Gamma Ray au Trabendo le 9 avril 2014… le meilleur concert de ma vie?

Les nombreuses 3 ou 4 personnes qui suivent ce blog vont probablement critiquer le fait que je ne chronique que des concerts d’Helloween ou de Gamma Ray. Et à ceux-là je leur répondrai que… vous avez raison!!!

Blague mise à part, je vais tenter de faire un effort dans le futur pour parler des autres concerts auxquels j’assiste, mais je me devais de commenter cette soirée du 9 avril, tant ce fut fantastique de mon point de vue (point de vue de groupie, vous verrez, mais j’assume totalement).

Pourtant, ça avait plutôt mal commencé: sur 4 personnes, 2 ne pouvaient pas venir (mon père s’étant fait bobo au genou peu de temps avant, et mon collègue Vince qui a merdouillé dans son planning). Heureusement je pourrai leur rembourser leurs billets que j’ai pu revendre, à peine à 50 m de la sortie de métro, aux infatigables wesh-racailles qui arpentent les files d’attente des concert pour acheter des places et les revendre plus cher à d’autres pigeons par la suite; et si vous faites partie desdits pigeons, honte à vous de soutenir le marché noir. Voilà, c’est dit. Moi je m’en fous, je suis rentré dans mes frais, alors passons!

C’est donc tout seul (la 4ème personne, Ivo, étant toujours en retard, on ne s’inquiète pas) que je m’avance dans la queue (on ne sort pas du contexte svp!), et déjà j’aperçois une tête connue: Franck de Bricorama (ce n’est pas son nom, c’est là où il travaille), habitué des concerts et que je rencontre souvent au détour de mes pérégrinations à Paris. Je m’avance donc pour m’intégrer à son groupe de discussion dont fait partie, et je vais vite l’apprendre, l’auteur d’un article concernant le dernier album de Gamma Ray sur un célèbre site de podcast Metal dont je tairai le nom car cet article est lamentable, alors que ledit album est plutôt bon, voir très bon!

Mon pote, désolé si tu te reconnais, mais tout le web est contre toi sur ce coup-là! Mais il n’en démordra pas, et finalement c’est tout à son honneur de défendre son point de vue, non? Allez, je vous file le lien quand même: c’est ici, sur la Grosse Radio.

 

Elvenking

Bref, sandwich, vidage de la moitié de ma bouteille de jus de fruit, "cachage" de l’autre moitié au milieu des fringues dans le sac pour que la sécu ne me vire pas le bouchon (quelle procédure ridicule, quand même), et on peut enfin s’avancer vers la toute pitite salle du Trabendo.

Et là, ô joie, je me retrouve sur la gauche de la scène, aux barrières, entre un mec un peu bizarre (mais il restera zen tout le long de la soirée, malgré quelques coups de gueule envers les photographes qui ne savent pas trop par où passer pour descendre devant la scène) et une jeune fille (oui, jeune… très jeune… probablement trop jeune) qui s’avèrera très sympa. Ne connaissant pas son nom, je la nommerai ma "petite sœur", car j’ai un peu eu l’impression d’être son grand frère ce soir. Nous étions sur les escaliers qui sont de chaque côté, et donc au même niveau que la scène, verticalement. Un peu plus loin à ma gauche se trouve même une famille avec un frère et sa (vraie) sœur, cette dernière ayant tout juste 9 ans! Elle sera la star de la soirée, j’y reviendrai.

Un peu d’AC/DC en musique d’attente, d’autres trucs un peu plus bourrins, et avant qu’Elvenking arrive, un peu de… techno! Mouais… bref le groupe arrive, et hormis le nom qui me dit vaguement quelque chose, ils sont de parfaits inconnus pour moi.

Première constatation, j’ai l’impression que le visuel ne correspond pas vraiment à la musique: ils pratiquent un Heavy qui tire pas mal sur le Power (en même temps, ce sera le thème de la soirée), mais sont maquillés avec des traits sur le front ou le nez, ou les yeux entièrement bardés de noir, un peu Vikings (et pourtant ils sont italiens). De plus, ce maquillage Pagan tranche un peu avec le sourire régulièrement affiché sur le visage des musiciens. Pour le côté Pagan, notons quand même un violoniste au sein du groupe (à 1 m de moi, en fait).

Musicalement, il est difficile de juger avec le son trop brouillon d’un concert de 1ère partie. Les compos semblent tout de même bonnes, mais on ne pourra pas juger du jeu de scène, celle-ci étant ridiculement petite car tout le matériel des groupes suivants est déjà en place. Les pauvres gars d’Elvenking ne peuvent même pas se croiser!

Ma petite sœur aura déjà récolté le médiator du guitariste à ce moment de la soirée! Ca aide d’être une jolie fille, n’est-ce pas?

Un bon petit démarrage tout de même, mais le meilleur reste à venir…

Setlist

 

Rhapsody Of Fire

Autant vous le dire tout de suite, même si j’adore les quelques titres du groupe que je connais et que je me suis toujours promis de m’y intéresser de plus près dans un futur plus ou moins proche, j’ai suivi le parcours des italiens (oui, encore) d’assez loin. Et l’histoire de ce groupe m’apparait encore plus floue depuis qu’il s’est scindé en deux: qui est resté avec Luca Turilli, qui est resté avec… heu, avec l’autre qui a gardé le nom Rhapsody Of Fire? Ah oui, Alex Staropoli? J’ai encore un peu de mal à me repérer, et je crois que même les fans les plus ardus s’y sont arraché les cheveux.

Je ne savais donc pas si j’allais avoir affaire à Luca Turilli’s Rhapsody ou à Rhapsody Of Fire ce soir. Et je pense avoir ouvert de grands yeux étonnés lorsque, une fois tous les musiciens en place, j’ai vu arriver sur scène, micro à la main… Fabio Lione! Nom de Zeus, je suis ultra fan de ce mec, et il est là, à 2 mètres de moi!

Cela dit, tout le groupe ne repose pas que sur lui et, on n’en attendait pas moins, la prestation fut largement à la hauteur de la renommée des italiens. Tout juste peut-on reprocher un manque flagrant de communication de Roberto de Micheli à la guitare, et du leader Alex Staropoli au clavier; pas un seul regard pour le public, ça tranche un peu avec la bonne humeur communicative des autres membres. Même Alex Holzwarth est tout sourire derrière ses fûts, qu’il martèle sans fatiguer, que ce soit avec ses mains ou avec ses pieds (je le soupçonne d’ailleurs d’en avoir au moins 4, tellement la double grosse caisse est impressionnante de vélocité).

Bien sûr, les moments forts de la soirée seront surtout les anciens titres de Rhapsody (Of Fire) tels The March of the Swordmaster ou Dawn of Victory. Les titres du dernier album passent également très bien, malgré l’impression passable qu’ils laissent à l’auditeur en version album (parce que oui, j’ai quand même écouté vite fait sur Spotify).

Ma petite sœur récolte encore un médiator, mais cette fois elle s’est faite voler la vedette par la petite fille de 9 ans, qui aura monopolisé l’attention de Fabio pendant tout le show! Il viendra lui demander "Comment tu t’appelles?" (en français dans le texte) mais je crois que personne n’a bien entendu! et les musiciens viendront lui serrer ou lui taper dans la main. La Star de la soirée, c’est elle!

Après un rappel, chose assez rare pour les groupes d’ouverture, les membres viendront saluer comme il se doit l’audience qui a fort apprécié la prestation d’une formation que l’on a plutôt l’habitude de voir en tête d’affiche, et serrer quelques mains aux premiers rangs (dont la mienne!). Pour ma part, la soirée était déjà réussie et aurait presque pu s’arrêter là. Mais ça aurait été dommage…

Setlist

 

Gamma Ray

Maintenant que nous avons eu les amuse-gueules (de luxe, quand même!), les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Ah tiens, d’ailleurs mon pote Ivo est enfin arrivé, et se place derrière moi au 4ème rang; désolé mon pote, mais on se verra après, je ne lâche pas ma barrière! Et un peu de Judas Priest pour patienter, cool!

Maintenant l’ambiance devient plus sombre, seules quelques lumières restent allumées sur scène pendant que se termine une dernière "chanson d’attente", jouée un peu plus fort que les autres… je ne sais pas du tout quel était ce morceau de Hard-Rock chanté par une femme, peut-être les Ray’s l’ont-ils adoptée à la manière d’Iron Maiden avec Doctor Doctor d’UFO, ou Helloween avec For Those About To Rock (We Salute You) d’AC/DC? Seul l’avenir nous le dira.

Quoi qu’il en soit, le ton monte dans le public jusqu’à ce que le noir total se fasse et que retentisse (enfin!) l’intro mythique du combo allemand, le simplement mais bien nommé Welcome. Michael Ehré fait son entrée et se place derrière ses fûts, et j’aperçois déjà Kai Hansen accroupi derrière le décor et prêt à faire son entrée.

Hormis les acclamations du public, il ne sera point question d’arrivée "fracassante" à proprement parler car le premier titre joué ce soir sera Avalon, morceau d’ouverture du dernier album "Empire Of The Undead". En effet, il s’agit d’un titre épique rappelant vaguement Rebellion In Dreamland, mais pas du tout rentre-dedans comme pouvait l’être Garden Of The Sinners que Gamma Ray avait l’habitude de jouer en ouverture. Pour ma part, débuter le show de cette façon me convient tout à fait, et les envolées vocales de Kai me mettent déjà des frissons! Je peux également presqu’entendre la voix de Dirk Schlächter pendant ses chœurs par dessus les amplis et le public, tellement il est près de moi! Seul Henjo Richter restera quasiment inaudible de mon côté et c’est bien dommage vu la qualité de son jeu; je regrette également qu’il ne vienne pas voir notre côté de la soirée. Mais il se rattrapera à la fin…

Après cette présentation en bonne et dûe forme d’une de leurs nouveautés (de 9 minutes tout de même), faisons un retour dans le passé avec un enchainement de "vieilleries": cela commence par Heaven Can Wait, ou Kai nous prouve que nous n’avons pas à regretter le départ du fameux Ralf Scheepers qui chantait ce titre à la base (mais quand même, quelle voix ce Ralf! écoutez un peu Primal Fear, c’est impressionnant).

Une vieillerie un peu moins vieille, et un de mes titres préférés du groupe, arrive ensuite; il s’agit de New World Order: entre le headbanging pendant les ponts et le break calme du milieu, ça fait vraiment plaisir de retrouver une setlist "classique", en lieu et place des raretés jouées pendant la tournée "Skeletons & Majesties"!

La retour au passé que j’évoquais précédemment sera encore mieux représenté par le morceau suivant dont le titre est équivoque: Tribute To The Past. Décidément je vais de surprise en surprise, et j’ai de plus en plus l’impression d’avoir choisi moi-même la setlit! Effectivement, tout le long du concert, Gamma Ray s’emploiera à jouer quasiment tous mes titres préférés. Le morceau suivant en est la preuve, car c’est la fameuse "reprise" d’Helloween I Want Out; mais peut-on parler de reprise alors que c’est Kai lui-même qui l’a composée? Bref, le groupe chamboule quelque peu ses habitudes, car en général les reprises des Citrouilles sont jouées vers la fin.

Pendant ces 4 morceaux, il s’est passée la chose la plus hallucinante que j’ai jamais vécue lors d’un concert: les photographes, pour sortir de leur fosse, étaient obligés de passer sur scène. Et ça, ce n’est tout simplement pas possible, n’est-ce pas… la sécurité a donc décidé d’enlever la barrière qui était devant nous (ma "petite sœur" et moi, vous suivez?) pour les faire passer dans le public… et ils ne l’ont pas remise!!! C’est-à-dire que jusqu’à la fin du show, rien ne me séparait du groupe (hormis un vigile, qui n’était pas toujours présent de surcroit), et j’avais littéralement un pas en avant à faire pour me retrouver sur scène! Bien sûr je n’en ai rien fait, mais cette impression d’être "avec le groupe" était tout simplement fabuleuse! J’en profiterai tout de même pour récolter, pendant le concert, 2 médiators (un de Kai et un de Dirk), et pour [mise en route du mode "groupie"] toucher la hampe de la basse de Dirk pendant qu’il joue! Quel honneur!!!

Le show continue et nous revenons au présent avec Pale Rider et sa rythmique lourde, ce qui s’explique probablement par le fait que c’est le seul morceau du dernier album à avoir été écrit par Michael; il s’est fait plaisir quoi, et assène ses coups de baguettes avec le sourire! Ce morceau passe bien mieux en live qu’en version studio, d’ailleurs. Mais après, ce sera le moment chiant de la soirée: Time For Deliverance, la balade guimauve, malgré ses airs "queenesques" reste le plus mauvais titre d’"Empire Of The Undead"; mon seul regret de la soirée concernant la setlist (et pourquoi ne jouent-ils jamais Lake Of Tears???).

Après le traditionnel solo de batterie, histoire de nous présenter Michael un peu mieux, Dirk nous annonce la chanson suivante, et je dois dire que je n’ai pas compris le titre! Mais j’ai dû ouvrir des yeux tous ronds lorsque j’ai entendu les premières notes de Blood Religion… tout simplement le meilleur titre de l’album "Majestic", et probablement la chanson que j’ai le plus regardée sur le DVD "Hell Yeah!". Pendant le break avant les solos, Kai imite quelque peu son compère d’Helloween, Andi Deris, en faisant un concours gauche/droite avec le public: "into the daaark" à gauche, "bloooood reeeeligion" à droite, et après on inverse… difficile de dire qui chante le plus fort, mais peu importe!

Les 2 morceaux suivants font partie du dernier album, mais sont déjà connus de tout le monde, car présents sur l’EP "Master Of Confusion" et joués en live depuis plus d’un an: il s’agit de l’éponyme Master Of Confusion, et d’Empire Of The Undead. Le premier, bien que très bon, est un peu un repompage de Send Me A Sign. Mais le 2ème, avec son riff rappelant Whiplash de Metallica, nous ramène aux meilleurs morceaux de speed-mélo des années 80. Du headbanging non-stop pendant 5 minutes!

Quand même, dans ce concert, il manque quelque chose… eh oui, depuis le début, aucune chanson de "Land Of The Free" n’a été jouée. Il est temps de rattraper cette erreur! Et comme le concert avait commencé par l’épique Avalon, c’est maintenant Rebellion In Dreamland qui nous annonce que la fin de la soirée approche. Fait étrange, la fin du morceau sera laissée de côté pour faire place sans temps mort au titre éponyme Land Of The Free, suivi comme il se doit par le mythique Man On A Mission. L’enchainement parfait avant le rappel! On a cru que Man On A Mission se voyait également amputée de sa fin, mais le facétieux Kai la termine sur des airs de berceuse (!) avant de disparaître en backsage.

Le groupe revient peu de temps après (sérieux?), et Kai nous annonce que le morceau suivant est un hommage… heu, au Disco? "Bouuuh!!!" à la Techno? "Re-bouuuh!" au Hip-Hop? "Re-re-bouuuuuuh!!!" Non, c’est un hommage au HEAVY FUCKIN’ METAL!!! Vous l’aurez compris, il s’agit de To The Metal!, titre de l’avant-dernier album du même titre et qui, à l’instar de Pale Rider plus haut, passe bien mieux en live qu’en album!

Seulement 2 morceaux en rappel, et vous savez donc déjà que le dernier titre ce soir est l’inégalable Send Me A Sign, dont le final aura un goût bien plus agréable que prévu; mais je suppose que ceci est dû au fait que Dirk m’a laissé gratter sa basse pendant l’outro de la chanson? Ouais, je me la pète, mais quand même, avouez que c’est la classe!

Cette fois c’est bel et bien fini. Ma petite sœur aura récolté en tout 5 mediator (1 d’Elvenking, 1 de Rhapsody of Fire et 3 de Gamma Ray), une baguette de Michael Ehré et une setlist scotchée par terre. Jolis souvenirs! Pour ma part, j’ai eu un médiator de chaque membre des Ray’s, celui de Henjo m’ayant été remis en main propre par ce dernier (pour se faire pardonner de ne pas être venu nous voir de la soirée? Ok, ça marche!), et j’aurai réussi à serrer la main de chaque musicien. Ma petite sœur, elle, a carrément eu droit à un câlin de Kai! Ca l’a mise dans tous ses états et j’imagine très bien pourquoi (si ça m’arrivait avec Simone Simons, par exemple… bref passons).

Setlist

 

Je pense qu’aucune conclusion n’est nécessaire, le titre de cet article s’expliquant parfaitement par son contenu, non? A bientôt pour de nouvelles chroniques! mais ça ne sera probablement pas aussi intense.  ;)

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Hellish Rock part. II, Olympia, Paris, 8 avril 2013

Il y a des évènements musicaux que chaque fan de Rock aimerait revivre, ou même avoir vécu au moins une fois dans sa vie.
Qui ne vendrait pas son âme pour voir Freddie Mercury sur scène? Ou un concert d’AC/DC avec Bon Scott? Ou pour voir Dio?
D’autres fois, la chose est théoriquement possible, mais on sait que ça n’arrivera jamais. Le retour de Tarja Turunen chez Nightwish? K.K. Downing sortant de sa retraite pour un ultime concert avec Judas Priest? Impossible.
Mais parfois, parfois, le miracle se produit. Qui aurait pu croire que Dave Mustaine de Megadeth ferait une tournée avec Metallica (plus les autres Big 4 bien sûr), se retrouvant même en fin de show pour taper le bœuf sur Am I Evil? Qui aurait pu prédire la reformation en 2012 de Black Sabbath avec (à une personne près) les membres d’origine? Qui n’avait pas espéré un retour sur scène de Led Zeppelin, Jason Bonham remplaçant son défunt père derrière les fûts?
Eh bien maintenant, allons plus loin encore. Car en de très rares occasions, ce genre de miracle se produit 2 fois! Et c’est là ce qui nous intéresse ce soir. Car ce soir, oui, pour la 2ème fois en ce début de 2ème millénaire, nous allons assister à un épisode crucial de l’Histoire du Metal: Helloween en tournée avec Kai Hansen, l’un de ses membres fondateurs et actuel leader de Gamma Ray! Gamma Ray qui, du coup, ouvrira pour les Citrouilles sur toute la tournée "Hellish Rock part. II".
Le miracle avait déjà eu lieu, chez nous en France, à l’Elysée Montmartre le 5 janvier 2008. Ce sera ce soir dans la salle mythique de l’Olympia que l’évènement se reproduira.

Après cette intro digne d’un film Hollywoodien, commençons notre périple. Et le mot n’est pas trop fort, car il va y avoir du sport!
Ca commence plutôt bien, en arrivant devant l’Olympia ou une toute petite cinquantaine de personnes attendent. Il est pourtant 17h15. Les portes ouvrent tranquillement à 18h pétantes et mon pote Vince (cf. live report précédent sur Stratovarius à la Cigale) et moi avançons tranquillement vers le 2ème rang de la fosse, presqu’au milieu de la scène, un peu décalé à droite (tandis que mon paternel part trouver sa place en mezzanine). Nous y resterons jusqu’à la fin, avec beaucoup de mal; j’y reviendrai.

Shadowside

La salle se remplit très, très, très! doucement, et le premier groupe arrive à 19h30… oui, vous avez bien lu, nous avons poireauté 1h30 avec de voir débouler la 1ère partie! Heureusement, nous avons discutaillé avec les irréductibles du 1er rang, ce qui nous a fait passer le temps relativement vite. Suite aux interrogations concernant l’heure de fin du show, ces derniers nous ont informé que ce serait aux alentours de 23h30. Ouf! Au moins ce ne sera pas écourté comme avec Strato la semaine dernière à la Cigale!

Bref, revenons à Shadowside, car tel est le nom de cette 1ère partie. Groupe de Power brésilien à chanteuse, pas très original, malheureusement comme la plupart des groupes récents de ce type. Cela dit, la chanteuse en question possède un vrai charisme, et le groupe a été très bien accueilli.
Je me suis tout de même rendu compte que pour les premières parties, le centre est la pire place. On n’entendait quasiment pas la voix, et comme il n’y avait qu’une seule guitare dont l’ampli était à gauche, nous avons assisté à un concert de basse (car l’ampli de celle-ci était à droite, juste devant nous). Pour la batterie, même constat que pour la voix: on n’entendait pas les enceintes, trop sur les côtés, alors nous avions le son en direct.

Bref, pas très agréable tout ça, mais ce n’était nullement dû au talent du groupe. Ca n’aura duré qu’une petite demi-heure, mais après ça l’attente sera bien plus courte, car à 20h15 les lumières se ré-éteignent.

Gamma Ray

Comme à chaque concert des Ray’s, tout commence par Welcome, la magnifique intro de "Heading For Tomorrow", tout premier album du groupe, et ensuite déboule Anywhere In The Galaxy à fond les ballons, suivi de Men, Martians & Machines, suivi lui même par The Spirit; sans surprise donc puisque le procédé est le même que sur le DVD "Skeletons & Majesties Live".
Le changement, c’est maintenant! Avec Dethrone Tyranny qui arrive bien plus tôt que prévu par rapport au DVD sus-cité.
Ce début de show nous laisse voir un groupe en pleine forme, ayant la banane pendant tout le spectacle, et un Kai Hansen très en voix! J’ai toujours un frisson lorsqu’il pousse son organe (sa voix, hein!!!) dans les aigües comme sur le 3ème couplet d’Anywhere In The Galaxy. Rhââ! Michael Ehré, nouveau venu derrière les fûts en remplacement de Daniel Zimmermann, assure un boulot impeccable. Pourtant la relève n’était pas facile à assurer! Henjo Richter a toujours la classe et nous sort ses habituels soli à 100 à l’heure avec ses 15 doigts sur chaque main (ouais, j’ai eu un peu de mal à compter avec la vitesse). Seul Dirk Schlächter (basse) est plus discret que d’habitude. Celui-ci étant sur la gauche, il viendra peu de fois nous voir, et parmi les quelques chansons sur lesquelles il a l’occasion de poser habituellement sa voix, aucune ne sera jouée ce soir. Dommage…

Place aux nouveautés maintenant: l’occasion est trop belle pour placer Master Of Confusion et Empire Of The Undead, les 2 titres inédits du nouvel E.P. des Ray’s (7€ à la Fnac, 20€ au stand merchandise, cherchez l’erreur). Auto-proclamé "E.P. le plus long jamais sorti", avec 60 minutes incluant les 2 inédits précités, quelques lives, des reprises et des ré-enregistrements; pour 7€, je ne peux que vous conseiller de l’acheter car en plus ces titres sont de grande qualité!
Malheureusement les pogos commencent à ce moment, et ne feront qu’empirer jusqu’à la fin.

Le dernier "vrai" album en date, "To The Metal!" (2010 déjà), souvent peu représenté en live, le sera bien ce soir: le groupe enchaîne Empathy et Rise, qui sont à mon sens les 2 meilleurs titres du disque.
Allez hop, un petit solo d’Henjo, fait assez rare pour être souligné. Puis le public commence à taper en rythme dans ses mains, de façon totalement improvisée mais qui tombe à point nommé car Kai nous incite à continuer sur le même rythme, avant de gratter les notes de In the Hall of the Mountain King, ce qui annonce, et ça tout le monde dans la salle le sait: Future World! Difficile de juger l’interprétation de cette chanson ce soir avec les pogos juste derrière moi. Mais en tant que Grand Classique d’Helloween/Gamma Ray, c’est toujours un évènement!
Troisième incursion dans l’album "To The Metal!" avec la chanson To The Metal! (haha) qui, paradoxalement, fait partie des moins bons titres du disque (car elle plagie trop Metal Gods de Judas Priest), mais qui passe vraiment, vraiment bien en live, grâce à son refrain fédérateur, que Kai fera d’ailleurs durer… l’occasion de m’apercevoir que peu de personne savent chanter les lignes de ce refrain, pourtant pas bien compliquées!

Le groupe quitte la scène. Nous ne savons si nous pouvons espérer un rappel ou pas, mais comme il n’y eut aucun salut de leur part et que les lumières ne se rallument pas, tout le monde commence à scander "Gamma Ray", avant de les voir revenir pour un dernier titre, et non des moindres: le traditionnel morceau de fin Send Me A Sign, qui sera jouée dans sa vraie version, et pas en acoustique comme sur la tournée précédente; et c’est tant mieux!

Un spectacle grandiose, ça aurait pu s’arrêter là… mais le meilleur reste à venir (à peu de choses près).

Helloween

La scène de Gamma Ray est démontée en 2 temps 3 mouvements et reste vide, avec un grand rideau flanquée d’une "citrouille pirate" blanche sur fond noir. Oh, un rideau qui cache la scène! Ca faisait longtemps!
Il n’empêche que ça produit toujours son petit effet, surtout lorsque, à 21h45 après le désormais traditionnel For Those About To Rock d’AC/DC (rhââ, frissons) et après que les lumières se soient de nouveau éteintes, le rideau se lève pour nous dévoiler… un autre rideau! Cette fois-ci il s’agit d’une sorte de filet de camouflage militaire, au travers duquel nous apercevons les 4 grosses caisses du monumental kit tout blanc, cymbales comprises, de Dani Löble, Markus Grosskopf sur un plateau surélevé à gauche, et Andi Deris, le meilleur chanteur du monde (c’est subjectif, mais c’est ce que je pense!) à droite, qui à eux 3 nous entonnent la chanson hommage à Freddie Mercury présente sur leur dernier album "Straight Out Of Hell": Wanna Be God.
Eh bien si on m’avait dit que ce serait le 1er titre du show, je ne l’aurais pas cru car je l’aurais trouvé inadapté, mais j’aurais encore une fois eu tort! L’effet que ça produit est indescriptible (rhââ, frissons), et c’est l’explosion lorsque le rideau tombe pour de bon pendant que Sasha entame le mini-solo de fin. A peine le temps pour Andi de nous lancer un "Bonsoir Paris!" que l’intro du fantastique Nabataea déboule, morceau d’ouverture de "Straight Out Of Hell" et meilleure titre des Citrouilles depuis bien longtemps! Je viens de m’apercevoir en visionnant une vidéo sur YouTube qu’ils nous ont joué la version courte… dans l’excitation du moment, je n’y avais même pas prêté attention!
Pas le temps de souffler avant le traditionnel 2ème titre de toutes les set-lists d’Helloween (en tout cas dans 90% des cas): Eagle Fly Free. Ai-je vraiment besoin de commenter? Oui, un peu quand même, car c’était marrant de voir Andi faire semblant de mettre des bourre-pif à Markus (private joke probablement? car ils l’ont fait plusieurs fois pendant le spectacle)! Par contre l’intensité des pogos monte d’un cran…
Pour la suite, Andi nous annonce qu’ils ont sorti en janvier un nouvel album (ah oui?), s’intitulant "Straight Out Of Hell". Et ce qui est bien dans cet album, c’est qu’il y a une chanson qui porte le même titre; quelle belle occasion pour nous la présenter, non? A partir de là, les pogos se sont quelque peu calmés, j’ai pu apprécier la suite un peu plus confortablement, jusqu’à un certain moment… j’y reviendrai. En tout cas, Andi est très en voix, et même si les conditions d’un concert en fosse ne permettent pas d’en juger réellement sur place, les vidéos YouTube le prouvent!
Pour revenir à ce que je disais, il est de toute manière peu commode de pogoter sur un titre mid-tempo tel que Where The Sinners Go, qui arrive maintenant. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment un titre tellement moyen sur disque dégage une telle intensité en live.
Par contre il y a certains morceaux, en les écoutant on se dit qu’on aimerait vraiment les entendre en live, en se disant que l’espérance est vaine car il sont trop typé "FM". Et pourtant, nous avons eu droit ce soir à Waiting For The Thunder! En même temps, avec ce refrain taillé pour le live… on espère l’entendre de nouveau sur les prochaines tournées!
Retour dans le passé, mais pas trop loin, 1996 avec Steel Tormentor, que le groupe se plaît visiblement à jouer car nous l’avions déjà eu 2 ans auparavant. Et on ne va pas s’en plaindre!

Bon maintenant ça ne rigole plus: noir total dans la salle, une sirène qui retentit… des avions, des mitrailleuses, auxquelles rend écho Dani grâce à sa caisse claire… et c’est parti pour un solo de 5 bonnes minutes. Solo somme toute assez classique par rapport à d’habitude, même si c’est toujours impressionnant de technique, de feeling et de vitesse!
Gros retour en arrière cette fois, 1988 pour le Classique I’m Alive. Un reste de pogo persiste, plutôt "normal" pour un titre de cette trempe.
Autre titre légèrement "FM" du dernier album, Live Now! se retrouve également magnifié en live, en grande partie grâce à ses "wohoho" du refrain… refrain qui donnera l’occasion au groupe de faire durer la chanson en entraînant le public dans la fameuse joute gauche/droite: "Live Now!" à gauche, puis "Wohoho" à droite, puis le contraire… au final la droite a gagné! Normal, c’est là que je me trouvais.

Changement d’ambiance pour la suite: un halo bleu recouvre la scène, on apporte une guitare acoustique sur laquelle Sasha gratte les notes du dernier titre représentant "Straight Out Of Hell" pour ce soir: la ballade Hold Me In Your Arms. A l’instar de Stratovarius sur leur dernier album, celle-ci ne tombe pas dans la mièvrerie dégoulinante de guimauve et est réellement magnifique.
Et comme il est malpoli d’enchaîner une ballade avec un titre speed, on augmente doucement le rythme avec If I Could Fly, pendant laquelle Andi me fixe droit dans les yeux sur le pont entre le 2ème couplet et le refrain… pendant quelques secondes je me suis retrouvé comme chantant en duo avec le groupe, sans personne autour. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais… ça va rester fixé dans ma tête, ça c’est sûr!
Bon, maintenant que l’ambiance est quelque peu remontée, on peut repartir pour de bon, avec l’un de mes titres préférés du groupe: Hell Was Made In Heaven… et je vais donc abréger cette review car j’ai peu de souvenirs de la fin du spectacle, occupé que j’étais à repousser ces crétins d’abrutis de connards de pogoteurs (si vous lisez, j’espère que vous vous reconnaitrez, et n’hésitez pas à laisser un commentaire!), ou à filer des coups de coude ou de boule en arrière (ça a fait mouche 2 fois, mais je n’ai pas su qui c’était).
Le morceau d’après était Power, avant le 1er rappel lors duquel on a pu "apprécier" (sic) Are You Metal? et le titre clôturant habituellement tout show des Citrouilles: Dr. Stein.

Un Hellish Rock ne pouvant se terminer sans une réunion Gamma Ray/Helloween, Markus réapparait et nous fait patienter avec un solo de basse sympa, avant que n’arrive le reste du groupe accompagné de Kai pour un medley Halloween/How Many Tears/Heavy Metal Is The Law (dont j’ai eu du mal à reconnaitre les 2 dernières).
J’avais tout de même espéré qu’ils jouent Halloween en entier, ou l’une des 2 autres masterpieces Keeper Of The 7 Keys ou King For 1000 Years… tant pis!

Il manque quand même une chanson sur la setlist, que ce soit celle de Gamma Ray ou d’Helloween, ce sera donc le grand final de ce soir: I Want Out, 4 guitares, 2 basses et pourtant nulle bouillie sonore, chaque note était parfaitement claire! Ils la font bien sûr durer, Andi et Kai joutant lors d’un concours de puissance (p*tain mais ils font ce qu’ils veulent avec leurs voix ceux-là, comment ils font?), faisant participer le public grâce au refrain… un vrai final digne de ce nom, ma foi!
Et voilà, après le salut des 2 groupes, le lancer de médiators (j’en ai un!), de baguettes et une peau de tom dédicacée par Dani (chanceux que celui qui l’a reçu!), le groupe quitte la scène sur fond de A Tale That Wasn’t Right, autre tradition Helloweenesque, à 23h30 précise, comme prévu.

Comme d’habitude avec Helloween et Gamma Ray, ce fut un show excellent malgré l’absence de grosse surprise (un petit Revelation ou The Dark Ride la prochaine fois?), comblant toutes les attentes d’un fan des 2 groupes, très souvent drôle à regarder, entre les bourre-pif précédemment évoqués, ou les lancers de médiators de Sasha que Markus s’amusait à rattraper avec la bouche… avant de les recracher de façon à ce que Sasha les récupère et continue à jouer! Seul Weiki, hormis 2 ou 3 chorégraphies de guitares, sera relativement discret… comme d’habitude me direz vous.
Mais la fin a été gâchée par des crétins dans le public.
Il faudra qu’un jour, ils se rendent compte que peu de groupes apprécient ce genre d’attitude. Faire des pits ne participe pas à l’ambiance, elle la dégrade; il suffit de voir comment les artistes ignorent totalement ces abrutis. Ce que les musiciens veulent, c’est d’entendre le public chanter, taper dans ses mains, headbanger ou sauter… et sauter sans bousculer, c’est possible, si si.
Mais bon, on ne dispose pas tous des mêmes facultés intellectuelles, et on retrouvera toujours des gens moins gâtés par la nature que d’autres, quel que soit le concert…

Setlists: Helloween, Gamma Ray, Shadowside.

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Stratovarius & Amaranthe à la Cigale, 31 mars 2013

S’il y a bien un groupe avec lequel je n’ai vraiment pas de bol, c’est bien Stratovarius. Voyez plutôt: il étaient de passage à la capitale afin de nous présenter leur dernier né, "Nemesis". Ils auraient pu faire la tête d’affiche, ou au pire être la 1ère partie d’un groupe plus prestigieux*; mais non, ils ont préféré faire une tournée à 2 têtes d’affiche. Pourquoi pas, me demanderez-vous? Et bien, parce que l’autre groupe en question est Amaranthe; et sans remettre leur talent en doute, il faut dire qu’ils n’ont fait que 2 albums (le 2ème étant sorti fin mars… il y a une semaine, quoi), ce qui est loin de les placer au rang de Groupe Culte, comme l’est Stratovarius.
C’est donc avec l’impression d’avoir le cul entre 2 chaises que nous partîmes 500… heu, je m’égare… que nous partîmes donc, mon père Jean-Mi, mon collègue Vince et moi-même (rejoints par mon autre collègue Ivan et son propre père devant la salle) en direction de Paris, vers la Cigale à Pigalle (essayez de le dire plusieurs fois très vite, c’est pas facile).
A peine le temps d’aller vider un bol et de trouver une place correcte dans la fosse que déboule le 1er groupe! Pas le temps de s’ennuyer!

*Ce qu’ils devaient faire à l’origine avec Helloween le 11 janvier 2011, si Timo Kotipelto n’était pas tombé malade… Vous voyez, quand je dis que je n’ai pas de bol? Mais attendez un peu la fin, vous n’avez encore rien vu!

Seven Kingdoms

Tel est le nom du groupe qui assurera la vrai 1ère partie du show. Plus tôt dans la soirée, en voyant le nom sur le billet de concert d’un voisin de file d’attente, nous voilà donc à nous exclamer, Vince et moi: "Haha lol mdr – bon, on ne l’a peut-être pas dit comme ça – ils vont nous jouer la musique de Game Of Thrones!"
Eh bien nous ne croyions pas si bien dire car le texte de l’un des morceaux joués ce soir est inspiré par la série, dixit la chanteuse elle-même.

Mis à part ça, ce fût une bonne ouverture de la part de ce quintet d’américains. On n’en gardera pas forcément un énorme souvenir, mais ils ont bien chauffé la salle, et c’était loin d’être désagréable, que ce soit musicalement ou visuellement (grâce à un joli décolleté… <- points de suspension pleins de sous-entendus).

Amaranthe

Voilà, les choses sérieuses vont pouvoir commencer. En effet, car même s’ils ne jouissent pas de la stature et de la réputation d’un Monstre Sacré comme Stratovarius, les suédois d’Amaranthe dégagent un certain charisme, un petit quelque chose qui rend une certaine puissance sur scène.
A moins que ce soit juste leur chanteuse qui est encore plus jolie que la précédente; "la qualité du produit suédois", dixit Ivan – ah ces italiens!!! – mais ça ne fait pas tout (sinon Epica serait le meilleur groupe de la Terre)!

Je pressens que certains ne seront pas d’accord avec ce qui suit, mais j’estime qu’Amaranthe pourrait facilement être la tête d’affiche d’une petite salle comme la Cigale. Leur 1er album éponyme est plutôt bon (je ne me prononcerai pas sur le 2ème, "The Nexus", que je n’ai point écouté), grâce au trio de voix bien équilibré (chant féminin, chant masculin normal, et chant grawlé) et des refrains très accrocheurs. Malgré tout, ça manque un peu de soli, et de la première écoute dudit album ressort un sentiment de confusion et de "bourrinisme" (oui, j’invente des mots). Mais à force de persévérance, certains morceaux restent dans la tête, même si on s’aperçoit qu’ils sont conçus sur le même schéma.

Mais ce qui nous intéresse ici, c’est le show; et ils ont magnifiquement tenu tête aux quelques centaines de personnes venues à la base pour Stratovarius. Nous avons eu droit à un vrai concert d’une heure et quart, pendant lequel furent jouées quelques chansons du dernier album en date, ainsi que les 3/4 du tout premier, et un solo de batterie sympa en plus. Il faut aussi dire que ces 2 albums ne durant que 45 minutes chacun à tout casser, avec des morceaux n’excédant jamais les 4 minutes, il est aisé d’en jouer un maximum.
Le public fût bien souvent mis à contribution, avec le traditionnel concours de hurlements gauche/droite, et du "clap your hands", et du "jump", et du pogo, duquel nous nous sommes tout de même tenus à l’écart ("j’suis trop vieux pour ces conneries!").

J’émettrai tout de même une petite réserve: le groupe gagnerait à faire jouer l’un des 2 chanteurs à la guitare, d’autant que sur les versions albums des morceaux, on en entend clairement deux! Là, on dirait plutôt qu’ils font un concours avec Therion (rapport au nombre de chanteurs qui ne font rien d’autre, m’voyez), qui sont également suédois d’ailleurs… allez savoir.
Un claviériste rendrait bien aussi, vu qu’on entend pas mal de synthé sur les albums. Mais bon, je chipote je chipote, passons au meilleur de la soirée… ou pas.

Stratovarius

Non non non, n’ayez pas peur de ce "ou pas": artistiquement, nos finlandais préférés ont été à la hauteur de toutes nos espérances! Attendez le dénouement de cette histoire pour comprendre d’où vient ma frustration (vous n’en pouvez plus de tant de suspense, hein?!?).

Vous allez dire que je chipote beaucoup sur cet article, mais quand même: un groupe tel que Stratovarius mériterait plus de considération que juste changer les cymbales et les peaux de grosses caisses du groupe d’avant, non? Surtout pour remplacer une peau Yamaha par une Pearl, du coup on se demande quelle est la vraie marque du kit. Oui, je suis un puriste et je vous proute (voyez, je n’invente pas que des mots, mais aussi des verbes)!
Et le pompon sur le gâteau qui fait déborder le vase (ouaip, je crée des expressions aussi, na!): c’est Rolf Pilve, le nouveau batteur, qui vient faire la balance lui-même. Beaucoup ne l’auront pas reconnu, car il n’y eut aucun applaudissement lors de cette "fracassante" entrée sur scène, mais ce job n’est-il pas habituellement réservé aux roadies? Bref…

Finalement, les lumières s’éteignent, l’intro se fait entendre, puis ça démarre en trombe avec le 1er titre de "Nemesis": Abandon, un des meilleurs morceaux du disque. Les pogoteurs d’Amaranthe repartent de plus belle dans leur joute infernale, ce qui nous poussera progressivement vers la droite de la fosse pour les éviter. Heureusement nous n’avons pas trop été gênés pendant le show. Le public est mis à contribution et ne se fait pas prier pour scander les "Freedom!!!" précédents le refrain.
Sans marquer de pause, le groupe enchaine sur Speed Of Light qui, vous l’imaginerez aisément, ne fera pas stopper les pogos! Comme titre en up-tempo, j’aurais tout de même préféré Forever Free
A peine le temps de remercier le public que nous arrive Halcyon Days, le controversé single de l’album. Malgré tout, le refrain est taillé pour le live, et le break électro est légèrement retravaillé, histoire que les musiciens ne s’ennuient pas.
Cet enchainement presque sans temps mort fait remarquer à Vince qu’ils n’interagissent pas beaucoup avec l’audience; en effet, même s’ils ne sont pas toujours loquaces, Timo ne s’encombre pas de bla-bla et la bande préfère débiter ses titres les uns derrière les autres… que cela cache-t-il donc?
L’album "Episode" se trouve une nouvel fois évoqué avec Eternity, qui sera lui-même suivi par Dragons, l’un de mes titres préférés du nouvel album. Et en live, ce morceau passe fichtrement bien!
Ce sont au total 5 nouvelles chansons qui seront jouées ce soir, mais là où j’aurais aimé Out Of The Fog, One Must Fall ou le génial Nemesis qui clôture le disque, la suivante sera l’un des titres les plus faibles (à mon sens): Stand My Ground. Mais ça va, le refrain passe quand même plutôt pas mal en live. Et pendant qu’on y est, un solo de batterie fera office d’intro à ce morceau, ainsi que de présentation pour Rolf, le nouveau batteur de Stratovarius qui, s’il n’a pas le même style que la "légende" Jörg Michael, remplit son contrat de façon magistrale!
On continue dans les classiques avec Eagleheart, qui n’est plus à présenter, avant de continuer avec le dernier extrait de "Nemesis" qui sera présenté ce soir: Fantasy. Peu original dans sa conception, le titre bénéficie tout de même, et ça devient finalement une habitude, d’un refrain imparable pendant lequel le public s’en donne à cœur joie.
Et quand même, il aura fallu 9 chansons avant de voir débouler mon classique de la soirée, un morceau que je pourrais presque qualifier de parfait, tant par sa conception que par sa mélodie ou son interprétation: Destiny! 10 minutes de pur bonheur, incluant la partie intimiste du milieu, qui nous évite probablement une ballade qui aurait trop fait retomber l’ambiance…
Et vient ensuite l’ultime classique du groupe, celui sans lequel un concert de Stratovarius ne pourrait pas exister: Black Diamond, précédé du traditionnel solo de clavier de Jens. Bien sûr, Matias viendra comme toujours squatter son synthé sur les couplets, pendant lesquels il n’a pas grand chose à faire de sa fidèle Hellcat Custom.
C’est donc après 10 chansons et à peine plus de 50 minutes de spectacle que le groupe se retire un première fois. Ca fait court… très court.

D’autant plus court que, en guise de rappel, nous verrons Timo prendre la parole pour nous expliquer que, tracklist à l’appui, 3 chansons étaient prévues à l’origine pour conclure le show. Mais 23h approche, et à cause de cette *insérez ici le juron de votre choix* de règlementation française, ils n’auront le temps de n’en jouer qu’une avant de partir pour de bon.
Ah, voilà donc pourquoi ils semblaient si pressés d’enchainer les titres! Timo nous laissera tout de même le choix du morceau final: et entre la nouveauté Unbreakable et le classique (parmi les classiques!) Hunting High And Low, c’est finalement ce dernier qui sera acclamé par le public.
Et même si le groupe la fait trainer en longueur, fait participer et chanter le public avant de lancer les dernières notes, ces 1 heure et 5 minutes auront comme un goût de trop peu. Eh oui, Stratovarius, groupe culte ayant 24 ans de carrière derrière eux, auront joué moins longtemps ce soir que les petits nouveaux d’Amaranthe. Lauri n’aura même pas eu le temps de faire son traditionnel solo de basse.
Vous comprenez maintenant d’où vient ma frustration évoquée en début d’article.

Maintenant, il faut tout de même relativiser: le groupe était dans une forme olympique, Timo a chanté comme si sa vie en dépendait (et comme s’il devait se faire pardonner de ne pas avoir pu la dernière fois!), et Amaranthe vaut vraiment le coup en live.
Simplement, j’espère que la prochaine fois Stratovarius pourra nous offrir un vrai concert, seul en tête d’affiche, pour ne pas que mon meilleur souvenir d’eux reste l’Elysée Montmartre en janvier 2010, lorsque je les ai vu pour la toute première fois (environ un an avant que la salle brûle, une éternité!).

En attendant, préparons-nous pour la semaine prochaine. Le Hellish Rock part. II arrive, et croyez moi: on n’est pas sorti de l’Enfer!!! Mouahaha!!!

Setlists: Amaranthe, Stratovarius.

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Metallica au Stade de France, 12 mai 2012

30 ans… cela fait 30 ans que le Thrash Metal a été inventé par Metallica, à la sortie de “Kill ‘Em All” en 1981. Un anniversaire dignement célébré fin 2011 à San Francisco, ville natale des Four Horsemen.

Que de chemin parcouru depuis, le Thrash des débuts ayant laissé place à du Heavy plus traditionnel, voire même du Rock (certains morceaux de “Load” et “ReLoad”), en faisant même une incursion dans le Neo Metal (le décevant “St. Anger”). Bref, pour résumer la carrière de Metallica, une chronique entière serait nécessaire.
Mais arrêtons-nous 10 ans après leurs débuts: 1991. “Metallica”. Telle une renaissance, l’album porte simplement le nom du combo américain. Rien de plus, rien de moins. Et pour cause, ce fut le premier revirement musical du groupe, délaissant le Thrash de “Master Of Puppets” et autres “Ride The Lightning” pour du bon gros Heavy, puissant mais bien moins complexe.

Ce changement de style eut 2 résultats:

  • la déception des fans de la première heure, à cause de la simplification musicale et le retournement de veste du groupe, ceux-ci se mettant même à tourner des vidéoclips (sacrilège!!! même si cela a déjà été fait avec One);
  • le succès immédiat auprès du grand public, l’album réalisant les plus grosses ventes du groupe à ce moment. Au grand désarroi des fans sus-cités, Metallica se “MTVisait”.

Malgré tout, l’album recèle de véritable pépites, très appréciées des fans (de la 1ère et de la 2ème heure). Nous y reviendrons bientôt…
Car cela fait 20 ans… 20 ans que cet album mythique, qui fut officieusement nommé “Black Album” à cause de sa pochette entièrement noire sur laquelle se distinguent à peine le logo du groupe ainsi qu’un serpent enroulé sur lui-même, est apparu dans les bacs.

Et pour fêter comme il se doit cet anniversaire, les Mets se sont lancé dans une mini-tournée pendant laquelle “Metallica” sera joué intégralement! Et Ô joie pour nous fans français, cet évènement exceptionnel sera célébré dans un lieu non moins exceptionnel: le Stade de France.

Petite soirée sympa avec 80000 potes

Bon, j’exagère un peu: selon les organisateurs, seuls 74000 spectateurs étaient présents. Ce qui en fait quand même le plus gros concert de Metallica sur le sol français.

Ayant réussi à obtenir 2 places en Pelouse Or (au bout de presque 2 heures de bataille acharnée sur le site de la Fnac le jour de la mise en vente), nous arrivons sur place mon père, un collègue et moi tranquillement vers 17h30. Comme pour AC/DC en 2010 (seul autre concert au Stade à mon actif), nous avons l’impression d’assister à une sorte de messe: partout des stands de boissons ou de hot-dogs où l’on entend du Metallica dans des hauts-parleurs (qui ne passeront probablement pas la soirée tant ils saturent), partout des gens de tout âge arborant fièrement leur t-shirt à l’effigie du groupe… nous sommes plongés dans l’ambiance dès l’arrivée (déjà à Chatelet – Les Halles, où environ 80% des passagers du RER ne laissaient aucun doute quant à l’endroit où ils se rendaient).

Après un échange de place entre mon père et une personne qui avait une cat. 1 et qui voulait absolument être en PelOr (cool, on a gagné 17€!), nous entrons dans le Sanctuaire, chacun de notre côté du coup (le collègue devant se contenter d’une catégorie 2).
Je me place dans le 1er tiers de la PelOr, ni trop loin, ni trop près, ne désirant pas être victime des pogos.

Gojira

En effet, comme vous pouvez le voir, le 1er groupe à faire son entrée sur scène sera celui de nos 4 fameux landais nationaux. Je n’ai jamais accroché à leur musique, et ce n’est pas ce soir que je changerai d’avis. Explications.

Le chant grawlé n’a jamais été mon truc (sauf pour Opeth, mais Opeth… bah c’est Opeth quoi!), et le son du Stade ne rendra pas hommage à leurs compositions: un brouhaha parfaitement inaudible, j’ai eu l’impression de n’entendre qu’une seule chanson de 25 minutes, entre une bouillie de riffs impossibles à démarquer et mon t-shirt qui vibrait tout seul dès que les 2 grosses caisses se mettaient au travail (ils ont été mesuré à 120 dB)!

Respect tout de même aux p’tits français qui ont été bien accueillis, ont proposé un show visuel très acceptable, à défaut de show sonore correct. Et désolé pour les fans qui auraient aimé que je développe un peu plus, mes connaissances “Gojiriesques” sont proches du néant!

A noter les quelques (petits! rien à voir avec ceux accrochés au dessus des écrans géants) ballons noirs que des fans ont ramené et avec lesquelles la PelOr ne rechigne pas à s’amuser. Et qui seront bien utiles pour ne pas s’ennuyer pendant la 2ème partie…

The Kills

Bon… je vais essayer de faire un chapitre moins long que celui sur Metallica, mais je ne promets rien tant il y a à dire sur ce groupe. Je ne sais trop par où commencer, entre le ridicule visuel et la médiocrité des compositions; sans parler du nom qui est un cliché à lui tout seul.

Visuellement d’abord, 4 percussionnistes qui jouent la même chose; si vous calculez bien, ça en fait 3 d’inutiles. Et leur bandana attaché devant la bouche façon cow-boy, c’était le pompon sur le gâteau qui fait déborder le fil à couper le beurre. Mais les pauvres n’y sont pour rien, on les a embauché et puis c’est tout.

Les vrais fautifs, ce sont les 2 “musiciens” qui assurent (ou pas) le devant de la scène. Une fille aux cheveux roses et un “guitariste” au style… indéfini (désolé si je n’ai pas pris la peine d’aller chercher leurs noms sur Internet).

Concernant la première, une voix sans relief, et un talent de guitariste (lorsqu’elle se décide à prendre une six-cordes) proche du mien (je n’ai jamais joué de guitare de ma vie). Elle prenait parfois également place derrière un clavier, mais je n’ai plus souvenir de ça, je devais dormir.
Revenons-en aux guitares: l’autre est à peu près au même niveau. Je sais que, grâce à des pédales wah-wah et les effets qui-vont-bien, on peut sortir tout un tas de sons bizarres d’une gratte. Et bien ce soir, il a réussi à trouver les plus désagréables!
Quant au batteur… mais il n’y a pas de batteur, puisqu’il y a les percussionnistes, suivez un peu! Mais un percussionniste ne peut pas créer une rythmique au sens strict du terme. Donc le tempo est assuré par… une boite à rythme. *Soupir*

Alors on peut avoir l’esprit ouvert et tout ça, mais prétendre faire du Rock avec une boite à rythme, c’est comme dire que Keane fait aussi du Rock alors qu’il n’y a aucune guitare (sans remettre la qualité de leur musique malgré tout). C’est un peu la base des choses.

Ajoutez à toute cette recette le son pourri précédemment évoqué au chapitre “Gojira”, et vous obtiendrez le mot que j’ai entendu prononcer tout autour de moi à la fin de leur set: “pénible”.

Et si vous pensez que j’y vais un peu fort, à ma décharge toute la PelOr, ainsi qu’une grande partie de la Pelouse et probablement les gradins (je n’ai pas trop regardé) ont bien fait comprendre à ces manchots qu’ils n’avaient rien à faire là, et ce dès la fin du la 3ème morceau. On pourra tout de même estimer que même si les huées, les dos tournés et les sittings étaient justifiés, les doigts d’honneur étaient peut-être de trop… même si j’y ai également participé avant la fin du show, par exaspération et par colère.

Ce n’est pas la “performance” que je juge ici, c’est l’intérêt même de ce groupe: il n’y en a aucun. C’est vide, nul, sans aucun talent, et ça pense être in parce que ça fait de la "musique" expérimentale (ils se sont autoproclamés “groupe de Garage Rock”; bah quand on joue ça dans son garage, on y reste!).
Sans déconner, au bout d’un moment il faut ouvrir les yeux.

C’est, et de loin, la pire première partie que j’ai eu lors d’un concert. J’en regrette presque d’avoir hué The Cribs en ouverture d’Aerosmith en 2010 (c’est dire).

Ca fait du bien…

…quand ça s’arrête! Enfin, après 45 minutes de torture auditive (merde, ils ont eu un temps de parole 2 fois plus long que Gojira? WTF???), The Kills quitte la scène sous les sifflets en laissant la guitare allumée faire un bon gros larsen pour “punir” l’auditoire… honnêtement je ne l’avais même pas remarqué, je pensais que c’était un effet pour l’outro du dernier morceau… et je suis sérieux; vous voyez où je veux en venir?

Bref, la scène s’installe pour la tête d’affiche de ce soir. Et je ressent comme un manque, un vide, sans pouvoir l’identifier, jusqu’au moment où je me rend compte: il n’y a pas de rideau qui cache la scène! A vue de nez, ça fait au moins un an que je n’ai pas assisté à un concert où les roadies installent le matériel en étant masqués du public. Pour le coup ça en serait presque original!

Tout se met donc en place devant les 3 écrans géants, le central étant réellement gigantesque. La batterie de Lars rend ridiculement petite devant.
Les techniciens font la balance, on entend du AC/DC, du Ozzy Osbourne, du Dio… rien de surprenant jusque là.

Les 4 bonnes brutes qui ne nous truandent pas

Enfin, les lumières… ne s’éteignent pas. Et oui, le concert commence vers 21h, et le jour est tout juste en train de décliner lorsque retentit The Ecstasy Of Gold du génial Ennio Morricone. Tuco “le truand” apparait sur les écrans géants, perdu dans le cimetière pendant que la foule entonne la mélodie. Et croyez-moi, 74000 personnes fredonnant The Ecstasy Of Gold, ça met les poils au garde-à-vous!

Celle-ci a à peine le temps de finir qu’apparait déjà Lars faisant signe à la foule debout derrière ses futs, suivi de près par ses compagnons. Il prend tout juste le temps de s’assoir avant de commencer à marteler ses crashes et ses 2 grosses caisses pour entamer un phénoménal retour en arrière de 30 ans sur Hit The Lights. Tel un groupe de jeunes musiciens sur leurs débuts, ils commencent donc le concert avec le tout premier titre de leur tout premier album. Un mouvement de foule me permet de me rapprocher de 5 bons mètres, et je me stabiliserai ici pour le reste du concert, les gens autour de moi relativment calmes resteront en place.

Je n’ose imaginer comment ça se passe aux barrières, je préfère quand même ma place! Par contre, j’aurais vraiment aimé être dans le snake pit, Metallica ayant décidé de ressusciter la légendaire arène de la tournée 1992. Mais l’accès n’était donné qu’aux membres du Met-Club.

Sans transition après le 1er titre, on enchaine avec… Master Of Puppets!!! Joué en 2ème position, c’est très étonnant mais qu’est-ce que c’est bon! Et quel plaisir d’entonner le refrain accompagné de 73999 autres personnes, ainsi que le break!
Dommage que les soli de Kirk soient un peu en retrait niveau volume… ce souci ne sera pas arrangé par la suite.

Master… finissant sur le rire sardonique de James, qui prend quelques secondes pour nous remercier, le 3ème titre déboule encore une fois à 100 à l’heure, et pour cause: retour à “Kill ‘Em All” avec No Remorse.
Les anciens albums sont à l’honneur ce soir, puisqu’aucun titre ultérieur au Black Album ne sera joué ce soir, hormis un… qui arrive bientôt.

Après “Kill ‘Em All” et “Master Of Puppets” vient un extrait de l’album s’insérant entre les 2: “Ride The Lightning”. Par contre ce ne sera pas, comme beaucoup l’espéraient, Creeping Death, mais For Whom The Bell Tolls, Lars martelant ses toms pendant que Rob torture sa basse sur l’intro. Mon titre préféré de “Ride…”, et un grand soulagement de la voir jouée ce soir, puisqu’absent du live “Français pour une nuit” visionné la semaine précédente.
Et le black-out sur le 2ème couplet, même s’il ne dure qu’une seule seconde, fut pour moi un moment magique!

Le seul titre post-Black Album arrive et il n’est même pas présent sur un vrai disque des Four Horsemen, puisque c’est Hell And Back, sorti de l’E.P. “Beyond Magnetic” (regroupant 4 chansons provenant des chutes de “Death Magnetic”). Ceci explique pourquoi la foule semble moins virulente, la plupart ne connaissant peut-être pas la chanson.
C’est la 2ème fois que cette chanson est jouée en concert, mais  The Shortest Straw, habituellement jouée à cette place dans les autres pays, aurait sans doute été mieux accueillie.

Avant de continuer, petite parenthèse sur le son, qui était loin d’être médiocre pour un Stade (sauf le sous-mixage de Kirk évoqué plus haut). Seule les grosses caisses étaient un peu trop overdubées.
Mais ce n’était, évidemment et malheureusement, pas comparable avec le son d’une petite salle.

Metallica

Ca y est, nous l’attendions tous, nous étions tous là pour ça… “Metallica” arrive! 1991, studios One on One de L.A.: le début du “vrai” show est introduit par un mini-film retraçant l’enregistrement de l’un des plus grands albums de Metal de l’époque, et évoquant l’ambiance particulière se dégageant de ce moment. A la fin se font entendre les arpèges et la caisse claire inquiétante de l’intro de The Struggle Within.
Avec une temporisation parfaite, James entame le riff de ce morceau trop méconnu qui clôture l’Album Noir.
Et non, ce n’est pas Enter Sandman qui ouvre les festivités, puisque l’album sera joué… à l’envers! Dommage, peu de temps avant le concert je m’imaginais même frissonner à l’écoute des premières notes juste après The Ecstasy Of Gold.

Jouer les morceaux en ordre inverse est finalement une bonne idée, les titres les plus connus se situant au début du disque. Je vous laisse retrouver le CD chez vous pour vous rendre compte (et si vous ne l’avez pas, honte à vous!!!).

Les 2 moments forts pour moi seront sur Of Wolf And Man et Wherever I May Roam (dommage que l’intro à la sitar n’ait pas été joué live par Kirk), qui sont 2 titres que j’apprécie particulièrement.

A la façon de The Islander de Nightwish, le Stade se remplira d’une mer d’étoile grâce aux téléphones, appareils photo et briquets allumés sur Nothing Else Matters. Ca valait le coup de quitter la scène des yeux 20 secondes pour admirer.
A noter que celle-ci fut jouée "version album"; j’entends par là avec la batterie dès le début, pas à partir du 2ème couplet comme sur la plupart des concerts fin ’90/début 2000.

Bien entendu, cette partie du concert se  terminera par l’excellent Sad But True, suivi par l’incontournable Enter Sandman, avec feux d’artifices et effets pyrotechniques!

Retour vers le passé

Le groupe quitte la scène sous les cris, les applaudissements et les demandes de retour sur scène. Car non, Metallica ne peut pas finir un concert comme ça!

Alors, qu’aurons-nous en rappel? Fuel, comme sur les autres dates? Mais non, pas de chansons des 4 derniers albums j’ai dit!
Finalement c’est l’intro inespérée de Battery qui se fait entendre dans le Stade, et qui rallume d’emblée la foule qui repart de plus belle dans les pogos et autres slams (observés de loin pour ma part, heureusement).

Ensuite, extinction des feux! Plus d’écran, plus de lumière… et commencent à retentir dans le noir des explosions et des coups de feu. Telle est annoncée depuis 24 ans One. Même avec mes boules Quiès©, les explosions me font mal aux tympans: Metallica a mis les moyens!
Les accords de l’intro sont accompagnés d’un magnifique light-show de lasers (encore une fois, ça valait le coup de se retourner), et tout se termine dans un chaos total, entre explosion et jets de flammes.
Mais… il y a un mais: il faut se rendre à l’évidence concernant le jeu de Lars. Les passages à la double ont totalement été écartés de Battery, et il a complètement raté les sextuples croches (enfin je crois que ce sont des sextuples, j’ai du mal à les compter!) sur One. Vraiment, vraiment dommage.

James nous gratifie d’un petit discours; enfin! Depuis le début du concert, même si les Four Horsemen semblent heureux d’être là et se donnent à fond, ils n’ont pas été très bavards jusqu’à maintenant!
C’est donc désormais officiel: nous faisons tous partie de la “Metallica Family”. Cool, on aura notre part d’héritage?

James demander à rallumer toutes les lumières du Stade et d’aider le groupe à interpréter le morceau dont le titre ne fait plus aucun doute, car il s’agira bien du dernier ce soir, comme à chaque concert: Seek And Destroy!!!
Les fameux ballons géants sont lâchés, la foule se lance dans l’ultime pogo de la soirée, les Mets font durer le plaisir durant un break rallongé en faisant chanter le public, et le tout se termine sur quelques notes de Let There Be Rock d’AC/DC!!! Ouf!

Après 2h15 de spectacle, c’est maintenant l’heure des adieux, que les 4 gars de San Francisco feront aussi durer un peu, entre lancers de médiators (par poignées), distributions de baguettes et petits discours de remerciement (avec une petite allusion de Lars à 1998 pour les fans de foot, et les “CA VA BIEN???” de Rob).

Conclusion

Ce ne fut probablement pas le meilleur concert de Metallica, ceux-ci demeurant assez peu bavards entre les chansons, se contentant d’assurer (comme des pros!) le show; mais voir jouer le Black Album en entier était un évènement incontournable.
Et sur un point plus personnel, For Whom The Bell Tolls et Battery ont été des évènements dans l’Evènement à eux tout seul!

Il est maintenant temps de rentrer, attrapant de justesse le dernier RER A (après avoir affronté la marée humaine du RER B!), direction Disneyland pour récupérer la voiture et finir à la maison vers 2h30…

Set-list

The Ecstasy Of Gold
Hit The Lights
Master Of Puppets
No Remorse
For Whom The Bell Tolls
Hell And Back
The Struggle Within
My Friend Of Misery
The God That Failed
Of Wolf And Man
Nothing Else Matters
Through The Never
Don’t Tread On Me
Wherever I May Roam
The Unforgiven
Holier Than You
Sad But True
Enter Sandman

Battery
One
Seek And Destroy

Et j’attends encore que le Petit Journal diffuse la dédicace à mes amis!!!

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Nightwish à Paris Bercy, 17 avril 2012

Une sorte d’évènement avait lieu ce mardi 17 avril 2012 au Palais Omnisport de Paris Bercy. Objectivement, on ne peut pas le qualifier d’“évènement de l’année”, comparativement aux 2 shows filmés de Rammstein en mars, ou au futur concert de Metallica au Stade de France (le 12 mai pour ceux qui ne suivent pas).
Mais d’un autre côté, Nightwish jouait ce soir dans la plus grande salle de leur carrière (en excluant les festivals). Un fait assez important pour considérer ce spectacle comme immanquable! Et puis, un concert de Nightwish, ça ne se manque pas de toute façon. Na!
C’était quand même un évènement suffisamment important pour attirer le Petit Journal. Peut-être même qu’on y verra ma tête dans les prochains jours! Et croyez-moi, ce sera plus agréable que le cul qu’ils ont réussi à filmer (tradition du “Petit Journal sur un concert de Metal” oblige): pas très ragoutant. Malade

Eklipse

Et donc après une interminable attente de 1h30 sous la pluie (une pensée pour la bande de malades qui ont dormi sur place, ils se reconnaitront!), suivie d’une autre interminable attente dans Bercy (à ce propos, autant je suis ultra-fan d’AC/DC, autant avoir Black Ice en boucle pendant 2 heures, c’est vite lassant), les lumières s’éteignent.
Un premier groupe de filles très surprenant en ouverture: 3 violonistes et une violoncelliste pour un concert de musique classique(!). Je pense que tous ceux qui n’étaient pas au courant (dont moi) se sont demandé s’ils ne s’étaient pas trompé de date…
Malgré un très bon accueil de la part du public et 2 reprise de groupes connus (“In The End” de Linkin Park *beurk* et une autre, dont j’ai oublié le titre, de Coldplay *parti vomir*), ce fut un peu long. Un genre d’”Apocalyptica du pauvre”, comme je les ai nommées.
Oui bon, j’avoue: on s’est moqué. Mais c’est loin d’être la pire ouverture à laquelle j’ai assisté. Et en plus elles étaient très mignonnes.

Battle Beast

Là ça y est, on découvre la batterie à double grosse caisse, la déco avec des têtes de mort… c’est bon, on se dit que ça va commencer à envoyer du lourd.
Et effectivement, moins de 10 minutes après qu’Eklipse se soit éclipsé (mouahaha), Battle Beast arrive et nous assène ses riffs puissants, sa rythmique tranchante et son chant à la fois varié et maitrisé. Bref ça dépote.
Pendant 45 minutes, ce ne fut que du bonheur pour ce “groupe de Metal à chanteuse” que je ne connaissais pas. Dommage qu’on pense inévitablement à Nightwish ou, dans une autre mesure, à After Forever en les voyant: Heavy-Metal, chanteuse, clavier, second chanteur (à la voix typée Black Metal)… beaucoup de déjà vu. Mais vu leur présence sur scène et leur charisme, on peut espérer une percée sur le devant de la scène un de ces jours.

AC/DC

Bah ouais, pendant la balance, on a encore eu droit à Black Ice
Et, comme c’est la mode en ce moment (Aerosmith, Scorpions, The Offspring, System Of A Down, et même Accept), la scène nous est cachée pendant les préparatifs. Cette fois nous pûmes patienter devant un magnifique… “rideau de PQ”.

Nightwish

Préambule: j’ai pu me baser sur le site Setlist.fm pour retrouver la liste des morceaux joués. Vous pouvez les écouter sur cette page pour revivre le concert pendant la lecture de cet article! Clignement d'œil

Et enfin, à 21h20, les lumières s’éteignent (sur “Spoilin’ For A Fight” – oui, je fais une fixette sur AC/DC). Les premières notes de la boite à musique de “Taikatalvi” se font entendre, tandis que la silhouette de Marco se balançant sur un rocking-chair se dessine en ombre chinoise sur le rideau de PQ, et qu’il entonne sa berceuse.
Après qu’il ait balancé son rocking chair et que cette intro se soit terminée, le début de “Storytime” arrive, en toute logique. Et si vous pensiez que le rideau allait tomber au moment ou explose le riff du morceau, et bien vous vous trompiez! En effet, les 1ers couplets et refrains sont interprétés à l’abri de notre regard, pendant que les morceaux de PQ bandes de papier se déchirent peu à peu (mais vraiment très peu). C’est sur le 2ème couplet que tombe enfin le masque et dévoile le groupe sous les cris et applaudissements du public complètement déchainé (il y a même eu un pit près de moi, ils pensaient probablement assister à un concert de Slayer).

Le décor était principalement fait de bleu (couleur dominante d’Imaginaerum, leur dernier album en date pour les retardataires), avec quelques artworks tirés du disque de chaque côté de la batterie, des tuyaux d’orgue cachant les claviers de Tuomas, et un magnifique écran géant au-dessus de la scène sur lequel défilera pendant quasiment tout le concert des images de manèges et autres montagnes russes (toujours dans le thème du dernier album donc).

Sans temps mort, on enchaine sur “Wish I Had An Angel”; ah bon, en 2ème morceau? Et bien, avec mon esprit analytique infaillible, j’en déduis qu’on ne l’aura pas en final comme c’est la tradition depuis quelques années!
Ca devient presque intenable dans la fosse, et je me retrouve rapidement bien loin de l’endroit où j’étais au début du spectacle! Mais toujours à une distance raisonnable de la scène.

S’en suit “Amaranth” qui, si elle est loin de faire l’unanimité, se voit magnifiée par un break différent de la version studio, et un final prolongé qui la rendent plutôt intéressante à écouter en live.

Vient maintenant la pièce maitresse d’Imaginaerum: “Scaretale”. Formidable sur l’album, elle devient magnifique en live, notamment pendant le “break Maison Hantée de Disney” ou Marco donne de la voix dans un registre encore inconnu pour ceux qui n’ont pas écouté le dernier disque du groupe, et où tout le public participe à grands renforts de “lalala” et de “hou, ha!”.
En parlant du chant, Anette prouve, si besoin en était, qu’elle sait maintenant tirer pleinement parti de ses capacités vocales sur les compositions de Tuomas. Ca ressort d’autant plus sur ce morceau ou elle prend des intonations plutôt inquiétantes, qui étaient totalement absentes sur Dark Passion Play.

Comme vous l’aurez remarqué, ce début de concert ne regroupe que des chansons des 2 derniers albums. En effet, sur les 13 morceaux d’Imaginaerum, 10 seront jouées ce soir!!! Une initiative que je salue, car même si on aurait aimé plus de vieilles chansons (comme “Ghost Love Score” ou “Come Cover Me” qui, je vous le dis tout de suite, n’ont pas été jouées), beaucoup de groupes se contentent d’interpréter uniquement les classiques (hein, on parle encore d’AC/DC?). Nightwish (comme Iron Maiden sur leurs tournées promotionnelles), nous présentent réellement leur nouvelle création ce soir.

Mais quelques anciens tubes s’insèrent tout de même dans le set, comme “The Siren”. Nul besoin de s’étendre, c’est la version qu’Anette s’est appropriée depuis son arrivée au sein du groupe, qui est jouée ce soir.

Un moment de douceur dans ce monde de brut sur “Slow, Love, Slow” (avec Jukka et ses brosses), dont on aurait pu se passer (selon mon avis, que je partage tout de même avec quelques membres du forum Nightwish France).

Le morceau suivant introduit le 6ème membre officieux de Nightwish, Troy Donockley, qui restera un moment sur scène, donnant même de la voix sur certaines chansons.
Petit souci, de mon avis également partagé d’après les retours: hormis “I Want My Tears Back” qui met tout le monde d’accord, la sélection de titres joués avec Troy fut un peu… molle. Jugez plutôt:
- “The Crow, The Owl And The Dove”,
- “Nemo” en version acoustique, donc au tempo trèèès ralenti (à noter une multitude de personnes, dans les 1ers rangs de la fosse, tenant une feuille sur laquelle était dessinée un cœur noir; ça a beaucoup plus à Anette),
- “The Islander” (avec sa désormais traditionnelle mer d’écrans de téléphones, organisée par Marco).
Ca fait beaucoup de morceaux calmes (trop calmes), surtout en ayant eu “Slow, Love, Slow” peu de temps avant.

Heureusement le rythme reprend finalement sur “Last Of The Wilds” qui sera le dernier titre avec Troy pour le moment. Apparemment la farandole organisée n’aura pas eu le succès escompté, dommage.
Justement, concernant l’ambiance, entre 2 chansons Marco nous félicitera car malgré toute la puissance de leur matériel, malgré leurs effets pyrotechniques, malgré la fougue qui les anime pour jouer devant nous ce soir… rien de tout cela n’égale ce que nous leur faisons ressentir, tout ce monde venu rien que pour eux, tout cet amour envers le groupe. Voir Bercy, même rempli à seulement 2/3, a vraiment eu l’air de les étonner et de leur faire plaisir; Marco ne sera pas le seul à nous le faire savoir, Anette nous a aussi fait part de sa joie de voir tant de spectateurs. Sourire

Cela ne fut pas démenti lorsque “Planet Hell” déferla sur le Palais, titre qui marque encore plus que les autres la complémentarité entre Anette et Marco.
A noter, sur quasiment chaque morceau, le déluge d’effets pyrotechniques en rythme avec la musique. On n’est pas au même niveau que Rammstein, mais ça pète bien tout de même!

Les 2 morceaux précédents “Over The Hills And Far Away” (qui verra le retour de Troy et qui clôturera cette partie du show) ne feront pas baisser le rythme; entre “Ghost River” et sa magnifique chorale d’enfant (enfin, c’est une bande enregistrée, hein… ils doivent aller à l’école, les petits!) et l’inattendu “Dead To The World”, on retrouve le Nightwish nerveux qui nous a un peu manqué en milieu de show.
En fait, nous avons failli avoir 3 chansons avant “Over The Hills…”: c’est-à-dire qu’Anette a voulu nous faire chanter une chanson typiquement française… mais que personne ne connaissait; quelque chose qui donnait: “Chanson d’amour, (…?)”. Après coup, il semble que ce soit un titre de Manhattan Transfer. Quoi qu’il en soit, je pense qu’elle a vécu le plus grand moment de solitude de sa carrière! Elle aurait dû se contenter de “Frère Jacques”, comme sur la précédente tournée. Rire à gorge déployée

Et donc, après le dernier titre, le groupe s’enfuit en coulisses, après un “Make some louuuud!!!” de Marco. [Mode ironique ON:] Du bruit? Mais pourquoi donc faire du bruit?

Oui bon, “Nightwish Nightwish”, “woh ho hooo”, “clap clap clap”… bref le groupe remonte sur scène pour un autre moment de douceur (argh!) sur l’instrumental de Jean Sibelius “Finlandia” (considéré comme “le 2ème hymne finlandais”).

Finalement nous n’aurons que 2 vrais morceaux en rappel, qui sont l’autre incontournable d’Imaginaerum “Song Of Myself” (sans la 4ème partie heureusement!) et, en conclusion “Last Ride Of The Day”; quel titre bien choisi pour clôturer un concert, n’est-ce pas?

C’est, cette fois, malheureusement vraiment la fin: le groupe vient nous saluer (et puisque je ne les ai pas tous cité pendant cette review: je vous présente Tuomas, Anette, Marco, Emppu, Jukka, et Troy) et balancer quelques goodies, pendant qu’est diffusé le 10ème morceau d’Imaginaerum joué ce soir, qui n’est rien d’autre que la chanson titre concluant l’album lui-même.

Et… c’est fini! Jusqu’à la prochaine fois… Étoile

 

Setlist

Taikatalvi
Storytime
Wish I Had An Angel
Amaranth
Scaretale
The Siren
Slow, Love, Slow
I Want My Tear Back
The Crow, The Owl And The Dove
The Islander
Nemo
Last Of The Wilds
Planet Hell
Ghost River
Dead To The World
Over The Hills And Far Away

Finlandia
Song Of Myself
Last Ride Of The Day
Imaginaerum

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Iron Maiden à Paris Bercy (28-6-2011)

Poursuivant leur tournée The Final Frontier World Tour, Iron Maiden est passé par Paris les 27 & 28 juin 2011 pour 2 concerts complets depuis plusieurs mois!
Une tournée exceptionnelle (comme d’habitude j’ai envie de dire), mais qui à plus forte raison se doit d’être à la hauteur de l’évènement constituant la sortie de leur dernier album The Final Frontier: en effet, rappelons que celui-ci fut n° 1 des ventes dans 22 pays dont la France, et qu’il a même battu le record du monde de vente d’un album lors de la 1ère semaine de sa sortie.

Rise to Remain

La première partie ne restera pas dans les mémoires. Du Metalcore pas très intéressant, hormis 2 ou 3 titres bien construits. Comme tout bon groupe de Metalcore, ça gueule plus que ça ne chante.
On en attendait d’ailleurs plus du chanteur, Austin Dickinson, qui n’est autre que le fils de vous-savez-qui! Et oui, après avoir eu Lauren Harris (la fille de Steve) sur une précédente tournée, nous avons droit au fils de Bruce. Quel rejeton de la Vierge de Fer aurons-nous la prochaine fois? Clignement d'œil

L’ultime frontière…

Le pré-show enfin terminé, la mise en place de la scène du plus grand groupe de Heavy-Metal du monde (si, si! Tire la langue ) commence… derrière un grand rideau noir. Décidément, System Of A Down, Judas Priest, maintenant Iron Maiden… c’est à la mode de cacher la scène avant le début des festivités!

Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce qui concerne la musique d’attente: un peu de Led Zep, “Rock N Roll Train” d’AC/DC, “Eat The Rich” d’Aerosmith… Heureusement, quelques personnes sympas avec qui discuter, dont un avec qui je garderai contact (Georges si tu me lis… mais non, pas le yéti!).
Nous n’avons pas été gênés par la balance pour parler: en effet il y en a eu très peu; j’imagine que c’était plus pour la forme qu’autre chose, tout étant déjà en place depuis le concert d’hier.

L’attente fut de courte durée puisqu’à 20h30 déjà retentissent les premières notes du célèbre morceau d’U.F.O. que tout le monde attend à chaque concert de Maiden: “Doctor, Doctor”, repris en chœur par tout le public!

…vers l’El Dorado!

Enfin les lumières s’éteignent et débute, comme tout le monde s’en doutait un peu même sans regarder la set-list, l’intro pré-enregistrée “Satellite 15”. Intro bien longue, mais qui a le mérite de faire monter la sauce en douceur avant l’explosion “The Final Frontier”, titre d’ouverture de l’album éponyme marquant l’apparition au “grand jour” (des projecteurs) du groupe (déjà ovationné auparavant par les nyctalopes les ayant vu arriver sur scène).
Ce premier titre, que ce soit en live ou sur l’album, est vraiment une bonne introduction, avec son riff tranchant et son refrain accrocheur.

“El Dorado” suit (logiquement) de très près puisque celui-ci est enchainé sans temps mort. Encore un refrain taillé pour le live, et un bon premier single. Tout l’album n’est malheureusement pas comme ça, nous le verrons par la suite.

Ceux qui, comme moi, pensaient avoir droit à une rétrospective uniquement post-2000 de la carrière du groupe seront surpris de voir arriver en 3ème titre “2 Minutes To Midnight” qui accuse l’âge vénérable de 27 ans!

La suite du show nous voit revenir dans le XXI° siècle avec 2 nouveaux titres du dernier album (il en joueront 5 au total, sur les 10 que compte le disque): “The Talisman” et “Coming Home”.
Comme dit plus haut, “Coming Home” ne bénéficie pas d’un refrain réellement accrocheur, tout comme le reste de la chanson, un peu “mou-du-genou” et même pas très émouvante. Cela-dit, elle fut très bien introduite par Bruce qui nous fit partager (en français!) ses impressions sur le fait d’être en déplacement permanent, la difficulté d’être loin de son pays… d’où le titre du morceau.
Un mot désormais sur “The Talisman”: le titre de The Final Frontier à ne pas rater! Pourtant, sans écouter le morceau, on pourrait être inquiété quant à la structure de la chanson: en effet, ici pas de couplet, pas de refrain, pas même de réel solo de guitare; juste une histoire racontée du début à la fin. Mais quelle histoire! Ce pourrait presque être la suite logique de “Rime Of The Ancient Mariner” (également 27 ans au compteur, mais ils ne l’ont pas jouée!). Et sans être structurée comme un morceau typique de Heavy-Metal, c’est pourtant à mon sens le meilleur titre du disque: c’est après une intro acoustique terriblement longue et inquiétante qu’explose le morceau, allant d’envolées lyriques en envolées lyriques, mariant excellemment ses magnifiques lignes de chant entre elles. Bref, c’était la chanson que j’attendais en live, et ce fut un grand moment.

Hormis un retour à l’an de grâce 1983 (!) avec “The Trooper” (toujours formidable en live avec son mur de guitares au sens propre comme au figuré), le reste du show sera suivi uniquement de titres sortis après l’an 2000: “Dance Of Death” (précédant “The Trooper”), puis “The Wicker Man”, “Blood Brothers” (magnifiquement introduit par Bruce lors d’un discours disant que peu importent les religions (catholiques, juifs ou… Jedi Pour rire ), peu importe la couleur de peau, nous sommes tous des Blood Brothers) et l’ultime morceau de The Final Frontier: “When The Wild Wind Blows”.
Dommage que Brave New World n’aie pas mieux été représenté: “Ghost Of The Navigator” et/ou “Dream Of Mirrors” auraient, je pense, été mieux à leur place que “The Wicker Man” et “Blood Brothers” (belle chanson mais trop soft!).
Quant à “When The Wild Wind Blows”, considéré par beaucoup comme le meilleur titre de The Final Frontier (ce sera le 2ème pour moi Clignement d'œil ), elle fut par ailleurs très bien accueilli.

Pour le final, un grand retour aux années ‘80-‘90 sera fait avec le trio “The Evil That Men Do” (avec la traditionnelle apparition d’Eddie qui tentera vainement, comme à son habitude, d’attraper Janick sans y parvenir, avant de revenir sur scène avec une guitare, symbolisant le fait d’être le 7ème membre officiel du groupe!), “Fear Of The Dark” (toujours un grand moment que cette chanson en live) et l’incontournable “Iron Maiden” clôturant le spectacle, avant le rappel. Cette dernière marquant bien évidemment le retour d’Eddie; mais cette fois ce ne sera que sa tête (à l’image de la pochette de The Final Frontier), immense, surplombant la batterie et nous scrutant de son regard ardent!

Le rappel sera composé sans grande surprise de “The Number Of The Beast” suivi d’un “Hallowed Be Thy Name” qui mettra tout le monde d’accord.

La vraie surprise (pour ceux n’ayant pas regardé la set-list) viendra du tout dernier titre. Habitué depuis de nombreuses années à terminer leurs concerts par “Run To The Hills”, ce sera en fait une autre histoire de course qui clôturera cette soirée: “Running Free”!
Prouvant, si besoin en était, qu’un bon titre de Hard-Rock est intemporel (rappelons que “Running Free” est apparu sur le 1er album du groupe, c’est-à-dire en 1980 – il y a 31 ans!), ce sera l’occasion de présenter les membres du groupe un à un, puis de terminer définitivement avec le traditionnel lancé de goodies: médiators, baguettes, peaux de toms et bracelets en éponge (et le “chapeau”!!!) sont généreusement distribués aux chanceux réussissant à les attraper.

La lumière restera éteinte un bon moment, nous faisant espérer un second rappel (pour terminer sur “Run To The Hills” peut-être?), mais nos espoirs furent réduits à néant lorsque retentirent les 1ères notes de “Always Look On The Bright Side Of Life” des Monty Python, ainsi que par la “levée du jour” sur le public de Bercy.
Il est donc temps de quitter… jusqu’à la prochaine fois!

Coming Home

Un show bien huilé (trop, peut-être?), une ambiance de feu, le bilan de cette soirée fut positif. Malgré tout, on pourra regretter un son parfois brouillon (habituel à Bercy me direz-vous), quelques problèmes avec le micro de Bruce (pas toujours rebranché à temps) et, encore et toujours, les pitreries de Janick!
En effet, malgré le fait que ce soit un excellent musicien, compositeur (“The Talisman”, c’est lui!) et soliste, il est plus souvent occupé à faire tourner sa guitare dans tous les sens que réellement jouer, laissant tout le boulot rythmique à Adrian et Dave. Cela est flagrant sur le titre “Iron Maiden” où l’on peut acquérir la certitude que, la plupart du temps, il est débranché. Vraiment dommage, d’autant qu’il assure vraiment les soli.
Mais cela fait désormais, et depuis plus de 10 ans maintenant qu’il y a 3 guitares dans le groupe, partie du spectacle, et quoi qu’il en soit Iron Maiden est une machine à concerts (malgré l’embonpoint pris par certains membres, n’est-ce-pas Nicko? Tire la langue ), un spectacle qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie pour ne pas mourir musicalement idiot!

Set-list dans l’ordre

  1. Satellite 15… The Final Frontier
  2. El Dorado
  3. 2 Minutes To Midnight
  4. The Talisman
  5. Coming Home
  6. Dance Of Death
  7. The Trooper
  8. The Wicker Man
  9. Blood Brothers
  10. When The Wild Wind Blows
  11. The Evil That Men Do
  12. Fear Of The Dark
  13. Iron Maiden 
  14. The Number Of The Beast
  15. Hallowed Be Thy Name
  16. Running Free
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Accept à l’Elysée Montmartre (18-1-2011)

Si on m’avait dit il y a 3 ans que je verrai Accept en concert, j’aurais rigolé (jaune) en répliquant que jamais ils ne se reformeraient. Et pourtant, hier…

La vache, je n’avais pas trop idée de ce que pouvait donner Accept en live (très peu de vidéos de bonne qualité sur le net, un seul DVD bien foutu mais tellement vieux), et bien quelle claque!!!
Je continue à me demander où ils ont déniché ce Mark Tornillo au chant, mais quelle bête de scène! Wolf toujours le sourire aux lèvres, comme les autres membres d’ailleurs qui avaient l’air bien content d’être là.

Entre les classiques Metal Heart, Love Child, Balls To The Wall (qui a clôtué le concert) et le cultissime Princess Of The Dawn, ils nous ont joué dans le désordre: Teutonic Terror (en 1er morceau, excellent!), Pandemic, New World Comin’, No Shelter et Bucketful Of Hate.
Une bonne promo du dernier album donc, même si j’aurais préféré The Abyss à la place de No Shelter.

Le groupe a bien fait participer le public, et cela sans autant de bla-bla qu’Helloween la semaine dernière (ce n’est pas un reproche, j’ai beaucoup aimé le fait qu’Andi Deris nous parle, c’était plutôt… convivial Clignement d'œil ). Là, c’était tout pour la musique, avec beaucoup de "ho ho hooo Note ".
A noter aussi le duel guitare/basse entre Peter et Wolf, terminant par un match nul: ce sont vraiment d’excellents musiciens. Surpris

La 1ère partie, Steelwings, était sympa aussi; un peu copié-collé du Maiden des années 80 (jusque dans le physique du chanteur, sosie de Bruce Dickinson à ses 20 ans, et l’un des guitaristes déguisé en Adrian Smith avec son bandana).

Et bon, en bref: Accept is back!!! Je reviens en ayant mal aux cervicales, mal aux oreilles, mais avec un mediator lancé par Wolf. Star

Set-list

  1. Teutonic Terror
  2. Bucketful Of Hate
  3. Starlight
  4. Love Child
  5. Breaker
  6. New World Comin’
  7. Restless And Wild
  8. Son Of A Bitch
  9. Demon’s Night
  10. Metal Heart
  11. Neon Nights
  12. Bulletproof
  13. Losers And Winners
  14. Aiming High
  15. Princess Of The Dawn
  16. Up To The Limit
  17. No Shelter
  18. Burning

  19. Fast As A Shark
  20. Pandemic
  21. Balls To The Wall
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