Le Fes’Tof II, part. 2: Delain à l’Élysée Montmartre (Paris), le 4 novembre 2016

En plus du concert de ce soir, ce 2ème jour de Fes’Tof II marque un petit évènement puisque je remets les pieds à l’Elysée Montmartre pour la 1ère fois depuis le 28 février 2011 (Symphony X). En effet, après 5 ans de rénovation suite à un incendie, la mythique salle parisienne a refait son ouverture en septembre dernier.

Kobra & the Lotus (19h30? – 20h)

Pour rester en terrain conquis, le groupe à ouvrir ce soir m’est déjà connu, car il avait fait la 1ère partie de Kamelot l’année dernière. Petit problème, ¼ d’heure entre l’ouverture des portes et le début de la soirée n’est pas suffisant, et nous ratons 10 bonnes minutes à cause de la sécurité!

Ne nous laissant pas abattre par ce contretemps, nous nous mettons vite dans le bain pour apprécier le concert (ainsi que la plastique de Kobra), d’autant que les canadiens sont survoltés! La qualité sonore est au top, et l’ambiance qui se dégage des morceaux est beaucoup plus massive que sur album, où la production n’est visiblement pas à la hauteur des compositions.

Bien qu’étant relativement novices, les musiciens savent très bien occuper la scène, sans compter leur talent: il est en effet impressionnant de voir leurs doigts courir sur les manches de guitares lors des solos ou des parties en twin guitars.

Bizarrement la qualité sonore se dégrade quelque peu sur la fin, et le 2ème groupe va malheureusement en patir.

Setlist de Kobra & the Lotus

Evergrey (20h10 – 21h02)

La vitesse à laquelle les roadies changent le matériel et font la balance de nos jours n’en finit pas de me fasciner. J’ai à peine le temps de me mettre à l’affut des modifications de la salle depuis sa rénovation qu’Evergrey fait déjà son apparition!

Je savais déjà que j’allais moins apprécier, et ceci est confirmé. Non pas que le groupe soit mauvais, il est même très bon; c’est juste le style, trop sérieux, trop sombre, qui ne me convient pas. Cela s’en ressent jusque dans le visuel, la scène étant quasiment tout le temps plongée dans la pénombre, dans des nuances que n’aurait pas reniée Jeanne Mas. Et comme je disais précédemment, le son, étrangement moins bon que tout à l’heure, n’aide pas à me plonger dans le spectacle.

Et c’est alors que 15 minutes après le début du show, en plein milieu d’un morceau le son se coupe et… l’alarme incendie retentit! Et croyez bien que dans cette salle, ce genre d’évènement commence à provoquer beaucoup d’inquiétude. Heureusement il s’agissait d’une fausse alerte et le groupe peut terminer sereinement son show.

Setlist d’Evergrey

Delain (21h15 – 22h37)

Après un bout de « The Monarch » joué live et qui marque l’apparition des musiciens sur scène (Charlotte Wessels étant autant ovationnée qu’Elise la veille), l’enchainement des titres du dernier album, Moonbathers, commence! En effet, ce ne sont pas moins de 7 des 11 titres que compte le disque qui seront joués ce soir! Entre « Hands Of God » (qui, logiquement, ouvre le bal), « Pendulum » ou « Fire With Fire », c’est « Suckerpunch » qui recueille le plus de suffrages vocaux, avec les « ho ho ho » caractéristiques du refrain. Bizarrement, « Turn The Lights Out » est écarté du set alors qu’elle faisait partie des nouveautés l’année dernière.

Le son a retrouvé une 2nde jeunesse depuis Evergrey, et c’est tant mieux pour profiter des classiques que sont « Here Come The Vultures », « Get The Devil Out Of Me », « Army Of Dolls » et surtout ma petite préférée « April Rain » dans les meilleures conditions possibles!

Charlotte se montre d’ailleurs régulièrement étonnée de la réaction du public, qui scande les refrains, tape dans les mains (si on excepte les 2 andouilles devant Vince & moi qui appliquent parfaitement le concept de taper en décalé) ou saute sans qu’elle ne demande rien! Quant à Merel Bechtold, elle parait plus timide qu’au Divan du Monde, se repliant souvent en fond de scène, entre la batterie et le clavier…

Malheureusement point d’invité spécial ce soir, Timo Somers (guitare) se chargeant de remplacer Marco Hietala tandis qu’Otto Schimmelpenninck van der Oije (basse) s’occupe des growls. Comme d’habitude ça passe très bien, mais une petite apparition d’Alissa White-Gluz nous aurait bien fait plaisir. Mais tout ce beau monde est resté à la maison, tout comme Floor Jansen qui n’est pas venue chanter « In Orbit » avec Evergrey (en même temps elle est enceinte, la pauvre!). Seul le batteur demeure inconnu au bataillon; si vous savez où était passé Sander Zoer, merci de laisser un petit commentaire!

Après tout ce déluge de titres récents, place maintenant aux vieilleries, comme nous l’annonce Charlotte: « The Gathering » et « Pristine », vieux de déjà 10 ans, clôturent cette partie du show.

Mais c’est à se demander si le rappel a réellement lieu, tant le groupe revient sur scène rapidement. Il faut dire que l’alarme incendie d’Evergrey a fait prendre beaucoup de retard, alors « Mother Machine » et « Don’t Let Go » sont joués sans perdre de temps, avant le final comme souvent (toujours?) sur « We Are The Others ».

Delain fait partie de ces groupes qui ne présentent rien de vraiment original en concert: pas de décor particulier (hormis le joli pied de micro lumineux de Charlotte), pas de mise en scène… et pourtant on n’a qu’une envie à chaque fois, c’est d’y retourner! Malgré la salle peut-être un peu trop ambitieuse et loin d’être remplie, on espère un jour les voir faire un Zénith, et pourquoi pas un Bercy?

Setlist de Delain

Encore une fois, la nuit sera difficile car il faut déjà se préparer pour une 3ème journée

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