The Chris Slade Time Line à la Spirale de Fismes, le 12 mai 2018

Me revoilà! Eh non, je ne vous avais pas oublié: j’ai vraiment passé 5 longs mois sans concert. Il n’y avait certes pas grand-chose à me mettre sous la dent en ce début d’année, mais j’ai aussi fait mon boulet en ratant lamentablement Rhapsody Reunion en mars, qui était déjà complet au moment où j’ai voulu acheter ma place.

Par contre, quand une amie m’a parlé du « batteur d’AC/DC » dans son village, j’ai sauté sur l’occasion: voir une telle légende à 4 mètres de moi pour 20 balles, ça ne se refuse pas. A propos du village: Fismes, vous connaissez? Non? Normal, petite bourgade de 5500 habitants perdue dans la Marne, on ne s’attend pas à y voir un membre d’un groupe qui remplit des stades.

Bref, après une soirée bière/pizza/Danette à la pistache, nous voilà en route… enfin vite fait, 10 minutes à pied environ (sous la pluie, ça parait plus long). On prend à peine le temps à l’arrivée de voir que les stands merchandise ne proposent rien de bien intéressant et que la salle a adopté un système de jetons pour les boissons – ils se sont crus en festival ou quoi? – avant d’entrer dans la salle…

 

 

Gang (20h – 20h25)

 

…pour assister au show de Gang, groupe local actif depuis les années 90 quand même! L’intro genre « musique Disney » nous assure d’une ambiance décontractée, même si par la suite le style se veut Hard-Rock traditionnel tout ce qu’il y a de plus sérieux. Malheureusement, comme c’est souvent le cas pour les 1ères parties (surtout dans les petites salles), le son est lamentable: les guitares sont brouillonnes, il y a un écho insupportable sur la voix… Mais la bonne humeur des musiciens est appréciée par le public, le chanteur n’hésite pas à faire quelques blagues malgré les 25 petites minutes qui leur sont allouées, ne leur permettant de caser que 5 morceaux (tous issus du dernier album).

Le concert se termine comme il a commencé, sur une touche d’humour avec une musique de cirque, petite chorégraphie « remuage de popotin » incluse.

 

Pas de setlist, désolé!

 

 

Purple Legend (20h40 – 21h25)

 

Avant que le grand chauve n’arrive, quoi de mieux qu’un petit tribute à Deep Purple pour patienter? C’est ce que je me disais, mais hormis le fait d’entendre des morceaux sympas du groupe anglais, c’est plutôt catastrophique. On passera sur le chanteur et le bassiste qui portent des perruques, mais même si le son s’est grandement amélioré, des problèmes techniques au niveau de la batterie viennent gâcher le spectacle.

Tout d’abord, il n’y a pas de retour guitare/chant pour le batteur, qui a donc joué les 2 premiers morceaux « à l’aveugle »; du coup, un grand bravo à lui car il a quand même vachement assuré!!! Puis, vers la fin du show, le charley qui se dévisse, impossible à remettre en place: obligé de jouer en position fermée. Mais encore une fois, maintenir le concert avec ces problèmes relève de l’exploit, donc re-bravo!

Après, même s’il est agréable de réentendre « Highway Star » en live (mais pas « Child In Time », dommage), dont l’intro est pompée à la note près sur le Made In Japan, la mollesse du public qui ne connait pas ses classiques plombe la soirée: c’est à peine si les gens entonnent le refrain de « Smoke On The Water » (oui, le refrain, c’est juste cette phrase, ne cherchez pas plus loin!); heureusement il y en aura quand même pas mal dans le fond pour scander le riff de « Black Night ».

Si on veut chipoter, le jeu est, quant à lui, assez approximatif, mais il faut dire que seul Deep Purple sait jouer du Deep Purple.

 

Pas de setlist non plus…

 

 

The Chris Slade Time Line (21h45 – 22h45)

 

Juste avant que les lumières s’éteignent, nous voyons avec horreur les organisateurs refermer les portes de la salle donnant dehors: la fournaise à la fin de Purple Legend se réinvite à la soirée, et durera jusqu’à la fin.

C’est l’ovation lorsque le rideau s’ouvre, Chris est déjà en place et on ne perd pas de temps: « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » dans ta face, tiens!!! Dès cet instant, le groupe alternera avec une rigueur métronomique les titres d’AC/DC avec ceux issus des différents chanteurs ou groupes auxquels a participé notre ami batteur. A ce propos, 2 chanteurs partagent le micro, celui officiant sur les titres AC/DCiens ayant un timbre proche de celui de Brian Johnson; impressionnant!

Bien que les titres « hors AC/DC » sont très bien interprétés – avec un chanteur « clair » très talentueux et appliqué -, ce sont ceux « dans AC/DC » qui remportent tous les suffrages. Alors oui, « July Morning » (Uriah Heep), « Blinded By The Light » (Bruce Springsteen) et « Delilah » (Tom Jones) sont de magnifiques morceaux; mais dans tout ça, seul « Parisienne Walkways » (Gary Moore) va véritablement conquérir le public, avec une série de solos parfaite de la part du jeune guitariste présent. Le bassiste et l’autre guitariste/claviériste sont quant à eux assez discrets. Après tout, la vraie star ici est Chris, qui s’octroie même un petit solo bien sympa, chose impossible avec son « autre » groupe!

Par contre, dès que l’intro de « Back In Black », « High Voltage » ou la cloche de « Hells Bells » retentissent, l’ambiance monte d’un cran! Chris Slade n’hésite pas à prendre le micro entre chaque morceau (même si un nouveau problème technique l’obligera à emprunter ceux des chanteurs pour se faire entendre) pour nous expliquer à quelle période de sa vie se réfère le prochain titre, et également à lancer quelques blagues; bref, on est comme à la maison, avec nos potes qui jouent sur scène.

Quelques chansons inattendues sont de la partie, comme « Sin City » ou « You Shook Me All Night Long »: un peu surprenant de les entendre ici alors que j’attendais plutôt « T.N.T. » ou surtout l’énorme « Big Gun » qui aurait plus que mérité sa place!

La fin du spectacle est entièrement squattée par AC/DC: « Thunderstruck » et un autre inattendu, « The Razors Edge » annoncent la fin, l’occasion de remarquer que même si les petits ajouts improvisés du batteur ne dénaturent pas les morceaux, le jeu relativement simple imaginé par les frères Young se suffit à lui-même; pas besoin d’en rajouter!

Au rappel, un dernier titre inattendu fait son apparition: « Riff Raff », qui précède l’immanquable de la soirée, « Highway To Hell ». Je repars malgré tout un peu déçu qu’ils n’aient pas joué « For those About To Rock (We Salute You) », histoire de conclure en beauté.

Au final, petite soirée bien sympa, comme entre potes, à écouter de la bonne musique. Mais il se fait tard, j’ai de la route, alors nous ne nous attardons pas après le concert pour voir si Chris pointe le bout de son crâne pour des dédicaces – de toute façon j’ai oublié mon album de « The Razors Edge » à la maison.

 

Setlist de The Chris Slade Time Line