avec ce qui suivra, et bénéficiant d’un excellent son. Malgré tout c’est le genre de groupe qui, hors 1ères parties, restera probablement cantonné aux petites salles. Cela ne remet pas en cause leur talent et nous passons un bon moment. On pourra peut-être reprocher la voix du chanteur un peu lisse, et le fait que ce soit toujours lui qui soit en avant (Tyler Bryant donc), ce qui casse un peu l’effet « groupe ». Les autres musiciens attendront la fin avant « d’oser » avancer vers le public, y compris le batteur avec sa grosse caisse dans les mains!

 

Setlist de Tyler Bryant & The Shakedown

 

 

Biffy Clyro (18h57 – 19h43)

 

La foule commence déjà à générer pas mal de chaleur, heureusement la fosse est à l’ombre. Ce n’est pas le cas du côté droit du Stade, exposé sans pitié au dieu Râ; j’y penserai si je veux un jour me mettre en gradins: il faut bien choisir sa place!

Après une intro un peu étrange à base de chorale d’enfant, Biffy Clyro « from Scotland » (ils vont nous le rabâcher tout le long du show!) fait son entrée. N’y allons pas par 4 chemins: décevant. Il s’agit de Rock expérimental, chose qui m’a rarement plu par le passé. Les compositions ne sont pas faites pour faire bouger les foules ou participer le public. L’ambiance retombe de façon drastique comparé à Tyler Bryant & The Shakedown, d’autant que le son est cette fois trop fort et moins bon (ceci expliquant probablement cela).

Pour ne rien arranger, l’attitude du chanteur semble un peu hautaine et ses discours sont totalement flous (le bassiste prendra la parole en français et semblera plus sympathique). Et même si cela est subjectif, le look des musiciens ne ressemble à rien (je crois que le chanteur porte un pantalon de pyjama).

Bref, au bout d’un moment je décide de me mettre à jour dans mes SMS reçus au lieu de suivre ce désastre. Même l’écran géant en fond de scène affiche le nom de groupe de façon plus sombre que le précédent, comme si c’était moins important.

 

Setlist de Biffy Clyro

 

 

Guns N’ Roses (20h08 – 23h20)

 

Bien que le groupe ne sera pas, ou peu, en retard, il sait tout de même se faire désirer! L’écran affiche le fameux logo « flingues et roses » sur fond jaune, le tout tournoyant dans une version 3D plutôt bien rendue. Entre 2 publicités assourdissantes pour le fan-club, dont l’agression auditive donne surtout envie de ne pas s’y inscrire, le logo devient finalement statique, hormis les 2 revolvers tirant de temps en temps une salve annonciatrice de l’imminence du show. A chaque fois l’on croit que c’est la bonne, mais en fait non… jusqu’au moment où l’image prend vie une dernière fois, les balles tirées perçant un vitrail représentant de nouveau ledit logo. Et avec seulement 8 petites minutes de retard sur l’horaire indiquée, le spectacle commence!

Tout d’abord, c’est le générique des Looney Tunes, suivi de « The Equalizer » de Harry Gregson-Williams qui nous font patienter pendant que Dizzy Reed, Melissa Reese (claviers) et Frank Ferrer prennent place. Mais lorsque cette cérémonie prend fin, tout devient irréel: je me vois revivre le concert de Vincennes en 1992, quand je découvrais le groupe pour la 1ère fois il y a maintenant de nombreuses années sur M6 (époque définitivement révolue, n’est-ce pas), en ayant toujours regretté de ne pas avoir participé à cet évènement. Car en effet, tout y est: le fameux texte hurlé (saurai-je un jour qui se cache derrière cette voix?), suivi de « It’s So Easy » et « Mr. Brownstone »: je revis mes années d’adolescent, la VHS ayant tournée plus que de raison dans le magnétoscope. Ce n’est qu’à partir du 3ème titre, « Chinese Democracy », que le copié-collé s’arrête et pour cause, ce morceau étant sorti sur album 16 ans après le concert de Vincennes!

D’entrée, on voit tout de suite que, contrairement aux groupes précédents, Guns N’ Roses est un groupe de stade: chaque membre sait parfaitement occuper tout l’espace de l’immense scène, courant de gauche à droite et de droite à gauche, prenant la pose au-dessus de la batterie avant de dévaler les escaliers pour venir se placer face au public… on ne sait où donner de la tête, et encore moins si l’on veut profiter des jeux de lumières ou de ce qui se passe sur l’écran géant, ce dernier étant complété par les escaliers, disposant eux aussi d’écrans (jamais compris comment ils pouvaient coordonner toutes ces images, du travail de pro!).

Niveau ambiance, les français sont bien plus réactifs que les portugais (cf. lien dans l’intro)! Parfois même un peu trop, Axl interrompant même « Double Talkin’ Jive » pour demander au public de reculer afin de laisser les 1ers rangs respirer, et d’éviter de trop slammer; il engueule aussi un mec de la sécu, mais on ne sait pas trop pourquoi; c’est Axl quoi! Par contre ce seront là ses seules prises de parole. On passera aussi sur le groupe de quadragénaires devant moi pour qui ce doit être le seul concert de l’année et qui pensent être seuls dans la fosse. A part ça, les quelques averses de bière, ainsi que la bagarre qui éclatera juste derrière nous, font que nous avons vraiment l’impression d’être retournés dans les années 90! Mais pas de quoi gâcher ce fantastique moment.

A partir de là, les titres s’enchainent, et en incluant les solos, nous arriverons à 30 morceaux; autant que System Of A Down au Download Festival, sauf que les chansons durent en général plus de 2 minutes 30 cette fois! Le Stade commence enfin à se remplir, les gradins étant plutôt vides au début du concert; les gars, Axl qui arrive en retard, maintenant c’est fini, il fallait être à l’heure!

Mais à la fin, comment décrire tout ce qui se passe? Entre les « nouveautés » (de 2008) « This I Love » et « Better » (et son refrain chanté live par Duff et Melissa), les classiques sont bien là, « Welcome To The Jungle » qui déchaine la foule, « Rocket Queen », « My Michelle », « You Could Be Mine » bien sûr… impossible de tous les citer; quelques petites surprises pour ceux n’ayant pas consulté la setlist, comme « Yesterdays » ou l’énormissime « Coma » (oh oui!); les instants émotion avec « Civil War », « Sweet Child O’ Mine » et bien sûr « November Rain », Axl prenant place derrière son piano à queue, une expression indéfinissable sur le visage, l’air hagard. Dommage que Slash ne montera pas dessus (le piano, pas Axl) pour le solo final.

Le tout est agrémenté de solos faisant office d’intro ou de conclusion à certains morceaux, comme « Voodoo Chile » pour « Civil War » ou « Layla » pour « November Rain ». Slash nous tape son Parrain comme chaque fois depuis 30 ans, et une part non négligeable de la soirée est consacrée aux reprises: hormis les habituels « Live And Let Die » et « Knockin’ On Heaven’s Door », un hommage à Chris Cornell est rendu avec « Black Hole Sun » (ainsi que « You Know My Name » sur bande à la toute fin du concert pour accompagner le public vers la sortie), et le groupe se fait plaisir avec « Wish You Were Here » en version instrumentale (Slash, Richard Fortus, et le public au chant!), ainsi que « The Seeker » des Who, et « Whole Lotta Rosie » du groupe pour lequel Axl est intérimaire (mais sans le diablotin en short malheureusement, contrairement à d’autres dates) pendant le rappel. Mais comme pour Aerosmith 2 semaines avant, j’aurais aimé moins de reprises, et plus de surprises, comme un petit « Don’t Damn Me », « Pretty Tied Up » ou « Locomotive »… non?

En parlant de voies ferrées, et pour en revenir au rappel, quelques minutes après « Nightrain » ce ne sont pas moins de 6 titres qui sont interprétés. Le démarrage est un peu mou avec « Sorry » et « Patience »; « Don’t Cry » arrive juste après « Whole Lotta Rosie », qui semble placé là pour ne pas endormir tout le monde, même si l’impact émotionnel de ces morceaux empêche toute somnolence!

Et lorsque retentissent les notes de « Paradise City », un « Déjà??? » sort de ma bouche à mon insu, alors que nous sommes à plus de 3h de show! Le final est en apothéose avec confettis et feux d’artifice, et c’est avec un sentiment de bonheur mêlé à l’envie de continuer que nous devons quitter l’enceinte du Stade de France (sur nos pieds, pas comme Slash qui s’en va sur les mains).

 

En résumé, la cuvée 2017 des Guns N’ Roses n’a rien à envier à celles des années 90 (et encore moins aux années 2000). Les américains sont plus en forme que jamais, et même si on ne connait pas les tenants et aboutissants de cette reformation, voir les 3 membres originaux ensemble fait son petit effet, d’autant que la cohésion musicale du groupe est bien là!

Seul Franck Ferrer, de l’avis général, n’est pas au niveau: foirer la descente de toms de « November Rain » à ce point, on ne sait pas s’il veut juste imposer sa patte, ou s’il ne sait tout simplement pas le faire; quoi qu’il en soit, c’est raté. C’est d’autant plus dommage que rares sont les pains à déplorer chez ses collègues; même Axl était en très bonne forme vocale, aidé par un son incroyablement clair, chose assez rare en stade pour le signaler! Je rêve du jour ou Matt Sorum reviendra: considéré comme un « bûcheron » par beaucoup, il était simplement l’équilibre parfait entre le côté punk de Steven Adler et le besoin de technicité de la saga Use Your Illusion. Allez, l’espoir fait vivre!

En tout cas, nous en avons eu pour notre argent, et cet évènement prend place dans mon top 5 des meilleurs concerts de ma vie. C’est dit!

 

Setlist de Guns N’ Roses

Aerosmith à la MEO Arena (Lisbonne, PT), le 26 juin 2017

Bienvenue au Portugal! Ah, Lisbonne, ses rues pittoresques, ses monuments magnifiques, ses ponts impressionnants qui enjambent le Tage… et aussi ses conducteurs abrutis, ses routes mal indiquées, et ce qui nous concerne plus particulièrement ici: son public mou du genou!

 

Le Hellfest, c’est toujours bien. Mais parfois, un peu moins; en effet, cette année, peu de groupes intéressants (remarque tout à fait subjective bien sûr), et la plupart déjà vus. J’aurais bien aimé voir Apocalyptica, Ultra Vomit ou Trust, et revoir Saxon, The New Roses, W.A.S.P. ou Deep Purple, mais rien de tout ça ne justifiait pour moi le combo coût du déplacement + prix du billet.

Non, le seul groupe que je voulais absolument voir, c’est Aerosmith, car il parait que c’est leur tournée d’adieu. Bon, on se doute qu’ils continueront probablement, d’autres nous ont déjà fait le coup (Scorpions, Judas Priest, Johnny Hallyday…). Mais dans le doute, mieux vaut aller voir ça une dernière fois (de toute façon, vu qu’il s’agit de mon groupe préféré de tous les temps, ça m’aurait bien embêté de les rater).

Profitant donc de leur passage par Lisbonne une semaine après le Hellfest, ce fut l’occasion d’aller passer quelques jours dans la capitale poilue (rhô ça va, je blague).

Pour éviter les sujets qui fâchent, on n’évoquera pas le retard d’Ivo, qui nous oblige Cécilia (nouveau personnage dans mes chroniques?) et moi à laisser passer énormément de monde afin de pouvoir lui transmettre son billet. Au final on ne passera pas la soirée ensemble, et encore moins le reste du séjour; c’est Aerosmith bordel! Mais passons.

Heureusement le climat est plutôt clément (on n’excédera pas 28°C pendant nos 4 jours sur place), nous pouvons même apercevoir les limousines arrivant sur site vers 18h30, et l’attente n’est pas trop pénible… du moins avant que les portes ouvrent! Bref, passons j’ai dit…

Toutefois, nous ne sommes pas si loin de la scène, notamment de l’avancée dans le public. Lors de l’achat du ticket, j’avais été surpris de voir que la seule catégorie disponible était le Carré Or; mais il faut dire que 90€, au Portugal, représente une sacrée somme! Pour moi aussi cela dit, mais en France on commence à y être, malheureusement, habitués.

 

RavenEye (20h25 – 21h07)

 

Enfin nous y sommes! Par contre, nous vivons maintenant au rythme portugais, et ce n’est qu’à presque 20h30 que la 1ère partie fait son apparition. En parfaite adéquation avec le groupe pour lequel ils ouvrent, les musiciens de RavenEye nous distillent un Hard Rock d’excellente facture. Leur look et attitude ont même quelque chose de Led Zeppelin.

Musicalement, la monotonie n’a pas le temps de s’installer car le dosage entre Rock N’ Roll entrainant et rythmiques pachydermiques est parfait. La communication et le show ne sont pas en reste, le chanteur/guitariste étant un très bon front-man et n’hésite pas à utiliser l’avancée pour venir au contact, nous faire chanter, et assure également le spectacle en montant sur les épaules de son bassiste, tel Angus Young et Bon Scott/Brian Johnson à la grande époque.

Une 1ère partie très réussie!

 

Setlist de RavenEye

 

 

Aerosmith (21h55 – 23h50)

 

Cette fois, l’attente est interminable; déjà pour moi, du fait de l’impatience que j’éprouve à retrouver mes américains préférés, et aussi de la durée de la mise en place de la scène et de la balance, qui s’éternisent impitoyablement. C’est à bientôt 22h (soit 1 heure plus tard que l’heure habituelle en France) que se fait entendre l’outro d' »Avant Garden », qui sert en fait d’outro à l’album Just Push Play, mais qui sert ici d’intro au concert; vous suivez? Et là où l’on pouvait craindre une setlist basée sur les derniers albums (bon, Just Push Play a déjà 16 ans quand même), Aerosmith surprend tout le monde en balançant direct dans notre face « Let The Music Do The Talking » et « Nine Lives », Steven Tyler et Joe Perry apparaissant comme par magie directement au bout de l’avancée! De quoi me rassurer énormément, et la suite ne sera pas en reste: les classiques sont bien là, « Livin’ On The Edge », « Love In An Elevator », « Sweet Emotion », « Eat The Rich » et « Cryin' », entrecoupés avec des morceaux pas forcément joués tout le temps: « Falling In Love (Is Hard On The Knees) » ou « Rag Doll », et aussi des raretés aussi excellentes qu’inattendues: « Hangman Jury » et le magnifique « Seasons Of Wither » qui rappelle à mon bon souvenir ce fameux 19 juin 2007 à Bercy, soit à peu près 10 ans jour pour jour, où ils avaient aussi interprété ce titre fabuleux.

Entre tout ça s’intercalent 2 morceaux de Fleetwood Mac: « Stop Messin’ Around » et « Oh Well » (tous deux interprétés par Joe), le classique « Come Together » des Beatles, ainsi qu’une petite improvisation véritablement inattendue sur « Boogie Man » pendant que Steven règle son retour.

Maintenant que nous avons fait le tour de la setlist, et que celle-ci met d’accord tout le monde, abordons les sujets qui fâchent (et non, je ne parle pas du retard d’Ivo! Passons…): bien sûr on peut tiquer sur l’absence de « Same Old Song And Dance », « Mama Kin » ou « Back In The Saddle », mais même si les reprises suscitées auraient pu laisser la place à ces morceaux, c’est au niveau de l’ambiance que le concert pêche. Alors certes, Steven est toujours un homme de scène, Joe Perry semble avoir retrouvé un feeling qui lui faisait défaut ces dernières années, mais la pseudo-bonne entente qui règne ce soir semble un brin forcée. Les quelques instants de complicité, comme lorsque Brad Whitford ou Tom Hamilton foulent l’avancée de scène (juste une fois chacun, pas plus!) à l’occasion d’un moment musical qui leur est dédié (l’intro de basse sur « Sweet Emotion » pour Tom, par exemple) est tout aussi improvisée qu’un spectacle de Rammstein.

Par ailleurs, bien qu’il assure le spectacle comme à son habitude, Steven semble de très mauvaise humeur; et ça, je crois que le responsable du ventilateur du bout de scène, qui lui en a mis plein la tronche à lui et à Joe, s’en souviendra! Je ne sais pas quel est le niveau de proximité entre ce p’tit gars et le chanteur, mais j’imagine qu’on doit se sentir tout petit, quand on se fait remonter les bretelles de la sorte par M. Steven Tyler!

Après, peut-être que seuls ceux qui sont au courant des récentes mésententes au sein du groupe auront remarqué ces « détails ». Et gageons que d’après les réactions du public, peu sont ceux qui connaissent le groupe autrement que par « I Don’t Want To Miss A Thing ». Rares sont les moments où je ne suis pas le seul à chanter, ou à m’enthousiasmer à l’intro d’un morceau. C’est moins catastrophique que lors du Hellfest 2014, d’autres personnes semblent bien s’éclater un peu plus loin, mais quand même: la mer de téléphones portables qui apparait pour filmer la chanson extraite de la B.O. d’Armageddon est équivoque. Ceci est donc le 2ème point noir de la soirée: le public est vraiment nul à chier; j’aimerais bien aimé être à la MEO Arena le 4 juillet pour Deep Purple, pour voir si le constat est le même sur « Smoke On The Water »!

L’honneur est tout de même sauf sur le dernier titre, « Dude (Looks Like A Lady) », ou alors est-ce le souvenir de Mrs. Doubtfire qui fait lever la tête aux gens?

 

Non, la plupart connait quand même ses classiques, car après que le piano ait été installé en bout d’avancée pour le rappel et que Steven ait joué quelques notes de « Darkness » (décidément l’album Done With Mirrors est à l’honneur ce soir), tout le monde chante à tue-tête « Dream On »! Rappel de courte durée ceci dit, car « Walk This Way » clôt la soirée dans une version rallongée pour notre plus grand plaisir.

 

En résumé: concert en demi-teinte, notamment à cause du manque de complicité entre les membres d’Aerosmith, ainsi que de l’attitude amorphe du public (et encore, je n’ai pas parlé du son; ceux qui se plaignent de Bercy devraient relativiser, c’est moi qui vous le dit!). Heureusement que la setlist de rêve et le professionnalisme des 5 américains relève le niveau, mais pour le moment le Bercy du 29 juin 2010 reste inégalé en terme de qualité!

 

Setlist d’Aerosmith

Download Festival (journée du samedi), Brétigny sur Orge, le 10 juin 2017

Après une affiche impressionnante pour sa 1ère édition française l’an dernier, le Download Festival est de retour en France avec des groupes tels que Linkin Park et Blink 182 le vendredi, System Of A Down, Alter Bridge et Epica le samedi, et Green Day le dimanche.

Ayant terminé ma puberté il y a maintenant de longues années, je me contente cette année de la journée du samedi (n’ayant fait que le vendredi l’année dernière pour cause de groupes-doublons avec le Hellfest). Petit résumé…

 

Ayant pris la route tardivement à cause d’Ivo, toujours prêt à m’accompagner mais un peu moins fiable aujourd’hui que d’habitude, nous arrivons fort heureusement 15 minutes avant le début du set d’Alter Bridge (16h – 16h50), alors que je n’y croyais plus.

La bande à Myles Kennedy nous offre une fort belle prestation, comme tous les groupes de la journée cela dit, avec leur Metal mélodique « agréable pour faire de la route » selon Ivo et moi. La touche d’originalité: Myle nous fait tous assoir sur « Metalingus », avant de tous nous relever pour terminer en sautant au rythme du morceau.

 

Setlist d’Alter Bridge

 

Petit tour du site pendant Blues Pills (16h50 – 17h40) sur la Mainstage 2. De loin, ambiance bizarre sur un festival Metal, mais peut-être aurait-ce mieux été au cœur de la foule.

Question organisation, beaucoup de stands boissons et nourriture, mais une seule partie toilettes blindée de monde, et aucun point d’eau pour remplir les bouteilles! Il y a encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau de confort du Hellfest (comparaison inévitable même si ça agace certains).

 

Setlist de Blue Pills

 

Mais nous ne tardons pas à revenir vers la Mainstage pour Epica (17h40 – 18h35), le concert que j’attends le plus impatiemment de cette journée. Le son est approximatif comparé aux autres groupes, mais les musiciens sont contents d’être là, et Simone est plus belle que jamais.

Niveau setlist, peu de changements par rapport au Zénith en début d’année, hormis un set raccourci bien sûr. Nous nous retrouvons régulièrement entourés de 2 mosh pits, le dernier morceau « Consign To Oblivion » me voyant même (presque) contraint et forcé de participer au premier Mur de la Mort de ma vie (marrant comme formulation); bon, il était temps, à 35 ans… Il ne me reste plus qu’à tester le slam et je serai à jour. Cela dit, si je n’avais pas eu ma sacoche et ma veste (qui ne m’a servie à rien en plus), j’aurais sûrement tenté de me joindre à la file incessante de Metalleux passant au-dessus de ma tête sur ce titre clôturant le show des néerlandais.

Bref, un concert physique mais ça fait du bien, même par cette chaleur (environ 30° toute la journée) que les nombreux jets de flammes n’auront pas arrangé, surtout à moins de 10 mètres de la scène! Le point culminant de cette journée pour moi.

 

Setlist d’Epica

 

Pause bière (7€ putain!), Nestea (4€ putain!) accompagnés d’une bouteille d’eau (3€ putain!) pendant le set de Paradise Lost (18h40 – 19h30) qui ne nous intéresse absolument pas en MS2 (la setlist si vous la voulez), puis achat d’un hot dog (6€ putain!) pour caler ma dent creuse, que je « déguste » en observant de loin Five Finger Death Punch (19h30 – 20h30). Du coup je note que ce groupe me semble plus intéressant que ce à quoi je m’attendais. Et puis la reprise de « The House Of The Rising Sun » (connue dans nos contrées comme « Le Pénitencier » de Johnny Halliday) sur bande pendant que le groupe quitte la scène m’a fait marrer.

 

Setlist de Five Finger Death Punch

 

Nous restons à notre place, c’est-à-dire pile entre les 2 Mainstages pour observer Slayer (20h35 – 21h50), toujours aussi monotone (pardon aux fans, tout ça tout ça). Malgré tout, les américains issus du Big 4 sont toujours très pros et j’en suis même venu à apprécier certains titres.

 

Setlist de Slayer

 

Peu avant la fin de Slayer, nous quittons notre emplacement pour nous rapprocher de la MS. Mais nous nous y prenons bien trop tard, car impossible de s’approcher réellement de la scène. La foule migrant petit à petit de la MS2 vers la MS aurait pourtant dû nous alerter. Eh oui, en 2017, System Of A Down a toujours autant de succès!

L’impatience commence à se faire sentir car le groupe a du retard, et le show sera finalement décalé de 10 minutes par rapport à l’heure prévue (21h55 – 23h25). Ça bouge beaucoup pendant les 2 ou 3 premiers titres avant de se calmer dans notre coin. Mais les écrans géants montrent peu de pogos ou mosh pits, ces exercices devant être peu évidents dans une foule si compacte.

La fatigue commençant à se faire sentir (« on est trop vieux pour ces conneries! »), je participe relativement calmement au spectacle, pendant qu’Ivo, plus fan que moi, se défoule. Le son, très bon, est moins fort que dans la journée (ceci expliquant peut-être cela), même s’il gagne un peu en volume au fur et à mesure du déroulement du spectacle.

Le groupe est en forme, le public réagit au quart de tour et connait les paroles par cœur. SOAD n’est pas réputé pour ses titres progressifs de 12 minutes, ce qui leur permet de caser pas moins de 30 morceaux! On peut dire sans crainte que nos arméniens préférés ont mérité leur place de tête d’affiche ce soir.

 

Setlist de System Of A Down

 

Pour cette 2ème édition française, le Download Festival gagne en maturité. L’organisation est infiniment plus performante que l’année passée (scan du ticket et pose du bracelet cashless dans la foulée, ça change des 1h30 d’attente en 2016), même s’il reste des points à améliorer (toilettes et points d’eau).

Si ces défauts sont corrigés pour 2018, Live Nation risque de transformer leur projet en un évènement Metal incontournable sur le sol français!